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Domaine du Clos Naudin, Vouvray

  • damien authier
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damien authier a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Vouvray sec 2006

Dégusté seul, doré très pâle, limpide, nez plaisant sur l'agrume et l'aubépine, attaque franche mais une bouche déroutante. Citron vert, girofle, un ensemble peu complexe avec une amertume imposante en fin de bouche. Ce qui m'a le plus étonné, ce sont les sucres résiduels... Je reste vraiment perplexe sur cette dégustation.
On va le laisser tranquille un moment ce vin (???) ...
à revoir.
#211

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chinbourg a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Cette année là, seule la cuvée de sec est sortie...ceci explique peut être cela.

Laurent L
#212

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DavidO a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Vouvray Brut 2002, Foreau : bu à plusieurs reprises. Typé blanc de blancs, bulles fines, nez grillé évoquant des parfums de brioche chaude, noisette, amande/noisette grillée, minéralité ; long, plein, corsé, assez fin, vif, vertical, plus accrocheur et plus de charme que les versions des bruts classiques, plus de plénitude et de longueur que le 1995. Avec l'oxydation, le vin retrouve les atours de son appellation et exprime des notes de poire et d'épices. Dans un autre registre, mais pour moi au-dessus du 1995. Très bon.

Vouvray Moelleux 1985 (½ bouteille), Foreau : après une ouverture sur des notes de mercaptan, olfaction basée sur des exhalaisons de camphre, pêche bien mûre, pointe d'abricot. En finesse, moins pure que la version 75 cl et pas véritablement dans le style de la maison.

Vouvray Moelleux Réserve 1989 « autre approche », Foreau : Base d'une réserve 1989 fermentée dans une barrique neuve. Esprit oriental, abricot confit qui domine, ananas confit, fruits blancs. Moins de classe, complexité et de pureté que la version classique, plus en ampleur et moins en rectitude, en verticalité que la version classique. Très bon tout de même.

Vouvray demi-sec 1995, Foreau : minéralité prononcée, vin d'esprit marin, légers agrumes notamment le citron. Bouche confortable, présente, mais sans lourdeur et tendue comme les autres vins de la maison. A accompagner avec une poignée de petites carottes poêlées pour le maître des lieux.

Vouvray Moelleux 1988, Foreau : beau flacon sur des senteurs fines d'agrumes et de minéral ; bouche délicate, fine, droite où l'on retrouve les parfums délivrés par le nez. Plutôt bien et qui possède encore un bel avenir devant lui.

Vouvray Moelleux 1995, Foreau : expressions marines, miel, fruits jaunes mûres ; bouche grasse marquée nettement par les résiduels, chaleureuse, un peu d'alcool également la caractérise, moyennement longue.

Vouvray Moelleux 1996, Foreau : orientation olfactive nette sur le safran et la mangue, grande longueur, pureté d'école, pureté fidèle à la maison, très belle classe, très grande longueur, avec des sensations tactiles captivantes et tout en sensualité. Grande bouteille. J'aime beaucoup.

Vouvray Moelleux 2003, Foreau : nez présent sur des parfums d'orange, de crème à l'orange, voire d'orange confite, d'épices, agrémenté de touches d'exotisme ; bouche portée par une belle acidité avec une structure possédant de la sève.

Vouvray sec 2007 : expression élégante de clémentine, fruits blancs, poivre blanc. Corps suave, sensuel, plus rond et ample pour le moment que droit, même si le délié est plus que correct. Bien ++.

Vouvray sec 1984, Foreau : ouverture sur des notes réduites de foie, puis parfums insistants de minéralité par le truchement de silex frottés, silex chauds, vin citronné, esprit marin, « palourde fraîche », amande. Corps tranchant et longiligne, austère et relativement élégant. Intéressant.

Vouvray rouge 1985, Foreau : assemblage de cabernet sauvignon, groleau, gamay. Expression olfactive sur la groseille, gelée de groseille, les poivres fins et doux, les« fraises cuites ». Bouche délicate, fine, moyennement longue. Vin reposant.

Vouvray Bonnet Rouge 1947, Foreau : prune mûre, reine-claude, fruits jaunes hexagonaux, épices orientales, bouche moelleuse, pleine, dense, caressante, relativement longue, évidente, on ne sent absolument à aucun moment les 150g de résiduels. Très grand même si un début de fatigue très léger se fait sentir en fin de bouche (à noter que le niveau n'était pas parfait). Plein de classe.

