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LPV Vaucluse se déconfine pour fêter le retour de Stéphane

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Comme beaucoup d'entre vous je suppose, les aléas de la situation sanitaire perturbent considérablement les réunions de notre groupe et nous empêchent de partager un bon repas autour de belles bouteilles.
Mais il y a des occasions à ne pas rater et le passage de Stéphane dans la région en est une !
À circonstance exceptionnelle, organisation exceptionnelle :
- repas décalé au samedi midi pour ne pas contrevenir au couvre-feu
- tout le monde s'engage à se faire tester dans les 72 heures précédant nos retrouvailles.

Rendez-vous est donc pris le samedi midi à la maison où les collègues sont accueillis comme il se doit par un petit mot de bienvenue accroché au portillon


et un Champagne amené par Alain afin de nous le faire découvrir (voir ci-dessous).
Débute ensuite la dégustation à l'aveugle des différents vins agrémentée des gougères au Parmigiano Reggiano faites par Alain.

Comme à l'accoutumée, les vins ont ensuite été dégustés étiquettes découvertes au cours du repas suivant :
- foie gras de canard du Gers mi cuit avec gelée de cidre
- filet de rouget en feuille de brick, caviar d'aubergine et pesto rosso
- daube méridionale aux zestes d'orange de maman Baudot
- plateau de fromages (Époisses, Roquefort, Cantal, Morbier, Saint-Nectaire, Comté 18 mois, Mimolette, Brebis)
- galette des rois frangipane ananas


Je vous joins mes commentaires et laisse les collègues donner leur impression.

Mise en bouche (étiquette découverte)
Vin 1
Thierry Préaut cuvée T extra brut - Champagne
Robe dorée à la bulle fine et active.
Nez beurré sur des senteurs de rhubarbe, de noisette et de rose.
Bouche crémeuse mêlant vivacité et rondeur. Elle exprime un fruit frais dynamisé par une belle fraîcheur et une bulle active voir un peu trop piquante.
Finale nette et propre de longueur moyenne.


Vins blancs secs
Vin 2
Robe or pâle aux reflets plus soutenus.
Nez très aromatique sur la pêche.
Bouche grasse faisant preuve de densité et d'énergie avec une belle fraîcheur amplifiée en milieu de bouche qui lui donne un coup de fouet et allonge sa perception gustative.
Ce vin est séduisant en l'état avec un jus qui commence à se patiner et gagner en complexité.
Domaine Chambeyron Vernon 2016 - Condrieu


Vin 3 (pas à l'aveugle pour moi)
Robe cuivrée.
Nez classieux sur la cire, la mirabelle, les herbes aromatiques et les fruits jaunes macérés, notes de champignon.
Bouche tapissante aux amers marqués.
Gustatif un peu mat qui manque d'un peu d'expression mais qui ne masque en rien la longueur impressionnante du vin.
L'acidité -en retrait par rapport à l'amertume- revient en force sur la fin de bouche.
Château Simone 2007 - Palette


Vin 4 ouvert au débotté pour remplacer un clos du Gravillas bouchonné (pas à l'aveugle pour moi)
Robe sur un or soutenu.
Nez aromatique et pommadé sur l'anis, le citron, le beurre, la badiane et les herbes aromatiques.
La bouche bastonne en mêlant des sensations dissociées entre une acidité ressentie lors de l'attaque en bouche puis l'alcool, puis à nouveau l'acidité sur la finale.
Moi qui sais ce que j'ai dans le verre je ne retrouve absolument pas ni les marqueurs du domaine ni de ceux de l'appellation.
Même si le vin s'est amélioré à l'aération durant le repas, il n'est pas au niveau attendu.
J'espère simplement que le vin est dans une mauvaise phase.
Domaine René et Vincent Dauvissat La Forest 2009 - Chablis 1er cru


