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Go fast à Chateauneuf

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CR: LPV LEMAN : Canal dissident a été créé par chrisdu74

[size=large]LPV LEMAN Canal dissident[/size]

Seb n’ayant pu participer à la dernière séance, une délégation de Chris (Chrisdu74 alias "DU" et Chris74 alias "PASDU" pour être précis) s’est rendu à son chevet pour juger de l’état du malade. Tout ce qu’on peut dire sans trahir le secret professionnel c’est qu’il y avait du Reynaud et pas de crachoir (toute ressemblance avec … )
. ChrisDU et ChrisPASDU

[size=x-small]c'est tout nous ça...surtout lui :D[/size]

CR:
Vins à l’aveugle sauf le Minervois, pas de prise de notes, compte-rendu établi 2-3 jours plus tard de mémoire

En apéritif avec quelques mignardises de la mer :

CONDRIEU 2007 Coteaux de Vernon dom. G.Vernay

Encore une belle structure, de la longueur , encore assez de tension mais pas très vif; je l’aurais vu un peu plus sudiste que Condrieu et ne retrouve pas l’aromatique à l’exception des premières 2-3 minutes où le nez était vraiment exubérant . Effet millésime ou âge , il semble un peu éteint par rapport au 2010 gouté en Septembre 2013.

Sur la fondue chinoise :

CLOS ROUGEARD 2007 Les Poyeux

La texture est belle, les tannins pas trop agressifs, le nez plutôt sympa malgré des relents de poivron fugaces. Malgré ça, ce vin laisse un peu sur sa faim, il ne décolle jamais vraiment en bouche et garde une forme d’austérité que je retrouve souvent sur les Bordeaux 1996 (rien à voir mais c’est ce que ça m’évoque) .

Regouté le lendemain, je l’ai vite délaissé au profit du fond de Pignan et d’un Gevrey de Serafin tout en fruit. Mais il faut dire qu’une semaine plus tard, le fond de bouteille se présentait superbement sur un chili con carne ; ça confirmerait que cette bouteille a été ouverte trop tôt mais on en va pas se plaindre du cadeau, merci Seb

CHATEAUNEUF Du PAPE ch. PIGNAN 2004

Très beau vin dont le toucher de bouche fait penser à un bourgogne ou à un Reynaud (chez Seb, la probabilité d’avoir un Reynaud est assez élevée :)o ) mais qui présente en même temps une corpulence, une puissance sudiste. Au fil de l’aération dans le verre et dans le fond de bouteille, c’est l’élégance qui prime sur la puissance même si dans le fond de verre, la fin de bouche se décharne un peu et laisse apparaitre des notes végétales moins sympathiques.

MINERVOIS Dom BORIE de MAUREL Cuvée Sylla 2006

Mon apport : Pour la fondue chinoise, je cherchais une syrah assez ronde et souple tout en ayant de la tenue. Je regoute ce vin après 2 ou 3 ans et c’est un peu décevant ; j’en gardais un très bon souvenir. Là, l’aromatique est très aguicheuse avec un nez très ouvert mais massivement sur la vanille et le caramel. En bouche, il y a un bon fond avec du vin d’un bel équilibre et plutôt long mais toujours masqué par l’aromatique
Je ne l’ai pas regouté le lendemain. ChrisPASDU suggèrait une syrah australienne, commentaire certes très généralisant mais qui me convient sur ce que j’ai bu.

Après avoir fait un sort à la viande de la fondue au grand effarement de Madame, on s’est attaqué au plateau de fromages, brie au truffe en tête. A table, c’est comme les Dupont/d, on ne fait pas la différence entre les Chris DU/PASDU . C’est quand on a commencé à s’intéresser aux poissons rouges qu’ils ont dû appeler le service d’ordre (naan j’déconne, tout s’est bien passé , enfin je crois … ;) )

Bien qu’étant resté sobre pour pouvoir rentrer, je n’ai pas souvenir du dessert (à ma grande honte, pardon) ni de la lichette de Gewurz 2007 qui était aromatique et plutôt riche pour une cuvée non revendiquée VT

Encore merci à Sébastien et son épouse pour leur accueil et cette belle soirée conviviale

Chris d'U
25 Nov 2014 20:14 #1

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  • chrisdu74
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Réponse de chrisdu74 sur le sujet CR: LPV LEMAN Canal dissident - Septembre 2016

Après avoir coopté un nouveau membre cet été, le club des amis du vieux Bordeaux et de la côte de bœuf s’est fendu d’une petite session hors saison afin de croiser le verre avec l’ami Seb, membre fondateur du LPV Leman actuellement en disponibilité.

Réunion au Barto, petite sélection de vins sympathiques, pas d’ordonnancement, chacun réservant un créneau sur le menu annoncé et amenant une bouteille de son choix. Comme déjà expérimenté, l’aveugle pur sans la béquille d’un thème annoncé, c’est très déstabilisant : Difficile d’analyser un vin sans savoir son origine ni chercher à trouver d’où il vient…. Au moins 2 beaux exemples ce soir avec le Patte-Loup et le Rogelins

CR:

1ère entrée (…)Gambas marinées, servies tièdes


Chablis Butteaux 2011 dom. Patte Loup

Encore une fois piégé par ce vin, difficile d’y retrouver un chablis, c’est riche et plein, tenu par une trame acide quand même bien enrobée. Du point de vue aromatique et de la tenue en bouche, je n’y retrouve pas le chablis que j’aime mais rien à dire c’est un beau vin, le genre qui fait aimer le chablis aux palais sudistes


Corse, IGP Ile de Beauté Muscat Sec 2015 ( ?) parcelle C281 Y.Leccia

Nez fruité de vin moelleux, notes d’abricot. La bouche est souple, pas très tendue. C’est hyper-sec, l’énergie alcoolique apporte l’équilibre et remplace la tension acide
B+


2ème entrée : Un exercice free-style sur la salade landaise magrets séché/foie gras. En séparant les ingrédients, on s’en sort mais ce n’est quand même pas l’idéal pour gouter les vins


Saumur Champigny Les Rogelins 2009 dom. R.N. Legrand

Nez de jeune vin rouge hé hé; la bouche est assez vive, intense, un peu d’alcool, des tanins marqués. A ce stade c’est un peu boom-boom et pas folichon mais ça s’améliore de façon spectaculaire en quelques minutes dans le verre, il s’adoucit, les tanins se fondent, c’est très bon. Je tombe de ma chaise en voyant l’étiquette, j’en ai plein ma cave, celle-là vient de la même palette. Je trouve un peu plus de race ou de vigueur au 2005 mais ça peut venir avec l’âge


Clos de la Roche 2008 dom Castagnier

Robe claire, nez de pinot. Bouche très puissante, un poil d’alcool perceptible mais les tannins sont fondus. Très bel équilibre avec une matière riche et mûre.
Un peu monolithique en l’état mais on peut espérer que ça va s’arranger avec l’âge. Seb nous fait une belle démonstration que les bourgognes 2008 ça peut être très bon et pas une caricature de jus de groseille. L’acidité est perceptible mais enrobée par la matière, ça ne serait pas un 2008 on n’en parlerait même pas. Superbe sur le plat suivant
TB


Plat : Pigeonneau royal, réduction de carcasse et vin rouge

Alors là, super bon comme d’hab mais c’est un plat que je fais très bien et j’ai préféré ma version . Ici, le demi-pigeon est cuit d’un bloc ce qui rend plus compliqué la cuisson des cuisses vs le filet et je trouve que le foie gras ajouté au jus masque un peu la pureté du jus réduit de carcasse de pigeon, mon péché mignon zX


Hermitage La Chapelle 1999

Connaissant l’animal qui a toujours été meilleur avec une bonne aération, j’ai débouché la bouteille la veille au soir, l’ai épaulée et conservée dans la cave à 14°C jusqu’en fin d’après-midi . Le petit fond de verre à l’ouverture était marqué par l’acidité mais rien d’inquiétant ; après une nuit, il (le petit fond) était plutôt passé, acide et décharné, un instant d’inquiétude mais à table ça s’est bien présenté

Très beau vin, tanins parfaitement fondus, encore énergique, de la matière soutenue par une trame acide assez marquée. Ce n’est pas hyper complexe et peut-être pas à la hauteur d’une Chapelle mythique mais c’est très bon quand même


Pessac Léognan Haut-Bailly 2001

Peu de notes dans le feu de la discussion. On craignait que Jérôme ne nous sorte l’artillerie lourde sur un plat de gibier mais il a été raisonnable. Ce vin paraît plus riche que le précédent, belle intensité, équilibre impeccable. Malgré son jeune âge, il est éligible au club des amis du vieux bordeaux et de la côte de bœuf


Sur le fromage j’avais carte blanche, alors je me suis lâché… un petit regret, d’habitude on a une belle brochette de fromages à blanc, genre reblochon, comté/gruyère, …. là c’était moins adapté

Côtes du Jura 2011 domaine Macle cuvée tradition

Le nez est un peu « oxy » mais en finesse, on perçoit du fruit derrière. La bouche confirme, c’est un baume suave, la douceur du chardonnay et l’énergie du savagnin qui tire déjà sur les notes d’orange
Je continue à la boire à la maison, c’est vraiment beau. Ça doit faire bientôt 2 ans que ce millésime est en vente au domaine (très prolifique le 2011, ils ont même fait une cuvée spéciale chardonnay), j’en ai un wagon en stock mais je crois que c’est la première que je goûte

Pour « finir » mes amis réfractaires, je leur ai amené une bouteille entamée de Côtes du Jura Vin Jaune 2007 de Philippe Butin. Après le baume c’est la claque aussi bien olfactive que gustative. Ce jaune est très jeune avec un nez très oxydatif et une bouche non moins violente où le savagnin percute méchamment, c’est du brutal dirait l’autre, je comprends que ça heurte nos petites natures ah ah ah . Pourtant je ne comprends pas, sans ces mauvaises ondes, il se goutait très bien à la maison :D


Sur le dessert ,


Clos Nicosi Rappu

Le Rappu est un vin corse sucré issu de moût de raisin partiellement fermenté dont les vendanges ont été passerillées. Cette cuvée du Clos Nicrosi est réalisé à 100% à partir du cépage Aléatico (cépage rouge naturellement muscaté). Les raisins sont récoltés manuellement dans des cagettes en bois puis étalés au soleil pendant 1 à 2 semaines. Une vinification traditionnelle en rouge est effectuée (macération baie + jus) en cuve inox, la fermentation est réalisée par les levures indigènes. Un assemblage de plusieurs années (type solera) est effectué avant la mise en bouteille, ce qui donne un meilleur équilibre au vin.

un truc exotique ramené par Edouard de ses vacances. C’est rouge, sucré, vif et alcoolisé, très bel équilibre dans le genre fruité, explosion de fruit, ça sent le muscat à donf, j’annonce une curiosité à base de muscat de Hambourg…. Non c’est un corse d’un cépage local, ce n’est pas un VDN, ce qui explique le côté léger malgré tout


Une session en petit comité des plus sympas, à refaire bientôt… edit Mars 2017… c’était en Janvier le CR tout de suite…

Chris d'U
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23 Mar 2017 22:27 #2

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet CR: LPV LEMAN : Canal dissident Janvier 2017

LPV Leman Canal Dissident - Janvier 2017

On prend à peu près les mêmes et on recommence au même endroit. Jean-Paul l’homme qui offre des Latour 88 pour le fromage est avec nous donc on s’attend à du très lourd :
CR:
D’après mes notes, avant le plat on aurait bu gouté en apéritif :

Pouilly-Fuissé En Carementrant 2014 Bret Brothers

Pas reconnu le chardonnay, un vin sudiste assez riche en matière et en alcool même si la bouche reste salivante et s’affine à l’aération. Un piège façon Pattes-Loup, je préfère les chardos plus sur la finesse mais il pourrait me décevoir en bien avec l’âge.


Brochette de st jacques


Altenberg de Bergheim 2010 dom. M.Deiss

Nez exotique, la bouche confirme ; c’est acide, tendu, riche de sucrosité et d’alcool. Très long et salivant
Excellent, y a juste le sucre qui interroge sur l’accord avec ce plat


Grange des Pères blanc 2010

Nez exotique et boisé complexe. On retrouve ce boisé classieux en bouche avec des fruits, des agrumes… C’est riche mais acide et presque tendu
Excellent ! peut-être encore mieux que le 2007 non ?


Sur un Tartare de bœuf sans se concerter,


Barolo Bussia 2007 de A.Parusso

Bien que carafé depuis le matin, ça bombarde encore sévèrement avec des tannins massifs mais fondus ou plutôt enrobés. Je ne sais pas comment expliquer, tout en restant relativement fluide dans l’esprit barolo, c’est très riche et puissant et fruité. Malgré cela, je l’ai trouvé très bon mon apport  et 2 jours après il s’était bien affiné me laissant de beaux espoirs pour les prochaines


Barolo 2008 Bergeisa Le Stratte

La fermeté des tannins, la fludiité fruitée et acide ne trompent pas, Jérôme a eu la même idée que moi, ça sent le Piémont. Nez réglissé, beau vin classique, fluide et tannique, les tannins me paraissent encore un peu fermes, très astringents, moins enrobés que dans le Bussia alors que mes camarades disent les tannins du 1er plus perceptibles (moi je les trouve très enrobés dans le gras du vin)


Sur le plat suivant, filet de bœuf sauce champignons, les lascars s’étaient réservé l’ordonnancement, on s’attendait à du lourd et on n’est pas décu…


Ch. Rayas 2006

Le nez ne trompe pas, c’est du Reynaud. En bouche on retrouve le style mais dans une gangue très puissante, on sent le vin encore sur la réserve, similaire au 98 (craquage) en plus puissant et fermé. Encore un peu austère en l’état, ça laisse l’impression d’un vin encore sur sa réserve ; une main de fer dans gant de velours ? plutôt le contraire en fait, peut-être bien un infanticide en bonne et due forme qu’on ne reprochera pas à celui qui l’a proposé ;-)


Château Margaux 1990

Très austère derrière les 2 barolos, mais équilibre de grand vin, grosse matière et fluidité , tannins fondus, de la puissance maitrisée . De la part de Jean-Paul, on s’attend à une grosse pointure de bordeaux mais je voyais ça sur un millésime plus dur sans pouvoir cerner l’âge; ça va mieux sur la viande mais je n’arrive pas à m’enthousiasmer sur ce vin


En bonus qu’on n’a pas pu refuser pour ne pas se fâcher, un Coteaux du Languedoc Syrah Leone 2006 du domaine Peyre Rose .

Grosse matière aussi qui n’a rien à envier aux précédents, très concentré, très dense, équilibré par l’acidité. Herbacé mais pas vert, épicé, on n’arrive pas à identifier de la syrah là-dedans. Il aurait sûrement mérité d’attendre encore ou d’être mis en valeur sur un plat adapté genre daube ou plat en sauce.


Messieurs, on n’est pas venus pour rien ! Merci pour cette débauche de bouteilles, c’était Noël une deuxième fois, si ça se trouve le top 3 de l’année 2017 est déjà fait ! On remet ça dès que PasDU a son prochain ticket de sortie !

Chris d'U
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23 Mar 2017 22:56 #3

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Réponse de claudius sur le sujet LPV LEMAN : Canal dissident Janvier 2017

CR: je ne connais pas le 2007 mais bien le 2001 Bussia de Parusso dont j'ai bu 6 bt
... avec de la patience et en lui donnant assez d'air avant le service, tout simplement un grand vin !

Je me souviens avoir dégusté Margaux 90 placé dans une dégustation marathon
... le soir lors de la dégustation notre réaction a été, "bof ça Ch. Margaux"
... le lendemain en re-dégustant les restes des bt qui avaient passé la nuit en restant ouvertes, nous avons été très surpris par sa qualité et immense finesse de texture
... il avait subi une vraie métamorphose pendant la nuit .
24 Mar 2017 10:17 #4

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet LPV LEMAN : Canal dissident Janvier 2017

je ne connais pas le 2007 mais bien le 2001 Bussia de Parusso .


J'ai gouté 2 fois le 2001 en 2013 et 2015 (les CRs sont sur le forum), je l'avais trouvé encore un peu jeune , donc à carafer longuement pour l'instant. Moins riche ou plutôt plus acide et plus dur mais très prometteur, peut-être plus classieux que le 2007 qui lui fait "très 2007", plus gras et riche, l'alcool enrobe les tanins mais il faut attendre aussi que ça s'affine

Margaux 1990... oui je veux bien croire mais pour celle là, on ne saura pas ce qu'il aurait donné le lendemain :)

Chris d'U
24 Mar 2017 20:03 #5

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet CR: LPV LEMAN Canal dissident : Avril 2017

CR: LPV Léman Canal Dissident Avril 2017

Avec les mêmes et Olivier , on s’est retrouvé en Avril, toujours au Barto avec un thème bourguignon


En before, en guise d’apéro

Puligny Montrachet 2014 cuvée prestige dom. Stéphane Piguet

Joli bourgogne blanc du sud, un peu riche, limite alcoolisé mais pas trop, il y a quand même de la tension et de la finesse.
Au vu du millésime c’est prometteur si ça s’affine et se retend encore plus


Sur une assiette de perches de Moselle,


Auxey Duresse 1er cru En Reugne 2008 dom. Boisson Vadot (étiquette Pierre Boisson) ouvert le matin, à peine épaulé et conservé au frais la journée

Nez finement grillé (un peu moins qu’à l’ouverture); bouche à l’attaque plutôt acide et tendue avec le grillé/réduit en arrière-plan, citronnée. La matière paraît un peu fine surtout en comparaison du précédent et du suivant mais avec le réchauffement ça se ré-étoffe même si ça reste fluide et léger
TB+ il ne semble pas utile de la garder beaucoup plus longtemps


Meursault Les Rougeots 2009 Dom. Coche Dury

Volume plein de bout en bout ; d’abord peu expressif, l’aromatique se développe ensuite avec le réchauffement malgré un caractère un peu massif
TB+ aussi, j’avais trouvé le simple meursault 2010 exceptionnel, celui gagnera probablement avec l’âge s’il s’affine


Sur une terrine de foies de volaille


Aloxe-Corton 1er cru Les Fournières 2007 dom. Tollot-Beau

Léger liège au nez avec une aromatique de vieux vin, il y a quand même un joli fruit derrière. On retrouve ce fruit en bouche mais aussi une acidité marquée, belle longueur malgré des tanins un peu cassants; j’imagine un bourgogne des années 90s sur un millésime comme 96; pour connaitre le simple Aloxe 2006 du domaine, je soupçonne quand même un léger défaut de bouteille sur celle ci
B++


Savigny les Beaune 1er cru Les Hauts Jarrons 2007 dom. Jean Guiton

Le nez fait plus jeune et fruité. Attaque en bouche souple et fruitée toujours, belle intensité, tannins un poil fermes en dégustation, semble encore jeune mais très beau
TB


Sur un « escarboeuf » (un pavé de noix d’entrecôte de 200gr surmonté d’une douzaine d’escargots en sauce crème/persillade légère; assez jouissif mais un peu lourd à l’arrivée; et puis la viande est si bonne que c’est un peu gaché, chaque composant se serait suffi à lui-même amha)


Chambolle Musigny 1er les Fuées 2011 dom. J.F. Mugnier

Robe dense mais évoluée, un peu trouble, nez déjà évolué avec des fruits façon Rousseau, un peu de liqueur de cassis. Bouche d’abord un peu aqueuse, du fruit, semble sans tonus mais la longueur est interminable. En fait sur base du nez, je l’ai gouté avant le suivant ce qui était une erreur, la bouche étant en retrait ; en fin de repas, la bouche s’est retendue, il y a un joli fruit mais la matière est clairement en retrait et trahit son millésime
TB++


Vosne Romanée 1er Cru Les Beaux Monts 2009 E.Rouget

La robe et le nez sont plus jeunes, la bouche est d’abord souple puis vite acide mais supporté par une matière importante. Intense, puissant, encore compact
EXC voire exceptionnel plus tard


En bonus on autorise

Aloxe-Corton 2009 Vieilles Vignes dom. G. et P. Ravaut

Bien sûr en retrait par rapport au précédent qu’on a gardé dans le verre, mais une belle bouche souple et pleine, joli aromatique, même si pas très complexe. Un futur joli pinot à maturité ;



