Oliva Cigar, Nicaragua

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    RaymondM a créé le sujet : Oliva Cigar, Nicaragua

    OLIVA CIGAR Co.



    13955 N.W. 60th Avenue
    Miami Lakes, Florida, 33014
    USA

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    Melanio Oliva a effectué sa première récolte de tabac à Pinar Del Rio (Cuba), en 1886.
    Devant combattre durant la guerre d'indépendance il ne retourna à la culture qu'au début des années 1920 et développa ses champs pendants plusieurs décennies.
    Avec la révolution cubaine, son fils Gilberto Oliva dû se tourner vers une activité de négoce de tabac, et finalement s'exila.
    Recherchant à rebâtir un lieu de production regroupant les conditions naturelles laissées derrière lui il jeta son dévolu sur le Nicaragua.
    C'est aujourd'hui le 2e plus important producteur de feuilles de tabac nicaraguayen.

    Utilisant les techniques éprouvées de culture de graines en partie d'origine cubaine, d'assemblage et de roulage, la production s'est développée proposant plusieurs gammes de vitoles,
    7 aujourd'hui composées chacune d'un nombre inégalitaire de cigares :
    * Serie V Melanio
    Gamme roulée à la main et fabriquée à partir de feuilles fermentées et conservées 5 ans aux saveurs riches et robustes. Cette gamme se subdivise en 2 groupes distingués par la couleur de leur cape et l'origine des feuilles, la Serie V Melanio (Cape équatorienne - sous-cape et tripe nicaraguayennes), proposant 6 modules (un Churchill, un Double Toro, un Figurado, un Torpedo, un Robusto et un Petit Corona), et la Serie V Melanio Maduro (Cape mexicaine - sous-cape et tripe nicaraguayennes), proposant 3 modules (Churchill, Torpedo et Robusto).

    * Serie V
    Gamme composée d'un assemblage dont des feuilles de la Jalapa Valley sont soumis à un processus de fermentation spécifique et dont la liga est enroulée dans une cape de type Habano Sun Grown.
    8 cigares composent cette gamme (Cape équatorienne - sous-cape et tripe nicaraguayennes), qui sont par ordre de longueur, Le Serie V Churchill Extra, le Serie V Lancero, le Serie V Special V Figurado, le Serie V Double Toro, le Serie V Torpedo, le Serie V Belicoso et le Serie V Double Robusto.

    * Serie O
    Gamme fabriquée dans la tradition cubaine, qui utilise la même variété de tabac, mais poussant dans diverses régions dont les terroirs respectifs apporteront une palette gustative distinctive. Ici l'assemblage est composé de feuilles provenant d'Esteli, de Condega de la Jalapa Valley.
    Cette gamme se subdivise en 2 groupes distingués par la couleur de leur cape et l'origine des feuilles, la Serie O (Cape équatorienne - sous-cape et tripe nicaraguayennes), proposant 9 modules (Churchill, Double Toro, Torpedo, Toro, Corona, Robusto, Number 4, Perfecto, et le Tubo dans son écrin métallique), et la Serie O Maduro (Cape provenant des États-Unis et sous-cape et tripe nicaraguayennes), proposant 5 modules (Churchill, Double Toro, Torpedo, Double Robusto et Robusto).

    * Serie G
    Cette gamme est conçue pour offrir des arômes moyennement corsés. Elle est construite avec une cape camerounaise.
    Cette gamme se subdivise en 2 groupes distingués par la couleur de leur cape et l'origine des feuilles, la Serie G (Cape camerounaise - sous-cape et tripe nicaraguayennes), proposant 10 modules (Churchill, Figurado, Torpedo, Toro Round, Double Robusto Round, Belicoso, Robusto, Special G, et le Tubo), et la Serie G Maduro (Cape provenant des États-Unis, sous-cape indonésienne et tripe nicaraguayenne), proposant 7 modules (Presidente, Churchill, Torpedo, Perfecto, Belicoso, Robusto et Special G).

    * Connecticut Reserve
    Cette gamme, aux saveurs moyennement corsées, assemble des sous-capes et tripes nicaraguayenne entourées de capes équatoriennes. Elle se compose de 8 modules (Churchill, Torpedo, Lonsdale, Toro Round, Double Toro, Toro, Robusto, Petit Corona, et Toro Tubo).

    Les Master Blends sont des séries limitées produites ponctuellement.
    C'est le cas par exemple la gamme Master Blends 3 à la cape américaine maduro et aux sous-capes et tripes nicaraguayennes, ne comportant que 3 modules (Churchill, Torpedo et Robusto).

    Dans cette veine de gamme annexe a été créée la gamme Gilberto Oliva Reserva.
    Cette série utilise selon ses déclinaisons un apport de Sumatra ou d'Equateur ajoutés à des tripes nicaraguayennes vieillies pour aboutir à des saveurs assez fortes.
    Cette gamme se subdivise en 2 groupes distingués par l'origine de leur cape, la Serie Gilberto Oliva Reserva (Cape de Sumatra - sous-cape équatorienne et tripe nicaraguayenne), proposant 5 modules (Churchill, Torpedo, Toro, Corona, et Robusto), et la Serie Gilberto Oliva Reserva Blanc (Cape et Sous-Cape provenant d'Equateur et tripe nicaraguayenne), proposant les mêmes 5 modules.

    En 2014 le magazine américain Cigar Aficionado a récompensé le Oliva Serie V Melanio Figurado comme cigare de l'année.





    Dans la série les grands cigares venus d'ailleurs, j'ai fumé aujourd'hui :

    CR: Oliva - Série V - Belicoso

    Oliva est une marque fondée au Nicaraga il y a un demi siècle par un émigré cubain .Les cigares sont déclinés en 3 gammes O , G et V la plus complexe.

    La cape est superbe colorado foncé, luisant. Le cigare est souple et serré.

    Au démarrage, il se montre amer, assez peu séduisant.
    Heureusement après 1 ou 2 cm cette amertume évolue vers des notes boisées, de café grillé, épicées, jusqu'à une touche de noisette grillée
    C'est un cigare puissant et le dernier 1/4 devient plus difficile.

    A réserver aux amateurs de cigares corsés.

    Le tirage est bon et surtout particulièrement régulier : la cendre tient au cigare ( j'ai poussé l'expérience :) ), sur près de 4 cm avant de tomber, ce qui n'est pas si fréquent.

    Pour moi, le meilleur cigare du Nicaragua jamais fumé jusqu'à maintenant. D'une très belle qualité de fabrication, mais néanmoins inférieur en plaisir aux dominicains Ashton VSG et surtout à l'Opus X de Fuente.

    Le prix est également très inférieur !

    Raymond
    #1
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    RaymondM a répondu au sujet : CR: Oliva - Série V - Double Robusto (Nicaragua)

    CR: OLIVA - Série V - Double Robusto (Nicaragua)

    Très bon cigare de gros calibre, encore meilleur que le Belicoso fumé il y a 6 mois.
    Le haut de gamme du Nicaragua !

    Le tirage est parfait de bout en bout.
    Une bonne puissance, mais sans amertume et suffisamment aromatique pour passer une petite heure bien agréable.

    Preuve que les meilleurs des non cubains soignent la fabrication peut-être plus même que nombre de cubains aujourd'hui !

    Raymond
    #2

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    louno a répondu au sujet : Oliva Cigar, Nicaragua

    100 % d'accord avec toi Raymond.
    De plus le rapport qualité/prix est excellent.

    Pour info, le lien est pas mal : www.maison-du-cigare...

    Louno
    #3

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    yves8 a répondu au sujet : Oliva Cigar Serie V

    Oui, les Oliva Serie V sont délicieux et d'un excellent rapport qualité/prix.
    Mes préférés sont le Robusto et le Lancero.
    #4

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    dfried a répondu au sujet : CR: Oliva Cigar - Serie V Lancero

    CR: Oliva Cigar - Serie V Lancero
    Laguito n°1 (Lancero) - 17,8cm x ∅1,4cm



    Puisque j'ai été quelque peu déçu par un mythique Cohiba, et à la lecture de belles découvertes relatées ici, je continue mon exploration ''américano'' - nicaraguayenne.

    D'ailleurs, dans la civette très chic, où j'ai été conseillé, on m'a fait remarquer qu'entre abandons répétés de certains modules par les manufactures de la Havane, difficultés d'approvisionnement et surtout déceptions qualitatives des derniers temps, un coup d’œil aux larges stocks exposés parlait de lui-même. En effet, au regard de ce qui était proposé il y a quelques années, les cigares non cubains ont fait plus que grignoter de l'espace.
    L'enseigne reste traditionnelle et les grands, voire rares éditions de vitoles cubaines ont encore leur trône, mais ils ne l'occupent plus en complète majesté.
    Il y a sans doute aussi des raisons économiques à cela, mais les mauvaises surprises havanaises et les bonnes d'ailleurs ont leur poids certain.

    Ometepe dans la poche pour une prochaine fois, et en attendant aguiché par un module dont j'ai pu répété à quel point j'en suis nostalgique (comme en matière de vin, l'on reste attaché à certaines choses par lesquelles ont a débuté son apprentissage), je prends le Lancero.

    Le fin emballage plastifié, qui habille le cigare, m'enlève une partie de la magie (on ne se refait pas). Mais c'est le lot de toutes les vitoles du nouveau monde (je devrais dire des nouveaux terroirs, d'ailleurs loin d'être aussi récents que cela).

    Cape maduro sombre, finement nervurée, très souple et huileuse. Je constate une forme pas totalement ronde, un poil carré (mais pas au point de l'être). Roulage machine ?

    A cru, c'est flagrant : du cuir blond.

    Allumage aisé.

    1er tiers : L'attaque se fait sur un léger poivre blanc, qui s'exprime sur une trame de cèdre. La fumée est très ample, mais peu concentrée en saveurs. On reste quelques minutes sur ce voile boisé/épicé peu corpulent. La cendre tient très bien au départ (3cm avant que je ne m'en débarrasse volontairement). Plus tard dans la dégustation elle s'étiolera d'elle-même plus rapidement, mais de façon tout à fait habituelle.
    Entre-temps les saveurs ont commencées à se faire un peu plus onctueuses. L'épice est là, mais très enrobée par des notes de café, d'écorce et d'humus laissant transparaitre quelques traces éparses cacaotées.

    2e tiers : Il reprend les saveurs assez évoluées ressenties jusqu'alors, mais se distingue par un retour du bois précieux, qui reprend ses droits avec moins d'onctuosité. Le cigare se fait plus corsé avec une puissante trame de cuir dont la présence arrondit le bouquet au palais.
    A mi-cigare un côté crémeux refait surface, sans entamer la puissance mesurée de la vitole.
    Je constate qu'elle ne se consume pas de manière parfaitement plane, mais un petit coup de flamme fine rétablit l'équilibre en un instant.
    Vers les 2 derniers cm du second 1/3, les volutes se font enfin plus enrobantes, envahissant le palais de façon plus onctueuse sur un fond de cuir chaud, de cacao un peu amer et de bois de sental. Une fine trainée poivrée revient en rétro quelques instants après chaque pause.

    3e tiers : Il arrive tranquillement sur le même tempo que le second. Puissance sourde s'exprimant autour de saveurs boisées et fond de cuir. Le poivre blanc se fait de plus en plus présent sans être trop déroutant.
    Néanmoins, vers la moitié de ce dernier tiers, le cigare devient plus ''désorganisé''. Le poivre devient un peu trop piquant, mais c'est surtout un manque d'homogénéité des saveurs déjà décrites, qui rend la dégustation moins agréable. Je ressens plus l'amertume de la noix un peu trop grillées. Le bois est toujours là, mais plus sec et ne se mariant plus autant avec un cuir, qui s'estompe.
    J'arrête là.

    Je n'ai accompagné ce long moment qu'avec de l'eau. Un café aurait sans doute coloré efficacement la dégustation (un cocktail un peu rond aurait certainement trouvé sa place également).

    C'est un cigare intéressant, bien construit et au tirage exemplaire, ce qui n'est pas évident avec les petits diamètres. Je me demande encore s'il s'agit vraiment d'un roulage à la main.

    Il souffre sans aucun doute d'une sélection de tabac certainement attentive, mais pas exceptionnelle (avec un plus long vieillissement peut-être... ).
    Si gustativement ce n'est pas parfait de bout en bout, ni aussi profond qu'il le faudrait, cela reste un véritable bon choix possible dans la gamme actuelle toutes origines confondues.
    #5
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    hannibal a répondu au sujet : Oliva Cigar - Serie V Lancero

    ...et en attendant aguiché par un module dont j'ai pu répété à quel point j'en suis nostalgique (comme en matière de vin, l'on reste attaché à certaines choses par lesquelles ont a débuté son apprentissage), je prends le Lancero

    Très juste, je reste fan de Upmann qui reste pour moi synonyme de Havane.
    Chez Oliva, essaye le Série V Melanio Box Pressed (édition limitée, robusto ou plus), il est très largement au dessus, dans la veine La Historia de Carillo
    #6
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    dfried a répondu au sujet : CR: Oliva Cigar - Serie V Melanio Maduro Gran Reserva Limitada Robusto

    CR: Oliva Cigar - Serie V Melanio Maduro Gran Reserva Limitada Robusto
    Robusto – 12,7cm x Ø2,06cm (ring 52)

    Composé de feuilles fermentées et conservées 5 ans (cape mexicaine - sous-cape et tripe nicaraguayennes).



    Cape : Maduro sombre, très finement nervurée. Un peu souple. Ce cigare fait main est pressé d'où une forme un peu carrée. La double bague est tellement imposante que le plus habile des ''m'as-tu-vu'' ne peut pas la conserver s'il veut même entamer sa dégustation.

    A cru on distingue un effluve peu prononcé d'humus et de cuir blond.

    Allumage enfantin.

    1er tiers : Attaque ample liée à un tirage important sur l'humus, les feuilles séchées et le cèdre. Une ombre de poivre (vraiment à peine), revient en rétro. Rapidement des notes plus onctueuses sur une base de café torréfié et boisé prennent le pas. Le poivre noir se fait plus présent, mais par discrets repères.
    C'est au tour de la noisette grillée parsemée de fines épices de se mettre en avant.
    La cendre tient parfaitement. Je décide de laisser tomber les près de 3 cm déjà accumulés (à mon goût cela faisait un peu trop en proportion de ce module ramassé).
    Le cigare devient plus enrobant avec une trame chaleureuse entre la ganache de chocolat et le cuir.

    2e tiers : Il se distingue par son onctuosité avec une alternance de saveurs de cèdre, de crème chocolatée et de noisette toastée. Le tirage est imposant. La fumée est riche, circulant un peu trop aisément (un poil, juste un poil de serrage supplémentaire conviendrait mieux à ma petite perversité à apprécier de conduire les vitoles avec plus d'attention).

    Abandonné quelques minutes, le cigare semble éteint. Point du tout. La fumée reprend à la 1ère aspiration.
    Entre la mi-vitole et le 3e tiers, elle est toujours crémeuse, mais avec une trame plus prononcée de fève de cacao et une ombre herbacée.
    Cette légère sensation végétale s'estompe assez vite au profit d'effluves boisés.

    3e tiers : Le cigare monte en puissance. Plus corsé, mais toujours très homogène avec un bouquet gustatif mêlant boisé, humus et fruits secs grillés sous-tendu par le cacao noir. Il se paye le luxe de redevenir quelques instants crémeux avant de laisser place au poivre blanc, au cèdre et à la noix.
    Le poivre se fait un peu plus entêtant sans dominer les jolies saveurs terreuses et boisées.
    De fines notes torréfiées restant sur la langue en un agréable écho.

    On est effectivement dans une classe nettement au dessus du ''simple'' Serie V Lancero.
    Le vieillissement et l'origine des feuilles a fait la différence offrant une

    J'ai bien fait d'écouter El Profesor Hannibal !
    Encore un cigare, qui sans cela, n'aurait sans doute pas attiré mon regard en civette.

    Très bien construit, je ne peux que lui reprocher de se consumer un peu rapidement, tout en étant un peu trop généreux dans son tirage.
    Mais c'est un très beau travail, proposant une élégante évolution gustative avec de la personnalité jusqu'à des instants corsés, mais sans jamais d'à-coup sauvage. Une puissance maîtrisée sur une trame mouvante, mais toujours équilibrée et régulièrement onctueuse.
    #7
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    Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck