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Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonsoir,
Tout s'est déroulé comme prévu! Une très belle journée sèche mais couverte pour éviter un excès de chaleur. Bonnes conditions de récolte.
Gewurztraminer lieu-dit Lanzenberg le matin. Ce terroir granitique situé au dessus d'un des coteaux du grand cru Frankstein est sur un sol extrêmement pauvre, sablonneux et peu profond, la roche mère affleure par endroits. Il nous livre come chaque année un Gewurztraminer d'une finesse arômatique incroyable, très mûr et avec une belle fraîcheur. Grand vin de terroir en vue! Seul bémol comme toujours un temps de vendange assez long, car bien que la parcelle ait été très épargnée par les drosophiles il y avait des baies de ci-de là à trier. Rendement d'une quinzaine d'hectolitres par hectare, classique pour ce terroir.

On a fini la journée avec les derniers raisins de Riesling classique, dans une parcelle sur terrain plus lourd. Il n'aura pas la profondeur des vins de coteaux mais a une maturité et un état sanitaire parfaits, ainsi qu'une belle concentration. Grande réussite là aussi.

Nous laissons les Riesling Grand Cru Frankstein profiter de quelques jours de beau temps supplémentaires et nous les récolterons Vendredi pour cloturer cette vendange!

A bientôt
Florian
#91

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonsoir,
Vendanges terminées!!
Nous avons cueilli ce matin comme prévu nos raisins de Riesling Grand Cru Frankstein dans des conditions parfaites.
Maturité lente, parfaitement aboutie. Acidité préservée grâce à la fraîcheur estivale, puis maturation en période de temps sec. Beaucoup de délicatesse et de complexité dans les raisins. Que demander de plus? Grand vin de granit en perspective.

A bientôt

Merci d'avoir suivi ces vendanges, j'espère que cela vous a intéressé!

Je vous tiens régulièrement au courant de l'évolution en cave, bien sûr!

Florian
#92

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enzo daviolo a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

merci Florian pour ce partage, toujours très intéressant à lire même si c'est difficile pour toi d'être objectif.
#93

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Vinophile a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Ca tombe bien, on est sur un fil subjectif!

Content de voir que tes vendanges se sont bien déroulées.

François
#94

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Merci messieurs.
L'objectivité en matière de vin et dans d'autres domaines aussi, on peut en débattre longtemps mais je pense qu'il faut arrêter de s'immaginer que l'on peut l'être, c'est évident que je ne le suis pas, comme n'importe qui d'autre.
Par contre ce qui m'importe ici c'est la sincérité, je retransmets mes impressions de la manière la plus fidèle possible.
Florian
#95

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Selassie a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Florian Beck-Hartweg écrivait:
>
> Merci d'avoir suivi ces vendanges, j'espère que
> cela vous a intéressé!

Merci Florian pour ce fil, moi cela m'a beaucoup intéressé de "vivre" ces vendanges en temps réel.

Martin
#96

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Shardy a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Merci également, instructif et intéressant (tu)

Reste à programmer une visite et une dégustation (:P)
#97

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phil59 a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

oui Florian ,
ton récit était passionnant.
j'attends la suite en cave !!!

merci

philippe

phil
#98

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fx a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Un fil passionnant à lire comme d'habitude!!

Pas de VT ou SGN cette année?? Le bon temps a l'air de se maintenir en Alsace

Amicalement
Fr.-Xavier
#99

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Merci messieurs.
François-Xavier, effectivement pas de VT et SGN pour moi. Si le beau temps s'est maintenu assez longtemps, le risque drosophile était trop important en Gewurz. Le riesling aurait été parfait mais ce n'est pas ce que je recherche pour ce cépage. Mais gardez les yeux ouverts ailleurs dans la région, il y aura sans doute quelques grands vins.
Depuis le milieu de semaine dernière par contre le temps a tourné: des pluies chaudes sont arrivées du sud, quelques orages etc. Pas des grosses masses de pluie comme dans le sud mais l'humidité ambiante et la chaleur vont sans doute faire exploser un botrytis tout sauf noble... a moins que certaines zones se comportent autrement que mon secteur bien sûr.
Florian
#100

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : fermentations

Bonjour,
Un point sur l'évolution des mouts en cave et le potentiel qualitatif.

Les fermentations sont plus rapides qu'à l'habitude. Pas très rapides et tumultueuses, mais disons moins lentes que ce que j'ai en général. Les vins qui gardent du sucre résiduel sont déjà soutirés et stabilisés, ce qui est un record de précocité pour moi avec en plus des dates de vendanges précoces! Les vins qui seront secs sont en bonne voie aussi, les Riesling un peu plus lents et c'est tant mieux, mais ma cuvée nature et le Sylvaner ont déjà presque fini. Il ne leur reste plus que quelques grammes de sucre. Quelles sont les conséquences? Pas de problème de grossièreté liée a une fermentation très rapide, elles ont été bien calmes tout de même. Mais j'aime bien quand les fermentations trainent un peu car cela permet de garder les lies fines en suspension et de garder l'atmosphère du foudre saturé en CO2. La qualité d'élevage est meilleure je pense qu'avec un vin qui se clarifie ou l'on doit effectuer des remontages regulierement. On va donc voir coment cela évolue, j'espere qu'ils mettront encore un moment a faire leurs derniers grammes de sucre pour permettre de maintenir le mout en activité aussi longtemps que possible. A suivre.

Au niveau gustatif je suis vraiment satisfait. Sylvaner et Nature se goûtent très bien, déjà très épurés. Les Riesling seront grands cela se confirme. De très belles acidités présentes et mûres, des salinités qui commencent à se révéler sous leur plus beau jour et des puretés sublimes. Sur le Frankstein, le Pinot Gris pour lequel je me posais des questions au niveau de la maturité se montre finalement très réussi, l'acidité est bien aboutie et la pureté arômatique superbe. Je crois que j'ai été influencé par l'attaque de drosophile qui me faisait voir les choses en noir alors que les baies saines étaient très belles. Le Gewurztraminer Frankstein est superbe d'équilibre et de pureté, et dejà expressif arômatiquement. Il va sans doute se refermer en fin d'elevage. En Pinot Noir, la cuvée coteaux se montre très croquante et bien fruitée. Un peu dure à goûter avant malo mais je pense que ce sera bien. Le Pinot Noir "F" est fidèle à lui-même: grande profondeur, salinité superbe, belle longueur. Finissons par ma déception de l'année (la seule pour le moment, mais parlons-en aussi!): le rosé. Provenant de parcelles qui n'ont pas réussi à mûrir avant l'attaque des drosophiles (trop vigoureuses), ce manque de maturité se ressent par une acidité verte et des tanins un peu amers. L'elevage sans soufre devrait aider à l'assouplir, mais ce ne sera assurément pas un grand vin....
Cette déception ne gâche pas ma satisfaction globale, je pense que nous sommes en présence d'un millésime qui donnera des grands vins là ou l'état sanitaire a tenu jusqu'à la parfaite maturité des raisins. Les millésimes à été frais et bel été indien comme 2008 ou 2010 me conviennent très bien, même si ici les drosophiles ont joué les troubles fête pour certaines parcelles et donneront plus d'irrégularités au millésime....

Florian
#101

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icna a répondu au sujet : Re: fermentations

Quand tu parles de vins qui vont garder des sr, est-ce une volonté de a part (raisin récolté très mûrs ou arret de fermentation anticipé)?

Quentin
#102

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the_ej a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Florian,

Je m'ajoute à la liste de celles et ceux qui te remercient chaleureusement pour ta contribution sur ce forum. Lorsque l'on n'a que peu de connaissance sur la culture de la vigne et la vinification, et pas la chance d'habiter au milieu d'un vignoble, ce descriptif de la vie d'un domaine au fil de l'année avec ses difficultés, ses questionnements, ses choix est tout à fait passionnant.
Y a-t-il un point de distribution ou un salon proche de Toulouse où il est possible des découvrir tes vins ?

Jérôme
#103

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour Quentin,
Question pertinente, je vais préciser ce point:
En fait, j'ai disons shématiquement 3 méthodes d'élevage différentes.
-Une pour les rouges (macération, pressurage, puis élevage avec malo en foudre, aucune autre action avant l'embouteillage (ni sulfitage, ni filtration).
-Une pour les blancs qui seront secs, ou je laisse libre cours à la fermentation jusqu'à l'épuisement total des sucres, ce qui peut prendre entre 2 mois et un an en général. Puis, je poursuis avec un élevage sur lies totale ou plus rarement je soutire pour garder uniquement les lies fines. Puis à la fin de l'élevage, certains sont très légèrement sulfités et filtrés avant embouteillage, d'autres embouteillés nature.
-Une pour les blancs qui seront doux. Je laisse avancer la fermentation jusqu'à ce qu'ils soient à l'équilibre, que je définis gustativement mais aussi en observant le comportement du vin en fermentation. Assez souvent, il ralentit quand il arrive à un équilibre qui me convient. A ce moment, je procède à un soutirage pour enlever les lies les plus actives, et éventuellement à un refroidissement pour assurer un arrêt de fermentation et un début de clarification. A ce moment là, je réalise un sulfitage pour m'assurer que la fermentation ne reprenne pas ensuite. Il est important d'arrêter et clarifier les vins avant sulfitage pour éviter de devoir mettre une trop grosse dose... L'élevage sur ces vins se fait donc avec sulfitage et sur lies fines uniquement. Ils sont filtrés à l'embouteillage pour éviter la présence de levures qui peuvent conduire à une refermentation en bouteilles.

Comment déterminer si les vins seront doux ou non? D'une part par la matière de départ, si la richesse en sucre de départ est importante et qu'on en veut pas 15° d'alcool, il faut forcément laisser du sucre. Il peut également s'agir d'un choix par rapport au type de vin que l'on souhaite. Chez moi ce sont généralement les Pinot Gris et Gewurz qui sont légèrement doux, le reste est sec. Je pense tenter un Pinot Gris sec un jour si l'équilibre des raisins me convient. Ceux que je produis actuellement ont déjà peu de sucres.

Jerôme, content que ce récit vous plaise. Je n'ai pas de distributeurs dans votre coin mais vous pouvez me contacter, j'envoie à domicile.

Cordialement,

Florian
#104

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour,
Période un peu plus calme depuis mon dernier message. Ces vendanges précoces nous offrent un peu plus de temps entre la fin de la récolte et la période des ventes de fin d'année.
Le travail en cave n'est plus que de la surveillance, les vins qui mangent tranquillement leurs derniers grammes de sucre ne demandent pas d'intervention autre. Leur évolution est belle et confirme le superbe potentiel en Riesling.
Nous avons fait quelques salons et livraisons et allons continuer dans les prochaines semaines, notamment avec le salon des Vignerons Indépendants de Paris auquel nous nous rendrons le Week-end prochain. Le visiteur ne le voit pas toujours, mais ces salons demandent un grand travail de préparation: rédaction, préparation et envoi du courrier d'invitation à nos clients, étiquetage et encartonnage des vins, préparation du matériel, sans compter le temps de route: un tel salon occupe donc une longue période.
Ce lundi avait lieu la présentation des Grands Crus d'Alsace à Strasbourg: une cinquantaine de vignerons tenaient un stand et faisaient goûter leur(s) Grands Crus, une belle occasion de comparer les styles des différents terroirs et des différents vignerons. J'ai pu goûter chez différents collègues et cela confirme l'excellence des 2012 qui me plaisent à quelques exceptions près. Des superbes équilibres. En 2013, plus d'hétérogénéité: les meilleurs ont l'acidité des 2010 et le fruit des 2012: parfait! Certains en revanche manquent de maturité, en terroirs tardifs ou chez les producteurs moins sérieux sur les rendements...ils sont un peu vifs.

En dehors de cela nous avons un peu de temps pour aller dans les vignes: je ne souhaite surtout pas encore commencer à tailler; je préfère attendre au maximum pour que la vigne ait bien fini son cycle.
Nous avons donc commencé par l'arrachage des ceps tués par les maladies du bois: cela gagnera du temps au printemps où nous n'aurons plus qu'à replanter dans les espaces laissés libres, qui auront ainsi reposé pendant quelques mois.
Je profite du passage dans les parcelles pour tailler les haies et arbres fruitiers qui bordent mes parcelles: eh oui ces espaces que nous gardons pour la biodiversité nécessitent aussi du travail d'entretien. Nous mettons les bois de taille dans les parcelles pour récupérer la matière organique: un avantage de plus!
Nous avons déjà taillé une parcelle que nous allons arracher: nous attendons les bonnes conditions de sol pour réaliser cette dernière opération. Puis nous allons laisser le sol se reposer 2 ans en y implantant des couverts végétaux, avant de la replanter.

Vous voyez que les périodes plus calmes sont toujours profitables, elles permettent de choisir au mieux les moments de chaque opération et de prendre soin de chaque détail.

A bientôt
Florian
#105

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour,
Un petit mot avant les fêtes!
L'activité importante de livraisons/dégustations/salons de la période fin Novembre/début Décembre est en train de se calmer. Nous sommes satisfaits globalement du fonctionnement commercial: le niveau de vente est bon, mais aussi et surtout notre clientèle est diverse et agréable: des anciens clients fidèles depuis trois générations et qui ont bien suivi notre évolution, des clients plus récents qui sont très souvent des amateurs de vin avertis qui sont de plus en plus nombreux à me rendre visite, et de plus en plus de cavistes et restaurateurs passionnés, sans compter l'export où là aussi nous avons la chance de travailler avec quelques importateurs passionnés qui non seulement distribuent notre vin mais surtout partagent leur connaissance de nos terroirs et...de nos personnalités finalement! Le plaisir de voir le fruit de notre passion terminer entre de bonnes mains chez des personnes qui l'apprécieront et qui comprendront notre démarche et nos efforts est toujours une belle récompense pour nous vignerons indépendants.
Au fur et à mesure que cette activité haletante diminue, nous retournons au calme de nos vignes. Nous avons taillé nos permiers ceps ces derniers jours, profitant des belles conditions météo. Parlons-en de ces conditions météo: exceptionnellement douces. Je me suis toujours refusé à crier au réchauffement climatique à la moindre période chaude, mais tout de même, après un hiver 2013/2014 sans aucun gel, nous espérons vivement un beau gel cet hiver. Bien sûr, rien n'est perdu, et les mois de Janvier voire Février froids sont plus courants en Alsace que les Décembre froids. Mais je vous avoue que malgré nous, une petite pointe de stress arrive chez tous les paysans... A suivre. En attendant, si je n'aime pas trop le terme de réchauffement climatique, je peux en tous cas affirmer que nous sentons clairement au quotidien un dérèglement climatique, c'est à dire une recrudescence de périodes extrèmes, dans un sens ou dans l'autre. Rien que sur l'année qui vient de passer, on a vu tous les stades: hiver sans gel (une première de mémoire), début d'été extrèmement sec, puis aout extrêmement pluvieux, et là on repart sur Novembre/Décembre très doux. Les années précédentes ont elles aussi vu leur lot d'évènements extrèmes.
Nous vignerons n'avons pas d'autres choix que de nous adapter à ces conditions. Nous ne pouvons hélas pas lutter contre mais pouvons par contre nous adapter pour éviter un impact trop fort. Ma stratégie d'entretien du sol notamment est réfléchie pour éviter de subir de plein fouet ces phénomènes: un taux d'humus très élevé, une bonne couverture de sol en végétaux et un enracinement de la vigne profond permettent notamment d'éviter de subir trop de stress hydrique, ainsi que les périodes trop humides ou les excès de chaleur sur le sol en été. Je pense que c'est une erreur de penser uniquement à lutter contre les sécheresses anoncées par un réchauffement climatique: il y a aussi des périodes très humides qu'il faut pouvoir gérer. Ce qui compléxifie encore la tâche et renvoie finalement aux fondamentaux (humus et enracinement) et rend les solutions "faciles" (du type travail du sol pour éviter la concurrence au moment de la sécheresse) très inefficace, car ceci vulnérabilise ensuite en cas de phénomène inverse (gros orage qui crée de l'érosion ensuite, ou période plus humide sans absorbtion par l'herbe etc). L'école de l'humilité et de l'observation en quelque sorte.

Passez tous de bonnes fêtes!

Florian
#106

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Remise en question...

Bonjour et meilleurs voeux!

Il y a des expériences qui vous marquent. Ceux qui me connaissent savent que je suis sans cesse en train d'expérimenter. En voici une qui risque d'influencer mon travail futur (ou pas??). Chaud devant!
Il s'agit du sulfitage ou non de mon Riesling Grand Cru Frankstein. Jusqu'à présent, je réalisais l'ensemble de l'élevage sans soufre, grâce à plusieurs préalables déjà cités sur ce fil: raisins parfaitement indemnes de pourriture, raisins bien concentrés et mûrs apportant une stucture permettant la tenue du vin, fermentation très longue de presque un an permettant à la fois d'apporter une saturation en CO2 sur toute la période et donc d'exclure toute oxydation, mais aussi de garder en suspension les lies protectrices qui vont enrichir et rendre le vin résistant, surtout si il bénéficie d'une microoxygènation au travers de contenants en bois. D'après mon expérience, si je parviens à réunir tous ces préalables, je parviens à obtenir un vin parfaitement pur et indemne de toute déviation: c'est le cas depuis quelques années maintenant. Sauf que pour moi, le Frankstein s'exprimant sur la pureté et l'élégance, et d'après ce que j'avais goûté en sans soufre, presque sans soufre, et tous les intermédiaires et techniques, si le sans SO2 apportait un avantage certain en buvabilité, et qu'il exprimait superbemant certains terroirs quand bien fait, cette technique ne permettait pas d'obtenir cette pureté florale qui se dégage du terroir granitique du Frankstein. Donc, au moment de l'embouteillage, je pratique une légère filtration avec un sulfitage très réduit (en général 3g/Hl). Pas pour éviter l'oxydation, ni le risque de déviation bactérienne ou autre: je fais confiance à ma matière première. Mais simplement pour garder ce caractère si épuré et aérien, ce côté un peu plus classique aussi pourrait-on dire. J'ai fait sur un autre terroir qui produit des vins plus gouleyants une cuvée zéro soufre: même élevage que pour le Frankstein, mais ni filtration ni sulfitage à la mise: superbe réussite à mon goût, on a l'avantage de la gourmandise et digestibilité du sans soufre, sans l'inconvénient des défauts, et il se garde très bien (bouteille ouverte 10 jours sans oxydation). Mais le vin est dans un style un peu différent, gourmand, croquant, ample qui va bien à ce terroir mais que je vois moins sur le Frankstein.
Mais tout de même, puisqu'il ne faut pas rester figé, en 2012 je tire 6 bouteilles de la cuve le jour de l'embouteillage mais avant le sulfitage et la filtration.
Dégustation 6 mois après: confirmation de ce que je présupposait, le sans soufre est très gourmand et sans déviation, mais la version sulfitée le surpasse par sa pureté, bien qu'un poil austère.
Dégustation 1 an après mise, à l'aveugle avec un groupe de dégustateurs plutôt fans de nature. Résultats partagés pour les préférences, et beaucoup se trompent à la devinette, car c'est le sans soufre qui a le plus de pureté.. tiens donc?
Puis, juste avant noël, un petit groupe de vignerons pas forcément portés nature me rend visite pour goûter ma production, je leur sers donc l'essai en aveugle. 80% préfèrent la version sulfitée: le nature est bien réussi et relativement net pour ce type de vinif, agréable mais le sulfité a quand même plus de pureté, de tension, droiture et surtout salinité. Le groupe est partagé mais préfère quand même la version sulfitée pour ces raison et pour l'avenir, c'est un vin de garde, ca se sent, qu'ils disent. Découverte des bouteilles: patatras, en fait celui qui a été pris pour le sulfité était le nature. Oui, relisez plus haut, c'est bien le nature qui a plus de pureté, tension, droiture, salinité!! On tombe des nues, mais finalement cela confirme l'évolution ressentie après 1 an versus 6 mois: jeune, il est effectivement moins pur, mais un an de vieillissement lui suffit à supplanter son frère! Nous sortons déjà bien ébranlés dans nos têtes.
Il reste 4cms de vin dans les bouteilles, que je place au frigo. Je pars pour les fêtes, et au retour début janvier, on se dit que c'est super de pouvoir goûter si ça tient bouteille ouverte (3 semaines pile). Ma compagne me les sert à l'aveugle. Pas moyen de trouver une trace d'oxydation au nez, aucun indice pour repérer le sans soufre! Ils sont bien plus discrets qu'à l'ouverture mais tiennent parfaitement. Idem en bouche: moins d'arômes, mais très belle acidité bien préservée pour les deux versions. Seul indice: une finale un peu plus floue avec quelques amers sur une version, finale plus pure avec un superbe fruit sur l'autre. Ah, le sans soufre perd un peu pied en fin de bouche tout de même. Perdu, c'est l'inverse!! Mes parents dégustent et tombent sur la même conclusion à l'aveugle, préférence au sans soufre qu'ils identifient comme étant le sulfité!
Bon, après cela quelles conclusions tirer?
Si je savais que les vins non sulfités tel que je les produits résistent à l'oxygène, et je savais aussi qu'un vin non sulfité gagnait en droiture au vieillissement, jamais je n'aurais immaginé un tel résultat. Mais bien sûr beaucoup de questions se posent: est-ce reproductible chaque année? Comment savoir su la cuvée que j'ai entre les mains au moment de la mise se comportera aussi bien, pour que mes clients aient toute la garantie de qualité? Mais surtout, je pense que pour avoir ce résultat, il est d'une importance primordiale de ne pas filtrer le vin: mes clients accepteraient-ils un trouble dans le vin? Il y a tellement de préjugés sur les vins bio que la vue d'un vin trouble peut leur faire croire qu'il a tourné... Et je n'ose même pas penser au dégustateurs de l'agrément...

J'ai encore 6 mois pour méditer avant l'embouteillage du 2014 ;-)

Florian
#107

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Eric B a répondu au sujet : Re: Remise en question...

Si tu te lançais dans cette aventure, je me demande si tu n'aurais pas intérêt à utiliser comme Patrick Meyer des bouchons en verre. Je trouve qu'il y a une grande différence de pureté/netteté entre les cuvées "verre" et les cuvées "liège" (les deux étant sans soufre).

Eric
Mon blog
#108

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clavelin a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour et meilleurs voeux !

Pourquoi ne pas faire deux cuvées distinctes, une sulfitée l'autre non, pour un premier essai, et voir le retour ? Bon courage pour ces choix à venir en tout cas.
#109

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enzo daviolo a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

merci de ce retour très intéressant Florian.
me vient une question? on sait que la mise en bouteille perturbe les vins, est-ce que le fait de n'avoir prélevé que 6 bouteilles sur cuve n'aurait pas un effet différent que si tu avais fait une mise sur une grosse quantité sans soufre du Frankstein avec les risques liées?
#110

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Sylv1 a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour Florian,

Pour avoir goûté le Frankstein 12 avec tes parents, c'est déjà très pur et très droit, je n'ose imaginer ce que pourrait donner la cuvée sans soufre... que tu pourrais baptiser Frankenstein... dans un premier temps ;) Tu pourrais commencer à faire goûter cette cuvée confidentiel à des clients fidèles et des curieux pour voir si ta clientèle te suit. Ça te permettrait en même temps de réaliser cette expérience sur plusieurs millésimes (de styles différents je l’espère pour voir si cette méthode convient à chaque fois ou pas). En tout cas, je pense que tu ne pourras pas t'économiser un peu de pédagogie sur le contre-étiquette pour expliquer les conséquences (au moins visuelles) de ta démarche.

Bon courage,

Sylvain
#111

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour,
Remarque intéressante Eric, mais quelque part, si je souhaite aller vers le sans soufre pour certaines cuvées, c'est aussi pour que le vin soit plus détendu, vivant: n'est-il pas paradoxal de "l'enfermer" de l'air alors? C'est pareil pour les vinifications, tu as remarqué dans ce que je pense bon pour faire du sans soufre, je suis plutôt dans la microoxygènation et dans l'idée "d'habituer"le vin à l'air: je ne sais pas si ca se tient chimiquement mais le résultat est là... "protéger le vin de l'oxygène, l'enfermer" est pour moi un non sens quand on veut faire un vin vivant... et on voit bien que souvent ces vins brunissent au bout de 30 minutes dans le verre (je ne paarle pas de ceux de Patrick hein!!)

Et oui l'idée de faire deux cuvées est bien sûr dans ma tête, mais c'est vraiment compliqué d'un point de vue logistique etc. Comment savoir quand et à qui proposer l'une ou l'autre, comment ne pas mélanger, avoir toujours les deux à proposer? Pas évident... Par contre oui, je ferai au minimum quelques bouteilles ainsi pour refaire des expérience. Perte de temps par rapport à faire directement toute la cuvée ou prudence nécessaire? Dur à dire aussi...

Enzo bonne question. Pour l'embouteillage des vins secs, j'utilise une toute petite embouteilleuse manuelle par gravité qui je pense perturbe même moins les vins qu'en les faisant couler du robinet du fût par entonnoir, ou l'oxygène dissous est immeeense! Donc pas de risques de ce côté là, mais par contre la filtration apporte plus d'oxygène que l'embouteillage dans mes conditions, tout en enlevant de la matière protectrice: je n'envisage pas de sans SO2 filtré. Mais ce n'est peut etre pas une vérité: la plupart des producteurs disent qu'il faut au minimum soit filtrer, soit sulfiter pour cadrer le vin, mais faire aucun est risqué.... il y a encore de l'expérience à faire!

Et absolument Sylvain, des vins particuliers nécessitent des explications! En tous cas mes parents ont pris plaisir à te présenter notre travail :-)

Bonne journée
Florian
#112

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Eric B a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Les vins de Patrick ne me semblent pas particulièrement sensibles à l'oxygène. Eux aussi ont appris à vivre "avec"... Par contre, un peu comme avec la capsule à vis, je pense que le bouchon en verre permet au vin d'être plus fidèle à ce qu'il était "avant mise". Sans toutefois que l'évolution soit bloquée. J'ai bu la même cuvée à un an de distance : il avait vraiment changé.

Eric
Mon blog
#113

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Oui Eric, comme dit dans mon explication je ne visais pas les vins de Patrick, au contraire. C'était juste pour expliquer la logique: pour moi, en allant vers cette démarche, je ne cherche pas à ralentir l'évolution ni à limiter les différences entre bouteilles tant qu'elles sont légères et stylistiques, pas qualitatives. Les vins que je produis sans soufre ne sont pas plus fragiles par rapport à l'oxygène que les autres (si c'était le cas j'en mettrais): pas de raison de leur proposer un bouchage différent. Je ne suis pas contre le bouchon en verre, ce serait aussi un bon test à faire, mais si je le faisais ce ne serait pas "à cause" ou "pour" les sans sulfites, ce serait un raisonnement global.

Florian
#114

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jull a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Florian, penses tu que ton essai tiré sur cuve au degustateur (qui brasse quand meme moins que la tireuse manuelle) et surtout que les bouteilles n'aient jamais voyagé ne fausse t il pas l'appreciation de ton jugement quant à la qualité et fragilité du vin?
#115

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Jull,
Si il y a une chose qui fait du mal au sulfité, en dehors des sulfites, c'est bien la filtration. Niveau oxygène, passage au dégustateur de foudre en bois par un entonnoir pour le sans soufre, tu peux pas faire pire niveau oxygénation, ça vaut 2 carafages! Le transport ne me fait pas peur non plus: des vins de cette constitution voyagent au Japon par exemple sans aucun soucis. Franchement, quand tu goûtes le vin qui a parfaitement tenu ouvert 3 semaines avec 4 cms dans le fond de la bouteille.... tu comprends que c'est pas le genre de sans soufre pour lesquels il faut une température de stockage millimétrée, pas de transport etc etc. Non, ça tient mieux que 80% des sulfités je peux l'affirmer, et ça casse les préjugés au passage. Comme quoi c'est possible, reste a voir a quel degré se situe la reproductibilité: je commence a avoir les clés techiques mais je ne l'aurais bien sûr pas fait sur l'ensemble de mes cuvées!

Florian
#116

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jull a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

si tu sembles si sûr de toi, il n'y a alors pas lieu de se poser de question!
#117

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Nous nous sommes posés la question, et avons eu la réponse: même si elle ne correspond pas à ce que nous attendions, il y a des fois ou il faut accepter de se remettre en question et de changer d'avis. Tout en gardant à l'esprit les limites, qui comme dit sont surtout la reproductibilité.

Florian
#118

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agitateur a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

J'arrive un peu tard, beaucoup de remarques en tête.
Mais je commence par les questions, pour éviter de partir dans tous les sens niveau hypothèses....:
- Quel SO2 libre après sulfitage et mesuré à quel moment ?
- Quel type de filtration ? Quel seuil ou type de terre ?
- Quel type de bouchon ?

Merci d'avance.
#119

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Florian Beck-Hartweg a répondu au sujet : Re: Florian Beck-Hartweg, vigneron en Alsace, au fil de sa passion...

Bonjour,
Tu parles des vins de l'essai? Si oui SO2 libre après sulfitage quasi-nul: avec 3g/hl sur toute la vinif, tu t'en doutes bien... Niveau filtration c'est en plaques dégrossisantes, de type KS300. Bouchon liège comme dit ci-dessus.
(Oui, je sais, l'essai n'est pas scientifiquement valable, pas la peine de le rappeler. Ceci ne justifie pas l'ajout de SO2 alors que le vin se goûte hyper bien sans...)

Autres remarques reçues de Matthieu en MP, je me permet de les remettre ici avec son accord car je les trouve intéressantes!

Je pense à plusieurs choses...

-- La première, c'est que les règles de l'oenologie moderne ont des dizaines de contre exemple, à mon avis la spécificité de chaque vin n'est pas prise en compte. Je pense bêtement par exemple au process de vins blanc : je discutais avec François Cotat, il y a quelques mois et là, quand même, plusieurs surprises chez ce vigneron qui ne produit quand même pas de la daube :

1- il chaptalise car il n'homogénéise pas les barriques, donc il peut avoir des cuves beaucoup trop basses en sucre (alors qu'il n'en aurait pas besoin s'il assemblait tout de suite).
2- il ne débourbe pas... là, je dois dire que j'ai été vraiment surpris.
3- il soutire deux fois (pour purifier vu que...).
4- il ne filtre pas, ne colle pas.
5- il ne sulfite pas sauf à la mise.

Donc je ne suis pas du tout surpris que ça marche différemment chez toi de dans les manuels... d'autant qu'avec un terroir comme le tien et un cépage comme le Riesling, en fait, on doit déjà avoir des jus sacrément plus costaud que sur un Grenache blanc. Quand on voit qu'un Riesling peut tenir sans souci 30-40 ans (là, ça n'est plus le S02 qui protège), c'est finalement pas totalement surprenant.

-- La deuxième, je serais curieux de goûter au résultat de tes expériences. Et je pense que pour parfaire la chose, tu pourrais essayer de faire une comparaison sur bouteilles stockées à température ambiante.

-- La troisième : le bouchon en verre a l'immense supériorité de la régularité et de la neutralité. De toute façon, un bouchon en liège est totalement hermétique s'il est de bonne qualité, au bout de 3 à 6 mois, donc dans les deux cas, on a la même protection mais avec l'avantage de la reproductibilité avec le verre. Je connais bien ce bouchage qui est utilisé très communément en Autriche, je trouve en effet que c'est excellent, d'autant que c'est nettement plus esthétique et écolo-friendly que la vis.


La première remarque me semble bien entendu pertinente, les situations sont fondamentalement différentes en fonction des conditions, matières premières etc.
Deuxième remarque, oui je pense que je vais mettre une bouteilel de chaque en mauvaise conditions car beaucoup pensent qu'il y a un biais ici, ce serait intéressant à vérifier. Mais avec une tenue 3 semaines bouteilles entamées, je n'ai pas bien peur...
Troisième remarque absolument intéressante, et c'est évident que pour donner un côté plus juste scientifiquement à l'essai, la régularité du verre serait intéressante. Mais il apparaiterait alors un autre biais: la reproductibilité en "conditions réelles", sachant que j'utilise du liège... peut-être tester les deux versions sur mes 2014? Belle piste, faut "juste" le faire ;-)

Florian
#120

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