Vouvray Réserve 1997, Foreau : nez avenant de grand caractère sur des senteurs de caramel blond, citron solaire, un peu de fruits exotiques (papaye?), gingembre, bouche longue à l'acidité certaine, sûre, verticale, droite, très longue, finale minérale et nette, aucune sensation ici aussi des 110g de résiduels. Très grand.

Vouvray Brut (raisins du millésime 2000, deuxième dégorgement), Foreau : bulles fines, bouche ronde, confortable, les bulles dominent les débats en bouche, léger oxydatif, senteurs de pomme et fruits blancs. Pas mal, mais vraiment en dessous des deux millésimés (1995 et 2002).

Vouvray Brut 1995, Foreau : nez évolué, fumé, bien typé vouvray cette fois-ci contrairement au 2002, nez de vieux vouvray, abricot, pêche, un peu pralin, bulles très fines, vineux, long, moins d'accroche et de charme que le 2002, les bulles tendent à s'effacer rapidement renforçant la vinosité de ce très beau brut.

Vouvray moelleux Réserve 1989, Foreau : notes rôties, abricot confit, pralin, fruits exotiques, nez renversant de classe, une démonstration de la puissance dans l'élégance. Bouche moelleuse, douce, droite, distinguée, terriblement longue et d'une grande rémanence, puissante, solaire et pure à la fois, concentrée, mais bien canalisée par l'acidité pour aboutir à un équilibre parfait ; vin racé au possible et qui a de la classe à revendre. Du Pavarotti liquide.

Vouvray sec 2002 « autre version », Foreau : une autre version donc du sec 2002 basée sur une fermentation en cuve et 3g de résiduels supplémentaires. Exhalaisons de raisins, fruits à chaire blanche, pain grillé, rond en bouche, chaleureux, les résiduels handicapent à mon sens le délié de la bouche, moins de classe et de pureté au final que la version classique.

Vouvray Moelleux Goutte d'Or 1947, Foreau : nez frais qui impose sa majesté, sa très grande classe via une complexité époustouflante sur des parfums de prune vive et fraîche, entre une expression mûre de reine-claude et une eau-de-vie de prune, de rhum, d'épices orientales (cannelle, cumin), de citron solaire, de miel, d'orange confite, de figue, de Grand Marnier. Les parfums sont très frais, nets, pures. Bouche droite, fraîche, digeste, d'un équilibre parfait, d'une grande buvabilité avec une finale d'une grande fraîcheur et netteté sur la cannelle. Au-dessus de Bonnet Rouge sur tous les plans analytiques. Immense ! La perfection faite vin.

David.
#213

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Chenin76 a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

J'ai gouté pour la deuxième fois depuis ces derniers mois un Vouvray moelleux 96 de Foreau, je le trouve vraiment superbe, Arômes finement épicés au nez, bouche longue et complexe, acidité et sucres fondus qui mettent en valeur un festival de saveurs: très belle bouteille. Pour moi meilleur que le Mont Mx 1ere trie 96, actuellement en tout cas...

Olivier.

"Le gras c'est bon" Moi
#214

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oliv a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Ah, c'est peut être ce vin qui a été ma plus belle bouteille de l'année.
Une merveille d'élégance et d'équilibre !
#215

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Chenin76 a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Bon Bah, Oliv, qu'on en boive d'autres en 2009 et peut-être, qui sait, une Goutte d'Or 90, bouteille mythique chez Foreau !

Je me faisais (encore) la réflexion en buvant ce 96 vendredi dernier et accompagné d'une tarte aux pommes (épaisse comme une carte bleue(:D), au milieu d'une soirée festive et complètement débridée (nombreux bourgognes bus ce soir là, musique Rock et jolies filles), le nez dans le verre, seul dans mon coin, croisant tout de même le regard complice d'un ami amateur avisé: les moelleux de grande ligné à maturité sont qd même exceptionnels, magiques, sur-naturels...

Olivier,

NB: Je raconterai un jour mes jubilatoires journées de travail à présenter les vins au domaine Huet, je me souviens notamment de cette femme (Sommelière pour une grande table canadienne) qui poussait des cris langoureux en goûtant ces merveilleux vins... et les caves profondes dans le tuffeau, et les vieux pressoirs du 18ème (qui ne servent plus) en dessous de la parcelle du Mont avec ses argiles vertes qui font surface,... saisissant !

"Le gras c'est bon" Moi
#216

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Anthony a répondu au sujet : CR: Philippe Foreau Vouvray Sec 2007

Vouvray Sec 2007, ferme de ferme, même après 3h de carafe. Légères notes oxydatives et rien d'autre.

A attendre je pense, j'espère ...

Anthony
#217

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hédoniste a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Soirée Vouvray Moelleux de chez Foreau.
Vins dégustés bouteille découverte et sans accompagnement.

Moelleux 1989 (70 gr SR)

Or brillant/ambré
Nez : fruits blancs, fruits exotiques, miel, fleur, banane flambée, coing, fleur oranger, vanille, zeste orange.
Bouche : gras, ample, fruits exotiques, ananas, EQUILIBRE, sapide, digeste, longueur sur le fruit et d'une grande fraîcheur.
16/20 (avec du recul, j'ai côté sévèrement, il méritait plus)

Moelleux Réserve 1989 (111 gr SR)

Ambré/orangé
Nez : fruits exotiques, complexe, vanille, léger rôti.
Bouche : Gras, ample, coing, équilibré, frais, vineux, fin et long.
15/20

Moelleux 1ere Trie 1989 (155 gr SR)

Ambré/orangé
Nez : caramel, miel, fruits exotiques, dense, complexe, confi.
Bouche : gras, ample, sapide, frais, cire, équilibre et longueur.
15.5/20

Bonnet Rouge 1947 (150 gr SR)

Orangé/couleur cognac
Nez : truffe, oxydation, fruits mûrs, confi.
Bouche : gras, ample, fruits confis, frais, sapide, fruits secs, raisins secs, coing, côté qui fait penser au whisky, équilibré et long.
18/20

Moelleux 1990 (220 gr SR)

Orangé
Nez : confi, miel, fruits mûrs, rôti
Bouche : gras, frais, fruit, miel, coing, sapide, belle acidité, équilibré, champignons, amertume noble, complexe.
18/20

Moelleux Réserve 1990 (180 ge SR)

Orangé/tuilé
Nez : confi, fruits mûrs, miel, vanille, rôti.
Bouche : gras, ample, miel, sirop, on perçoit plus le sucre et moins l'acidité.
15/20

Goutte Or 1990 (320 gr SR)

Acajou
Nez : miel, confi, nez assez fermé.
Bouche : gras, ample, confi, fruits secs, raisins secs, fruit sucré, figue séchée, équilibre, datte.
16/20

Conclusion

De très beaux vins gras et ample, jamais lourd et avec une finale parfois assez impressionnante.
A gouter !

Marc Lotin
Il ne faut pas toujours tout s'autoriser...mais ne jamais rien s'interdire.
#218

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FGsuperfred a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

superbe dégustation, dommage pour le style de CR un peu trop "morse" à mon gout : des phrases ça prend certes plus de temps, mais bien plus poétique
mais ce n'est que mon avis, ne le prend pas mal, ce n'était pas le but ;)

frédéric Gautier, passionné
membre de poids de LPV haute-normandie ...
fgsuperfred.canalblog.com
#219

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hédoniste a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

FGsuperfred,

Effectivement, je ne prends pas assez le temps pour mes CR.
Faudra que je m'améliore. Progrès pour le prochain CR en vue.

Marc Lotin
Il ne faut pas toujours tout s'autoriser...mais ne jamais rien s'interdire.
#220

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milleret jean luc a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

"""Vins dégustés bouteille découverte "" et sans accompagnement. """....

Mr Foreau , fin gastronome va faire la grimace :.!! ..
#221

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hédoniste a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Jean Luc,

Nous allons lui rendre visite bientot, on se rachètera !

Marc Lotin
Il ne faut pas toujours tout s'autoriser...mais ne jamais rien s'interdire.
#222

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MB a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Hédoniste,

Dirais-tu que le moelleux réserve 1989 doit être encore attendu ?

Merci.

Amicalement.
Maxime.
#223

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hédoniste a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Maxime,

Pour moi non, il est bon à boire.
Mais je ne suis pas un grand fan des vins vieux.
Pour moi il ne gagnera plus rien à la garde.

Marc Lotin
Il ne faut pas toujours tout s'autoriser...mais ne jamais rien s'interdire.
#224

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PtitPhilou a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Bonjour,

j'ai goûté cette semaine les 2008 du domaine, qui mettra prochainement (fin avril probablement) ses secs, demi-secs et moelleux en bouteille.
Très forte acidité, due à un printemps (en mai, tempête qui a provoqué pas mal de dégâts dans les vignes et une inondation ) et un été maussade. La fin de l'été fut clémente et de mi-septembre à mi-octobre, les raisins ont pu mûrir et le domaine a même produit un moelleux intéressant, dont Philippe Foreau semble très satisfait, pour l'heure. Les températures étant restées relativement basses, les acides n'ont pas été brûlés et les raisins ont conservé un niveau d'acidité forte. Ainsi, les raisins rentrés en 2008 possédaient une acidité aux alentours de 7 g/L, à comparer aux 6 g/L de 2002 (!). Millésime compliqué selon Philippe Foreau, mais finalement prometteur, même si les quantités produites sont plutôt faibles.
Le sec (3 g/L de sucres résiduels) comme le demi-sec (env. 20 g/L de sr) présentent un équilibre étonnant, avec une grande ampleur en entrée de bouche équilibrée par une acidité phénoménale, qui étire le vin et lui confère une longueur appréciable. Malgré l'acidité très importante (même pour le domaine), l'ensemble reste harmonieux, ce qui est presque une gageure. Certes, le maestro semble, pour le moment, préférer l'équilibre et la richesse des 2007, sur les secs et demi-secs (pas de moelleux en 2007).
Avec le moelleux 2008, on monte encore une marche en terme de puissance et de complexité (env. 70/80 g/L de sr). A n'en pas douter, des cuvées de belle garde (40 ans pour le moelleux, selon Philippe Foreau).

Même son de cloche chez Huet, dont l'employé que j'ai rencontré ne tarissait pas d'éloge sur l'ensemble de la gamme du domaine, avec en point d'orge un Mont 1ère Trie (moelleux) que le domaine voit centenaire !

2008 semble un beau millésime de garde à Vouvray, pour amateur patient.
#225

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la quille a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Moelleux 1997

Plus je goûte Foreau et plus j'apprécie son style dans les vieux millésimes.
Voici dernièrement son moelleux 1997.
La robe est tout simplement superbe d'un or profond et extrêmement lumineux. Le vin semble à l'aise dans le verre, il fait preuve d'une belle unité et d'une belle fluidité lorsqu'on le remue.
Au nez les arômes ont la profondeur d'un sous-bois (avec une pointe de truffe), la gourmandise d'un caramel finement lacté, la légèreté de la réglisse, la fraicheur des agrûmes et la douceur d'un capuccino.
En bouche c'est le bluff ! Une attaque bien ronde et bien ferme, le vin est homogène mais devient carrément aérien lorsque la fluidité et l'acidité prennent le dessus. Du sucre on ne garde que la rondeur, pour le reste c'est un souffle... j'adore ! La finale se développe dans une ambiance acidulée de rhubarbe mais sur une amertûme un poil "asséchante".
Dans l'ensemble c'est un vin que je trouve vraiment très beau, avec de la personnalité et une identité très ligérienne.
Une belle réussite.

Qu'importe l'ivresse pourvu qu'on ait le flacon !
#226

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Gastronomix a répondu au sujet : CR: Philippe Foreau Demi-sec 2005

Goûté récemment, j'ai eu vraiment du mal avec le demi-sec 2005 de Philippe Foreau. Ce vin traverse une phase ingrate de fermeture où ne dominent que l'acidité et le bois. J'espère que 2 ou 3 ans de cave auront raison de ces vilains défauts!
#227

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la quille a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Voucray Sec 1995

Un sec de près de 15 ans, ça faisait longtemps que je n'en avais pas ouvert un. Et pour le coup c'est la personnalité de ce vin qui a dicté la préparation du plat !
La robe est d'un bel or clair, aucun reflet d'évolution, la couleur est très fraiche.
Dès l'ouverture le nez plante le décor : ce sera la plage à marée basse : idode, coquille d'huitre, moules. Quelques notes végétales (cresson, oseille) et l'agrume dans un registre citronné en arrière plan. Le nez est clair, frais, précis.
En bouche c'est totalement cohérent avec le nez, on y retrouve les mêmes notes sur un joli équilibre et une élégante acidité. La fraicheur est de mise, ça trace son chemin, c'est droit, fin et appétissant. Fini le côté variétal du chenin, on est dans le minéral à 100%, le vin exprime pleinement son terroir. La finale laisse la bouche rincée sur les notes citronnées, prête à enchainer sur la bouchée suivante de son plat... de poisson bien entendu !
Un très beau vin de gastronomie, totalement cohérent, parfaitement accompli... avec une vraie présence. Je suis épaté une fois de plus !

Qu'importe l'ivresse pourvu qu'on ait le flacon !
#228

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denaire a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Gastronomix écrit: Goûté récemment, j'ai eu vraiment du mal avec le demi-sec 2005 de Philippe Foreau. Ce vin traverse une phase ingrate de fermeture où ne dominent que l'acidité et le bois. J'espère que 2 ou 3 ans de cave auront raison de ces vilains défauts!


Même impression il y a un an avec ce vin, pas en place du tout, ça partait dans tous les sens à l'ouverture, avec une aromatique curieuse. Cela s'était nettement amélioré avec une (longue) aération, cela dit, donc il faut sans doute s'armer de patience.
Par ailleurs je l'avais beaucoup apprécié lorsque je l'avais goûté au domaine l'été dernier, le jour et la nuit par rapport au même vin goûté à la maison quelques mois avant. Philippe Foreau avait l'air particulièrement confiant quant au potentiel de ce vin, donc j'attends patiemment mes bouteilles...

Mathieu
#229

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chinbourg a répondu au sujet : Re: Demi-sec 2005

Gastronomix écrivait:
> Goûté récemment, j'ai eu vraiment du mal avec le
> demi-sec 2005 de Philippe Foreau. Ce vin traverse
> une phase ingrate de fermeture où ne dominent que
> l'acidité et le bois. J'espère que 2 ou 3 ans de
> cave auront raison de ces vilains défauts!

L'acidité n'est pas un défaut...
quant au bois chez Foreau c'est curieux, tu verrais le parc de barrique....::o

Laurent L
#230

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Patrick Bottcher a répondu au sujet : Philippe Foreau ( Clos Naudin ) - Visite au domaine

8-) Ce post est extrait d'un sujet plus global que vous trouverez ICI

Le Clos Naudin
14, rue de la Croix Buisée
37210 Vouvray
Tel : 00 33 (0)2 47 52 71 46
Fax : 00 33 (0)2 47 52 73 81
[/center] [b]Historique[/b] Philippe Foreau représente la 3e génération de la famille qui a acheté le domaine en 1923. Il dirige de main de maître le domaine depuis 1983, à la suite de son père André et est secondé depuis peu par son fils. En dehors de sa réussite indéniable sur son domaine où il maîtrise particulièrement le chenin blanc en sec, Philippe Foreau s’est taillé une réputation énorme dans le domaine des accords mets-vins et il est difficile pour lui de parler d’un de ses vins sans qu’il embraye automatiquement sur un accord particulier. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for03.jpg][/center] [b]Domaine et viticulture[/b] Le domaine est constitué de 11 hectares et demi répartis sur plusieurs parcelles qui débutent au sommet de la maison familiale et remontent principalement sur ce que les vignerons appellent la « Première Côte » qui regroupe les meilleurs terroirs argilo-calcaires de l’appellation Vouvray, orientés Sud Sud-est. L’assise d’argile varie en épaisseur sur le socle calcaire mais c’est la combinaison des deux qui fait les meilleurs terroirs. Les vignes résultent d’une sélection massale au domaine et sont arrachées après 50 à 60 ans d’âge plus ou moins tous les trois ans. Les rangs sont labourés et ne sont pas enherbés à l’exception des plus jeunes vignes dont les fruits sont destinés le plus souvent aux bulles. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for04.jpg][/center] Le fait de ne pas enherber permet d’éviter une concurrence entre l’herbe et la vigne, empêche le stress hydrique de cette dernière et favorise la micro-oxygénation des sols, soit, la vie de ceux-ci. Il faut noter que l’enherbement souvent utilisé dans la région pour garder l’humidité ou stabiliser les sols n’est pas de mise ici, tant l’argile permet un effet d’éponge pour l’eau , tant les sols sont peu pentus que pour risquer une érosion importante. La culture de la vigne est menée en lutte raisonnée mais Philippe se défend du titre de la mener en bio bien que il se refuse à l’utilisation d’engrais ou de désherbants chimiques, d’agents systémiques ou anti-pourriture et que la protection contre les insectes soit faite par cupules d’hormones favorisant la confusion sexuelle. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for05.jpg][/center] Le labourage entre les rangs et le grattage sont manuels ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus longues possible. La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond approximativement à 1 hectare. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for02.jpg][/center] [b]Fermentation et élevage[/b] A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ». [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for06.jpg][/center] La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous ! [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg][/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for01.jpg]

Historique

Philippe Foreau représente la 3e génération de la famille qui a acheté le domaine en 1923. Il dirige de main de maître le domaine depuis 1983, à la suite de son père André et est secondé depuis peu par son fils. En dehors de sa réussite indéniable sur son domaine où il maîtrise particulièrement le chenin blanc en sec, Philippe Foreau s’est taillé une réputation énorme dans le domaine des accords mets-vins et il est difficile pour lui de parler d’un de ses vins sans qu’il embraye automatiquement sur un accord particulier.
[/center] [b]Domaine et viticulture[/b] Le domaine est constitué de 11 hectares et demi répartis sur plusieurs parcelles qui débutent au sommet de la maison familiale et remontent principalement sur ce que les vignerons appellent la « Première Côte » qui regroupe les meilleurs terroirs argilo-calcaires de l’appellation Vouvray, orientés Sud Sud-est. L’assise d’argile varie en épaisseur sur le socle calcaire mais c’est la combinaison des deux qui fait les meilleurs terroirs. Les vignes résultent d’une sélection massale au domaine et sont arrachées après 50 à 60 ans d’âge plus ou moins tous les trois ans. Les rangs sont labourés et ne sont pas enherbés à l’exception des plus jeunes vignes dont les fruits sont destinés le plus souvent aux bulles. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for04.jpg][/center] Le fait de ne pas enherber permet d’éviter une concurrence entre l’herbe et la vigne, empêche le stress hydrique de cette dernière et favorise la micro-oxygénation des sols, soit, la vie de ceux-ci. Il faut noter que l’enherbement souvent utilisé dans la région pour garder l’humidité ou stabiliser les sols n’est pas de mise ici, tant l’argile permet un effet d’éponge pour l’eau , tant les sols sont peu pentus que pour risquer une érosion importante. La culture de la vigne est menée en lutte raisonnée mais Philippe se défend du titre de la mener en bio bien que il se refuse à l’utilisation d’engrais ou de désherbants chimiques, d’agents systémiques ou anti-pourriture et que la protection contre les insectes soit faite par cupules d’hormones favorisant la confusion sexuelle. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for05.jpg][/center] Le labourage entre les rangs et le grattage sont manuels ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus longues possible. La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond approximativement à 1 hectare. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for02.jpg][/center] [b]Fermentation et élevage[/b] A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ». [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for06.jpg][/center] La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous ! [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg][/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for03.jpg]

Domaine et viticulture

Le domaine est constitué de 11 hectares et demi répartis sur plusieurs parcelles qui débutent au sommet de la maison familiale et remontent principalement sur ce que les vignerons appellent la « Première Côte » qui regroupe les meilleurs terroirs argilo-calcaires de l’appellation Vouvray, orientés Sud Sud-est. L’assise d’argile varie en épaisseur sur le socle calcaire mais c’est la combinaison des deux qui fait les meilleurs terroirs. Les vignes résultent d’une sélection massale au domaine et sont arrachées après 50 à 60 ans d’âge plus ou moins tous les trois ans. Les rangs sont labourés et ne sont pas enherbés à l’exception des plus jeunes vignes dont les fruits sont destinés le plus souvent aux bulles.
[/center] Le fait de ne pas enherber permet d’éviter une concurrence entre l’herbe et la vigne, empêche le stress hydrique de cette dernière et favorise la micro-oxygénation des sols, soit, la vie de ceux-ci. Il faut noter que l’enherbement souvent utilisé dans la région pour garder l’humidité ou stabiliser les sols n’est pas de mise ici, tant l’argile permet un effet d’éponge pour l’eau , tant les sols sont peu pentus que pour risquer une érosion importante. La culture de la vigne est menée en lutte raisonnée mais Philippe se défend du titre de la mener en bio bien que il se refuse à l’utilisation d’engrais ou de désherbants chimiques, d’agents systémiques ou anti-pourriture et que la protection contre les insectes soit faite par cupules d’hormones favorisant la confusion sexuelle. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for05.jpg][/center] Le labourage entre les rangs et le grattage sont manuels ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus longues possible. La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond approximativement à 1 hectare. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for02.jpg][/center] [b]Fermentation et élevage[/b] A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ». [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for06.jpg][/center] La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous ! [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg][/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for04.jpg]

Le fait de ne pas enherber permet d’éviter une concurrence entre l’herbe et la vigne, empêche le stress hydrique de cette dernière et favorise la micro-oxygénation des sols, soit, la vie de ceux-ci.
Il faut noter que l’enherbement souvent utilisé dans la région pour garder l’humidité ou stabiliser les sols n’est pas de mise ici, tant l’argile permet un effet d’éponge pour l’eau , tant les sols sont peu pentus que pour risquer une érosion importante.
La culture de la vigne est menée en lutte raisonnée mais Philippe se défend du titre de la mener en bio bien que il se refuse à l’utilisation d’engrais ou de désherbants chimiques, d’agents systémiques ou anti-pourriture et que la protection contre les insectes soit faite par cupules d’hormones favorisant la confusion sexuelle.
[/center] Le labourage entre les rangs et le grattage sont manuels ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus longues possible. La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond approximativement à 1 hectare. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for02.jpg][/center] [b]Fermentation et élevage[/b] A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ». [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for06.jpg][/center] La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous ! [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg][/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for05.jpg]

Le labourage entre les rangs et le grattage sont manuels ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus longues possible.
La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond approximativement à 1 hectare.
[/center] [b]Fermentation et élevage[/b] A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ». [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for06.jpg][/center] La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous ! [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg][/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for02.jpg]

Fermentation et élevage

A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ».
[/center] La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous ! [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg][/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for06.jpg]

La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous !
[/center] [b]Dégustation[/b] Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente. [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle[/b] On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien [b]Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002[/b] La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien + [b]Vouvray Sec 2008[/b] La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg][/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for07.jpg]

Dégustation

Fidèle à sa réputation, Philippe Foreau nous a proposé une série très variée de onze vins qui ne figurent pas obligatoirement sur le tarif en vigueur. De plus, il nous propose tous les vins à l’aveugle. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir le millésime 2008, déjà embouteillé mais pas encore mis en vente.

Vouvray Brut Méthode Traditionnelle

On commence par les bulles classiques vendues actuellement à 9,30 euros et qui correspondent au millésime 2004. Les bulles sont fines, le nez intense, typique du chenin en méthode traditionnelle brut avec des notes de mirabelle et beaucoup de fraicheur qui persiste en bouche avec une belle longueur. La mise en bouche idéale pour la suite. Bien

Vouvray Brut Méthode Traditionnelle millésimé 2002

La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont très fines. Le vin est servi un peu frais et il nécessite donc un peu de temps avant d’offrir un beau nez, typique de ce que Philippe Foreau aime à faire, avec de belles notes de mirabelle. C’est très long, toujours frais et bluffant….un vin qui ferait mal à certains grands champagnes, servi à l’aveugle ! Très bien +

Vouvray Sec 2008

La mise a été effectuée en fin avril 2009. Le nez est très complexe avec des notes fruitées de poire, pomme et mirabelle, un peu de levure et une belle minéralité que l’on retrouve en bouche. L’acidité, assez malique, est encore très marquée de même que le souffre de la mise est encore un peu perceptible. A associer avec un carpaccio de poisson le plus nature possible ou un bar grillé en évitant les sauces. Bien
[/center] [b]Vouvray Sec 2007[/b] Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide [b]Vouvray Sec 1988[/b] Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien [b]Vouvray Demi-Sec 2008[/b] Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien [b]Vouvray Demi-Sec 1996[/b] Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel [b]Vouvray Demi-Sec 1988[/b] La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien [b]Vouvray Moelleux 2008[/b] Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien + [b]Vouvray moelleux Réserve 2005[/b] On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide [b]Vouvray Moelleux Réserve 1997[/b] Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.[img=http://www.bottcher.be/vinum/images/loire/for08.jpg]

Vouvray Sec 2007

Le nez est tout en finesse avec de belles notes fruitées et en bouche on a une fraicheur d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime (proche des 2002). La longueur est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres résiduels (3,5 gr en fait). Cela devrait nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. A servir avec des langoustines grillées ou des St-Jacques en aller-retour. Splendide

Vouvray Sec 1988

Passage à une année « classique » et un vin sur lequel Philippe Foreau pense qu’il a pu légèrement refermenter en bouteille. Le nez est très différent des précédents, sur les truffes blanches avec un iodé qui rappelle les coquillages. En bouche, l’acidité est bien soutenue et on retrouve des épices et de la noisette sur la longueur. A servir idéalement sur des palourdes. Bien

Vouvray Demi-Sec 2008

Le vin a dû être un poil plus soufré que le sec et a 20 gr de sucres résiduels. Le nez est plus sur les agrumes que le sec avec des clémentines et un peu de lychee. L’acidité fait encore transparaître le soufre mais on imagine facilement que tout cela va bien s’intégrer pour faire une belle bouteille. A placer sur de la cuisine asiatique. Très bien

Vouvray Demi-Sec 1996

Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels. Le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore bien présente, les sucres bien intégrés et le fond de minéralité incontournable. Une très belle bouteille à associer à un homard grillé. Exceptionnel

Vouvray Demi-Sec 1988

La robe est plus évoluée et le nez très complexe avec des notes de fruits jaunes (abricots) de noyau de prune, de camphre et de feuilles de cassis séchées. La bouche, elle, montre une acidité assez faible avec des notes de pommes cuites et un peu d’amertume en finale. On reste un peu sur sa fin. Moyen à Bien

Vouvray Moelleux 2008

Le vin parait d’emblée très gras avec un nez plus axé vers les fruits exotiques comme les ananas. En bouche l’acidité et la sucrosité (60gr de résiduel) sont intenses et encore très dissociées. Une bouteille qui dormira 20 ans et plus. Bien +

Vouvray moelleux Réserve 2005

On passe ici sur un très beau millésime, surtout pour les moelleux. Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs), florales (acacia) et de thé. La bouche est tout en subtilité et en soyeux avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels (70 gr) sont totalement intégrés. Splendide

Vouvray Moelleux Réserve 1997

Bouteille ouverte sur notre demande. La robe est déjà plus sombre, marque d’une certaine évolution. Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon, de thé vert. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue (110 gr), la minéralité et le fruit ; Reine Claude et pèche des vignes sont à l’honneur. Tout simplement la perfection.

Patrick Böttcher
VinsLibres.net
#231

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MB a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Patrick,

Beau post. Comme toujours !

Amicalement.
Maxime.
#232

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rzac23 a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Magnifique CR, merci pour ce récit (tu)


Franck L. "Patatement vôtre"
LPV Haute Normandie.
#233

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flor3nt a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Vouvray Moelleux Foreau 2003 :

Bouchon à moitié imbibé.
Après aération, le vin me semble agréable au nez avec des notes de fruits jaunes mûrs...
En bouche, le vin est doté d'un côté minéral et un fruité similaire au nez. L'équilibre du vin entre le sucre qui se fait discret et l'acidité légère me fait penser qu'il est bon à boire et je pense qu'il ne gagnera rien à être garder plus longtemps...A voir auprès des experts.

Je ne cesse de repenser au Vouvray moelleux du domaine du Viking qui me semble nettement supérieur à celui-ci...Je dirai même rien à voir!

Florent
#234

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alfredino a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Essaie de regoûter le moelleux Viking à côté et cherche ton préféré. Le moelleux de Ph Foreau ( je parle du moelleux simple et non du Réserve ) ne m'a jamais tellement emballé... Les perceptions sont très différentes aussi : par exemple , le Réserve 1997 est "une perfection" selon P. Böttcher , et selon moi, il n'est pas si grand que cela avec un côté oxydatif ( y compris au domaine ) et un flou général qui ne me plaît guerre !!! Bu 5 ou 6 fois, il ne m'a jamais réellement comblé... Je lui préfère nettement la Cuvée Alexandre 1997 du Domaine des Aubuissières.
#235

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dt a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

alfredino écrivait:
> Essaie de regoûter le moelleux Viking à côté et
> cherche ton préféré. Le moelleux de Ph Foreau ( je
> parle du moelleux simple et non du Réserve ) ne
> m'a jamais tellement emballé... Les perceptions
> sont très différentes aussi : par exemple , le
> Réserve 1997 est "une perfection" selon P.
> Böttcher , et selon moi, il n'est pas si grand que
> cela avec un côté oxydatif ( y compris au domaine
> ) et un flou général qui ne me plaît guerre !!! Bu
> 5 ou 6 fois, il ne m'a jamais réellement comblé...
> Je lui préfère nettement la Cuvée Alexandre 1997
> du Domaine des Aubuissières.

J'ai gouté la réserve 97 de Foreau exactement comme tu le décris (la cuvée normale aussi d'ailleurs...). Bien loin de la perfection selon moi... En revanche, j'accroche beaucoup sur les autres beaux millesimes comme 89 ou 95.

Denis
#236

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chinbourg a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Alfredino, une petite rechute...:D

Après Delaleu,........voici Fouquet et Gauthier...

L'ami Charles m' a fait déguster un 90 de Fouquet qui était très bien, depuis rien d'autre...

Il va vraiment falloir qu'on se fasse une dégustation ensemble.

Laurent L
#237

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enzo daviolo a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

> Je lui préfère nettement la Cuvée Alexandre 1997
> du Domaine des Aubuissières.

tout à faire d'accord, très grand liquoreux. 220 gr de sucre et 10 gr d'acidité. magnifique équilibre pour cet encore bébé. Un seul "s" pour Aubuisières...
#238

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chinbourg a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Ha les anciennes gloires. ;)

Laurent, et depuis ce 97, quoi d'autres?

Laurent L
#239

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enzo daviolo a répondu au sujet : Re: Philippe Foreau ( Clos Naudin )

Mais c'est avec les vieux pots.....qu'on se régale le plus (et ce n'est pas fini tant la garde sera longue);)
Bah, à part 2002 peut-être (et encore), donne moi une année avant 05 où l'on pouvait faire 220 gr en majorité botrytisé à Vouvray!?;)
je n'ai goûté que des secs depuis et même si "le marigny" me plait pas mal, je ne retrouve pas la qualité des secs et demi-secs des années 90 dans ce domaine (mais je n'ai pas goûté 05, 06 et 07).
#240

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