Vin 5
Robe abricot.
Nez sur des notes d'encens, de poivre rose, de thé et de whisky.
En bouche, on sent que l'on a affaire à un vin de macération.
Le jus est structuré et frais avec une perception tannique qui lui amène impact et caractère...jolie découverte.
Domaine de la ferme Saint-Martin Austral 2017 - Côtes-du-Rhône


Vin 6
Robe trouble orangée.
Nez immédiatement accessible -de type "vin nouveau"- sur des notes de cacahuète, de poire et de pêche.
Bouche fraiche marquée par un gustatif très fuité et exotique (fruits jaunes et banane) qui confinerait au too much si l'acidité ne venait pas tramer le tout.
Clos des Grillons Soleil 28 2020 - Vin de France


Vins rouges
Vin 7
Robe entre le grenat et le brun.
Nez fumé sur le cassis, la mûre, le poivre et le jus de viande.
Bouche mâcheuse qui exprime un fruit frais virilisé par des tanins prégnants donnant un jus structuré mais qui ne tombe pas dans la rusticité.
Jolie découverte et belle surprise à la tombée de la chaussette.
Domaine de l'Ile Porquerolle 2016 - Côtes de Provence


Vin 8
Robe cerise.
Nez typé "nature" sur les fruits rouges brouillé par des notes de réduction peu avenantes.
Bouche fraîche sur un gustatif mêlant fruits rouges et pamplemousse.
La trame est droite mais je trouve la finale déviante...pas convaincu par ce vin.
Gut Oggau Atanasius Rot 2017 - Burgenland


Vin 9
Robe encre au liseré brun.
Nez résineux avec des senteurs de boîte à cigare et de jus de viande.
Bouche monolithique à la trame souple. Le grain est beau mais encore serré avec un tanin astringent sur la finale.
Encore austère à ce stade, il lui faut simplement le temps nécessaire pour gagner en délié et en fondu.
À attendre avec confiance.
Château Jean-Pierre Gaussen 2010 - Bandol


Vin 10
Robe encre.
Nez sur les fruits rouges (framboise) et l'écorce d'orange.
Bouche souple et déliée caractérisée par un fruit velouté et une finesse de grain.
C'est bien fait, rien ne dépasse et tout est à sa place mais il me manque la petite étincelle.
Ad Fines Gracchus 2009 - Vin de pays de Vaucluse


Vin 11
Robe bordeaux.
Nez fumé sur le tabac, le poivre et la rafle, notes terreuses.
Bouche élégante et profonde rythmée par un flot dynamique.
La trame tannique est fraîche et intégrée sans être fondue, faisant ressortir un jus de belle densité.
Bien belle bouteille qui semble amorcer sa phase d'apogée.
Domaine Alain Voge cuvée vieilles vignes 1999 - Cornas


Vin 12
Robe ambrée.
Nez qui exhale la noix et la prune macérée.
On retrouve la noix en bouche. L'alcool est ressenti mais ne prend pas le pas sur le fruit.
Découverte intéressante même si ce n'est pas trop ma came.
Fernando de Castilla Antique Amontillado - Jérès


Vin 13 (ouverte pour comparer avec le Cornas 1999 de Voge et bue étiquette découverte)
Domaine Patrick et Christophe Bonnefond 1999 - Côte-Rôtie
Robe rubis claire.
Nez classe sur le lard, le cassis et la groseille, notes de chocolat et de violette.
Bouche aérienne d'une grande finesse marquée par un touché de bouche délicat et des tanins fondus.
Le gustatif sur les fruits rouges macérés manque d'un peu d'impact.


Vin de dessert
Vin 14
Robe or clair.
Nez discret au départ qui développe à l'aération des senteurs de thé et de mandarine.
Bouche expressive et désaltérante marquée par une très belle pureté du fruit et une fraîcheur impactante.
La sensation de sucre n'est pas très importante : c'est surtout le gustatif fruité-confit qui prédomine et laisse la bouche nette.
Très belle découverte !
Domaine Pierre Frick Sylvaner moelleux 2009 - Alsace


2 Saké ont également été dégustés au cours du repas mais je laisse Damien nous les raconter !

Le repas s'est terminé dans les temps et tout le monde a pu regagner ses pénates sans encombre.
Quel plaisir de revoir Stéphane !
Ce repas nous a fait du bien à tous. Vivement le prochain ! Mais quand ?

David
LPV Vaucluse
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01 Fév 2021 14:41 #1

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Alors que nous vivons tous, en France, un moment difficile, ces moments d'amitié et de partage revêtent une importante encore plus particulière qu'à l'accoutumée. Des débats enflammés, des rires, des émotions... et c'est une journée qui s'envole bien trop vite. Tout le monde a vécu une année spéciale, la mienne a été difficile. J'ai eu peu de satisfactions, mais l'une d'entre elles a été de rencontrer une belle bande de passionnés, aussi gentils que connaisseurs. Donc, déjà, merci à vous ! 2021 commence sous de très bonnes auspices, malgré la situation particulière.

Après avoir eu le tampon de la pharmacie comme quoi mon corps n'a pas été envahi par des restes de pangolin, je me rends chez David le sourire aux lèvres. Pour des retrouvailles, quel programme ! Surtout, je suis ravi d'enfin faire la connaissance de Stéphane, amateur de saké comme moi. La pancarte l'annonce : aujourd'hui, on se détend !

Premier vin, le champagne que nous a amené Alain. Jolie mise en bouche, un vin gourmand au nez très fruité et d'une belle intensité. La bulle est plutôt fine, le corps est rond et onctueux sans tomber dans la lourdeur. La finale reste assez courte, mais le vin est plein de qualités. Bonne entrée en matière !

Concernant les blancs :
n°1 : je suis passé totalement à côté. Presque tout le monde a trouvé le viognier alors que je suis allé sur un sémillon bordelais. Pour moi, ce vin avait un nez grillé, toasté, sur les amandes grillées, voire même un petit côté goudron. Impossible d'y voir autre chose. En bouche, c'est gras, un peu vanillé, sur les plantes médicinales et la réglisse, une amertume marquée. A la dégustation, je ne suis pas emballé par les arômes, mais je reconnais que le vin est très bien fait notamment en bouche (la trame ronde, l'acidité en finale qui porte le vin). Je n'étais pas du tout sur un Condrieu.

n°2 : le nez est évolué, présente une belle maturité, une belle distinction. En bouche, c'est superbe. Une amplitude parfaite, un gras magnifique, aux arômes infusés. Miam ! Quel bonheur ! Je me suis, encore une fois, planté sur la destination du vin.

n°3 : quel dommage que le vin soit bouchonné. J'avais vraiment envie de connaître le clos du Gravillas...

n°3b : un nez très floral, sur l'anis, la badiane, le thym, on sent un peu de tension au nez. La bouche est très épicée sur le poivre blanc. On retrouve ces notes de badiane et d'anis. Le vin est quand même un peu chaleureux. La finale s'étire, s'étire, s'étire... Là encore, je suis passé à côté de la destination où je partais sur un Sud Est dont les vignes étaient exposées Nord. Lorsque la chaussette s'est levée, je me suis posé des questions sur le réchauffement climatique...

n°4 : ah, tiens, là je ne vais pas dire de conneries si je pense "vin de macération !". La structure est là, la bouche est bien remplie sans être lourd. Le vin est agréable, avec une belle longueur. Mais, je ne ressens pas grand chose.

n°5 : celui-ci n'a pas été dégusté à l'aveugle. Là encore, un vin de macération. Toutefois, ce côté macéré se fait beaucoup moins sentir. On y sent davantage le côté variétal du cépage. C'est très glouglou, bien fait, ça va faire un carton en été tout ça.

Maintenant, place aux rouges !

n°1 : un nez très élégant, fin, sur la cerise et la tapenade. Un peu sanguin. La bouche est bien équilibrée entre le tanin et la fraîcheur. C'est tout de même trop chaleureux pour moi. Les arômes sont séduisants, mais je ne parviens pas à être emballé. Aucune idée de l'emplacement, je ne me rappelle même plus vers où je suis allé.

n°2 : très déçu. C'est le vin que j'ai amené, qui m'a tant plu en 2019 la première fois que je l'ai dégusté. J'en suis tombé follement amoureux. Là, je n'ai pas retrouvé cette délicatesse et cette finesse aromatique qui m'avait tant émerveillé la première fois. Quel dommage de présenter cette bouteille aux amis, alors que je suis persuadé qu'ils auraient fondu sur celle dégustée il y a 2 ans. Le vin nature est vivant, pour le meilleur et pour le pire. Certains l'ont aimé tel quel, mais je sais qu'il y a 2 ans il était très grand ce vin...

n°3 : le nez est fin, élégant, sur les champignons et l'humus. Je suis emballé par le nez. Moins par la bouche. Elle manque d'équilibre, trop marquée sur les tanins. Les arômes en bouche s'orientent davantage sur le côté viandé et boîte à cigare. Le vin est dur en finale. Dommage, car il en a sous la pédale.

n°4 : un nez très puissant, sur le fumé, le cigare. J'adore ! La bouche est maîtrisée malgré un côté un tantinet chaleureux. Le vin montre tout de même une belle complexité drapée dans un équilibre harmonieux. Très belle surprise !

n°5 : le nez est très frais, malgré les notes d'évolution. Les arômes de tabac, de lard fumé, de poivre noir et un peu de piment viennent chatouiller mes narines avec élégance. La bouche est juste merveilleuse, d'un équilibre exquis. On retrouve encore ces notes de tabac, de fumé, avec un côté orange sanguine. Les tanins sont bien fondus, la finale est fraîche et s'étire. Un vin à son apogée, de grand plaisir.

Je n'ai pas pris de notes sur le reste. Mais j'ai adoré la comparaison entre le Alain Voge 99 et le Bonnefond 99, ma préférence allant vers le premier, d'un meilleur équilibre et d'une matière qui me plait davantage. Ces deux vins restent tout de même magnifiques. Le sherry aussi m'a séduit, ces vins sont juste géniaux. Très très belle bouteille. Enfin, je n'ai pas été marqué + que cela par le Sylvaner de Frick. Peut-être que mes papilles ne l'ont pas apprécié à sa juste valeur.

Concernant les sakés, il s'agit de deux sakés de la brasserie Les Larmes du Levant. J'adore ses sakés, produit à côté de Chavanay, à côté des fameuses vignes de Côte Rôtie.
Le premier, le Vent, est un "junmai daiginjo". Junmai veut dire qu'il est fait avec uniquement du riz, de l'eau et de la moisissure (kôji). Daiginjo veut dire que le riz est poli (il est gratté) de telle sorte qu'il ne reste que 50% au minimum de sa masse avant d'entrer dans le procédé de fermentation. La tablée a apprécié la finesse du saké si je me souviens bien, ce côté bien équilibré entre sucres et acidité. Sur ce saké, il y a une certaine élégance, une certaine finesse et des arômes qui se dégagent.
Le second, le saké à l'abricot, est un saké dans lequel des abricots sont mis à macérer pendant 1 an. Le résultat est simple mais saisissant. Ce n'est pas d'une complexité dingue, mais c'est très expressif, parfait pour un apéritif ou en accompagnement d'un fromage ou de desserts. Je l'ai personnellement trouvé très à point avec le foie gras, à la place de la confiture par exemple. Le mariage était très réussi.

