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Soirée découvertes : « Goûte ça ! »

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Raisin breton a créé le sujet : Soirée découvertes : « Goûte ça ! »

Soirée découvertes : « Goûte ça ! »

L’idée était de faire découvrir aux copains un producteur peu connu dans une appellation connue, ou une appellation peu connue mais qui mériterait de l’être, le tout plutôt en France. Comme toujours, les vins ont été bus à l’aveugle, sauf ceux des after.

Mises en bouche

CR: Champagne Bérêche & Fils, Brut Réserve
Nez pas très intense mais joli sur la noisette, la pomme et la tarte citron/vanille. La bouche offre un toucher soyeux, offre un certain confort avec une acidité pas trop marquée, se finit sur de jolis amers et une belle persistance de fruit et de noisette. Joli vin !

CR: Marionnet, La Pucelle de Romorantin 2015, VdF
Nez moyennement intense, côté citron/gingembre (genre ch’nin de Saumur). Bouche au toucher velouté, sur le miel et la liqueur d’herbes, grosse acidité qui confère à la sévérité, finale longue, saline et citrique. Dans l’absolu, c’est bon et ça doit trouver sa place à table, mais le consensus est que ça manque cruellement de gourmandise.


Les blancs

CR: Domaine du Haut-Bourg, Origine, Muscadet 2006
Nez pas très bavard, sur le beurre frais, les agrumes et la craie. La bouche est fraîche, avec un certain moelleux de texture. Longueur moyenne. Le tout est bon, pas à se jeter par terre mais l’équilibre est là et le rqp très intéressant pour voir ce que donne un Muscadet d’une dizaine d’année. Je serais curieux de voir ce que ça donne sur un millésime très mûr.

CR: Château Simone, Palette 2010
Nez d’intensité moyenne (+), qui me fait penser à un Chablis légèrement exotique. En bouche, coquillage et beaucoup de beurre. Avec l’aération, le fruit exotique ressort. Le toucher est légèrement visqueux, l’équilibre plutôt sudiste sans être pataud. Bonne longueur. Au final, j’imaginais quelque chose comme du maccabeu.

CR: Château Pibarnon, Bandol blanc 2014
Nez de fruits secs, de caramel, intensité moyenne (+), c’est spécial mais plutôt joli. Bouche qui manque un peu d’acidité pour moi, mais l’aromatique caramélisée et de jolis amers sont agréables. Longueur moyenne. C’est bon mais ça manque de tension à mon goût.

Les rouges

CR: Bernard Faurie, Hermitage 2011, Greffieux/Bessards
Nez intense et superbe de fruit (cassis/mûre surtout), vanille, viande fumée et herbes aromatiques. La bouche est fraîche, tendue et concentrée, avec un toucher satiné et de la densité. Longue finale. Superbe, le vin de la soirée.

CR: Le P’tit Domaine, Saumur-Champigny 2010
Je suis fan de ce producteur. Le vin a livré la marchandise, celle d’un cabernet franc qui ne sacrifie rien entre fraîcheur et maturité. C’est très bon mais l’effet de séquence le réduit à un vin simplement agréable.

CR: Domaine Brana, Irouleguy 2011
Le niveau de mes notes baisse sérieusement, surtout que ce dernier vin est très tannique, avec une bouche serrée et sèche. Pas facile d’en tirer quelque chose alors que les deux autres descendent si vite et bien. Peut-être une bouteille pas nette ?

After 1

Notre hôte ayant des crampes d’estomac et étant déjà couché, nous jouons aux jeunes et continuons dans le parc voisin…

CR: Château Fonplégade, St-Émilion 2009
Aucune note bien sûr, mais le souvenir d’un jus encore jeune mais déjà très accessible. C’est riche mais pas étouffant comme peuvent l’être certains 2009.

CR: Château Guiraud, Sauternes 2005
Aka « Le Guiraud à bulles ». Sans tire-bouchon sous la main, nous avons tenté de cogner un peu la demi-bouteille pour l’en extraire, sans succès. Forcément, un peu de mousse s’est formée… Le bouchon a finalement fini sa course dans le liquide. Ce n’est que justice, après tant d’années passées à lui tourner le dos, de pouvoir y mettre le nez !
Plusieurs d’entre-nous ne sont pas vraiment portés sur les Sauternes, à qui nous reprochons globalement une certaine lourdeur, sauf pour les vins qu’il est difficile de se payer. Mais celui-ci nous a tous satisfaits, avec son fruité confit sans être pâteux, sa belle longueur et une fraîcheur certaine.

After 2

La fraîcheur d’une nuit de mai à Montréal – et la fin des liquides – nous force à nous réfugier chez le membre vivant le plus près. D’humeur joyeuse, il a besoin de sa dose de pinot noir et nous sert :

CR: Domaine Dupont-Tisserandot, Gevrey-Chambertin 2012
Très beau nez encore jeune et fruité, intense avec des arômes nets et francs. La bouche est pleine de promesses, déjà agréable avec un fruit intense et un corps élancé mais peut-être encore un peu ferme. À terme, cela devrait être une main de fer dans un gant de velours.

CR: Domaine Sérafin, Gevrey-Chambertin 2010
Seulement deux ans d’écart avec le vin précédent, mais une grande différence au nez. L’élevage pourrait certes se fondre encore un peu, mais pour le reste… Le nez, plus évolué, pinote à fond les ballons, sur la cerise noire, le sous-bois, les fleurs séchées et une fine note de cuir. La bouche n’est pas en reste, illustrant l’expression précédente avec ce qu’il faut de fermeté pour donner vie à un toucher d’une rondeur certaine.

Pas le temps de finir mes verres malheureusement, mon épouse m’appelle et me passe un savon : tous les enfants sont réveillés, pour cause de décalage horaire. La suite de la nuit sera moins drôle pour moi !

JB
"Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ? - Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons !" Raymond Devos
#1
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