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LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

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Gildas a créé le sujet : LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Magnifique journée (le mot est faible) avec cette rencontre autour des vins de la Côtes de Nuits !
L'objectif était de se balader de village en village dans cette région et de proposer uniquement des vins en AOC village ou 1er Cru maximum.

Mise en bouche
Cantina Brachetto Roero « Birbét » Giacomo Vico (Italie)
Savigny Les Beaune 2007 « Vinomélie » Domaine Jean-Luc Maldant
Beaujolais Village 2008 Domaine Daniel Burnichon





Le coeur de la rencontre : les vins sont servis par paires. Ils sont dévoilés à la fin de la thématique

1 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac
2 Beaune Clos de Mouches 1998 Domaine Drouhin

3 Gevrey Chambertin 1995 1er cru « Bel Air » Domaine Taupenot-Merne
4 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros

5 Vosne Romanée 2002 1er cru « les Beaux Monts » Domaine Michel Noëllat
6 Gevrey Chambertin 93 « en Motrot » Domaine Denis Mortet

7 Nuits 1er Cru 2003 «Clos des Porrets St Georges » Domaine Henri Gouges
8 Marsannay 2005 « les Saint Jacques » Domaine Bart

9 Bourgogne 2006 Domaine Méo Camuzet
10 Côtes de Nuits 2005 VV Domaine Naudin-Ferrand

11 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac
12 Fixin 2005 « Champ des Charmes » Domaine Jérôme Galeyrand




Et puis, comme si Vetshow n'avait pas eu son compte (la rencontre se passait chez lui), il s'en est allé chercher quelques autres petits pinots ;) Egalement en aveugle et servis par paires
Chambertin 1999 Domaine de Tortochot
Grand-Echézeaux 2002 Domaine Coquard-Loison-Fleurot


Musigny 2000 Domaine Jacques Frédéric Mugnier
Clos de Tart 2001


Et une petite douceur pour terminer
Monbazillac 2001 Tirecul la Gravière

Comme vous pouvez le lire, encore une journée difficile :D

Merci à tous pour votre bonne humeur et une GRAND merci à Pierre pour sa générosité et son accueil X(

Gildas
LPV Normandie
#1

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chinbourg a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Rien que cela...

Encore plus triste de n'avoir pu être des votres.:(

Laurent L
#2

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Plus sérieusement, nous voilà tous réuni chez Pierre afin de visiter la Côte de Nuits.

Au programme: de la charcuterie, un bœuf bourguignon cuisiné de main de maitre, fromton et sucrosité de pomme.

Concernant les vins, on tape tout de suite dans le vif du sujet.

Un beau nez, du fruit, une bouche fraiche, quoique un peu serrée, précise. Une belle acidité porte l'ensemble et des tanins fins: Morey Sant Denis 2000 Dom.Dujac TRÈS BIEN.

Le 2ème vin est un peu plus évolué, des notes de cuir, terreuses, des fruits mûrs avec des nuances animales. La finale est un peu sèche mais le vin est très plaisant. La bouteille pirate ne s'est pas fait attendre: Beaune 1er Cru Clos des Mouches 98 BIEN.

Nez discret, robe un peu évoluée, une bouche qui manque un peu de punch avec un aspect vif. Je pense que cette cuvée est à revoir car intéressante au niveau du potentiel. Gevrey Chambertin 1er Cru Bel Air 1995 Dom.Taupenaud Merme. MOYEN +.

Le vin suivant est explosif au nez, intense, avec des notes de Mercaptan (Didier je m'en vais travailler ces arômes), un beau fruit et une puissance maitrisée. Des tanins encore présents mais structurant: Anne Françoise Gros Vosne-Romanée Aux Réas 2002. BIEN +.

Le 5ème vin est vif, corsé et concentré avec de la fraicheur et du fruit. Légère sècheresse en finale. Le tout doit se mettre en place. Vosne-Romanée 1er Cru "Les Beaux Monts" Michel Noëllat.. BIEN -.

Le vin 6 se présente tout d'abord assez fermé, avec un nez concentré, notes épicées. Bouche dense, fondue, précise avec une grosse profondeur. Le fruit n'est pas en reste. L'aération lui est très bénéfique. Vin superbe: Gevrey Chambertin 1993 Denis Mortet "En Motrot".

On poursuit sur une robe sombre, jeune, grosse acidité, avec un nez fin mais fermé. Très tanique, un vin d'aspect brut: Nuits Saint George 1er Cru 2003 "Clos des Porrets Saint Georges" Henri Gouge. MOYEN.

Le vin 8 est rond, fruité avec une belle matière. Le nez reflète un peu l' elevage (vanille) mais noble. Des notes végétales confèrent de la fraicheur à l'ensemble. Belle trame tanique. Marsannay Les Saint Jacques 2005 Dom. Bart. BIEN +.

9 propose un nez de fraise, jeune mais une bouche assez quelconque, lisse mais accessible. Tanique. Une demi pirate: Bourgogne 2006 Méo Camuzet. MOYEN -.

Le vin 10 est accueilli par des notes de verni, d'hôpital selon certain !!! avec un côté éthéré et de violette avec une pointe végétale. Côtes de Nuits Villages 2005 Vieilles Vignes Henri Naudin Ferrand. MOYEN.

En 11 nous avons droit à un vin au nez mûr, fruité, fin et élégant. Certain le qualifie de moderne. L'élevage est discret mais le tout doit se mettre en place car un beau potentiel est perceptible. Chambolle-Musigny 2005 Dom. Dujac. BIEN -.

Des notes épicées, de caramel et d'encens émanent de ce vin 12. La bouche est soyeuse, ample et charnue. Notes végétales fraiches et un bel équilibre pour un vin gourmand.
Fixin Jérôme Galeyrand 2005 Champs des Charmes. BIEN +.

Ainsi se termine une belle série, riche d'enseignement, étayée par un repas superbe, rustique et une bonne humeur comme d'hab. MAIS MAIS, que fait Pierre ? réponse: il pète un plomb. Le voilà parti solo dans sa cave pour ramener 4 cols...On verra bien...et on a bien vu !!! L'extra qui nous est proposé sur cette fougue d'une générosité inqualifiable, est d'une autre dimension.

Un nez plus floral, fin sur la rose, avec un corps encore un peu bloqué mais puissant avec un magnifique profil et un beau toucher. C'est très fin c'est un Chambertin Grand Cru 1999 Dom. Tortochet. TRES BIEN.

On continue sur un nez mûr, de marron grillé, chocolat, avec une superbe amplitude, longiligne et tendu. L'ensemble est fondu, équilibré, diablement efficace. SUPERBE. Grand Echézeaux Grand Cru 2002 Dom. Coquard Loison Fleurot.

Mais notre hôte n'a pas dit son dernier mot, il porte l'estocade: Un nez superbe, fin, giboyeux et floral (rose/violette). Vin mêlé de jeunesse et d'évolution, complexe, féminin, avec un toucher de bouche soyeux, un équilibre évident, un vin de race, un vin émouvant, c'est grand c'est un Musigny Grand Cru 2000 Jacques Frédéric Mugnier. EXCEPTIONNEL.

Les étoiles sont proches, le coup de grâce est pour maintenant, avec un nez torréfié, cacaoté et de noix de coco qui caractérise un élevage MONSTRUEUX, d'une classe rare. Soyeux, raffinement et précision au milieu d'une grosse matière. Chapeau bas, Alpha du Centaure n'est pas loin. Clos de Tart 2001. EXCEPTIONNEL..

Les objets du délit:
[/url] Un non moins GRAND MERCI à Pierre pour cette journée fabuleuse.[img=http://img152.imageshack.us/img152/1181/p1060466mf9.jpg]

Un non moins GRAND MERCI à Pierre pour cette journée fabuleuse.


Franck L. "Patatement vôtre"
LPV Haute Normandie.
#3

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RaymondM a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Bravo !Formidable dégustation !
A ce niveau et surtout pour des vins de moins de 10 ans on comprend ce qu'est la Bourgogne : ni la Loire(désolé Laurent) , ni le Rhône désolé (Thierry), ni Bordeaux ( désolé les nombreux amateurs ) ni l'Allemagne (désolé davidr ), ni le sud (désolé Jerome ), ni l'Australie ( désolé Parisjulian) ne peuvent être comparés !
Et vous avez encore d'autres sommets à explorer !

C'est clairement ma preference après avoir bu des vins du monde entier !

Raymond
#4

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Luc Javaux a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

C'est ce qu'on appelle finir en beauté !
Belle dégustation, merci pour le CR.
En ce qui concerne le boisé du Clos deTart, plutôt que torréfaction, cacao et noix de coco, j'y perçois pour ma part davantage des notes épicées évoquant le clou de girofle.

Luc
#5

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Luc Javaux écrivait:

> En ce qui concerne le boisé du Clos deTart, plutôt
> que torréfaction, cacao et noix de coco, j'y
> perçois pour ma part davantage des notes épicées
> évoquant le clou de girofle.
>
>
> Luc

J'étais bien dans le registre empyreumatique au nez, maintenant pour affiner je veux bien que tu m'en ouvres une !!! :D


Franck L. "Patatement vôtre"
LPV Haute Normandie.
#6

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Thierry Debaisieux a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Très beau compte-rendu ;)

Il ne faut pas être désolé, Raymond, de préférer la Bourgogne à la Vallée du Rhône.
Même moi, je me mets à acheter des Bourgogne:
encore 6 bouteilles samedi, Clos Vougeot Vieilles Vignes 2006 du Château de la Tour, Clos des Lambrays 2006... ;)

Amitiés,
Thierry
#7

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vetshow a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie... C'est reparti !

Je suis ravi de ce très bel après-midi (non non, pas dehors, mais à l'intérieur, où la bonne humeur et la chaleur dégagées par tous nous ont fait oublier la grisaille de ce mois de novembre) passé en bonne compagnie.
Pour commencer, un grand merci à Gildas pour l'organisation sans faille de cette rencontre.
La thématique du jour était donc: Balade en côte de Nuits, Villages et premiers crus.

Mes impressions: Le niveau général des vins était bon (je n'ai pas pris de notes).

J'ai beaucoup apprécié les 2 vins du domaine Dujac. Dans des profils évidemment différents, puisque l'un des 2 (Morey Saint Denis 2000) est actuellement très bien, dans un style délicat mais sans faiblesse, un fruit élégant et fin, quand l'autre (Chambolle Musigny 2005) est plus sur l'élevage actuellement, sans que ce ne soit inquiétant le moins du monde. L'évolution sensible entre les deux (bien que 2 appellations différentes) nous permet d'apercevoir le résultat du vieillissement des vins du domaine (seulement en fin de dégustation, car les identités ne seront révélées qu'à ce moment-là).

Le Vosne Romanée "Aux Réas" 2002 d'A.-F. Gros m'a également très favorablement impressionné, dans un style nettement plus puissant, mais sans manquer d'élégance et de complexité. Un beau fruit, avec une forme de matière laissant envisager un vieillissement heureux dans quelques années.

Une bien belle surprise: le Fixin "Champ des charmes" 2005 de J. Galeyrand, un vin en rondeur, sur un fruit très mûr, pas forcément de très grande longueur mais très agréable en l'état. Son vieillissement? Je dirais bien "pour quoi faire?", il est très bon actuellement. Et puis je n'ai pas d'autre repère sur ce domaine. Vais peut-être approfondir d'ailleurs ;).

Le pirate, ce Beaune 1er cru "Clos des Mouches" 1998 de Drouhin, est une vin intéressant, un peu marqué par les notes animales, mais le fruit n'est pas annihilé par ces notes qui pourraient déplaire à certains dégustateurs. Il finit un peu court à mon goût.

Le Gevrey Chambertin 1er cru "Bel air" 1995 de Taupenot-Merme a un nez peu expressif, même après une longue aération. La bouche est agréable au début, quoiqu'un peu serrée, mais elle se termine un peu brutalement sur l'acidité, pas dérangeante mais peu flatteuse en l'état.

Le Vosne Romanée 1er cru "Les Beaux Monts" 2002 de Michel Noellat est encore bien fermé, comme le sera un peu plus tard le Nuits Saint Georges 1er cru "Clos des Porrêts Saint Georges" 2003 de Henri Gouges. Le Vosne montre une bonne densité, avec un fruit discret, une petite pointe végétale mais sans verdeur aucune. Le Nuits est beaucoup plus en mâche, avec une masse tannique qui, si elle n'est pas agressive pour un sou, est tout de même très présente, un vin qu'on pourrait qualifier de "terrien". Deux beaux vins en devenir à mon avis, mais pas à leur avantage ce jour là par rapport à d'autres vins plus ouverts.

Le Gevrey Chambertin "en Motrot" 1993 de Denis Mortet était bien parti pour le même genre de commentaire, en somme comme faisant partie de la "série", mais il s'est beucoup plus ouvert après une bonne aération, lui permettant d'exprimer beaucoup plus que les autres ses arômes, et déliant bien sa bouche, avec une belle trame et une longueur appréciable.

Le Marsannay "Les Saint Jacques" 2005 du domaine Bart est un vin rond, encore marqué par un élevage néanmoins bien intégré, un vin mûr, agréable avec une pointe végétale sans verdeur qui vivifie un peu le milieu de bouche, et une bonne tenue en général.

Le Bourgogne 2006 de Méo Camuzet est un peu perdu au milieu de cette série, non qu'il soit indigne, mais il se montre tout de même un ton en dessous du niveau général de la série, même s'il s'agit d'un bon vin, avec une très belle tenue (relativement à son appellation) et une longueur digne d'un certain nombre de villages.

J'ai été un peu dérouté par le Côte de Nuits Village VV 2005 de H. Naudin Ferrand avec son nez fortement parasité par une odeur de sparadrap. Par la suite, après une longue aération , cette odeur se fait un peu plus discrète et nous permet de sentir un fruité agréable, mais difficile de se faire une idée en l'état. La structure en bouche est correcte, sans plus. A revoir sur une autre bouteille (?).

Je trouve que nous finissons un peu tôt, c'est que nous avons été coachés de main de maître par Gildas qui a évité la dispersion de l'assistance, et je profite donc de la pause "débat" de fin de série qui a lieu avant le fromage pour aller chercher quelques bouteilles afin d'approfondir un peu notre survol de la Côte de Nuits.

Première paire: Chambertin 1999 du domaine Tortochot et Grands Echezeaux 2002 de Coquard Loison Fleurot

Le chambertin est fermé, un nez discret sur la rose fanée qu'accompagne un peu de fruit (plus sensible à l'aération forcenée). La bouche est à l'avenant, elle ne se livre que très peu, mais laisse entrevoir un bien belle matière, longue, dense, avec une belle finesse et une finale longue.

Le Grands Echezeaux se montre sous un jour que je ne connaissais pas jusqu'ici, avec un nez très marqué par un parfum de marron grillé, accompagné par un fruité mûr, l'attaque en bouche est puissante, mais la suite n'est pas à l'avenant pour moi, un peu dissocié. Il finit plus court que le précédent.

Deuxième paire : Musigny 2000 de J.-F. Mugnier et Clos de Tart 2001

Le Musigny est l'archétype du grand vin de Bourgogne construit tout en finesse, avec un nez fait de parfums complexes de fleurs mélangées, relevées par une pointe sauvage et des épices discrètes.La bouche est de soie, en délicatesse mais sans maigreur, avec une belle densité de fond et une superbe longueur.

Le Clos de Tart est lui dans un registre très différent, il faut dire qu'il n'est sans doute qu'au tout début de son évolution (mais je voulais en être sûr). Un nez très puissant de fruits mûrs associés à des notes d'élevages très présentes, mais pas choquantes car tout à fait supportées par le reste, de grillé et de torréfaction. La bouche est assez énorme, une très grosse matière, explosive, une grande longueur, mais je comprends mieux M. Bettane lorsqu'il dit qu'il faut l'attendre encore plusieurs années. Il est déjà très impressionnant en l'état mais je pense qu'il sera magnifique à maturité.

Nous passons ensuite aux fromages, accompagnés d'un blanc dont j'avoue n'avoir qu'un souvenir un peu flou (pardon Marc), tout comme les premiers vins avant la série qui ont servi de "mise en bouche".

Arrive le dessert, un très bon douillon apporté par Gildas (pour les non normandophones, il s'agit de pommes entourées d'une pâte feuilletée, mais pas en compote sinon c'est un chausson).
Nous l'accompagnons avec un Château Tirecul la Gravière 2001. C'est toujours aussi bon, un nez d'orange confite associée à un magnifique rôti, puis viennent les autres fruits confits et de très belles épices. La bouche est riche, ample, grasse, concentrée, gardant un bel équilibre et une longueur salivante. Miam.

Ce sera tout, il faut que chacun rentre dans ses foyers, et certains ont de la route à faire... Enfin nous avons passé un après-midi très agréable, et nous avons engrangé à l'intérieur la chaleur que nous n'avions pas dehors, pour reprendre quelqu'un... même si la Normandie n'est pas le Nord...;)
#8

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Gildas a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie... C'est reparti !

La classe (tu) Bravo Pierre

[size=small]Honte à moi qui n'a pas signalé qu'un thread spécifique est ouvert dans la rubrique Bourgogne[/size]

Gildas
LPV Normandie
#9

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Vougeot a répondu au sujet : CR:LPV Haute-Normandie... C'est reparti !

CR:A la table de Saint Pierre, quelques minutes d’éternité.

Nous nous étions pourtant promis de faire simple. La seule idée de descendre de Dijon vers Beaune était en soi la promesse d’un beau voyage même si nous avions décidé de faire preuve de retenue et de mesure dans nos étapes dominicales.
Pour les uns, cet immersion relevait d’un voyage initiatique. Pour les autres, d’une étape incontournable dans l’itinéraire que nous traçons depuis la création de LPV Haute-Normandie. Pour tous, la promesse d’un bon moment et, secret espoir, de belles rencontres.

En cette fin de mois de novembre, la Haute-Normandie est enveloppée d’un voile gris. Le temps maussade ne donne franchement pas envie de sortir. Mais le grand jour est arrivé ! Et nous en profiterons d’autant plus que nous avons eu quelques difficultés pour trouver un lieu d’accueil. En effet, peu de restaurants sont enclins à ouvrir une salle à quelques passionnés qui ne consommeront pas de vin. Pas leurs vins.

Aussi, Pierre, toujours généreux, a-t-il spontanément proposé de recevoir le groupe et de cuisiner le plat principal. Au terme de quelques échanges, nous avons décidé que ce serait un bœuf Bourguignon. L’entrée sera composée de charcuteries diverses. Un magnifique plateau de fromages patiemment affinés succédera au plat principal et un douillon aux pommes parachèvera le menu.
Dans ces conditions, seul un ouragan de la force de Katrina pourrait nous empêcher de nous réunir.

Amadeus et moi arrivons alors que toute la petite bande est réunie : pour les contributeurs LPViens, Pierre, RZAC23, Gildas, FGSuperfred, Amadeusmaldoror et votre serviteur. Pour les lecteurs : Christian, Jean-François, Marc et Benoît. Les compagnes de Pierre et Franck illuminent de leur présence la grisaille automnale.

L’entrée de la maison de Pierre ferait pâlir d’envie n’importe quel négociant de la place de Bordeaux. Partout, des caisses, des cartons, des discussions. La passion du vin nous anime et nous dévore. Que de promesses de bons moments à venir dans la valse des bouteilles échangées, remises, données, commentées ! Un groupe est définitivement né et son acte de naissance est frappé du sceau de l’amitié.

Il est temps de passer à table. Benoît manque à l’appel. Il nous rejoindra après avoir raccompagné chez eux les jeunes footballeurs qu’il encadre.

Les premiers vins sont servis avec une entrée de pâtés divers. Nous avons pris cette option car nous avions peur que nos pinots ne souffrissent (joli ! :D) face à des mets plus… élaborés. Mention spéciale à Christian qui, non content d’être un excellent dégustateur, est assurément doué pour la cuisine. Son pâté de veau au piment d’Espelette vaut, à lui seul, le déplacement.

1ère confrontation: Morey Saint Denis 2000 du Domaine Dujac face au Beaune 1er Cru Clos des Mouches 98 de Drouhin.
Le Morey s'annonce dans une robe grenat limpide, pas très dense alors que la robe du Clos des Mouches est plus évoluée et plus dense. Avantage Beaune.
Le Morey présente un nez très classe même s'il paraît un peu plus vert que celui du Beaune. L'évolution à la dégustation le fait apparaître un peu moins précis que le Beaune. Le Morey évolue vers des notes plus animales, giboyeuses, alors que le Beaune offre du café, un cassis remarquablement mûr, une bouche longue et épicée, très équilibrée.
Même si la finale est un peu courte, avantage au Beaune.
Les fins de verre sont classieuses et distinguées.

La dégustation commence très, très fort et la discussion est lancée.

Le Gevrey Chambertin 1er Cru Bel Air 1995 du Domaine Taupenot Merme est confronté au Vosne-Romanée Aux Réas 2002 d'Anne Françoise Gros.
Le nez du Gevrey est, somme toute, assez discret. J'en attendais beaucoup plus, même si les odeurs de venaison transpercent. En bouche, les tanins sont patinés et les notes tertiaires prédominent. Un peu déçu par son manque d'éclat, je lui trouve tout de même une longueur correcte. Le Vosne est beaucoup plus classique. Il pinote bien et révèle une bouche plus corpulente, plus tannique, avec une matière bien présente. Je trouve néanmoins sa finale plus courte que celle du Gevrey. Avantage au Vosne.

La dégustation parallèle du Vosne-Romanée 1er Cru "Les Beaux Monts" Michel Noëllat avec le Gevrey Chambertin 1993 Denis Mortet "En Motrot" est passionnante :
Le nez du Vosne est très joli, sur le fruit avec quelques notes vanillées, mais je lui reproche un style un peu en dehors des « canons » bourguignons. La couleur est très belle. En bouche, c'est très accessible, équilibré. Les tanins sont fondus. C'est une bien jolie bouteille, dans un style moderne. J'aime beaucoup et je pense que ma femme s'en serait, elle aussi, régalée.

Face à elle, le Gevrey de Mortet s'annonce par un nez peu avenant, une couleur presque marron et une robe opaque. Le vin est bloqué, muet. Sa température de service, un peu trop fraîche, ne lui permet pas de s'exprimer. En bouche, je perçois une grosse matière, avec des tanins encore fermes. Des notes fumées, peu courantes, m'interrogent. Cette bouteille présente assurément le plus gros potentiel de ce que nous avons dégusté jusqu'à présent. Mais comment la juger en l'état ? Nous choisissons de laisser du temps au vin et de l'accompagner avec le boeuf bourguignon. Un quart d'heure plus tard, réchauffé, le vin révèle enfin un nez très fin, remarquablement construit entre le fruit et l'animal. Très intéressant. Mais lequel choisir ? Allez ! Avantage à Mortet, qui correspond plus à l'idée que je me fais de la Bourgogne.

Le bœuf bourguignon est annoncéX(. A la vue du plat, c’est la 8e merveille du monde qui apparaît::o. Rarement ce monument de la cuisine française ne m’aura enthousiasmé de la sorte. Il faut dire que Pierre y a mis plus que du temps. Il y a mis de l’amour et ce bœuf en a le goût.
La viande, choisie chez le boucher, a été longuement mitonnée dans… 8 litres de vin et 1,5 l de fond de veau ! Les oignons ont réduit dans un sirop qui les a confit tout en conservant leur saveur. De leur côté, les lardons fumés prennent leur rôle d’accompagnateur très au sérieux. Enfin, cuits à part, les petits champignons de Paris délivrent la touche automnale de circonstance. C’est simple ? Pas autant que ça…

Le secret de fabrication réside dans la sauce, proprement hallucinante. Un nappage noir, dense et suave, qui entoure de volupté les autres ingrédients. Une réduction qui aura pris tout son temps pour se livrer : pas moins de 8 heures de cuisson furent nécessaire pour parvenir à ce résultat d’une finesse et d’une saveur superlatives ! Pour avoir une idée de ce qu’est vraiment le p’tit Jésus en culotte de v’lours, il fallait avoir la chance, le bonheur ! que dis-je... le privilège ! de goûter la sauce de ce Bourguignon.

Les pommes de terre du jardin, servies en robe des champs, ne connaissent pas leur chance. J’aurais tout donné pour prendre un bain dans cette sauce !

Tiens ! En parlant de patates : en servant le bœuf, Gildas a créé une animation digne du plus grand cabernet cabaret du monde. D’un geste assuré, mais totalement imprévu, il laisse tomber une pomme de terre sur le buvant d’un Spiegelau. Et ô miracle ! La patate tombe sur son exact centre de gravité, sans que le verre de bouge d’un poil ! Ni que le vin ne soit gâté !
Commentaire d’un convive : "Oh ! quelle cuisson !":D

Moi qui suis également un peu magicien à mes heures, j’ai été proprement estomaqué par la prestation. Je ne vous ai pas dit que j’avais des talents de prestidigitateur ?
Donnez-moi un verre de bourgogne, je le fais disparaître en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire ! Je suis une sorte de David Copperfield de la bouteille…:) la femme en moins…:(

Entre sur le ring le Nuits Saint Georges 1er Cru 2003 "Clos des Porrets Saint Georges" d'Henri Gouge. Il sera opposé au Marsannay Les Saint Jacques 2005 du Domaine Bart.
Le NSG s'annonce dans des atours plutôt jeunes. Au nez, un fruit délicat fait son apparition. La bouche, tannique, révèle des épices douces très délicates. Bien que jeune, c'est très agréable et, surtout, accessible. Du potentiel.
De son côté, le Marsannay me paraît moyen. A l'olfaction, une petite verdeur fait son apparition et me bloque un peu. Mais cette note n'est pas du tout confirmée en bouche où un fruit bien mûr fait son apparition. La finale, un peu viandée, est très jolie. Je passe plusieurs minutes sur ce vin est révise finalement mon jugement. Mais je laisse l'avantage au Gouge.

Le 9e vin est, lui aussi, très jeune. Tannique, avec un beau fruit (fraise des bois), il manque néanmoins de complexité et présente une légère amertume que je juge rédhibitoire. Comme l'a dit Frank, il paraît anodin au regard de ses prédécesseurs. Le Bourgogne 2006 du domaine Méo Camuzet ne m'emballe pas plus que ça, mais reste néanmoins meilleur que le Côtes de Nuits Villages 2005 Vieilles Vignes du domaine Naudin Ferrand. La bouteille est mal jugée par l'ensemble de l'assemblée. En dépit d'un nez peu flatteur, marqué par des notes éthérées, je lui trouve une bouche plutôt sympa et une finale correcte. Un peu plus de finesse que le bourgogne générique. Je pense à un 2006, c'est un 2005. Sur ce match, force est de reconnaître la suprématie, toute modeste, de Méo Camuzet.

Nous achevons la série avec un joli duel : entrent en scène le Chambolle-Musigny 2005 du Domaine Dujac et le Fixin 2005 Champs des Charmes de Jérôme Galeyrand. Le nez du Fixin est remarquablement suave et fin. Il délivre de délicates odeurs de cacao, de café, des notes toastées soutenues par des petits fruits noirs.
En bouche, c'est soyeux - joyeux allais-je écrire - très gourmand et bien équilibré. Malgré son style un peu Too Much, ce Fixin est une vraie découverte ! Je m'interroge néanmoins sur une éventuelle garde. A quoi bon puisque c'est déjà bon ?
Le Chambolle de Dujac est un peu dans le même style tout en étant différent : du fruit, de la matière, du volume. C'est moderne, avec un élevage encore présent. Néanmoins, le vin paraît un peu fermé. La finale révèle une note viandée. C'est très bon, mais je ne retrouve pas ce que j'aime dans le pinot : une finesse toute féminine.

Au terme de cette dégustation, nous sommes tous d'accord. C'est la première fois que nous sommes confrontés à une dégustation de ce niveau, tant dans la qualité des vins que de leur relative homogénéité. Même les plus réticents, les chantres du cabernet et du merlot, les héraults du braucol finissent par faire une génuflexion devant la magie du pinot.

Il ne nous reste plus qu'à passer aux fromages. RZAC23 et sa compagne nous ont concocté un plateau des plus avenant(tu). Remarquablement affinés, tous sont de véritables gourmandises qui mettent nos papilles en émoi : brie, époisses, bleu d'auvergne et bien d'autres encore. Tous meilleurs les uns que les autres !
J'adresse toutes mes excuses à Marc : occupé par le service, j'en ai oublié de noter mes impressions, plutôt favorables, sur le Santenay blanc 2001 "en bievau" du Domaine Bart.

De son côté, Pierre, ayant fini l'apéritif, décide que le moment est venu de s'amuser. Commence alors un voyage dans une autre dimension.

Sa majesté le Chambertin 1999 du Domaine Tortochot entre en scène accompagné du Grand Echézeaux 2002 du Domaine Coquard Loison Fleurot.
Le Chambertin s'annonce par un nez très délicat, mais timide. La bouche est puissante et très équilibrée. Beaucoup de volume, des fruits noirs confits, aux parfums complexes mais délicats. C'est très harmonieux, c'est très long, c'est superbe.
Il faudrait faire goûter un Chambertin à tous les mecs qui sont agressifs, qui ont envie de se battre. « Tiens mon gars ! Bois ça ! Quoi ? T'en veux plus ou tu me casses la gueule ? OK, OK, ne te fâche pas..."

Le Grand Echézeaux révèle un nez plus masculin, sur des notes de venaison et de fruits noirs. La bouche est curieuse : J'ai l'impression de boire des fruits noirs grillés. Une étrange note de châtaigne grillée, évoquée par Pierre, fait son apparition. La bouche se distingue par son volume et sa matière. Moins complexe que le vin précédent, cette bouteille provient assurément d'un noble climat. Un Grands Echézeaux complètement différent de celui que nous avions goûté au printemps, mais très beau néanmoins.

Que peut-on découvrir de meilleur après ces flacons ? Il est toujours possible de monter d'un cran, mais pourrons-nous, ignares et incultes que nous sommes, après avoir ingurgité ce pantagruellique plat rustique, apprécier à leur juste valeur les merveilles qui vont suivre ? ;)

Le Musigny 2000 de Jacques Frédéric Mugnier est immédiatement plus accessible que les deux vins précédents. Le nez est envoûtant, très floral, sur la rose, la violette, d'une extraordinaire finesse. En bouche, c'est d'une sensualité incroyable. Oui ! Ce vin est sensuel, fin, ciselé. La finale est magnifique, éternelle. Quel Vin ! Quelle Bouteille !
Ce Musigny, c'est la tour lanterne de l'abbaye de saint Ouen : un élan vers les cieux, la promesse du paradis !

Pour finir, le Clos de Tart 2001 est servi en toute décontraction. Quelle faute de goût ! Un Clos de Tart ouvert comme ça, sans decorum ni déférence ? On aura tout vu ! Eh oui... Que voulez-vous ? Les jeunes, ça ne respecte plus rien ma bonne dame ! Tenez ! Moi, d'mon temps...
Le nez n'est pas très locace, mais la bouche est extraordinairement délicate et puissante. C'est un vin en devenir qui n'a encore rien dit en dépit d'une bouche très complexe bâtie sur les petits fruits noirs rôtis, mûrs, des notes de moka onctueux, finement toasté. C'est soyeux, précis, raffiné, ample et comprimé à la fois. C'est magique, c'est Divin, c'est au delà de tout ce que j'ai bu jusqu'à présent.
Clos de Tart, c'est comme Méduse et les sirènes réunies : Tu le goûtes et tu ne peux plus résister, tu en bois et tu restes pétrifié.

Et pour finir, Tirecul 2001, toujours égal à lui-même :
Magnifique couleur dorée intense, brillante,
Superbe nez ample et riche, sur le safran, le miel de bruyère, la cire d'abeille, le coing, l'abricot, l'ananas, le sucre candy. Très noble botrytis, lumineux, précis.
Une acidité aérienne fait oublier la présence du sucre et rend cette bouteille vibrante d'énergie. C'est très long, très concentré. C'est magnifique.

Bilan : Comment rendre à notre ami ce qu'il nous a permis de vivre ? Comment remercier quelqu'un qui vous accueille, se met en quatre pour vous faire plaisir et qui, non content de cela, vous offre de telles émotions ? Peut-être en étant à son image, simple, curieux, passionné et... loin des conventions. A charge de revanche, fais nous confiance !

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
#10

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie... C'est reparti !

ET ben si c'est pas du CR Vincent...(tu)
Personnellement je débande pas depuis hier, une ambiance figée dans ma mémoire, un groupe et de la générosité. Jamais je me suis senti aussi petit devant une bouteille.


Franck L. "Patatement vôtre"
LPV Haute Normandie.
#11

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Eric B a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie... C'est reparti !

Pourquoi ne suis-je plus normand??!! 8-)

[size=x-small]Content que le Tirecul ait plu...[/size]

Eric
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#12

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Gildas a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie... C'est reparti !

Vincent, Vincent, arrête ! Il est trop tôt et j'ai déjà faim de ce qu'on a mangé et bu.
Très beau CR X(, comme d'habitude

Gildas
LPV Normandie
#13

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

FESTIVAL BACCHIQUE "LE IN"

Plût au ciel que le lecteur enhardi
et devenu momentanément empathique
puisse trouver son extase bacchique
dans le giron de la Côte de Nuit.

J'ai des difficultés à être redondant dans l'analyse technique, mais je me permets d'ajouter que les vins ayant obtenu le plus de suffrage (il s'agissait de choisir 3 des 12 vins représentés) sont:
1) Morey Saint Denis 2000 Dujac
2) Fixin champs des charmes 2005 Galeyrand
3) Gevrey Chambertin en motrot 93, Denis Mortet.
4) Vosne Romanée, 1er cru les beaux monts, Noellat.

Pour ma part, j'ajouterai vivement le NSG 1er cru,clos des porrets, de Gouges qui était très ouvert et assez loin du côté terreux qu'on lui connaît parfois (une 2000 goûtée en ce sens) avec une belle longueur en bouche et un bel équilibre. On fera aussi un sort particulier au Marsannay 2005, les saint Jacques, de chez Bart, sur la fraîcheur, la réglisse et le fruit, déjà très ouvert et abouti à mon sens.

Pas de grosses surprises entre les analyses gustatives à l'aveugle et les étiquettes. Certains vins semblent avoir été bus trop jeunes (Naudin Ferrand, Méo Camuzet?) ou comme le dit Vetshow semblent un peu perdus au milieu des autres. Le Clos des Mouches 98 de Drouhin me destabilise et m'inquiète par sa sucrosité peu naturelle. De même, à l'aveugle, difficile de trancher entre un excès de jeunesse et un manque de terroir sur certaines bouteilles (Naudin, Méo Cam,Chambolle 2005 Dujac, c'est plus simple quand tu vois l'étiquette, encore que...)

ça, c'est pour le "In", je m'occupe du résumé du Off à la suite.
#14

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

FESTIVAL BACCHIQUE "le OFF"

On passe de la variété des villages et 1er cru à l'opéra des grands crus. Deux ouvertures avec Un Chambertin 99 de chez Tortochot et un Grand Echezeaux 02 de chez Coquard Fleurot. On monte naturellement en qualité et en potentialité, mais les bêtes sont encore fermées, même si le Chambertin semble supérieur.

C'est alors qu'on s'envole, on est dans l'acmé (sans Délibes), dans la perfection inimitable des très grands terroirs avec un Musigny 2000 de Mugnier. Un soyeux exubérant, un en-soi, une essence explosive de truffes agrémentée d'un feu d'artifice d'arômes tertiaires. Une coexistence des contraires avec de la fleur (violette, rose), un côté animal, voire giboyeux et une longueur INTERMINABLE. Un quart d'heure après, tu es encore en train de le boire! Le vin trouve mon point G, je déguste et je jouis: Fiax lux! En définitive, un côté Mike Brandt (variété) "laisse-moi t'aimer" sans suicide et chanté par Pavarotti (opéra).

La dégustation, toujours à l'aveugle, se transforme en délice et délire extatiques, en apothéose. Avec autant de maestria, mais plus de puissance et de devenir, au nez comme en bouche, avec la vigueur d'une vierge qui se retiendrait de faire l'amour pendant des années, le Clos de Tart 2001 dépasse l'entendement et subjugue par sa longueur explosive et sa matière collosale. Marqué par l'élevage? (café, chocolat), il s'impose comme une promesse d'amour. En définitive, un Carmina Burana symphonique et orgiaque.

L'analyse technique n'est guère en adéquation avec ce type de fulgurance, ou tout du moins le rendu émotif me semble le fondement d'une discussion technique. A ce niveau-là, le vin a quelque chose de mystique! Il devrait servir ça à la messe:)o

Merci au Pierre Noël!
#15

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Ça a du bon la philo !!! Superbe CR Didier.


Franck L. "Patatement vôtre"
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#16

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Vougeot a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Effectivement.

Après ce survol, on se rend malheureusement (ou fort heureusement !) compte que les chiens ne font pas des chats. Les grands terroirs ont parlé, tu l'as dit, mais les grands vinificateurs aussi.
Je te rappellerai juste que jusqu'en 1994, Clos de Tart n'était pas spécialement recherché (c'est malheureusement la seule bouteille que je possède :(). Il aura fallu le travail acharné de Sylvain Pitiot pour en arriver au chef d'oeuvre que nous commençons tout juste à entrevoir.

Mais je te rejoins totalement sur le fait qu'à ce niveau, on ne peut plus se cantonner à une analyse froide, carrée. On touche à l'extraordinaire, à ce qui dépasse le commun, le vulgaire, pour toucher au Divin (même si son existence reste à démontrer).

Des vins tels que ceux que nous avons bus réconcilient avec l'humanité. Tant que des hommes sauront réaliser de telles merveilles, il restera un peu d'espoir.

Vincent

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
#17

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Sylvain PITIOT est au clos de Tart ce que Sophie MARCEAU est à la poitrine féminine: UN MUST! UNE SUBLIMATION DU TERROIR!
#18

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Eric B a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

On touche à l'extraordinaire, à ce qui dépasse le commun, le vulgaire, pour toucher au Divin (même si son existence reste à démontrer).

Si l'on en croit Cioran, la musique de Bach en est une preuve suffisante ;)

J'ai ressenti quelque chose d'assez similaire sur un Musigny de Voguë ou un Bonnes Mares de Roumier (avec cette même évidence du divin - et que l'on ressent à l'écoute d'oeuvres du musicien sus-mentionné).

Eric
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#19

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

amadeusmaldoror écrivait:
> Sylvain PITIOT est au clos de Tart ce que Sophie
> MARCEAU est à la poitrine féminine.
:D:D


Franck L. "Patatement vôtre"
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#20

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Je lis dans le Bettane que le Musigny de Mugnier, le Clos de Tart et la Tâche sont les trois plus grands terroirs de la Côte de Nuit.

Je mesure la chance que j'ai eu de boire deux de ces bouteilles...

"La différence entre Dieu et le Pierre Noël, c'est que le Pierre Noël, c'est vrai" (Coluche)
#21

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

JEUNE HOMME DE 36 ANS CHERCHE PRETRE SERVANT GRANDS CRUS DE LA COTE DE NUIT PENDANT LA MESSE DOMINICALE, DEPLACEMENT POSSIBLE!

POSSIBILITE DE LE DEGUSTER AVEC LE CORPS DU TRISTE

ECRIRE PAR MP!

UN PECHEUR TRANSI.
#22

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Vougeot a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Eric B écrivait:
> Si l'on en croit Cioran, la musique de Bach en est
> une preuve suffisante ;)
>
> J'ai ressenti quelque chose d'assez similaire sur
> un Musigny de Voguë ou un Bonnes Mares de Roumier
> (avec cette même évidence du divin - et que l'on
> ressent à l'écoute d'oeuvres du musicien
> sus-mentionné).


Eric, au risque de te décevoir, la seule preuve du Divin que j'ai entendue consiste en la discographie d'Iron Maiden.:D
[size=x-small]On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a... Désolé ![/size] (:P)

Amicalement,

Vincent

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
#23

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

vougeot écrivait:

> Eric, au risque de te décevoir, la seule preuve du
> Divin que j'ai entendue consiste en la
> discographie d'Iron Maiden.:D

On m'a toujours dit que c'était celle de Dire Straits ??!!:S


Franck L. "Patatement vôtre"
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#24

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

ET JEAN JACQUES GOLDMAN AVEC "ENVOLE-MOI", c'est pas de la transe mystique, ça?
#25

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

En tout cas, après cette session d'une générosité exceptionnelle de Saint Pierre et ne l'oublions pas, de sa famille et de Séverine, il va falloir se remobiliser pour la session Languedoc afin de porter haut le drapeau de cette région.


Franck L. "Patatement vôtre"
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#26

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amadeusmaldoror a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

remobilisons-nous en invitant Sophie Marceau!X(
#27

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Eric B a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Eric, au risque de te décevoir, la seule preuve du Divin que j'ai entendue consiste en la discographie d'Iron Maiden.grinning smiley

Sataniste :X

Eric
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#28

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Gildas a répondu au sujet : CR: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

CR: Les vacances, ça a du bon : se reposer un peu et combler une partie des CR de dégustation en retard :D

Merci pour votre indulgence alors (:D

Pour commencer cette journée, 3 mises en bouche. Giacomo Vico Cantina, Birbét. Un mout de raisin partiellement fermenté aux accents italiens. Les bulles sont fines et légères, et dégagent de jolies effluves de fruits rouges avec un sucre résiduel bien présent, mais pas envahissant. Ensuite, un Savigny les Beaune blanc 2007 "Vinomélie" de Jean-Luc Maldant : Le nez floral est ouvert, de pierre à fusil, minéral avec une pointe oxydative au départ qui nous a quelque peu interpellé. La bouche est ample, fruits secs, fenouil sur une finale saline. Pas mal. Pour terminer cette mise en bouche, un vin au cépage injustement bani de la Bourgogne : le gamay. Un Beaujolais Village 2008 de Daniel Burnichon. Un "Bojo" cher à notre ami Vougeot, pas fuyant bien au contraire et qui livre de façon vive toute la gamme de fruits rouges. C'est gourmand et bien fait bien fait. Bon.



Maintenant, c'est sérieux. Le coeur de la dégustation : les vins sont servis par paires et dévoilés à la fin de la dégustation. Les vins sont accompagnés de divers terrines, jambon persillé...

1 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac
Waouh, ça commence fort ! Le nez est jeune, très frais avec beaucoup de fruits et quelques notes terreuses. La bouche est serrée, précise et contient de beaux amers qui pourraient indiquer qu'il s'agisse d'une vendange entière. Le tout est long, équilibré et laisse présager une jolie carrière (Bien +)
2 Beaune Clos de Mouches 1998 Domaine Drouhin
Le pirate du jour, situé sur la Côte de Beaune. Je n'ai pas trop aimé son nez très mur, paraissant sucré. C'est par contre plus évolué que le premier. La bouche est assez tannique portée par une grosse acidité et tombe plutôt rapidement (Moyen)
Avantage sans conteste au Morey St Denis de Dujac déjà ouvert et à qui on prédira sans se tromper un bel avenir.
[/center] [size=small][center]Amadeusmaldoror (Didier) et Jean-François[/center][/size] 3 [b]Gevrey Chambertin 1995 1er cru « Bel Air » Domaine Taupenot-Merme[/b] 4 [b]Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros[/b] Le Gevrey offre une belle palette d'arômes tertiaires (cuir, gibier, terre humide) porté par une acidité bien présente. Dommage que la longueur tombe assez vite. Mais c'est un beau vin fait pour la table. Le Vosne Romanée incarne tout ce qu'il y a de féminin : bien habillé par l'élevage, pas vulgaire, les arômes de fruits (violette, cassis) sont nets et profonds. Belle longueur et superbe équilibre. Le Gevrey dans un style évolué (Bien), le Vosne (TBien) en pleine jeunesse mais possédant toutes les armes pour durer. Avantage pour le Vosne de AF Gros et sa sensualité. Arrivée d'un boeuf bourguignon d'anthologie, mijoté 8 heures dans 8 litres de vins (syrah) ! 5 [b]Vosne Romanée 2002 1er cru « les Beaux Monts » Domaine Michel Noëllat[/b] 6 [b]Gevrey Chambertin 93 « en Motrot » Domaine Denis Mortet[/b] Un duel intéressant à tout point de vue : 2 terroirs, 2 âges et 2 évolutions différentes. Le Vosne Romanée de Noëllat a des arômes corsés (café) très pinot mais un peu grossiers pour ma part. La bouche est mure avec pas mal d'acidité. Elle s'éparpille et au final, le vin paraît dans une phase un peu ingrate. A revoir tout de même, car il semble posséder un bon fond (Moyen +). Le Gevrey de Denis Mortet se présente tel une énigme : il a tellement de choses à dire, mais semble ne pas se donner. On y reconnait pourtant des notes évidentes d'un beau terroir avec même un petit parallèle à certains cabernets francs de Loire. La bouche est délicate, mure et persistante mais toute en retenu et le grain est très serré. Une bête qu'il a fallu traquer. Pas facile d'aller la chercher celle-là. Avantage tout de même pour Mortet qui sur ce coup avait été carafé 3 heures (Bien +). [center][img=http://storage.canalblog.com/97/94/76160/34262469.jpg][/center] [size=small][center]Franck (Rzac23)[/center][/size] 7 [b]Nuits St Georges 1er Cru 2003 «Clos des Porrets St Georges » Domaine Henri Gouges[/b] 8 [b]Marsannay 2005 « les Saint Jacques » Domaine Bart[/b] La robe du Gouges est très foncée, presque noire ! Le nez est très fruit, très rose. Mais la bouche semble tannique, voire dure. Pour sa défense, ce vin a été servi un peu froid. Le Marsannay lui est plus ouvert, rond avec des notes de violettes et d'élevage (épices). Malgré tout ce qui a été dit, je trouve qu'en bouche, le raisin est mur et c'est même assez long. Dans un style vraiment différent, le plaisir immédiat est pour le Marsannay de Bart (Bien +). Le Gouges me paraît un peu trop extrait (Moyen +). 9 [b]Bourgogne 2006 Domaine Méo Camuzet[/b] 10 [b]Côtes de Nuits 2005 VV Domaine Naudin-Ferrand[/b] Le Bourgogne de Méo Camuzet est un demi pirate. Le style est fruits frais (fraise écrasée). C'est vif, bien fait, mais c'est un peu monotone et on sent là que l'on descend un peu dans la hiérarchie, bien qu'issu de parcelles de la Côtes de Nuits. Le Côtes de Nuits empeste l'hôpital et le vernis à ongle ! La bouche offre une belle matière tout de même. Un petit plus pour le Bourgogne de Méo Camuzet (Moyen +), tant les notes de sparadrap du Baudin Ferrand (Moyen -) sont désagréables. [center][img=http://storage.canalblog.com/96/70/76160/34262434.jpg][/center] [size=small][center]Superfred[/center][/size] 11 [b]Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac[/b] 12 [b]Fixin 2005 « Champ des Charmes » Domaine Jérôme Galeyrand[/b] Autant le dire tout de suite, le Chambolle-Musigny de Dujac est mon coup de coeur de cette dégustation ! Il incarne la finesse et l'élégance avec un élevage bien dosé. Peut-être un infanticide de le boire si jeune, mais il permet de discerner un superbe potentiel dans un millésime plein. Le Fixin de Jérôme Galeyrand est très avenant, ouvert sur des notes de café. La bouche est diablement gourmande, avec une texture soyeuse et une finale légèrement végétale qui offre une belle complexité. Le dernier duo tourne à l'avantage du Chambolle de Dujac (TBien), grâce à un style moderne qui séduit immédiatement. Le Fixin (Bien +) n'est pas en reste et a su se montrer généreux. Fort de cette belle impression, je suis assez impatient de goûter le reste de la gamme. Très belle dégustation, de haut vol. Peu de déchet. Le beaux domaines semblent s'en sortir avec les honneurs. [b]Mon TOP 3[/b] 1 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac 2 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros 3 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac 2 vins de Dujac aux avants postes justement mérité. S'il fallait en ajouter un autre, ce serait le Fixin de Jérôme Galeyrand. [hr] C'est [b]Vetshow[/b] qui reçoit. Notre joueur de hand préféré jouant à domicile, il n'en a pas eu assez. Il retourne en cave pour apporter 5 autres vins et veut passer la vitesse supérieure : assez rigolé ! Servis par paires (exception du dernier) et à l'aveugle, dévoilés après chaque série. [b]Chambertin 1999, domaine Tortochot[/b] contre [b]Grands-Echezeaux 2002 de Coquard-Loison-Fleurot[/b] Le Chambertin semble d'une grande jeunesse mais un peu dur. Sur des notes florales et de rose fanée, il laisse apercevoir un beau potentiel. Ce qui pourrait frapper, c'est la grande acidité qui domine le vin. Il manque encore d'harmonie, mais bien heureux celui qui l'a en cave : patience. Le Grands-Echezeaux est bien différent de celui que j'ai pu boire en juin dernier (je le saurai une fois l'étiquette dévoilée). Il possède d'étonnantes senteurs de chataignes grillées. La bouche est joliment dessinée et possède l'équilibre d'un grand vin tout en pinotant d'une belle façon. Léger avantage au Grands-Echezeaux à cet instant, mais on reparlera certainement du Chambertin plus tard. [center][img=http://storage.canalblog.com/10/04/76160/34262288.jpg][/center] Une autre série, qui a beaucoup fait parler (en bien, je vous rassure) [b]Musigny 2000[/b] de [b]Jacques Frédéric Mugnier[/b] VS [b]Clos de Tart 2001[/b]. Pierre aurait pu trouver pire comme combat ! Un fois le nez dans les verres, le silence se fait immédiatement autour de la table ! Rarement je n'ai vu une telle concentration avec la bande de joyeux lurons qui sévissent ici. Le Musigny a une élégance que j'ai rarement eu l'occasion de cotoyer. Le vin paraît plutôt floral (rose) et possède une certaine forme d'allégresse. La bouche est assez large et gagne en volume et puissance à mesure de la gorgée. La longueur se poursuit jusqu'à une finale quasi sans fin, ponctuée d'une trame végétale des plus enivrante. Mes amis, quel vin ! Le Clos de Tart 2001, je l'ai reconnu instantanément ! Il faut dire que c'est le genre de vin que l'on oublie pas et que l'on ne boit pas tous les jours. Cette première rencontre avait eu lieu il y a 2 ans avec le groupe LPV Paris (merci Raymond). Quel nez, tout en subtilité, en finesse, en profondeur ! C'est une sorte de balade non plus en Côtes de Nuits mais dans un souk : ce qui arrive en premier lieu, ce sont les épices douces carressantes puis les notes de roses séchées, de pivoine et de loukoum. Il est étroit, encore sur la retenue. Le grain de bouche est magique : il est fin, soyeux et porte le fruit sur des dizaines de secondes ! Affaire de goût et de style, tout petit avantage au Clos de Tart sur le Musigny de JF Meugnier pour l'énorme classe qu'il possède. Ce denier n'en reste pas pour autant un vin exceptionnel. La tête encore dans les étoiles, nous somme passés à côté du Santenay blanc 2001 "En Biévant" du domaine Bart qui accompagnait les fromages. Nous nous sommes resservis des 4 vins précédants. [center][img=http://storage.canalblog.com/30/58/76160/34262248.jpg][/center] Pour terminer sur un douillon aux pommes, un [b]Monbazillac Tirecul la Gravière 2001[/b] : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon. Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité. [center][img=http://storage.canalblog.com/85/79/76160/34262393.jpg][/center][img=http://storage.canalblog.com/12/08/76160/34264032.jpg]
[size=small]
Amadeusmaldoror (Didier) et Jean-François
[/size]

3 Gevrey Chambertin 1995 1er cru « Bel Air » Domaine Taupenot-Merme
4 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros
Le Gevrey offre une belle palette d'arômes tertiaires (cuir, gibier, terre humide) porté par une acidité bien présente. Dommage que la longueur tombe assez vite. Mais c'est un beau vin fait pour la table.
Le Vosne Romanée incarne tout ce qu'il y a de féminin : bien habillé par l'élevage, pas vulgaire, les arômes de fruits (violette, cassis) sont nets et profonds. Belle longueur et superbe équilibre.
Le Gevrey dans un style évolué (Bien), le Vosne (TBien) en pleine jeunesse mais possédant toutes les armes pour durer. Avantage pour le Vosne de AF Gros et sa sensualité.

Arrivée d'un boeuf bourguignon d'anthologie, mijoté 8 heures dans 8 litres de vins (syrah) !

5 Vosne Romanée 2002 1er cru « les Beaux Monts » Domaine Michel Noëllat
6 Gevrey Chambertin 93 « en Motrot » Domaine Denis Mortet
Un duel intéressant à tout point de vue : 2 terroirs, 2 âges et 2 évolutions différentes. Le Vosne Romanée de Noëllat a des arômes corsés (café) très pinot mais un peu grossiers pour ma part. La bouche est mure avec pas mal d'acidité. Elle s'éparpille et au final, le vin paraît dans une phase un peu ingrate. A revoir tout de même, car il semble posséder un bon fond (Moyen +). Le Gevrey de Denis Mortet se présente tel une énigme : il a tellement de choses à dire, mais semble ne pas se donner. On y reconnait pourtant des notes évidentes d'un beau terroir avec même un petit parallèle à certains cabernets francs de Loire. La bouche est délicate, mure et persistante mais toute en retenu et le grain est très serré. Une bête qu'il a fallu traquer. Pas facile d'aller la chercher celle-là.
Avantage tout de même pour Mortet qui sur ce coup avait été carafé 3 heures (Bien +).
[/center] [size=small][center]Franck (Rzac23)[/center][/size] 7 [b]Nuits St Georges 1er Cru 2003 «Clos des Porrets St Georges » Domaine Henri Gouges[/b] 8 [b]Marsannay 2005 « les Saint Jacques » Domaine Bart[/b] La robe du Gouges est très foncée, presque noire ! Le nez est très fruit, très rose. Mais la bouche semble tannique, voire dure. Pour sa défense, ce vin a été servi un peu froid. Le Marsannay lui est plus ouvert, rond avec des notes de violettes et d'élevage (épices). Malgré tout ce qui a été dit, je trouve qu'en bouche, le raisin est mur et c'est même assez long. Dans un style vraiment différent, le plaisir immédiat est pour le Marsannay de Bart (Bien +). Le Gouges me paraît un peu trop extrait (Moyen +). 9 [b]Bourgogne 2006 Domaine Méo Camuzet[/b] 10 [b]Côtes de Nuits 2005 VV Domaine Naudin-Ferrand[/b] Le Bourgogne de Méo Camuzet est un demi pirate. Le style est fruits frais (fraise écrasée). C'est vif, bien fait, mais c'est un peu monotone et on sent là que l'on descend un peu dans la hiérarchie, bien qu'issu de parcelles de la Côtes de Nuits. Le Côtes de Nuits empeste l'hôpital et le vernis à ongle ! La bouche offre une belle matière tout de même. Un petit plus pour le Bourgogne de Méo Camuzet (Moyen +), tant les notes de sparadrap du Baudin Ferrand (Moyen -) sont désagréables. [center][img=http://storage.canalblog.com/96/70/76160/34262434.jpg][/center] [size=small][center]Superfred[/center][/size] 11 [b]Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac[/b] 12 [b]Fixin 2005 « Champ des Charmes » Domaine Jérôme Galeyrand[/b] Autant le dire tout de suite, le Chambolle-Musigny de Dujac est mon coup de coeur de cette dégustation ! Il incarne la finesse et l'élégance avec un élevage bien dosé. Peut-être un infanticide de le boire si jeune, mais il permet de discerner un superbe potentiel dans un millésime plein. Le Fixin de Jérôme Galeyrand est très avenant, ouvert sur des notes de café. La bouche est diablement gourmande, avec une texture soyeuse et une finale légèrement végétale qui offre une belle complexité. Le dernier duo tourne à l'avantage du Chambolle de Dujac (TBien), grâce à un style moderne qui séduit immédiatement. Le Fixin (Bien +) n'est pas en reste et a su se montrer généreux. Fort de cette belle impression, je suis assez impatient de goûter le reste de la gamme. Très belle dégustation, de haut vol. Peu de déchet. Le beaux domaines semblent s'en sortir avec les honneurs. [b]Mon TOP 3[/b] 1 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac 2 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros 3 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac 2 vins de Dujac aux avants postes justement mérité. S'il fallait en ajouter un autre, ce serait le Fixin de Jérôme Galeyrand. [hr] C'est [b]Vetshow[/b] qui reçoit. Notre joueur de hand préféré jouant à domicile, il n'en a pas eu assez. Il retourne en cave pour apporter 5 autres vins et veut passer la vitesse supérieure : assez rigolé ! Servis par paires (exception du dernier) et à l'aveugle, dévoilés après chaque série. [b]Chambertin 1999, domaine Tortochot[/b] contre [b]Grands-Echezeaux 2002 de Coquard-Loison-Fleurot[/b] Le Chambertin semble d'une grande jeunesse mais un peu dur. Sur des notes florales et de rose fanée, il laisse apercevoir un beau potentiel. Ce qui pourrait frapper, c'est la grande acidité qui domine le vin. Il manque encore d'harmonie, mais bien heureux celui qui l'a en cave : patience. Le Grands-Echezeaux est bien différent de celui que j'ai pu boire en juin dernier (je le saurai une fois l'étiquette dévoilée). Il possède d'étonnantes senteurs de chataignes grillées. La bouche est joliment dessinée et possède l'équilibre d'un grand vin tout en pinotant d'une belle façon. Léger avantage au Grands-Echezeaux à cet instant, mais on reparlera certainement du Chambertin plus tard. [center][img=http://storage.canalblog.com/10/04/76160/34262288.jpg][/center] Une autre série, qui a beaucoup fait parler (en bien, je vous rassure) [b]Musigny 2000[/b] de [b]Jacques Frédéric Mugnier[/b] VS [b]Clos de Tart 2001[/b]. Pierre aurait pu trouver pire comme combat ! Un fois le nez dans les verres, le silence se fait immédiatement autour de la table ! Rarement je n'ai vu une telle concentration avec la bande de joyeux lurons qui sévissent ici. Le Musigny a une élégance que j'ai rarement eu l'occasion de cotoyer. Le vin paraît plutôt floral (rose) et possède une certaine forme d'allégresse. La bouche est assez large et gagne en volume et puissance à mesure de la gorgée. La longueur se poursuit jusqu'à une finale quasi sans fin, ponctuée d'une trame végétale des plus enivrante. Mes amis, quel vin ! Le Clos de Tart 2001, je l'ai reconnu instantanément ! Il faut dire que c'est le genre de vin que l'on oublie pas et que l'on ne boit pas tous les jours. Cette première rencontre avait eu lieu il y a 2 ans avec le groupe LPV Paris (merci Raymond). Quel nez, tout en subtilité, en finesse, en profondeur ! C'est une sorte de balade non plus en Côtes de Nuits mais dans un souk : ce qui arrive en premier lieu, ce sont les épices douces carressantes puis les notes de roses séchées, de pivoine et de loukoum. Il est étroit, encore sur la retenue. Le grain de bouche est magique : il est fin, soyeux et porte le fruit sur des dizaines de secondes ! Affaire de goût et de style, tout petit avantage au Clos de Tart sur le Musigny de JF Meugnier pour l'énorme classe qu'il possède. Ce denier n'en reste pas pour autant un vin exceptionnel. La tête encore dans les étoiles, nous somme passés à côté du Santenay blanc 2001 "En Biévant" du domaine Bart qui accompagnait les fromages. Nous nous sommes resservis des 4 vins précédants. [center][img=http://storage.canalblog.com/30/58/76160/34262248.jpg][/center] Pour terminer sur un douillon aux pommes, un [b]Monbazillac Tirecul la Gravière 2001[/b] : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon. Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité. [center][img=http://storage.canalblog.com/85/79/76160/34262393.jpg][/center][img=http://storage.canalblog.com/97/94/76160/34262469.jpg]
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Franck (Rzac23)
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7 Nuits St Georges 1er Cru 2003 «Clos des Porrets St Georges » Domaine Henri Gouges
8 Marsannay 2005 « les Saint Jacques » Domaine Bart
La robe du Gouges est très foncée, presque noire ! Le nez est très fruit, très rose. Mais la bouche semble tannique, voire dure. Pour sa défense, ce vin a été servi un peu froid.
Le Marsannay lui est plus ouvert, rond avec des notes de violettes et d'élevage (épices). Malgré tout ce qui a été dit, je trouve qu'en bouche, le raisin est mur et c'est même assez long.
Dans un style vraiment différent, le plaisir immédiat est pour le Marsannay de Bart (Bien +). Le Gouges me paraît un peu trop extrait (Moyen +).