Voilà pour moi ! Encore merci à tout le monde pour la qualité de vos vins et de votre gentillesse. Ces moments entre passionnés et amis sont toujours très plaisant !
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06 Fév 2021 18:52 #2

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Tests Covid négatifs en poche, nous voilà enfin en mode dégustation avec les copains de LPV Vaucluse !

Pas de thèmes, si ce n'est mélanger des vins "découvertes" avec des "valeurs sûres".

- Champagne cuvée T de Thierry Préaut : pas trop fan des 100% pinot noir à la base, et voilà que je trouve ça plutôt sympa, avec sa petite note oxydative, grillée, et sa groseille à maquereaux. La bulle est légèrement trop présente à mon goût, et un poil vert en fin de bouche.

- Condrieu cuvée Vernon 2016 de Chambeyron : pas fan de Viognier "à la base" (il aime quoi ce gars, en fait ?), là, on a une aromatique maitrisée de pêche, en bouche, c'est gras, de beaux amères.

- Château Simone 2007 : nez roti, botitrysé, belle maturité du fruit, un vin complexe, épicé, du thym aussi, bouche huileuse, vin tapissant, juste un petit manque de fraicheur pour soutenir tout ça.

- Clo du Gravillas (Minervois), cuvée l'inattendu 2011 : bouchonné.

- Chablis 1er cru "la Forest" 2009 de Dauvissat : nez discret, un peu chaleureux à l'ouverture, c'est plutôt droit, traçant par la suite, l'acidité prenant le dessus. Très loin des "standards" Chablisiens.

- La ferme st Martin "l'Austral" 2017, un Côtes du Rhône de macération. nez exhubérant de cidre, de thé poivré, en bouche, c'est dans le même esprit (mais plus canalisé). Je lui trouve des notes de Whisky aussi.

- Clos des Grillons (Nicolas Renaud) , toute nouvelle cuvée 2020 Soleil 28, un assemblage de Viognier et de Picardan en macération grappes entières : aromatique identique au précédent de cidre (fruits exotiques aussi), mais un peu moins abouti pour moi. .

Allez, maintenant on attaque les rouges :

- Domaine de l'ile Porquerolles, Côte de Provence 2016 : nez tertiaire, fumé, viandé, trame tannique, un poil chaleureux, . tapenade en bouche. Joli découverte.

- Gut Auggau, Atanasius (Rot) 2017, Autriche : nez déviant peu engageant, mais une bouche fluide, un vin "glouglou" qui manque certes de matière. Moi, j'aime bien finalement.

- Château Jean-Pierre Gaussens, Bandol 2010 : très jolie nez terreux, truffé, jus de viande. Bouche moins flatteuse, beaucoup d'extraction, tannins trop présents à mon goût. Pas prêt ?

- Ad Fines, cuvée Gracchus 2009, Luberon. Un vin "de garage" 90% syrah-Serine et 10% Cabernet-Sauvignon : à l'ouverture, astringeant, pas d'aromatique.
Après quelques heures, tout aussi puissant mais beaucoup plus aimable, fruits noirs, olive noire, tanins bien intégrés. Peu encore attendre 4-5 ans à mon avis.

- Coup de coeur de ma dégustation : nez fin, tabac, complexité en bouche, orange sanguine. Elégance, tanins fins. Il s'agit du Cornas vieilles vignes 1999 de Voge.
À l'aveugle, je l'avais mis en Côte-Rôtie ! Qu'a cela tienne, on décide d'ouvrir "Au débotté" :

- Côte-Rôtie 1999 de Bonnefond des notes de whisky, nez et bouche. Ca reste fruité, enrobé, donc digeste. Plus dense et pour moi moins en dentelles que le Cornas de Voge.

Et pour finir un Oxydatif Montillado, Xeres, et un étonnant Moelleux alsacien de Sylvaner (oui oui) 2009 de Pierre Frick, mais là, désolé les copains, mais j'étais plus en état de prendre des notes.

Et deux sublimes sakés présentés par Damien.

Vincent LPVVaucluse un jour, LPVVaucluse Toujours !
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16 Fév 2021 09:58 #3

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La chose est lassante : les comptes rendus de David sont tout aussi impeccables que les réceptions qu'il nous propose chez lui ! :)
On en avait tellement besoin. On y pensait depuis tant de semaines. Et si nos retrouvailles ne nous déçoivent jamais c'est que l'on y boit toujours du bon et souvent même du très bon. Mais surtout parce que l'amitié est toujours au rendez-vous. Stéphane était en plus la cerise de cette dégustation post-confinement.
Sans note et quelques semaines après, quels souvenirs me restent-ils de ce moment ? (sachant que le plus méchant d'entre nous me surnomme Dora...).
La cuvée T de Thierry Préault ne me déçoit jamais : de l'ampleur, de la sève, des bulles agréables, un peu de longueur, cette qualité et une vraie personnalité pour 20 euros, un champagne qui me plait beaucoup, bien au dessus selon moi de nombreux de champagnes plus standardisés et plus chers.
J'ai beaucoup aimé le Condrieu de Vernon. le viognier est l'un des cépages qui provoque le plus d'avis tranchés au sein de notre groupe. Et il est vrai que l'on boit parfois des vins caricaturaux. J'ai aimé Vernon, sans reconnaître assurément le cépage. Mais de la longueur et une complexité aromatique vraiment intéressante.
David nous débouche régulièrement de vieux Simone blancs. C'est sans doute l'un des vins que nous connaissons le mieux collectivement (il y a sans doute plusieurs Dora dans le groupe...). Et pourtant nous ne l'avons pas reconnu. Sans doute mon vin préféré de la soirée. Vin déjà patiné, miel et cire, mais avec malgré tout une acidité et une vigueur merveilleuse, des saveurs plus herbacées. C'est complexe, long, ample, généreux, tout en restant vif. C'est superbe !
Le Dauvissat nous a aussi supris, un vin que nous mettions plutôt du côté de Mersault par exemple que de Chablis... Comme défaut il y a pire !
J'ai trouvé le ferme st Martin "l'Austral" 2017, un peu chargé, un peu exubérant, même si bien fait assurément : ce n'était pas mon goût ce jour, ce qui n'enlève rien au vin.
Le Clos des Grillons était agréable et facile à boire, sans plus... nous somme devenus exigeant envers ce merveilleux vigneron qu'est Nicolas Renaud.
Déjà fatigué sans doute et affamé par les odeurs de daube provençale qui nous attendait, les rouges m'ont laissé moins de souvenirs.
Le Gaussens 2010 était typique d'un Bandol : nez fabuleux et complexe, qui embrasse la terre chaude et les embruns. Mais 11 ans ne suffisent pas : il lui en faudra sans doute autant (au moins 4 ou 5 en tout cas) pour assouplir totalement des tannins trop présents.
Le Cornas 99 de Voge était par contre à son apogée : élégant malgré sa charpente, soyeux, bel équilibre entre des arômes secondaires et des airs de jeunesse encore. Un très grand vin, j'ai adoré !
Le bonus de David de la même année était délicieux également, une petite marche en dessous à mon gôut... mais il faut dire qu'à la 15 bouteille je sature un peu ! :-)
C'est la raison pour laquelle je n'ai pas apprécié à sa juste valeur l'oxydatif Montillado, Xeres, que j'avais apporté, ni le Sylvaner de Frick.
Par contre, et sans que mon plaisir n'arrive à la hauteur de la dégustation des vins, je n'ai pas été insensible à la douceur et tendre saveur des sakés apportés par Damien.

Merci David de ton accueil, merci Stéphane de revenir de ton pays sans vin (la Bretagne), merci à tous pour ces moments qui nous font oublier notre période covidée et que la vie est courte : à quand la prochaine ?
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06 Mar 2021 20:12 #4

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Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck