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Salons des vins de Loire 2020

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bassaler a créé le sujet : Salons des vins de Loire 2019

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Concordance des temps et des lieux, les trois principaux salons de la semaine « Food Angers » : Salon des vins de Loire, la Levée de la Loire et le Salon Demeter étaient groupés au Parc des Expositions de la ville d’Angers. Notre accréditation presse en tant que bloggeur nous permettant de nous promener à notre guise, nous avons indifféremment visité les stands de chaque salon.
Dans l’ordre des dégustations, d’abord le Salon des vins de Loire, puis le salon mixte « Levée de la Loire » / « Demeter ». Quelques impressions toutes personnelles.

Premier acte : le Salon des Vins de Loire

Daniel Crochet
Sancerre, 2018 : floral, énergique, fruité, avec une grosse amertume saline. Bien +
Sancerre, 2018 (brut de cuve) : plus arrondi et plus « doux », amertume sublimée, laissant une impression gourmande en finale. Très Bien
Sancerre, cuvée Prestige 2018 (brut de cuve) : vinosité dès le nez, vif et enrobé. Belle bouche salivante, avec de la mâche, de la fraîcheur et un gros potentiel de vieillissement. Très Bien +
Sancerre, Plante des Prés 2017 : un peu fermé mais un nez de sauvignon mûr. Bouche toutefois un peu acide, et linéaire. Bien
Sancerre, Chêne Marchand 2017 : belle ouverture florale, avec des notes de sauvignon variétal mais élégante et sans caricature. Bouche construite sur un triptyque acidité / matière / amers. Finale claquante. Excellent
Sancerre, 2017 : nez sur la cerise bien mûre, suave. Charge tannique de demi-corps, dessinant un joli grain. Immédiat déjà, quoique jeune ! Très Bien ++
Sancerre, cuvée Prestige 2017 : nez vineux, élégant, profond qui suggère un gros potentiel. Bouche superbe, avec un relief bien dessiné, de la mâche, des amers nobles, et tout l’avenir devant lui. Excellent

François Crochet
Sancerre, 2018 (brut de cuve) : un fruité intense et profond, une bouche complètement raccord, des tannins crémeux et une fine acidité finale. Redoutable vin de copains et de soif. Très Bien ++
Sancerre, 2017 : plus de finesse au nez, une impression de fraîcheur veloutée. La bouche pinote clairement, avec une allonge laissant entrevoir un retour sur la fraîcheur. Excellent
Sancerre, Réserve de Marcigoué 2016 : un fruité nuiton, entre fruits noirs et réglissé. Bouche faisant une synthèse entre fraîcheur et corpulence. Quelle maturité du fruit ! Toucher de bouche tannique superbe. Excellent ++
Sancerre, 2018 (brut de cuve) : grande floralité, pour une gourmandise immédiate. Très Bien
Sancerre, Amoureuses 2018 (brut de cuve) : floral toujours, mais plus vineux et moins immédiat. Bouche bien construite, avec une fine acidité salivante sur la finale. Très Bien (+)
Sancerre, Exils 2018 (brut de cuve) : très sérieux au nez. Bouche plus « péchue », sur une structure acide marquée. Peut-être un peu court à ce stade. Bien ++
Sancerre, Petit Chemarin 2018 (brut de cuve) : Y’a du vin, clairement, entre acidité, gras et matière. Longue rémanence pour un potentiel XXL. Excellent
Sancerre, Grand Chemarin 2018 (brut de cuve) : plus floral et plus frais que le « petit ». Trame acide plus marquée, peut-être un peu linéaire. Très Bien
Sancerre, Chêne Marchand 2018 (brut de cuve) : notes poudrées de bel effet, aromatique bien développée, fraîcheur mentholée. Superbe bouche suave, laissant une grande empreinte. Un grand terroir bien travaillé. UN VIN **
Sancerre, Amoureuses 2017 : finesse poudrée au nez, gras, vif et opulent en bouche. Un seul petit défaut, une longueur relativement limitée. Très Bien (+)
Sancerre, Exils 2017 : du nerf, des amers végétaux nobles. Bouche complexe entre acidité et gras, une pointe enrobée / musclée en supplément. Superbe … dans 10 ans. Excellent +
Sancerre, Chêne Marchand 2017 : un supplément d’élégance, avec du nerf, de la mâche toujours. Joli gras déjà intégré à l’acidité. Retour suave sur la longueur. Excellent +(+)

Domaine Frédéric Mabileau
Anjou, chenin des Rouillères 2018 : fraîcheur et sérieux au nez, gourmand et gras en bouche. Un vin immédiat. Très Bien +(+)
Saumur, chenin du Puy 2015 : très léger grillé juste dosé au nez, complété par des amers nobles. Bouche marquante, un peu exubérante, mais dans le bon sens du terme. Trame effilée par l’acidité, toujours une pointe grillée et une fraîcheur ultime. Une véritable symphonie de vibrations. UN VIN **
St Nicolas de Bourgueil, les Rouillères 2017 : nez de fruits rouges, immédiat. Bouche de demi-corps qui se laisse boire. Vin de copains, de bons copains. Très Bien (+)
Anjou, Cabernet Sauvignon 2015 : nez sur la réduction qui a du mal à s’estomper. Bouche avec de la mâche, des tannins un peu astringent à ce stade. Structuré. A attendre. Bien
Bourgueil, les Racines 2015 : beau vin plutôt acidulé, sur une base complexe entre fruité immédiat et vinosité de bon aloi. Tannins gras. Peut-être un peu court. Très Bien
St Nicolas de Bourgueil, Coutures 2015 : nez expressif sur les fruits noirs, avec une pointe fraîche, mentholée. Grande bouche qui pinote presque ! Tannins avec une mâche qui dessine un futur très prometteur. Excellent
St Nicolas de Bourgueil, Eclipses n° 11, 2014 : intensité et profondeur du fruit, élégance de la trame, grande acidité salivante, tannins crémeux, un grain en bouche superlatif. Immense potentiel. UN VIN **

Jacky Blot
Bourgueil, Pied de la Butte 2018 (sur fût) : quel fruit explosif, quel maturité du raisin, quelle qualité soyeuse des tannins. Une entrée de gamme ? Très Bien +
Bourgueil, Haut de la Butte 2018 (sur fût) : le même, mais avec tout en plus. Allonge superlative, acidité redoutable de finesse et d’élégance, charge tannique magnifiée. Excellent (+)
Bourgueil, Perrières 2018 (sur fût) : un vrai vin de caillou, dans la lignée des millésimes dégustés récemment chez Jacky ou sur table. Gros énorme potentiel, sur l’ampleur, la concentration, la structure, mais sans jamais d’excès ! UN VIN ***
Bourgueil, Mi-pente 2018 (sur fût) : du velours au nez, une force tellurique violente en bouche, une empreinte superlative. Aujourd’hui plus animal que le Perrières (moins à mon goût aussi), mais qu’il ira loin ce vin ! UN VIN **

Pierre Sourdais
Chinon, les Rosiers 2018 : vin sérieux, immédiat, de beaux tannins et étonnamment une mâche digne d’un grand vin. Très Bien (+)
Chinon, les Rosiers 2017 : belle construction globale, malgré un caractère nettement moins immédiat. C’est frais et bien fait. Bien +
Chinon, cuvée Tradition 2018 : un Chinon sérieux, sur une structure tannique certaine, appuyée mais fraîche. Tannins toujours dociles quoique jeunes. Très Bien
Chinon, cuvée Tradition 2017 : de l’élégance tant au nez qu’en bouche, fraîcheur décuplée. Un beau 2017. Très Bien +
Chinon, cuvée Stanislas 2015 : grand nez de Cabernet Franc parfaitement mûr, des fruits noirs, une pointe d’amers nobles. Bouche complètement en accord, une sorte de synthèse entre corpulence et élégance. Impression de douceur. UN VIN **
Chinon, cuvée Stanislas 2016 : de l’ampleur et du volume au nez. Bouche tannique, masculine, avec de la mâche et un potentiel de garde obligatoire. Excellent
Chinon, les Boulais 2015 : certes un peu fermé, mais une base vineuse. Fraîcheur mentholée rappelant Stanislas 2015, avec tout en plus. Puissance, pointe alcool à affiner. Magnifique potentiel

Second acte : la « Levée de la Loire » et le salon « Demeter »

Arnaud Lambert (domaine de St Just et château de Brézé)
Saumur, clos du Midi 2018, château de Brézé : une gourmandise immédiate. Un chenin avec le gras qu’il faut pour profiter de la vie. Bien +
Saumur, clos David 2016, château de Brézé : chenin sur l’élégance subtile, un fin vanillé au nez, une tension vivifiante en bouche, l’ensemble dégageant une folle énergie. UN VIN **
Saumur, clos de la Rue 2016, château de Brézé : Super David (une sorte de Goliath, quoique …). Tout est magnifié, l’élégance décuplée, l’empreinte amplifiée, la mâche optimisée. UN VIN ***
Saumur, Perrières 2018, domaine de St Just (brut de fût) : simple, bien fait et intéressant, mais qu’il est difficile de passer après un tel monument. Bien +
Saumur, coulée de St Cyr 2015, domaine de St Just : un peu fermé et donc difficile à bien apprécier. C’est fin et long, mais je demande à le revoir dans d’autres conditions. N/A
Saumur, Brézé 2016, château de Brézé : derrière l’austérité cistercienne du vin, se cache une belle matière sur le velours. L’acidité est mûre, la fraîcheur presque perlante, et l’allonge dessine une empreinte interminable. UN VIN ***
Saumur-Champigny, les Terres Rouges 2018, domaine de St Just : de la cerise, une pointe d’astringence, un effet immédiat. Vin de soif. Bien (+)
Saumur-Champigny, la Montée des Roches 2017, domaine de St Just : je suis passé totalement à côté. Astringent en l’état. A revoir
Saumur-Champigny, Clos Moleton 2015, domaine de St Just : Grand Cabernet franc au nez, du fruit plutôt noir, de la puissance mesurée, de la profondeur et une pointe d’amertume. En bouche, quel fruit, quel soyeux et quels tannins, avec du relief et une pointe lactée / crémeuse. Grand vin en devenir. UN VIN ***
Saumur, clos Mazurique 2018, château de Brézé : une entrée de gamme sur la légèreté, le fruité bien construit et des tannins soyeux. Très Bien
Saumur, clos du Tue-Loup 2016, château de Brézé : le même vin en plus vineux ! Fine acidité de structure, grain tannique de qualité et une impression de velours sur la langue. Excellent +
Saumur, clos de l’Etoile 2015, château de Brézé : une sorte de Clos Moleton bis. Un fruité sérieux et intense, des notes fumées et des fragrances d’alcool noble type cognac. Bouche sur le fruit soyeux complétée par la charge tannique de belle origine. Un poil au-dessous au Clos Moleton. UN VIN **

Vincent Gaudry
Sancerre Tournebride 2018 : une fraîcheur anisée au nez, une bouche tendre, avec une belle acidité et des amers réglissés de bel effet. Très Bien +
Sancerre, VV 2018 : même construction sur la finesse et les amers, avec un supplément de vinosité (et de potentiel). Très Bien +(+)
Sancerre, Constellation du Scorpion 2018 : très beau Sancerre sur l’extrême finesse d’un côté (au nez) et sur une forme élégance d’opulence (en bouche). La base est finement acid(ulé)e, pointe citronnée, une sorte de fin gras salivant. UN VIN **
Sancerre, Pour Vous 2017 (Magnum) : le Sancerre traçant, avec un très léger enrobage, salivant, voyant une finale sur quelques amers nobles. Excellent
Sancerre, Mi-chemin 2017 (Magnum) : Le Grand Sancerre. Tout est présent dans ce vin, sur un triplet tension / fraîcheur / pointe grasse, l’ensemble déjà bien intégré dessinant une finale saline, d’effet perlant. UN VIN **

Domaine les Eminades
Découvert de ce domaine grâce à Philippe Delesvaux qui a passé un week-end d’anthologie au fin fond de l’Allier avec ce couple de vignerons particulièrement sympathiques. Cerise sur le gâteau, les vins y sont très recommandables.
St Chinian blanc, Montmajou 2017 : cet assemblage de Grenache Blanc et de Marsanne présente un grillé très aromatique au nez. En bouche, c’est frais, élégant, vif et vivifiant. Belle finale minérale. Très Bien
Vin de Pays des Coteaux de Fontcaude Blanc 2017 : un Sauvignon blanc mûr, droit, avec des notes de pâte d’amandes. En bouche, c’est à la fois gras et tendu, sur un registre aromatique d’agrumes et de fruits exotiques, le côté sudiste juste comme il faut. Très Bien +
St Chinian, la Pierre Plantée 2017 (40 % Cinsault, 40 % Syrah et 20 % Grenache) : nez assez animal, plutôt fruité. Bouche avec de la mâche et de très joli tannins fins. C’est gourmand. Très Bien
St Chinian, Cebenna 2017 (Syrah / Grenache / Mourvèdre) : un grenache épicé, en rondeur mais avec du peps et ce grain de la Syrah en bouche. Superbe amers, tannins fins. Un vin de gastronomie. Excellent
St Chinian, Sortilège 2016 (Syrah et Grenaches) : élevé sur des calcaires dolomitiques, ce vin est un aboutissement de l’élégance alliée à une structure plutôt élégante. Nez fruité expressif, sur des notes aromatiques et sudistes, pointe d’épices … que l’on retrouve magnifiées en bouche. Rondeur avenante des Grenaches, aromatique du fruit bien mûr, tannins esquissant un toucher de bouche à la Mc Enroe, sachant rester frais. Grande minéralité fine jusqu’à une finale effilée. UN VIN **
St Chinian, Vieilles Canailles 2016 : ce 100 % Carignan a un nez de Carignan ! C’est-à-dire sur un fruit bien mûr, une sensation de minéral presque « violent », une pointe animal / viandée / empyreumatique mesurée. Bouche avec une charge tannique forte et intense, mais qui sait rester élégante (tannins gras et crémeux). L’acidité est juste là pour porter le vin, lui apporter de la longueur et de la profondeur. UN VIN ***

Château Revelette
Coteaux d’Aix en Provence, château Revelette 2018 (Rolle, Ugni blanc et Sauvignon blanc) : nez fruité immédiat, frais. Bouche de demi-corps, un vin de soif. Bien +
Vin de France, PUR 2018 (Ugni blanc, Chardonnay et Sauvignon blanc) : plus de volume au nez, un côté assez exubérant. Joli gras énergique en bouche, avec de la fraîcheur et de la longueur. Très Bien
IGP Méditerranée, le Grand Blanc 2017 (Chardonnay, Roussanne et Sauvignon blanc) : un vin tout en charme, en rondeur, avec une tension et un grain en bouche. Excellent +
Coteaux d’Aix en Provence, château Revelette 2017 (Syrah, Cabernet Sauvignon, Grenache et Carignan) : des épices associées à la rondeur (relative) du Cabernet Sauvignon au nez. En bouche, c’est assez marqué par le cépage bordelais. Dommage ! Bien
Vin de France, PUR Grenache 2018 : corbeille de fruits gorgés de soleil, impression presque sucrée. Belle bouche, avec un grain intéressant et une finale sur la fraîcheur. Très Bien
Vin de France, PUR Carignan 2017 : un vin sauvage mais parfaitement dompté ! Equilibre original en bouche, avec des tannins presque mentholés, une impression de douceur « perlante », qui laisse une longue empreinte. Excellent ++
IGP Méditerranée, le Grand Rouge 2016 (Syrah, Cabernet Sauvignon, Grenache et Pinot Noir) : grande classe au nez, avec des fruits bien mûrs, une pointe d’épices douces et un côté presque floral. Bouche de belle ampleur, des tannins crémeux bien élevés, une fraîcheur vivifiante et une grande empreinte jusqu’à la finale vibrante. UN VIN **

En conclusion, superbe(s) salon(s) proposant un plateau varié pour de nombreuses et belles dégustations. Cette année, la signalétique entre le Salon « officiel » et les satellites « Levée de la Loire » et « Demeter » était plus claire, et surtout l’espace bio était plus aéré, pour une qualité de dégustation améliorée. Seul léger regret, à l’entrée, on nous signale que la presse n’a pas le droit à un verre ! Il a fallu insister un peu pour en obtenir un. Etonnant non ?
On ne change(ra) pas une équipe qui gagne. RDV est déjà pris pour février 2020.

Bruno
#1
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Vougeot a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Salon des vins de Loire : honni soit qui mal y boit.

Lundi 4 février. Pass au cou, carnet dans la poche, verre en main, Moderator1 et moi entrons dans l’immense bâtiment qui accueille, durant deux jours, le salon des vins de Loire.

Réservé aux professionnels, cet événement attire une foule considérable : vignerons, restaurateurs, négociants, cavistes, étudiants… Parmi ces derniers, de très nombreux jeunes adultes, reconnaissables à leur barbe bien taillée, leur chemise cintrée, le jean slim à l’ourlet retroussé, l’absence de chaussettes et les éternelles Stan Smith d’un blanc éclatant.

Dans ce défilé d’uniformes, deux personnages se singularisent. Le cheveu gris, la moustache fringante, trapu, l’œil vif, Jean-Luc POUTEAU repère très vite les belles robes grenat à reflets mauve des cabernets francs « nature ».
De son côté, plongé dans son verre, la narine agressive et l’auriculaire en érection, Olivier POUSSIER paraît un peu perdu : comment accorder le cab’ franc nature déniché par Jean-Luc avec un vol-au-vent de pousse-pieds au yuzu ?

Nous ne connaîtrons jamais la réponse puisque Moderator1 et moi avons autre chose à faire : déguster, déguster, déguster. Et pour déguster, je vais déguster puisque l’ami Gildas n’aura de cesse que de me faire boire le cépage rouge ligérien emblématique. Résisterai-je ? La réponse d’ici un quart d’heure.

Un modo et un quasi-modo (copyright Oliv) heu-reux !

Le salon des vins de Loire jouit d’une organisation bien rodée. Imaginez un hall d’entrée, où l’on scanne les pass et où l’on fournit les verres de dégustations, qui oriente les visiteurs vers deux salles opposées :
- Une salle dans laquelle sont présentés les vins issus de la viticulture conventionnelle et/ou bio ou en conversion biologique,
- Une salle dans laquelle se déroule La Levée de la Loire, où l’on ne déguste, dans de très bons verres, que des vins certifiés bio et biodynamiques.
Le visiteur peut passer d’une salle à l’autre au gré de ses envies. Notre matinée sera consacrée aux vins en agriculture conventionnelle et l’après-midi sera réservée aux vins Bio et bioD.
Les vins en agriculture conventionnelle et/ou bio ou en conversion biologique :

Nous commençons par le hall réservé aux vins en agriculture conventionnelle. Un verre de qualité moyenne nous est remis et nous entrons dans ce hall gigantesque. Difficile de se repérer sans plan. Le hasard nous amène sur le stand de Stéphane RIFFAULT, du domaine Claude RIFFAULT, chez lequel nous avions si bien dégusté en juin dernier.

Chez Stéphane RIFFAULT, des vins... lumineux.

Le Blanc du domaine 2018 est élevé en cuve béton. Il est issu de vignes reprises d’un fermage s’épanouissant sur un sol argileux. Simple, efficace, sérieux, bon, ce vin sera mis en bouteille en mars.
Boucauds 2018 : 70 % bois, 30% cuve. Parenté de style évidente, mais plus large que le précédent. Note vanillée. C’est bon.
Chasseignes 2018 : Vin issu de sols de caillottes (calcaires durs), élevé sous bois. Nez diabolique, précis. Vin sec, tendu, moins large que le précédent. Profil mûr. Très bien.
Denisottes 2018 : issu de sol kimmeridgien sédimentaire. Belle acidité. Beaucoup de volume. Limpide et lisible. Un vin qui ne se livre pas facilement et qu’il faut aller chercher.
Chailloux 2018 : austère, serré, cistercien dans l’âme. Vin issu de sol à silex, élevé un an en fûts et foudres grands contenants. L’amertume, en finale, étire le vin. Superbe.

Les nouveautés :
Mono parcelle 469 Les Sentiers. Vigne de 60 ans issue d’une sélection massale poussant sur un sol kimmeridgien. 18 mois d’élevage. Beaucoup de volume. Très équilibré. Un vin extraordinairement salin, très pur. Brillant !
Monoparcelle 538, anciennement Les Démalés. Sol kimmeridgien en surface. 18 mois d’élevage sous bois. Un vin plus dur à goûter, moins accessible, mais qui deviendra probablement étincelant.

En résumé :
De très, très beaux vins, avec une âme. Un domaine à suivre de très, très près. (tu)

Les impressions de Gildas :
« Je suis, encore une fois, subjugué par la qualité et la pureté des vins du domaine ! L’entrée de gamme est déjà très accessible, et plus on monte, plus les étages se ressentent. Je suis également surpris que ce domaine ne fasse pas parler plus de lui, comme s’il était dans l’ombre des Mellot et des stars de l’appellation. Cependant, Stéphane n’a pas besoin de plus de médiatisation, car il n’y a pas grand-chose à vendre, malgré une fourchette de prix située plutôt dans le haut du panier. Heureux de constater que 2018 lui a permis de « faire le plein » afin de contenter un peu plus d’amateurs.
Plus qu’une confirmation après notre passage au domaine en juin dernier, c’est un réel coup de cœur » !


Le super système de présentation/rafraîchissement des bouteilles.
Devant : une plaque de verre. Derrière, un compartiment en inox recevant de la glace pilée. TOP !

En continuant notre périple, nous tombons sur un truc assez extraordinaire. En deux endroits de ce hall, des dizaines de bouteilles sont proposées en libre dégustation. Laissons parler Gildas.

« C’est à ce moment que le Rougeot commence sa parade de paon : il trépigne devant toutes ces cuvées de melon de Bourgogne, je ne le tiens plus. Les interjections pleuvent : « Oh ! Hé ! T’as vu ça ? P’is ça ? incroyab’ ! La vache, ça c’est bon ! Et lui il fait une cuvée EX-TRA-OR-DI-NAIRE… ». j’en passe et des meilleurs.
Nous savons que dans les travées du salon sont présents des commerciaux, mais je ne crois pas avoir vu plus fier ambassadeur du Muscadet que mon pote ! Malheureusement il déchantera rapidement quand, lorsqu’il arrive au « Muscadet truck » des Vins de Nantes, il se voit refuser catégoriquement des verres à l’effigie de son vignoble préféré. Verres qu’il convoite depuis de nombreuses semaines sur la page Facebook de l’événement. C’est donc la tronche en biais et la queue entre les jambes qu’il repart et que je dois le consoler. Je suis tellement triste pour lui, la vie est absolument injuste…


Des boutanches, des boutanches, des boutanches...

D’un côté, les chenins sous toutes leurs versions, du plus sec au plus liquoreux. De l’autre, des blancs, des rouges, des rosés. Le pied total ! Personne pour commenter, pas de stress, pas d’explication : seulement le vin et le dégustateur qui papillonne de bouteille en flacon au gré de son envie ou de son intérêt. A votre avis ? Vers quelle fine appellation me suis-je dirigé ? Bingo.

Une grosse trentaine de muscadets est proposée en accès libre. Je repère les bouteilles du domaine BIDEAU-GIRAUD. Un peu plus loin la cuvée TESS 2012 de Bruno CORMERAIS est à peine entamée. Jérémie HUCHET propose son Clos les Montys. Il y a du beau monde et du melon jusqu’à plus faim. Plus soif…

Pas facile-facile de choisir un bon melon en février !

Dans cet ilot aux trésors, nous découvrons le Château Thébaud 2014 du domaine BOUCHAUD. Un muscadet qui claque, salin en diable, fumé comme une Morteau. Un truc qui vous fait chavirer. Nous décidons d’aller au stand E134. Pierre-Luc BOUCHAUD étant retenu, par un agent commercial, nous dégustons au pas de charge avec un autre viticulteur. A Angers, les stands sont souvent partagés entre copains vignerons. Dans une bonne ambiance, ils multiplient ainsi les chances de faire déguster leurs vins.

Le muscadet de Sèvres et Maine 2018 est fruité et floral. Il est encore marqué par la mise.
Perd son pain 2018, dans le même style, est plus tendre, mais aussi plus sec et plus salin.
Pont Caffino 2018 est une parcelle pentue, située en bordure de Maine est plus salin. Moins fruité, il est plus timide dans son expression. Néanmoins racé, il est franchement prometteur.
Enfin, Château Thébaud 2014 est fumé, minéral à souhait. Gros volume, belle trame, bouche sans défaut, c’est un vin de gastronomie et un vrai coup de cœur. Bravo !

Gildas est également convaincu :
Je partage l’avis de Rougeot sur ce coup de cœur avec ce Château Thébaud Pont Caffino 2014, à la fine austérité comme j’aime trouver dans les vins qui ne sont pas tapageurs. Dense, finement fumé. Le final claque sur la langue, c’est une magnifique bouteille !.

Magnifique Château Thébaud de BOUCHAUD.
LA découverte du salon. Bravo !

BIDEAU-GIRAUD :

Gildas, visiblement heureux de boire du bon vin.

Quel plaisir de retrouver ce couple sympathique, cultivant les 47 ha de son vignoble selon la démarche Terra Vitis.
Le Muscadet Grand Mortier Gobin 2014 est tel que je le connais : à la fois gras et traçant, volumineux, il présente un beau jus de roche avec de sympathiques notes fumées. Redoutable en perfusion.
Son cadet d’un an est moins fumé, beaucoup plus fruité, avec un peu moins de tension. Classique du cru et de ce millésime. Vieillira en toute sérénité.

Séduisants Grand Mortier Gobin 2014 et 2015.

La cuvée Vieilles Vignes 2013, commence à être commercialisée. Il s’agit d’un vin issu de vignes âgées de 60 à 80 ans, élevé trois ans dans des fûts de 3 à 7 vins ; pour moitié acacia, pour moitié chêne.
Le vin est un peu marqué par l’élevage (vanille, coco), mais il y a du jus. C’est gras, volumineux, fruité mirabelle, un peu désarçonnant, mais la finale s’étire sur la coquille, le calcaire mouillé. Aucune inquiétude à avoir avec ce vin qui, l’expérience l’a prouvé, digère son élevage et se révèle sous son meilleur profil au bout de 5 à 10 ans de garde.
La Haye Fouassière 2012 : issu des vieilles vignes de Grand Mortier Gobin et de Haute Carizière, s’étant épanouies sur un substrat d’orthogneiss. Tendu, sec, fumé, volumineux, large, très long. C’est splendide ! Au niveau du Château Thébaud de BOUCHAUD. Bravo !

Mature 2010 : l’OBNI.
On le sait, je le répète à l’envi, le vignoble du muscadet est en pleine ébullition. Le niveau général monte en flèche, on y tente beaucoup et les vinifications longues, très longues, voire expérimentales s’y multiplient.
Ce Mature 2010 est un muscadet « nature », vinifié sans aucun intrant. Des vendanges jusqu’à la mise en bouteille, le vin a vécu sa vie comme il l’a souhaité.
Récolté en 2010, il a fait sa première fermentation alcoolique. Il est resté en fût, sur ses lies et sans ajout de SO2 toute l’année 2011. En septembre/octobre, il a fait une deuxième fermentation qui a permis de digérer tous les sucres. Il a finalement été mis en bouteilles en 2012, 15 ou 16 mois après la vendange, avec ses lies qui se présentent dans la bouteille sous la forme de filaments noirs. Pourquoi garder les lies en bouteille et ne pas filtrer le vin ? "Parce qu’elles sont réductrices et permettront sa bonne conservation", explique Daniel GIRAUD.

Daniel BIDEAU évoque la vinification de son Mature 2010. Un vin... Clivant !

A la dégustation, le vin se révèle sous une curieuse note de métal froid, avec des saveurs et une structure totalement inédites. Impossible de déterminer, à l’aveugle, qu’il s’agit d’un muscadet. Encore moins de vous expliquer ce que j’ai bu, tant mes repères sont tombés. Un vin borderline, sans « défaut » œnologique mais à ne pas mettre dans toutes les bouches. A tel point que je suis encore incapable de savoir si j’aime ou non !

Abouriou 2018 : robe rose/rouge très légère. Epicé. Fluide. Pas très tannique. Très bon. Le vin de table par excellence, à placer sur des charcuteries. Vendu à 3,40 €, il représente une excellente affaire !

Un mot sur le millésime 2018 ?
« On peut parler de vendange du siècle. Du vent en permanence, pas de canicule, des raisins parvenus à leur maturité optimale, avec un équilibre rarement vu. Ce millésime s’inscrit dans la veine des 29, 45, 59… Et 89, qu’il surclasse largement ».

Avis aux amateurs : il faudra se ruer sur les communales lorsqu’elles sortiront.

Gildas est en phase. Enfin… Presque :
Un couple d’une extrême gentillesse. Très en phase sur les cuvées de Muscadet avec l’ami Vincent. La Haye Fouassière 2012 est une superbe bouteille que l’on aimerait ouvrir dans quelques années, même si elle se montre déjà séduisante et avenante. Par contre, je n’ai pas du tout accroché sur Abouriou 2018, que je trouve plat et vraiment anodin. Vincent se place en ambassadeur des vins de Muscadet devant M et Mme Bideau Giraud, en faisant un petit numéro, dont vous aurez la primeur un peu plus tard ;)
La Levée de la Loire : les vins biologiques, biodynamiques et "nature".

Domaine GIGOU, Jasnières et Coteaux du Loir :
Des vins que j’ai globalement mal goûtés. Gildas a essayé de me convaincre en insistant sur leur caractère autochtone, voire indigène, ces vins n’étaient pas à mon goût. Ils ont une véritable typicité qui les rend intéressant, mais je n’ai pas accroché. Trop tendus, trop vifs, peut-être un peu « décharnés », avec des goûts pas franchement séduisants…
Coteaux du Loir 2017 : élevage en fûts de châtaigner. Très vif. Note de pois cassé. Curieux.
Jasnières Jus de Terre 2017 : élevage 50 % en fûts de chêne, 50 % en cuve. Tendu. Très vif, salin, plus complexe, mais une note pas très nette, limite vieille futaille, en ce qui me concerne. Gildas dément.
Jasnières Clos Saint Jacques 2017 : élevage en fûts de chêne. Vieilles vignes de 70 ans. Dans le même style. Gildas a beaucoup aimé, je suis resté circonspect.

Gildas :
« Je n’irai pas contre l’avis de Vincent qui n’a visiblement pas aimé le style. C’est un style à part je le conçois, très sec, jus de caillou sur des notes de salpêtre et de silex frotté. Un chenin à part, qui ne ressemble à aucun autre. Le chenin est un grand cépage, qui montre encore une fois sa capacité à emprunter le sol sur lequel il pousse.

Un vigneron attachant, des vins plus clivants.
Gildas a beaucoup aimé, moi un peu moins.

Je reverrai ces vins dans un ou deux mois, dans un salon près de Rouen, afin de confirmer ou infirmer mon jugement.

Alsace domaine FLEITH :
Des vins « nature » qui ne m’ont pas enthousiasmé. Gildas a aimé ; je suis moins laudatif.
Une gamme cohérente, avec les traditionnels cépages alsaciens, une cuvée issue de complantation. Un riesling et un gewurzt plutôt pas mal sont mes seuls souvenirs.

« Rien à ajouter à ce qu’a écrit Vincent : on aime le style ou pas. C’est nature, mais ça reste néanmoins cadré et sans extrémisme ». (Je confirme).

Les Alsace biodynamiques de Vincent FLEITH.
Très naturels. Peut-être même un peu trop pour moi.

Château SIMIAN – Côtes du Rhône et Châteauneuf du Pape :
13 vins en dégustation.
Une gamme très cohérente, avec de jolis côtes du Rhône (mention spéciale pour la gourmandise qu’est la Jocundaz, Côtes du Rhône massif d’Uchaux) et un magnifique C9P Les grandes grenachières d’Hypolite 2016 ; quasiment pur Grenache.

L’avis de Gildas :
« Vougeot m’a emmené sur ce stand en me vantant la cuvée « les Grandes Grenachières d’Hippolyte » qu’il avait gouté à Rouen lors d’un salon. Bien l’en a pris : c’est un magnifique C9P très pur, alliant puissance, élevage millimétré porté par un superbe fruit. Dans mon TOP 3 du jour ! A noter le très bon accueil du vigneron ».

Les jolis rouges du château SIMIAN. Du jus et de l'équilibre.

Dans les blancs, on retiendra l’entrée de gamme Jeu d’Rolle pour son fruit exubérant porté par un bel équilibre et remarquable cuvée La Louronne ; séveuse à souhait, très équilibrée, sans la lourdeur qui signe parfois les blancs du sud.

La très belle et très gourmande gamme de blancs du château SIMIAN.
Interlude comique...

Nous quittons le domaine heureux mais Moderator1, ne pouvant répondre à la fatidique question « Et maintenant, chez qui allons-nous ? », est joueur :
- « Ecoute… Je te propose que nous nous arrêtions au 6e stand après 3 allées, à droite...
- Vas-y mon Gildouille ! Banco, j’te suis.
- Un… deux… trois… un… deux… trois… quatre… cinq… six…
- Oh meeeeerde…
- Ahahahahahah !

C’est reparti pour un calvaire.
Bourgueil Domaine XXX (je ne cite pas pour ne pas faire de tort au très sympathique vigneron qui nous a super bien reçus).
Un pet’nat à l’effervescence digne d’un MENTOS plongé dans du coca light. Un vin plus dur à cracher qu’à ingérer, même si, déjà, les notes de vieux cidre n’incitaient pas à la dégustation.
Pet’nat’ + salive = mousse polyuréthane expansive.
Un blanc du même acabit, sans l’effervescence destructrice, mais teinté de pomme blette, de verni…
Quant aux rouges… Pfffffff… Gildas se marre, se marre, se marre. Il prend des photos.
- « Je veux conserver ça pour la postérité » me dit-il, ce p’tit fumier.

P***ain ! Ce n’est pas bon. Comment ne pas le dire au vigneron ? Le gars est sympa. Comment rester, gentil, aimable, faux-cul ?
« C’est floral et aérien. D’habitude, je n’aime pas trop le cabernet mais, là, faut reconnaître… » glissé-je entre deux remontées acide.
« Oui, c'est vrai ! Je cueille mûr parce qu'il faut bien reconnaître que le cabernet pas mûr, c'est un peu strident » confirme l'aimable vigneron.

Du point de vue de Gildas, »ce colosse de vigneron, Laurent Biiiiiiip, est d’une extrême gentillesse. Je me verrai bien passer une soirée avec lui, ça doit-être quelque chose.
Les vins issus de cabernet-franc sont frais, digestes et bien mûrs, sans cette sensation dans l’archétype du vin nature (lisez aucune note d’écurie ou de fosse septique). A noter une jolie cuvée de vendanges solidaire issues de raisins de syrah, grenache et mourvèdre provenant du sud de la France, au degré alcoolique faible : floral et immédiat ».


A côté, quelques vieux trentenaires/jeunes quadras sont aux anges. Visiblement, les vins leur plaisent et ils se pâment en avalant à grandes lampées ce jus que je ne trouve franchement pas à mon goût. « Heureusement qu’il y a un public pour ce genre de production… Ou alors, il faut la boire dans un jean slim avec des Stan Smith aux pieds pour la comprendre » persifflé-je…

A peine revenu de l’enfer, une question s’impose : comment se fait-il que systématiquement, dès que je suis en salon, il y ait un LPVien qui veuille me faire boire du Cabernet Franc ? A Rouen, à Paris, à Angers : pas un mec qui ne souhaite me voir passer par tous les états après ingestion de vinaigre aromatisé au poivron.

Je dois être une attraction. Au même titre que la femme-araignée ou l’homme sans tête, je suis devenu un phénomène de foire. On se presse des quatre coins de France pour voir mon visage se tordre de douleur à la vue d’un verre de cabernet franc. Une sorte de Grand Zampano avec, dans le rôle de Gelsomina, les mecs qui m’accompagnent ou qui me rencontrent. Ladide, si tu me lis… ;)

- « Et maintenant, Mesdames, Messieurs, le « Grand Vougeot » va boire un verre de cabernet franc…
- Ooooooohhh…
- Veuillez éloigner les animaux, tenir les enfants en laisse et, surtout, ne pas crier. L’exercice est périlleux
»…

P**ain ! C'est infâme.

J’en soupçonne même quelques-uns, modérateurs pour ne pas les citer, de ne m’inviter que pour ça. Les mecs sont prêts à supporter 6 heures de commentaires foireux, de dégustations sans intérêt et d’extase sur des vins anodins simplement pour avoir le bonheur de contempler ma douleur. Sadique, hein ?

Mais pourquoi faire du pif avec ça alors qu'il y a tellement de trucs bien meilleurs ?

Bon… revenons au vin. Au vrai.

Chez les cousins FOUASSIER, à Sancerre : qu’est-ce que c’est bon !
Paul et Benoît FOUASSIER offre des 2017 de haute volée, vifs, tendus et salins à souhait. La gamme est cohérente et irrésistible. Les sauvignons sont mûrs, limpides, brillants et offrent un large aperçu des sols du sancerrois. Sur la dizaine de vins dégustés, mention spéciale aux Romains pour son volume : largeur, longueur, hauteur, tout y est ! Une ode au sauvignon. Les pinots noirs sont également dignes d’entrer dans nos caves. Moins séducteurs que chez Gérard BOULAY, mais tout de même très bons.

Gildas confirme :
« La gamme est d’une régularité exemplaire. Les maturités sont très justes et l’expression du sauvignon s’exprime en délaissant tout le côté variétal que je déteste. S’il ne fallait retenir un terroir parmi tous ceux qui étaient en forme, ce serait comme Vincent : « Les Romains ». Il y a un supplément de tout avec cette salinité et cette vibration qui signent en général cette cuvée ».

Deux gars qui savent recevoir et faire du vin ! Top !

Catherine et Philippe DELESVAUX :
Nous sommes reçus par Madame DELESVAUX qui écrit en anglais à des Danois. Pour ceux qui en doutaient encore, la mondialisation est en marche.
Nous attaquons la dégustation avec Envie de bulles, effervescent élaboré avec 2/3 de chenin et 1/3 de cabernet franc de saignée (qu’on ne sent pas ! Ouf ! ). C’est un vin disons… classique. Bien fait, il ne laisse pas un souvenir impérissable. Bulle un peu trop envahissante à mon goût.
Les blancs secs offrent un très beau jus de chenin. La typicité, sans artifice ni facilité. Purs et nets, ce sont assurément des vins de gastronomie.
Les moelleux et liquoreux sont également remarquables. Notamment, la cuvée Grains nobles 2015 à la richesse superlative sans être roborative. Ses 240 grammes de sucre glissent en bouche comme un bas nylon glisse sur la jambe de Marlène DIETRICH.
Pour les moins fortunés, le Coteaux du Layon Les Clos 2016, avec « seulement » 120 g de sucres résiduels représente un très bon rapport qualité/prix/plaisir.

Une fois de plus, Gildas et moi nous accordons :
« Pareil que Rougeot : quel vin ce « Grains Nobles » 2015. A siroter en fin de soirée, pour refaire le monde ».

Sec, moelleux ou liquoreux, chez DELESVAUX, tout est beau.

Domaine d’Orfeuilles :
Conseillés par les cousins FOUASSIER, nous nous dirigeons vers les Vouvray de leur copain Arnaud HERIVAULT. Les vins sont bien typés Vouvray, avec – point positif ! - une acidité mesurée.
Le vouvray méthode traditionnelle est d’une expression assez simple et d’une bulle un peu… envahissante. Je n’ai pas accroché.
Le vouvray sec est simple, mais bien fait. Je lui ai préféré la cuvée Silex d’Orfeuilles, plus complexe et plus volumineuse.
Le vouvray demi-sec se cherche un peu, entre un vin sec et un moelleux. Je me suis demandé avec quoi l’accorder.
Le vouvray moelleux est, bien entendu, plus riche en sucre, avec une trame acide donnant de la fraîcheur au vin. Mais il reste digeste.

Les vins en vrac :
Domaine de Juchepie - Anjou - Les Clos 2014 :
Beaucoup de volume, des fruits jaunes un peu masqués par l’élevage (vanille). C’est un beau vin de gastronomie, un peu pataud néanmoins. Il m'a fait penser à une Côte de Beaune trop bien élevée.

Domaine LEDUC FROUIN – Coteaux du Layon Les grands clos 2016. Richesse et acidité, rôti, équilibre. Un bien joli vin. Le 1971 nous avait beaucoup plus, il y a 7 ans.

Domaine aux Moines - Savennières roche aux Moines :
Le 2016 est en place. Il m'a paru un peu comprimé à l'heure actuelle. Pas de déviance, comme Jérôme nous l'avait fait remarquer il y a trois ou quatre ans. Pas d'inquiétude à avoir avec ce vin qui se révèle au terme de 6 à 10 ans de garde.
Le 2017 est moins étincelant. En l'état, il paraît même anodin. Mais, une nouvelle fois, je ne suis pas inquiet.
Le Berceau des fées 2018 est trop jeune pour se faire une idée. C'est un vin brouillon, qui travaille toujours, marqué par des arômes et saveurs de jus de pomme en train de fermenter. Difficile de prédire ce qu'il donnera. Pas convaincu.

Choix plutôt restreint chez Tessa LAROCHE...

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
#2
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bassaler a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Par chance, ils ne m'ont pas vu ...
#3

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oliv a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Avec l'âge et l'abus de fourberies, faut croire qu'ils ont la vue qui baisse... :whistle:
#4

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GAET a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Peut-être que Vougeot a perdu quelques 10ième après avoir du "cabernet-franc" :DD
Ainsi sa vue a-t-elle pu être bien entamée !
C'est peut-être un début d'explication, ou les vapeurs de l'alcool ont obéré leurs sens ! %tchin
#5

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Gildas a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

bassaler écrit: Par chance, ils ne m'ont pas vu ...


Même pas vrai zX

Gildas
LPV Normandie
#6
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bassaler a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Y'a pas à dire, ils sont beaux ces vikings !
#7

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tonioaja a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

La mémorable tête de Vincent me rappelle quelque peu sa trombine sur la photo lors de la dégustation du Clos de Rougeot !

Est ce que notre ami aurait participé au salon en tant en exposant pour la première fois ?
#8

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LADIDE78 a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Ya pas que moi , qui te fait déguster du c....... F..... , hein :D :D :D :D
didieer

Mal- voyant depuis 29 ans et passionné de vins comme vous tous
#9
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Rust72 a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Merci pour ce magnifique récit.
Pour les vins du Domaine Gigou que je connais très bien il n'est pas évident de goûter des jeunes millésimes.
Les jasnieres dans leur jeunesse sont d'une austérité... Par contre avec quelques années de garde on arrive à de beaux résultats. Les Gigou travaillent à l'ancienne, dans un style droit et ciselé.
Aujourd'hui hormis les 3 gros (Cornille, Jardin et Chevalier) qui sont intouchables en prix, les Gigou sont un des meilleurs rapports Q/P typicité sur le secteur.
Après il faut aller vers les voisins du vendômois (Colin) pour retrouver un des meilleurs rapport Q/P bio ligerien.

J'ai ri concernant le passage sur le vigneron nat de Bourgueil :)

Côté exposant j'ai trouvé cette édition très dynamique le lundi. Par contre mardi j'ai eu le temps d'aller goûter les collègues et faire un petit tour à l'espace libre dégustation sur les 2018. De ce que j'ai goûté le millésime sur le papier très solaire est assez hétérogène. Les dates de vendanges différent et les styles de vin également. J'ai notamment été surpris des blancs récoltés bien tard avec une dose de carbonique élevée pour feindre la fraîcheur. C'est complètement subjectif car je ne suis pas fan des vins trop sur mûris dans nos vertes contrées ligeriennes.
#10

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azerty27 a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2019

Magnifique CR qui malheureusement manque de 2/3 stands "courageux". Courageux dans le sens :
- Vais je perdre la vue ? ;-)
surpris que Moderator 1 ne t'ai pas emmené sur son stand fétiche en muscadet...

Merci pour ce CR

PS : A donner paire de stan smith taille 41
#11

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bassaler a répondu au sujet : Salons des vins de Loire 2020

Premier acte : le Salon des Vins de Loire
Daniel Crochet
Discrétion du domaine, gamme courte précise et bonne communication avec le couple de vignerons. Un domaine à découvrir
Sancerre, 2018 : floral, mur, tonic, avec de la tension en bouche. Vin immédiat, pas décharné. Bien ++
Sancerre, cuvée Prestige 2018 : du volume et de la profondeur. Grande vinosité en bouche, avec de la tension et une matière bien définie. Très Bien +
Sancerre, Plante des Prés 2018 : un supplément minéral qui apporte un toucher de bouche charmeur. Gros potentiel de vieillissement et d’expansion pour ce vin. Très Bien ++
Sancerre, Chêne Marchand 2018 : puissance, ampleur, élégance et longueur. L’expression réussie d’un « Grand Cru » de Bué. Excellent
Sancerre, 2019 : tiré sur cuve, ce premier échantillon est riche, plutôt solaire, sur une base saline - Sancerre, 2019 : deuxième échantillon issu de cuve plus floral, plus tendu et laissant une belle empreinte finale. Le vin « final » devrait se rapprocher de cet échantillon.
Sancerre, 2018 : joli fruité, de la maturité du raisin, une belle tonicité en bouche liée à la structure acide de belle origine. Joli grain tannique. Très Bien ++
Sancerre, cuvée Prestige 2018 : de la soie au nez comme en bouche. Un élevage fin et savamment dosé. Un toucher de bouche superbe sur une charge tannique bien présente, et prometteuse. Excellent +
Sancerre, Sur le Clou 2018 : nez floral et végétal, un peu strict en bouche. Fruité sur la finale et en rétro-olfaction. Longue garde à prévoir pour que le vin se livre. Très Bien aujourd’hui (gros potentiel)

François Crochet
Une valeur sure, entre le charme du couple, l’humour de François, un cœur tendre sous une carapace « dure ». Grande et belle gamme, ce qui ne gâche rien. On y revient toujours avec plaisir
Sancerre, 2018 : un fruité fumé au nez, de la douceur et de l’énergie en bouche. Une entrée de gamme solide. Très Bien ++
Sancerre, Les Marnes 2018 : profondeur, charge tannique bien construite, crémeuse quoique demandant quelques années de patine, une bouche laissant une impression de douceur. Excellent
Sancerre, Réserve de Marcigoué 2018 : une supplément de tout, notamment une tension superlative, une acidité noble et de grands et beaux tannins. Superbe élégance. Excellent ++
Sancerre, 2019 : élégance toute florale, rondeur avenante en bouche, tendresse en finale. Une entrée de gamme qui marque les esprits et les papilles. Très Bien
Sancerre, Exils 2019 : du volume, de la granulosité salivante en bouche, une fine et juste tension acide. Un vin d’esthète et de méditation. Très Bien (+)
Sancerre, Grand Chemarin 2019 : élégance minérale, finesse et fraîcheur en bouche. Beau potentiel. Excellent
Sancerre, Petit Chemarin 2019 : plus d’ampleur et de volume, un fruité gras, de l’élégance. Vin de garde. Très Bien ++
Sancerre, Chêne Marchand 2019 : empreinte superlative, du grain, un toucher de bouche velouté et tendre, presque « tannique ».oo,
Sancerre, Amoureuses 2018 : floral, une empreinte volumique certaine, une minéralité saline bien développée et une longueur salivante sur de magnifiques amers. Excellent ++
Sancerre, Exils 2018 : vif, gras et une empreinte sur le caillou. Moins « facile » que le précédent. Très Bien +
Sancerre, Grand Chemarin 2018 : m’a semblé très minéral et un peu court. Manque de volume ? Bien
Sancerre, Petit Chemarin 2018 : élégance sur la floralité, belle structure en bouche, entre soyeux et tendresse. Joli. Excellent
Sancerre, Chêne Marchand 2018 : le Grand Cru de Bué (et je me répète). Tension, gras aromatique, de la soie en bouche, énergie et finale tonique, laissant une grande impression.oo,

Jacky Blot
La star de la Touraine qui sait rester humble et accessible. L’ensemble de l’équipe est au diapason. Depuis des années, les symphonies se succèdent, avec la même magnificence beethovienne. Il fallait y revenir pour gouter quelques 2019 tirés de cuve.
Montlouis, Rémus 2019 : un extrait de pêche blanche, une explosivité immédiate et une tonicité bien définie. Un assemblage pour une entrée de gamme ? Très Bien +
Montlouis, Clos Michet 2019 : vinosité au nez, notes de fruits blancs, maturité, très sérieux en bouche. Excellent
Montlouis, Clos Mosny 2019 : quelle structure superlative. Tout est déjà là (et dire que Jacky Blot estime que les vins présentés, issus de barrique sèche, ne représentent qu’un minimum de la qualité qui sera atteinte !). Exceptionnel
Vouvray, Clos de la Bretonnière 2019 : richesse, rondeur, tension suave et finale claquante. Grand vin de gastronomie.oo,
Montlouis, Clos Michet 2018 : même impression que deux jours auparavant, avec toutefois un supplément d’empreinte et de complexité. Très Bien ++
Montlouis, Clos Mosny 2018 : quelle grande aromatique, sur une complexité entre gras et salivation extrême. Excellent
Montlouis, Hauts de Husseau 2018 : de l’énergie, une granulosité en bouche et une tension avenante. Très Bien ++
Vouvray, Clos de la Bretonnière 2018 : supplément de tension, d’aromatique et d’énergie. Un cran au-dessus (et largement) du 2019 déjà bien né.oo, oo,
Vouvray, Clos de Venise 2018 : bouche serrée, sur une base de grande aromatique de chenin. Densité en bouche, et finale sur des amers sublimes.oo, oo, oo,
Montlouis, Clos Michet 2012 : rondeur aboutie, vin détendu, énergie canalisée. Excellent

Domaine Frédéric Mabileau
Couple attachant, équipe éminemment sympathique. Discrétion, simplicité et humilité pour ce grand domaine tourangeau trop peu connu. Courte mais (très) grande gamme.
St Nicolas de Bourgueil, les Rouillères 2018 : un fruité acidulé qui révèle une belle structure et des tannins avec une certaine mâche. Très Bien (+)
St Nicolas de Bourgueil, les Rouillères 2017 : toujours du fruit, plus dense, avec une pointe d’évolution toute légère. Bouche droite, cistercienne, non dénuée de charme et de tendresse. Très Bien +
Anjou, Cabernet Sauvignon 2017 : un nez et des tannins de Cabernet sauvignon, en rondeur. Pointe végétale noble avec une finale soyeuse. Très Bien
Bourgueil, les Racines 2016 : belle charpente, un habillage classe, des tannins sur l’élégance quoique jeunes, de la mâche. Belle promesse d’un avenir radieux. Très Bien ++
St Nicolas de Bourgueil, Coutures 2016 : un supplément de vinosité, une charge tannique sur la fraîcheur, une empreinte et un grain en bouche qui marquent. Excellent +
St Nicolas de Bourgueil, Eclipses, 2015 : un vrai et grand Cabernet franc mur, droit et bien constitué. Maturité du raison, mâche minérale en bouche, grain tannique superlatif. Finale sur une grande fraîcheur vivifiante.oo,
St Nicolas de Bourgueil, Eclipses, 2014 : il ferait presque passer le vin précédent pour un « petit » vin ! Equilibre et profondeur sur le fruit, bouche précise, tonique, bien définie. Tannins superlatifs. Allonge et sensualité.oo, oo, oo,
Anjou, chenin des Rouillères 2019 : une corbeille de fruits murs, entre pêches, poires et pamplemousses. C’est gourmand, en rondeur, sans mollesse. Belle allonge. Très Bien ++
Saumur, chenin du Puy 2016 : un « jus de fruit » au nez, un concentré de fruits blancs. Complexe en bouche, élégant, finale grasse et énergique, tendresse extrême.oo, oo,
Vin de France, Orgasmic 2017 : un pétillant naturel sur la fraîcheur, la tendresse et la buvabilité. Une fine bulle, sur un équilibre demi-sec qui m’évoque les Moscati d’Asti de noble origine. Parfait pour méditer.oo,

Pierre Sourdais
Confirmation de la qualité du domaine, avec une gamme de plus en plus sérieuse. Vigneron à l’écoute, avec des échanges toujours empreints d’humilité. Grands Chinon.
Vin de France, les Cornuelles : un blanc de cabernet franc qui évoque le chenin au nez. Droiture, tendresse et une pointe de sucre résiduels et une amertume atypique. Un OVNI. Très joli. Très Bien +
Chinon, les Rosiers 2018 : droit, fruité franc, bouche sérieuse, tannins avec une belle mâche et une finale vive sur l’acidité / l’amertume. Très Bien +
Chinon, cuvée Tradition 2018 : si le nez semble un peu fermé, la bouche est construite sur un fruité végétal noble, une structure tannique cistercienne, avec une belle mâche. Très Bien ++
Chinon, cuvée Stanislas 2016 : grand nez de Cabernet Franc révélant un élevage juste dosé, des notes de fruits noirs. Tannins de velours, bouche structurée et impression tellurique. Grand vin.oo,
Chinon, les Boulais 2015 : profondeur et droiture du cépage, maturité, équilibre et élégance. Charge tannique de qualité, restant à polir. Promesse d’un grand vin.oo, oo,
Chinon, les Rosiers 2019 : un vin encore en élevage, sur le fruité acidulé, concentré et détendu. Très Bien ++
Chinon, cuvée Tradition 2019 : tout du grand Chinon est déjà présent dans ce vin. Tannins nobles, bouche soyeuse, belle mâche. L’élevage en cours finira l’ouvrage. Excellent +
Chinon, cuvée Stanislas 2017 : ça pinote ! Concentration au nez, fruité intense, bouche avec un gros potentiel et des tannins d’une classe exceptionnelle.oo, oo, oo,


Second acte : la « Levée de la Loire » et le salon « Demeter »

Domaine Arnaud Lambert
Encore un domaine incontournable où l’accueil tutoie la grande qualité des vins. Blancs et rouges se rejoignent pour toucher l’inaccessible étoile. Accueil toujours décontracté d’Arnaud et de l’ensemble de l’équipe.
Saumur, clos du Tue-Loup 2017 : du fruit, de l’énergie et du grain en bouche pour ce vin milieu de gamme parfaitement placé. Très Bien ++
Saumur-Champigny, la Montée des Roches 2017 : un supplément de corpulence, un jus avec de l’assise et de fins et francs tannins.oo,
Saumur, clos de l’Etoile 2017 : du vin tant au nez qu’en bouche. Suavité, de la mâche, des tannins avec du caractère, laissant une impression aboutie. Excellent
Saumur-Champigny, Clos Moleton 2015 : sensualité du Cabernet franc bien né, fraîcheur et allonge en bouche, tannins superlatifs. Quelle empreinte.oo, oo, oo,
Saumur, clos Mazurique 2019 : tendu, salin et tonique. Belle entrée de gamme. Très Bien
Saumur-Champigny, les Terres Rouges 2019 : le cousin, mais avec un supplément de charpente et de profondeur. Très Bien ++
Saumur, clos du Midi 2019 : une gourmandise immédiate. Fraîcheur et douceur pour ce vin de copains. Très Bien
Saumur, coulée de St Cyr 2016 : un grillé salivant, une tension associée à une tendresse en bouche, une minéralité saline. Patience. Excellent ++
Saumur, clos David 2017 : corpulence, fermeté sans rigidité, aromatique mentholée, tension et belle salinité vibrante.oo, oo,
Saumur, clos de la Rue 2017 : un peu au-dessous du clos David cette année, mais on chipote. Finale sur la tendresse sur un substrat minéral sérieux et profond.oo,
Saumur Brézé 2017 : le parangon du Grand Chenin. Grand nez légèrement poudré, aromatique qui brèze, tension en bouche, puissance maîtrisée et finale tout en équilibre. Beau comme une abbaye romane !oo, oo, oo,
Saumur, les Perrières 2018 : sans doute mal placé dans la dégustation. Vivacité et immédiateté. A revoir dans d’autres conditions

Vincent Gaudry
Impression une seconde fois un peu mitigé. Accueil et service des vins un peu « désinvolte ». Qualité / ressenti qui en pâtit. Vibrations et ondes négatives sans doute. A revoir ou au revoir ?
Sancerre Tournebride 2019 : une sorte de rondeur sucrée avec précision à revoir. Assez Bien
Sancerre, VV 2019 : même construction avec un peu plus de concentration et de tension. Bien +
Sancerre, Constellation du Scorpion 2019 : vif, mais manquant de muscle et d’élégance. Bien
Sancerre, VV 2018 : tension, minéralité salivante. Beau potentiel. Très Bien
Sancerre, Pour Vous 2017 : le Sancerre traçant, avec une belle rondeur et une bouche très vineuse. Très Bien +
Sancerre, Mi-chemin 2017 : un vin tout en floralité. Très Bien ++

Domaine Romaine Guiberteau
On avait croisé les vins de Romain plusieurs fois au restaurant. Confirmation du plaisir ressenti. Grande gamme, en rouge comme en blanc. Accueil très avenant. Une vraie-fausse découverte. A renouveler.
Saumur, domaine 2019 : (déjà) un grand nez de chenin, très minéral. Puissance et élégance se conjuguent en bouche, en définissant un grain presque « tannique ». Salivation sur un semi-perlant en finale. Excellent +
Saumur, clos des Guichaux 2018 : malgré la fermeture, impression au nez d’élégance et de fraîcheur, sur des notes à la fois légèrement grillées et franchement mentholées. Puissance vineuse en bouche, amers fumés salivants, proches du sublime.oo, oo,
Saumur Brézé 2017 : encore un nez de Grand Chenin. Arômes sur la poudre de menthe. Bouche sur un grillé élégant qui n’emporte pas tout. Tension minérale, gras enjôleur, finale interminable laissant une empreinte superlative. Deuxième abbaye romane !oo, oo, oo,
Saumur, domaine 2019 : un fruité très avenant, sur les fruits rouges, complexifié par une pointe glycérinée. Suavité en bouche, avec une belle matière, des tannins dessinant un grain salivant. Excellent
Saumur, les Chapaudaises 2018 : une corbeille de fruits noirs, complétée par une touche glycérinée. Acidité redoutable en bouche, accompagnant les tannins soyeux dans une sorte de synergie positive. Végétal noble, grain superlatif et fraîcheur en finale.oo, oo,
Saumur, les Arboises 2017 : encore un grand vin. Nez tendu et droit du Cabernet franc, sans aucune trace de sous-maturité. Pointe végétale noble. Elevage déjà bien intégré. Bouche construite sur le fil, et ça marche et match bien ! Potentiel de vieillissement et de plaisir 3 étoiles.oo, oo, oo,

Château Revelette
Relative déception cette année, avec des vins qui ne goûtaient pas bien et surtout une « professionnelle anorexique » à nos côtés qui avait tout du bonhomme, jusque dans sa façon de cracher à 1 mètre du crachoir. Les ondes négatives ont un vrai pouvoir de nuisance.
Coteaux d’Aix en Provence, château Revelette 2018 (Ugni blanc, Rolle et Sauvignon blanc) : vin de soif immédiat, sur une aromatique anisée. Bien
Vin de France, PUR 2018 (Ugni blanc) : poudré au nez, bouche muscatée. Léger manque de complexité. Bien +
IGP Méditerranée, le Grand Blanc 2017 (75 % de Chardonnay) : nez plutôt muet ! Bouche assez grasse, sur une épice douce. Très Bien
Vin de France, PUR Grenache 2018 : rondeur et fruité du grenache, granulosité avenante des tannins en bouche. Très Bien +
Vin de France, PUR Carignan 2018 : nez réduit, plutôt sur un équilibre animal et « poili ». Tannins un peu secs en bouche. Bien
Coteaux d’Aix en Provence, château Revelette 2018 (Syrah, Cabernet sauvignon, Grenache, Cinsault) : belle complexité, sur l’élégance, l’épice et un côté animal mieux intégré à l’ensemble. Très Bien ++
IGP Méditerranée, le Grand Rouge 2017 : un supplément d’élégance et de construction pour ce vin. Fin, complexe, structuré et grain tannique épicé. Longueur finale sur la fraîcheur. Excellent

Domaine les Eminades
Des vins sudistes civilisés et frais, un couple de vignerons très sympathique et une gamme très recommandable.
St Chinian, cuvée Montmajou 2018 : cet assemblage de Grenache Blanc et de Marsanne se présente sous la forme d’un vin sudiste parfaitement équilibré. Fraîcheur, gras, aromatique et longue finale vive, minérale (crayeuse) et fraîche. Très Bien +
Vin de Pays des Coteaux de Fontcaude Blanc, Silice 2018 : un Sauvignon blanc mûr, plutôt gras, avec de la tension en bouche, de solides amers nobles et une finale aromatique fruitée, tout en fraîcheur. Très Bien +
St Chinian, la Pierre Plantée 2018 (40 % Cinsault – 40 % Syrah - 20 % Grenache) : fruité immédiat au nez, profondeur et vinosité en bouche. Tendre épice complexe pour ce vin de copains, mais pas que ! Très Bien ++
St Chinian, Cebenna 2018 (70 % Syrah - 20 % Grenache - 10 % Mourvèdre) : vin d’une suavité exceptionnelle. C’est profond, complexe et corpulent, tout en restant buvable et digeste (tannins arrondis). Excellent
St Chinian, Sortilège 2017 (70 % Syrah – 30 % Grenaches) : nez complexe, sur les fruits noirs, les fleurs capiteuses et les épices. Fine amertume salivante. En bouche, le vin est tout en rondeur, apaisé, avec une amertume finale qui apporte un supplément de persistance et de longueur. Tannins soyeux, définissant un toucher de bouche de grande qualité.oo,
St Chinian, Vieilles Canailles 2017 : ce 100 % Carignan représente le sommet de la gamme. Un nez plutôt animal de toute beauté, sur les fruits murs, avec un supplément minéral « masculin ». Bouche vineuse et profonde, toujours du fruit, une longue amertume et une vibration finale ultime. Tannins en support, juste pour accompagner l’ensembleoo, oo, oo,
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