Pour finir, sur le dessert, salade de fraises gariguettes à la crème et pomme granny : Un Cerdon de chez Bartucci , joli comme un bon cerdon mais un poil sucré

Chris d'U
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03 Juil 2017 21:33 #6

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Réponse de Vaudésir sur le sujet LPV LEMAN Canal dissident : Avril 2017

Merci pour ce CR Chris, pas bu le Savigny les Beaune 2007 Les Hauts Jarrons du Domaine Jean Guiton mais 06 il y a 4ans , 12 et 13 cette année que je trouve très,très bon, en plus d'être d'un petit prix.
Et je vois que 2009 se goute plutôt très bien ( comme pour nous les nuits Saint-Georges ou Joseph était présent ) comparé à certains dégustateurs plus au nord.
Stéphane
03 Juil 2017 21:48 #7

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet LPV Léman canal dissident : Janvier 2018

CR: LPV Léman canal dissident Janvier 2018

(déjà 1 an? j'ai du manquer un CR faut que je vérifie mon carnet de notes)
Réunion de fin Janvier 2018 au Barto, un faux air de Noël même si pour une fois, il n’y a pas de Bordeaux au programme

CR:

En apéritif,

Malanser completer 2007 weinkellerei Gianni Boner à Malans (CH,Grisons)

Nez marqué par le bois, La bouche est tendre sur une base sucrée et acide, aromatique sur le citron, les fruits exotiques, l’abricot ; pas super complexe mais salivant et finale persistante B++ puis le sucre revient dans la finale qui reste salivante sur une longueur interminable

(note : en cherchant des infos sur le vin, j’ai lu que c’est supposé être de l’élevage oxydatif avec des notes de rancio, fruits secs, … je n’ai pas remarqué)


Sur l’entrée, brochette de saint Jacques sauce beurre blanc

Chateauneuf du Pape dom. Bois de Boursan blanc 2012

Le (trop) froid éteint un peu les arômes ; le vin est puissant, peu aromatique et austère ; bouteille en dessous des 2 premières qui étaient justement dominées par un caractère floral et fruité et une relative fraicheur en bouche


IGP Alpilles dom de Trevallon blanc 2014

Boisé éteint aromatiquement austère


Vin de Pays de l’Hérault Grange des Pères blanc 2010

Nez superbe sur l’orange et les fruits exotiques. L’attaque en bouche est prometteuse, on retrouve l’aromatique exotique puis ça ne décolle pas, manque un peu de vivacité, un peu alcooleux au réchauffement; on l’avait mieux goûté ici même il y a un an


Bon ben c’était pas l’extase sur les blancs, on va se rattraper sur les rouges alors


Sur une picanha de bœuf ,

Chili Almaviva 2000 Baron Philippe de Rothschild and Vina Concha y Toro

Nez fruité et intense, bouche fruitée et tannique assez fluide astringence marquée en fin de bouche salivante
TB puis TB+++ avec un peu plus de respiration


Bolgheri Sassicaia 1990, Tenuta san Guido

Bouche fluide mais riche, fondue avec du fruit et du poivron mûr qui évoque le cabernet d’un beau Bordeaux en plus riche ; EXC


Coteaux du Languedoc, dom. Peyre Rose Marlène n°3 2005

Très jeune en bouche, dans le genre musclé, acide et intense mais joli fruit et très beaux tannins; TTB et superbe accord


Sur un T-bone de Veau (oui oui on demande généralement des menus hypo-protéinés au Barto)

Chateauneuf du Pape, ch. Rayas rouge 2002

Le nez « reynaude » sur la fraise, un coté végétal ronce et lierre . La bouche est bien fluide même si on sent la matière, texture de dentelle caractéristique en milieu et un poil d’alcool en fin de bouche ; excellent


Chateauneuf du Pape, dom. Bois de Boursan, Cuvée des Félix 2007

Robe rouge foncée dense; Nez inexpressif ; la bouche est fluide avec une note végétale ; un vin plus facile d’abord que Le Pin, sa texture est impeccable mais l’aromatique est atomisée par le Reynaud servi à côté. D’ailleurs regouté le lendemain, c’était bien mieux ; un 2007 qu’on peut déjà ouvrir sans arrière-pensée (tout comme le simple village qui a été dur à conserver)


Chateauneuf du Pape, Le Grand Pin Chapelle Saint-Théodoric 2012 un vin présenté par son apporteur comme un challenger de Rayas, sur le lieu-dit Pignan, « right next to the Rayas area »

Nez sur les fruits cuits ; en bouche, d’abord une belle texture fluide aux tannins fondus puis la densité se manifeste et la finale est un peu alcooleuse. Il passe mieux sur le plat et avec de l’aération, plus de complexité et une texture qui s’assouplit un peu façon Rayas mais de loin quand même (comme Alain). Le lendemain, je trouve le profil d’un très beau vin juste encore un peu jeune mais avec la classe, net et précis (et je dis pas ça parce que ce soir on va se faire rincer chez JP qui l’avait apportée :kiss: )


Sur le dessert qui n’est pas passé à la postérité :

Mussbacher eselshat auslese, Scheurebe 1989 Müller Catoir

Nez exotique, litchi mandarine, ça gazouille au nez et en bouche, bouche 1/2 corps , moins riche qu’un liquoreux, moins sucré ou plus acide, équilibre qui évoque un vin allemand plutôt qu’un alsacien; très long , finale fruitée sur verveine avec un trait vert. TB


Voilà c’est tout, la prochaine c’est ce soir chez JP et ça prendra des airs d’AG exceptionnelle du club des amis de la Côte de Bœuf et des vieux Bordeaux ::glou:: ::glou:: ::glou::

Chris d'U
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18 Avr 2018 16:37 #8

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet LPV Léman canal dissident : Janvier 2018

edit.. désolé pour ceux qui ont déjà lu, erreur de vin, je masque le CR le temps de checker

Chris d'U
18 Avr 2018 17:02 #9

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet LPV Léman canal dissident : Janvier 2018

edit... rétabli le CR, c'était bien un Reynaud ou plutôt THE Reynaud. L'oreillette m'avait mal renseigné, mes excuses à Seb pour avoir oublié qu'il nous avait sorti son prééécieux :unsure:

Chris d'U
24 Avr 2018 13:34 #10

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet CR: LPV Léman Canal dissident : Avril 2018

CR: LPV Léman Canal dissident : Avril 2018


Une convocation chez JP, ça ne se refuse jamais même avec 2 jours de préavis seulement !

CR : notes de l’époque, dégustation étiquette découverte


Meursault Limozin 2009 dom. H.Germain & Fils

Un soupçon de grillé au nez mais c’est le fruit qui domine ; petit voile poussiéreux ou liégeux que mes camarades ne confirment pas. D’ailleurs ça ne se retrouve pas en bouche qui est douce, fruitée et fraîche mais pas hyper tendue ; petite rondeur sans sucrosité perceptible, le gras du millésime ; c’est la fraicheur fruitée qui domine . TB++



On attaque par une assiette de pâtes sauce tomate, basilic et crème


Saint-Emilion ch. Troplong Mondot 1989

Le nez est très marqué par le poivron qui occulte le tabac et autres arômes de bordeaux classiques. La bouche est fraiche, acide mais pas maigre, avec une finale impactée par l’alcool mais dont la vivacité évite le côté alcooleux ; les fruits dominent le poivron rouge, pas mal…
TB


Saint-Julien ch. Ducru Beaucaillou 1989

Nez peu expressif, un peu de poivron et de tabac ; la bouche est fluide, moins concentrée que le précédent, on va dire plus cabernet, un peu plus dur et moins fruité ; pas si mal malgré la finale raccourcie par la dureté des tannins ; Certains soupçonnent une bouteille défectueuse ; pas de TCA à mon goût, peut-être un vin plus « froid » que le précédent, marqué par le cabernet sauvignon et qui contraste avec le caractère plus solaire du précédent
TB



On attaque la côte de bœuf, du genre qu’on ne trouve pas sous le sabot d’un cheval, déjà parce qu’en terme de taille, ça fait le double. Blonde d’Aquitaine mais gabarit allemande de l’est ! Pour faire le pendant, 2 kg de morilles barbottent dans une casserole de vin jaune et de crème (oui j’ai l’habitude d’accompagner une telle sauce d’autres mets mais quand je suis invité je sais me tenir ::oups:: ).
On fera sobre, 2 vins seulement,


Saint-Emilion ch. Angelus 1989

Toujours du poivron au nez mais moins marqué, plus rouge que vert, un peu de fruit aussi. Bouche d’abord souple, équilibrée et assez concentrée ; ça monte en puissance et le vin se révèle assez puissant, très punchy, mentholé, léger poivron, viril mais correct ; un vin plus brutal, moins polissé que le suivant qu’il approche par moments selon les gorgées mais ne fait qu’effleurer
EXC


Saint-Emilion ch. Cheval Blanc 1990

Joli nez, plus sophistiqué, il y a toujours du poivron mais pas mal de fruits aussi et plein de choses classieuses. La bouche est d’un équilibre somptueux, tout est fondu, soyeux mais ce n’est pas moins puissant ; le gant est de velours mais la main semble de fer. Ne serait-ce cette rémanence du poivron, ça serait rhaaaahloveliesque. Décidément ce soir j’ai le poivronomètre en alerte, ça doit être l’abus de chambertin de Rousseau (Jo si tu me lis … ) . Le fond de la bouteille bien chargé de dépôt est somptueux sur la vieille mimolette et c’est cette impression que j’emporterai
EXC++


Le poulet de Bresse rôti servi ensuite est renvoyé en cuisine, non sans avoir perdu quelques plumes au passage. Non mais Jean-Paul t’exagère un peu quand même, servir le poulet et la sauce séparément passe encore (hein Phil ?!) mais pas en même temps, là non :DD

Comme les amygdales ne baignaient pas encore pour tout le monde, petit plateau de fromage de chez Michelin :

Château Chalon 1992 dom. Berthet Bondet

Un peu de bouillon poussiéreux au nez à l’ouverture le matin mais les notes d’agrumes promettaient (j’étais inquiet, le bouchon avait fuité en cachette sous la capsule et était carrément moisi sur le cylindre, jamais vu ça avant et puis la couleur semblait déjà assez avancée aussi). Ça se confirme le soir après quelques heures d’aération et de carafe. Il y a encore quelques notes de bouillon que j’assimile à une réduction tenace que l’on retrouve souvent sur ces bouteilles fin 80s et début 90s. Mais c’est un mix de noix complexe et d’orange qui domine. En bouche pareil pour l’aromatique, la texture quand à elle est suave, l’acidité très bien enrobée. Ce vin n’avait probablement pas une très longue carrière devant lui mais il est excellent sur les fromages et pourrait sûrement tenir tête à un poulet . JP fraîchement converti a d’ailleurs conservé le fond de bouteille, c’est un signe


On renonce sagement à la mangue mais on goûte quand même le vin de dessert

Barsac ch. Climens 1997

Couleur très marquée, orange prononcé, au point que les convives qui sont à l’aveugle lui donnent plus de 30 ans. Nez sur les fruits et une petite note pétrolée qui évoquerait la mangue, pas mal de safran aussi. En bouche, joli fruit qui se renforce avec l’aération, pomme caramélisée, abricot sec et une légère amertume qui souligne la présence très marquée du safran. La sucrosité n’est pas très marquée, sucres déjà en partie digérés ou bien effacés par la trame acide qui allège le vin, plus près d’un beau jurançon que d’un sauternes traditionnel. Très beau vin qui comme souvent pâtit un peu de passer à la fin d’un repas très chargé.

Encore un grand merci à Jean-Paul et n’hésite pas, on sera toujours là pour te soutenir !

Chris d'U
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17 Sep 2018 18:10 #11

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet CR: LPV Léman Canal dissident fête Noël aussi

LPV Léman Canal dissident fête Noël aussi - Janvier 2020


CR: Au Barto avec quelques copains et des collègues de copains. Pas le temps de regretter d’éventuelles bonnes résolutions, on ré-attaque une nouvelle année mais c’est toujours Noël !

Pour patienter en attendant les premiers arrivants suivants, JP nous annonce un “Corton Charlemagne Chilien “ ou à peu près, la veille il promettait un concurrent argentin au Montrachet :miam:

Mendoza, Argentina Adrianna Vineyard Chardonnay White Bones 2014 Bodega Catena Zapata
Au nez on a un très léger grillé, du fruit (orange), de l’eucalyptus du menthol. La bouche est concentrée, fraîche malgré une matière très conséquente, c’est très bon même si un peu boom boom; et l’aromatique "sirop pour la toux" est un peu déstabilisante


Sur l’entrée,

IGP Pays d'Hérault Grange des Pères blanc 2009
Nez sur le miel, les fruits mûrs, un peu fruits exotiques (pas fruit de la passion). Servi un peu froid, la bouche est fraîche donc mais d'une fraîcheur acide aussi, boisé perceptible et amertume marquée, pas de chaleur alcoolique , il paraît trop jeune. Il s'est bien arrangé sur le fromage, peut-être a-t-il manqué d'aération

Côteaux du Languedoc Oro 2003 dom. Peyre Rose
Nez d'abord mutique, s'ouvre avec un peu de fruits frais. Moins tendu, plus de matière, l'équilibre semble meilleur même si sur un mode très riche. En fait pas tant que ça l'équilibre, la finale anisée marque la fin de bouche, c'est quand même salivant et une très fine amertume complexifie et rétablit l'équilibre; il manque juste un peu d'expressivité ( façon vermentino) . Si on en restait là, ça casserait pas des briques mais avec 2 heures d'aération, le fond de bouteille est impérial sur le fromage zX


Un premier plat (Joue de porc mais pas en civet/ragoût, les joues longuement confites sont servies sur un lit de salade; le plat est bon mais ça change l'accord imaginé)

Pic-Saint-Loup Guilhem Gaucelm 2011 Ermitage du Pic-Saint-Loup
Le nez évoque un rouge assez dense, avec du fruit rouge et de la fraîcheur acide. L'attaque en bouche est charnue, intense, presque violente; sur le coup je ne reconnais pas ce vin que j'ai déjà gouté une paire de fois, au grand dam de Chris qui pensait avoir apporté un vin sur la finesse. Il y a du fruit, une amertume marquée mais heureusement passagère; les tannins sont bien enrobés

Côtes du Rhône Pialade 2007
Nez plus frais, peu aromatique, on trouve péniblement de la fraise . La bouche est fraîche sur une aromatique froide "cabernisante", surtout pas une texture "Reynaud", c'est plus dense et ramassé, ça manque d'éclat aromatique



On enchaîne sur une côte de boeuf sauce poivre pour boucher la dent creuse

Barolo Monvigliero 2014 Comm. G.B. Burlotto
Encore un nez mutique, à force de secouer le verre on a un peu de réglisse, de fruits frais, grenade et fraise. La bouche est très fluide; un peu maigre au début, elle se ré-étoffe mais reste un peu faible surtout en face des vins servis autour; du coup les tannins dépassent un peu alors que d'habitude Monvigliero goûte plutôt souple.
la bouteille goûtée début Décembre avec les Juratouriens était beaucoup plus avenante

Toscane, Caiarossa 2016
WA: This wine is a blend of seven grapes--42% Cabernet Franc, 25% Merlot, 15.5% Syrah, 6% Cabernet Sauvignon, 6% Petit Verdot, 4.5% Sangiovese and 1% Alicante.

Nez de rouge "classique", des fruits rouges, des notes d'élevage pas trop perceptibles. Bouche charnue et fluide, du volume mais pas massif, juste la bonne fraîcheur, joli fruit frais, très bel équilibre, les tanins sont encore astringents; on se doute que c'est un toscan mais je lui aurais donné une dizaine d'années.... 2016! C'est quand même trop jeune mais ça passe excellement bien sur le plat, j'aimerais le regoûter dans 10 ans.

Encore une série de vins sur le même plat

Chateauneuf du Pape, Chateau Rayas 2005
Le nez claque du Reynaud tout de suite! Incroyablement sympathique, Rayas ou autre... La bouche confirme, sublime texture veloutée, si c'est du Rayas c'est le plus équilibré jamais goûté : Sur les quelques bouteilles goûtées, j'ai souvent noté un surcroît de puissance par rapport aux autres vins du domaine; probablement parce qu'il faut les attendre plutôt 20 ans que 10.... Celui là a déjà un équilibre parfait entre la fraîcheur et le caractère sudiste. Wahoo , merci Jérôme !

Chateauneuf du Pape Réserve des Célestins 2005 dom. H.Bonnaud
Nez mûr, plus classique avec l'idée de boire un chateauneuf; la bouche est puissante, gros impact, l'aromatique est moins exubérante, plus fruit/bois que infusion de fruits; il y a un début d'évolution mais ça n'est pas encore complètement fondu, la finale est un peu marquée par les tanins.
Il y a eu match sur la première gorgée puis le duel annoncé a tourné court; ce vin pourtant très bon est dépassé par l'immédiateté de Rayas, il aura sa chance mais dans encore 10 ans.


On reprend les blancs sur le fromage, le Grange des Pères s'est bien réveillé et le Oro est grandiose !

Il faisait encore soif au dessert mais rien n'était prévu et personne n'avait amené d'extra.... c'était notre instant "dry january" :DD

Chris d'U
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17 Fév 2020 20:57 #12

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Réponse de leteckel sur le sujet LPV Léman Canal dissident fête Noël aussi

Je vois qu'en ce début d'exercice, ça réactive les filiales helvètes :) : très joli casting !


Barolo Monvigliero 2014 Comm. G.B. Burlotto
Encore un nez mutique, à force de secouer le verre on a un peu de réglisse, de fruits frais, grenade et fraise. La bouche est très fluide; un peu maigre au début, elle se ré-étoffe mais reste un peu faible surtout en face des vins servis autour; du coup les tannins dépassent un peu alors que d'habitude Monvigliero goûte plutôt souple.
la bouteille goûtée début Décembre avec les Juratouriens était beaucoup plus avenante


Il faut dire que les convives étaient aussi très avenant zX . Plus sérieusement, j'avais carafé au moins 2 / 3 bonnes heures et je me rappelle qu'à l'ouverture, c'était pas top. Peut-être à aérer longuement pour en profitez au mieux dès maintenant...ou attendre quelques années.

ArnoulD avec un D comme Dusse
17 Fév 2020 21:57 #13

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet LPV Léman Canal dissident fête Noël aussi

j'avais carafé au moins 2 / 3 bonnes heures

moi seulement ouvert tout l'après-midi... j'aurais peut-être dû épauler un peu plus... ::glou::

Chris d'U
17 Fév 2020 22:08 #14

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet Avril 2021 : LPV Léman Canal dissident boit du Reynaud

Avril 2021 : LPV Léman Canal dissident boit du Reynaud

Aujourd’hui c’est Seb qui régale avec une série annoncée de 6 rouges de Reynaud.
Dégustation à l’aveugle, par séries de 2 sur un repas charcuteries puis épaules d’agneau aux herbes du jardin longuement mijotées au four ; tombée des chaussettes avec le fromage

Pour commencer on se cale les papilles avec un 
Riesling Van Volxem Gottesfuss alte reben 2017
Joli fruit, citron mûr, "relativement alcoolisé", fait plus alsace qu’Allemagne


On attaque les choses sérieuses avec la première série : 

Pialade 2014
Couleur fraise grenadine, sirop de fraise ; Le même fruit au nez avec de la ronce, du lierre. On retrouve tout ça en bouche, très lierre, d’abord assez léger puis marqué par l’alcool, pas très long. Je tente Parisy pour une cuvée que je ne connais pas ou bien une vieille Pialade (le style rappelle Rayas 2002 qui était évidemment éminemment plus complexe)B 

Pignan 2006
Le nez est plus riche, fruits rouges et noirs, en bouche pareil, c’est plus puissant, un style rayas mais ça reste assez léger, peut-être Pignan ? Avec de l’aération, il s’ouvre, sur une aromatique fruits frais et lierreEXC 


2ème série :

Rayas 2008
Nez complexe sur la fraise, le lierre, l’humus, la fumée. Bouche dense, c'est à la fois puissant et délié, corps "cylindrique" de très grande persistance, retour aromatique sur le lierre; là encore un style qui pourrait être le Rayas avec la puissance EXC+ 

Domaine des Tours 2011
Au nez un fruité plus léger, petit menthol ; la bouche part sur cette tendance, avec un fruit plus frais, fraise des bois, très légère sucrosité ; un style qui me rappellerait une pialade ou un château des tours 2013 ; je n’ai pas reconnu ce 2011 que j’ai pas mal bu et beaucoup aimé et que je qualifie de petit Rayas

3ème série: 

Vacqueyras château des Tours 2008
Robe tuilée, nez plus chaleureux. Bouche puissante, réglissée, chaleureuse, assez court ; j’imagine rayas 2006 gouté très bon mais assez austère et pas magique, à y revenir il s’affine et se refruite à l’aération, de mieux en mieux jusqu’à être parmi les préférés 

Fonsalette 2005
Le nez est plus léger on retrouve du fruit plus frais. La bouche est élégante, avec de la finesse, superbe. Très beau fruit qui évoquerait le merlot  (donc un domaine des tours ?) , un peu d’alcool finit pas pointer en finale 


La cheftaine ( merci Chloé pour l'ordonnancement ) nous presse de rendre les copies.... Il nous était demandé de classer les vins par ordre de préférence et d’essayer de les reconnaître.
A l'arrache, mon classement après tergiversation et moult regoûtages,
1.  vin n°5 (après aération) Vacqueyras 2008
2. Rayas 2008 (vin n°3) et Pignan 2006 (vin n°2)
4. de peu derrière ,  Domaine des Tours 2011 (vin n°4) et Fonsalette 2005 (vin n°6)
6 Pialade 2014 (vin n°1) , vraiment à part et en dessous des autres


A part le domaine des Tours que j’ai bu un peu plus souvent, cette journée a dû augmenter mon expérience Reynaud d’un bon 30 voire 50%, c’est dire que mes commentaires et surtout mon pronostic sont à prendre avec des pincettes   

Sur le fromage, un château chalon 2006  P. Butin attaque sur un nez assez violent mais présente une très belle bouche sur la finesse et une petite rondeur 

Un grand merci Seb pour cette journée et cette dégustation 

Chris d'U
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20 Jui 2021 19:28 #15

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Réponse de chrisdu74 sur le sujet Go fast à Chateauneuf

Gofast à Chateauneuf

Corollaire de notre séance Reynaud d’Avril relatée ci-dessus, la fine équipe décide d’une virée à Chateauneuf du Pape avec une visite à Rayas comme cible prioritaire…
Initialement prévue en mode go-fast, on décidera finalement d’une escale à Charavines (au fameux hôtel les Bains) , idéalement placé sur la route pour nous permettre de prolonger l’après-midi de quelques visites.

Lever 5h30, rendez-vous au parking relais près d’Annecy à 7h00 après avoir ramassé Seb. Le temps de constater le retard de la branche septentrionale que le taxi genevois arrive à 7h02 sous les lazzis… 

Jéjé notre taxi driver nous emmène néanmoins quasi d’une traite en terre promise
   


Deux autres petits groupes sont présents pour la visite, Mr Reynaud nous fait faire un tour du vignoble, ballade très intéressante pour constater la nature sableuse des sols et l’omniprésence de la forêt 
 
 
Vignes du coeur de Rayas, sables très fins
 
Vignes du couchant, toujours sableux mais un peu moins


De retour, on passe à la dégustation des 2020 sur fûts ;nous sommes autorisés à cracher, j’en profite pour prendre des notes (c’est surtout qu’il y a suffisamment de monde à servir pour laisser le temps)

Cinsault de Fonsalette : Un bonbon fruité, très plaisant
Grenache de Fonsalette : Plus dense au nez et en bouche, il y a toujours du fruit (fraise, grenadine), légère amertume, ça reste délicat et buvable 

Grenache de Pignan : Plus épicé au nez, en bouche, petite mâche tannique et un fruit plus vif 

Grenache du cœur de Rayas (sables assez fins) :  Nez de grande classe, floral, fruité, fin. En bouche ça commence par une petite sucrosité, c’est soyeux, sur le fruit frais et en finale vient la puissance Rayas que j’ai rencontré les fois où je l’ai gouté en bouteille
Grenache du couchant de Rayas  (sables plus denses) : Le nez est plus discret, en bouche attaque soyeuse puis acidulée, ça paraît plus austère, moins aromatique mais la longueur est immense
Grenache du Levant de Rayas : Peu de nez, en bouche une sucrosité, fruité (fraise), la finale est puissante avec de l’amertume et des notes réglissées ; c’est la colonne vertébrale de rayas nous dit-on 

Syrah de Fonsalette : On change de registre, robe violet foncé, nez floral, vanillé (pas de fût neuf à priori); la bouche est riche comme une syrah sudiste, avec une acidité sous-jacente, une structure «tronconique», du volume qui disparaît doucement jusqu’à la fin de bouche ; des fruits noirs (mûre) jusqu’en finale, des tannins très très fins ou bien enrobés 


Quelques explications notées pendant la dégustation:
Les vendanges sont réalisées par une équipe de 12 personnes, E.Reynaud en assure un tri systématique lui-même.
Quelques pluies avant les vendanges sont en général bienvenues. E.Reynaud a constaté que les raisins bénéficient de peaux épaisses qui les protègent des maladies de fin de saison; du coup (depuis 4-5 ans) il attend les pluies avant de vendanger. Ainsi en 2017 les vendanges ont été réalisées mi-novembre (contre début septembre habituellement). 


 

Les clients habituels sont repartis avec leur allocation, les touristes ont eu leur petit carton, c’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le Sud pour la suite du périple après avoir remercié Mr Reynaud pour son accueil, la visite et la dégustation.
   



Pique-nique au bord d’un bras mort du Rhône à proximité du domaine des Cailloux, 

 
petit pâté-croûte maison (2,5 kgs de barbaque) qui nous fera aussi l’apéritif du soir et poulsard 2019 de Labet 


On attaque ensuite une rude après-midi :  


 
Sur la route à proximité, les fameux galets roulés 

Domaine du Bienheureux 

Nous sommes reçus par les parents d’Eugénie Avias qu’on espérait rencontrer mais qui a été retardée par un contre-temps.
Domaine familial existant depuis 116 ans; avec Eugénie, c’est la 4ème génération de filles qui se succèdent à la tête (à noter que j’ai cru lire dans la littérature vinique que c’est elle qui a créé le domaine, étonnant vu l’historique)
7 ha uniquement travaillé par Eugénie et ses parents, tous les travaux sont effectués à la main ou au tracteur (désherbage, chaussage/déchaussage des pieds), pas de désherbants, pâturage de moutons en hiver et au printemps 
3 ha en  Chateauneuf du Pape (vigne de 60 – 70 ans avec remplacement des manquants)
2 ha en Côtes du Rhône et 2 ha en Vin de France, le tout vinifié en Vin de France
Les vignes du domaine ont gelé à 80% en 2021 


Place à la dégustation : 
Vin de France Le Rosé de Bienheureux (n°20 pour 2020) 60% grenache, 40 % carignan
Très beau fruit, tout petits tannins en finale et un poil chaud/anisé

Vin de France Le rouge de Bienheureux n°20
Très beau fruit, corps assez fin, fruité avec aussi de tout petits tannins en finale qui serrent un peu, je suis partagé entre l’envie de le boire sur son fruit ou de l’attendre un peu pour attendrir la finale

Chateauneuf du Pape 2019 85% grenache, 15% cinsault
Très beau nez, fruité, floral. On retrouve en bouche le fruit du vin précédent, par contre c’est intense, presque violent, avec de la mâche et une astringence assez marquée; mais la finale revient sur le fruit et libère une sensation de finesse


Pour la visite suivante, comme on avait dû laisser Charly à la maison, c’est JP qui se dévoue pour garder faire la sieste dans la voiture qu’on a garée à l’ombre
Quelle erreur, très belle dégustation sans faiblesse des côtes du Rhône aux Chateauneuf !

Visite au Domaine A.Brunel Les Cailloux

Nous sommes reçus par Fabrice Brunel qui nous dresse le portrait du domaine :
20 ha de Chateauneuf dispersés sur l’appellation et 40 ha de côtes du Rhône.
Encépagement : Grenache, syrah, mourvèdre pour les rouges, grenache, clairette, roussanne pour les blancs
Récolte assez tôt, extraction pas trop poussée, vinification et élevage en cuves béton sauf la syrah (élevée en fûts de 1 à 2 vins)

Les Rouges

Côtes du Rhône Sommelongue 2020
Vigne sur Rasteau / Plan de Dieu, Vigne de 60 ans en gobelets, irriguée (15 juillet 15 aout), 90% grenache, + syrah ?, vendanges manuelles
Parfum incroyable, notes de rose, bouche ronde, soyeuse, trame acide, petits tannins, très légère astringence, note crayeuse, persistance fraiche et fruitée
EXC

Chateauneuf du Pape Cailloux 2018 (pas de centenaire en 2018 dont les raisins sont dans cette cuvée)
Seulement 50% de grenache sur ce millésime impacté par le mildiou, il n’est pas attendu de très longue garde

Alors si le nez du Sommelongue était impressionnant, là c’est juste extraordinaire, des fruits, des fleurs, de tout 
La bouche est accueillante, souple suave, légèrement solaire mais une fraicheur mentholée tout aussi dingue EXC++

Les blancs

Côtes du Rhône blanc Bécassonne 2020 vignes sur Bédarrides Grenache, Roussanne, Clairette 1/3 de chaque
Joli nez fruité, notes de pêche , sans être tendue ni spécialement acide, la bouche est fraiche, sur les fruit et floral, la finale longue serait un peu chaleureuse , anisée et réglissée mais ça se boit tout seul

Chateauneuf du Pape blanc 2020 Les Cailloux  80% Rousanne vinifié et élevé en cuve
Le nez est moins ouvert, moins spectaculaire mais il y a du fruit, des notes d’abricot sec
La bouche est plus riche, plus grasse, avec un très beau fruit (abricot). Il y a de l’allonge, une longueur +++ sur une amertume salivante, (iodé dit le voisin) , pas tendu non plus mais très frais, finale sur les agrumes (orange) que je qualifierais de chablisienne (parole de pdf septentrionophile)


JP se réveille la gueule enfarinée juste pour gratter quelques centenaires 2016 et on enchaîne …

On charge une demi-palette pour les copains, la voiture commence à tirer du cul, et on remonte sur Chateauneuf pour un dernier arrêt

Domaine Jérôme Gradassi

Très bon accueil là aussi de Jérôme Gradassi ; domaine de 5ha qu’il travaille seul

Chateauneuf du pape blanc 2020 clairette 95%, grenache 5%
6 parcelles route d’orange, sur une veine d’argile qui apporte de la fraicheur

Nez floral, en bouche aussi, belle fraicheur même si c’est riche, note réglissée puis fraicheur en finale

Chateauneuf du pape rouge 2018
Robe violacée très dense. Nez sur le fruit, le cassis, les épices douces, la vanille. Bouche charnue, attaque en souplesse sur une certaine rondeur puis bloquée par l’astringence. Derrière on retrouve le fruit et la trame fine du grenache

Chateauneuf du pape Rouge 2019
Nez soyeux, bouche en souplesse sur un fruit charnu très jeune ; belle buvabilité, pas de tannins notables, ou alors très bien enrobés, à peine d’astringence. Un peu moins précis que les précédents Chateauneuf goutés mais probablement un beau potentiel d’évolution

On repart sur le Nord, on se relaie au volant avec JP et Jérôme, Seb compte les points…

Charavines ! On s’installe, une douche et un petit apéro impromptu,

 
JP nous sort un blanc de la Rioja d’une fraîcheur incroyable ; on termine le pâté croûte et on file

Soirée à l’Hôtel Les Bains à Charavines

Accueil sympathique et décontracté, sommelière charmante, très belle carte des vins comme déjà signalé, un petit bémol, plusieurs vins ou millésimes non disponibles.

La cuisine n’est effectivement pas de niveau gastronomique comme suggéré par certains mais c’est bon, c’est goûtu, c'est pas cher et ça accompagne très bien les vins

Sur la terrasse extérieure couverte, il fait vraiment frais ce soir, les vins ont du mal à garder la température et ça gâche un tout petit peu le plaisir et peut-être le ressenti

Dans les verres,
 
Beaune 1er cru Les Sizies 2009 dom. De Montille
Très bon, équilibre entre un soupçon de puissance du millésime et une tràme plutôt fine

 
Syrah leone 2010 ,
Ils n’ont pas le millésime demandé initialement, on essaye le 2010 , de ma maigre expérience sur ce domaine c’est trop jeune, le premier nez , superbe de complexité et de fraîcheur me fait douter un instant mais pas la bouche, c’est vraiment trop puissant

 
Après une nuit à surveiller la voiture (vous remarquerez le chassis surbaissé, ce n'est pas de série),
Seb tombé du lit prend le volant pour le dernier run … ah non c’est vrai il ne conduit pas …

Une chouette virée, les absents ont eu tort, vivement l’année prochaine !

Chris d'U
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19 Juil 2021 21:15 #16

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Réponse de Jean-Bernard sur le sujet LPV LEMAN : Canal dissident

Ça c'est de la virée ! J'adore! Merci de le raconter! 

JB
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19 Juil 2021 23:38 #17

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