9 Bourgogne 2006 Domaine Méo Camuzet
10 Côtes de Nuits 2005 VV Domaine Naudin-Ferrand
Le Bourgogne de Méo Camuzet est un demi pirate. Le style est fruits frais (fraise écrasée). C'est vif, bien fait, mais c'est un peu monotone et on sent là que l'on descend un peu dans la hiérarchie, bien qu'issu de parcelles de la Côtes de Nuits.
Le Côtes de Nuits empeste l'hôpital et le vernis à ongle ! La bouche offre une belle matière tout de même.
Un petit plus pour le Bourgogne de Méo Camuzet (Moyen +), tant les notes de sparadrap du Baudin Ferrand (Moyen -) sont désagréables.
[/center] [size=small][center]Superfred[/center][/size] 11 [b]Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac[/b] 12 [b]Fixin 2005 « Champ des Charmes » Domaine Jérôme Galeyrand[/b] Autant le dire tout de suite, le Chambolle-Musigny de Dujac est mon coup de coeur de cette dégustation ! Il incarne la finesse et l'élégance avec un élevage bien dosé. Peut-être un infanticide de le boire si jeune, mais il permet de discerner un superbe potentiel dans un millésime plein. Le Fixin de Jérôme Galeyrand est très avenant, ouvert sur des notes de café. La bouche est diablement gourmande, avec une texture soyeuse et une finale légèrement végétale qui offre une belle complexité. Le dernier duo tourne à l'avantage du Chambolle de Dujac (TBien), grâce à un style moderne qui séduit immédiatement. Le Fixin (Bien +) n'est pas en reste et a su se montrer généreux. Fort de cette belle impression, je suis assez impatient de goûter le reste de la gamme. Très belle dégustation, de haut vol. Peu de déchet. Le beaux domaines semblent s'en sortir avec les honneurs. [b]Mon TOP 3[/b] 1 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac 2 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros 3 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac 2 vins de Dujac aux avants postes justement mérité. S'il fallait en ajouter un autre, ce serait le Fixin de Jérôme Galeyrand. [hr] C'est [b]Vetshow[/b] qui reçoit. Notre joueur de hand préféré jouant à domicile, il n'en a pas eu assez. Il retourne en cave pour apporter 5 autres vins et veut passer la vitesse supérieure : assez rigolé ! Servis par paires (exception du dernier) et à l'aveugle, dévoilés après chaque série. [b]Chambertin 1999, domaine Tortochot[/b] contre [b]Grands-Echezeaux 2002 de Coquard-Loison-Fleurot[/b] Le Chambertin semble d'une grande jeunesse mais un peu dur. Sur des notes florales et de rose fanée, il laisse apercevoir un beau potentiel. Ce qui pourrait frapper, c'est la grande acidité qui domine le vin. Il manque encore d'harmonie, mais bien heureux celui qui l'a en cave : patience. Le Grands-Echezeaux est bien différent de celui que j'ai pu boire en juin dernier (je le saurai une fois l'étiquette dévoilée). Il possède d'étonnantes senteurs de chataignes grillées. La bouche est joliment dessinée et possède l'équilibre d'un grand vin tout en pinotant d'une belle façon. Léger avantage au Grands-Echezeaux à cet instant, mais on reparlera certainement du Chambertin plus tard. [center][img=http://storage.canalblog.com/10/04/76160/34262288.jpg][/center] Une autre série, qui a beaucoup fait parler (en bien, je vous rassure) [b]Musigny 2000[/b] de [b]Jacques Frédéric Mugnier[/b] VS [b]Clos de Tart 2001[/b]. Pierre aurait pu trouver pire comme combat ! Un fois le nez dans les verres, le silence se fait immédiatement autour de la table ! Rarement je n'ai vu une telle concentration avec la bande de joyeux lurons qui sévissent ici. Le Musigny a une élégance que j'ai rarement eu l'occasion de cotoyer. Le vin paraît plutôt floral (rose) et possède une certaine forme d'allégresse. La bouche est assez large et gagne en volume et puissance à mesure de la gorgée. La longueur se poursuit jusqu'à une finale quasi sans fin, ponctuée d'une trame végétale des plus enivrante. Mes amis, quel vin ! Le Clos de Tart 2001, je l'ai reconnu instantanément ! Il faut dire que c'est le genre de vin que l'on oublie pas et que l'on ne boit pas tous les jours. Cette première rencontre avait eu lieu il y a 2 ans avec le groupe LPV Paris (merci Raymond). Quel nez, tout en subtilité, en finesse, en profondeur ! C'est une sorte de balade non plus en Côtes de Nuits mais dans un souk : ce qui arrive en premier lieu, ce sont les épices douces carressantes puis les notes de roses séchées, de pivoine et de loukoum. Il est étroit, encore sur la retenue. Le grain de bouche est magique : il est fin, soyeux et porte le fruit sur des dizaines de secondes ! Affaire de goût et de style, tout petit avantage au Clos de Tart sur le Musigny de JF Meugnier pour l'énorme classe qu'il possède. Ce denier n'en reste pas pour autant un vin exceptionnel. La tête encore dans les étoiles, nous somme passés à côté du Santenay blanc 2001 "En Biévant" du domaine Bart qui accompagnait les fromages. Nous nous sommes resservis des 4 vins précédants. [center][img=http://storage.canalblog.com/30/58/76160/34262248.jpg][/center] Pour terminer sur un douillon aux pommes, un [b]Monbazillac Tirecul la Gravière 2001[/b] : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon. Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité. [center][img=http://storage.canalblog.com/85/79/76160/34262393.jpg][/center][img=http://storage.canalblog.com/96/70/76160/34262434.jpg]
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Superfred
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11 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac
12 Fixin 2005 « Champ des Charmes » Domaine Jérôme Galeyrand
Autant le dire tout de suite, le Chambolle-Musigny de Dujac est mon coup de coeur de cette dégustation ! Il incarne la finesse et l'élégance avec un élevage bien dosé. Peut-être un infanticide de le boire si jeune, mais il permet de discerner un superbe potentiel dans un millésime plein. Le Fixin de Jérôme Galeyrand est très avenant, ouvert sur des notes de café. La bouche est diablement gourmande, avec une texture soyeuse et une finale légèrement végétale qui offre une belle complexité.
Le dernier duo tourne à l'avantage du Chambolle de Dujac (TBien), grâce à un style moderne qui séduit immédiatement. Le Fixin (Bien +) n'est pas en reste et a su se montrer généreux. Fort de cette belle impression, je suis assez impatient de goûter le reste de la gamme.

Très belle dégustation, de haut vol. Peu de déchet. Le beaux domaines semblent s'en sortir avec les honneurs.

Mon TOP 3
1 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac
2 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros
3 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac

2 vins de Dujac aux avants postes justement mérité. S'il fallait en ajouter un autre, ce serait le Fixin de Jérôme Galeyrand.




C'est Vetshow qui reçoit. Notre joueur de hand préféré jouant à domicile, il n'en a pas eu assez. Il retourne en cave pour apporter 5 autres vins et veut passer la vitesse supérieure : assez rigolé !

Servis par paires (exception du dernier) et à l'aveugle, dévoilés après chaque série.

Chambertin 1999, domaine Tortochot contre Grands-Echezeaux 2002 de Coquard-Loison-Fleurot
Le Chambertin semble d'une grande jeunesse mais un peu dur. Sur des notes florales et de rose fanée, il laisse apercevoir un beau potentiel. Ce qui pourrait frapper, c'est la grande acidité qui domine le vin. Il manque encore d'harmonie, mais bien heureux celui qui l'a en cave : patience.
Le Grands-Echezeaux est bien différent de celui que j'ai pu boire en juin dernier (je le saurai une fois l'étiquette dévoilée). Il possède d'étonnantes senteurs de chataignes grillées. La bouche est joliment dessinée et possède l'équilibre d'un grand vin tout en pinotant d'une belle façon.
Léger avantage au Grands-Echezeaux à cet instant, mais on reparlera certainement du Chambertin plus tard.
[/center] Une autre série, qui a beaucoup fait parler (en bien, je vous rassure) [b]Musigny 2000[/b] de [b]Jacques Frédéric Mugnier[/b] VS [b]Clos de Tart 2001[/b]. Pierre aurait pu trouver pire comme combat ! Un fois le nez dans les verres, le silence se fait immédiatement autour de la table ! Rarement je n'ai vu une telle concentration avec la bande de joyeux lurons qui sévissent ici. Le Musigny a une élégance que j'ai rarement eu l'occasion de cotoyer. Le vin paraît plutôt floral (rose) et possède une certaine forme d'allégresse. La bouche est assez large et gagne en volume et puissance à mesure de la gorgée. La longueur se poursuit jusqu'à une finale quasi sans fin, ponctuée d'une trame végétale des plus enivrante. Mes amis, quel vin ! Le Clos de Tart 2001, je l'ai reconnu instantanément ! Il faut dire que c'est le genre de vin que l'on oublie pas et que l'on ne boit pas tous les jours. Cette première rencontre avait eu lieu il y a 2 ans avec le groupe LPV Paris (merci Raymond). Quel nez, tout en subtilité, en finesse, en profondeur ! C'est une sorte de balade non plus en Côtes de Nuits mais dans un souk : ce qui arrive en premier lieu, ce sont les épices douces carressantes puis les notes de roses séchées, de pivoine et de loukoum. Il est étroit, encore sur la retenue. Le grain de bouche est magique : il est fin, soyeux et porte le fruit sur des dizaines de secondes ! Affaire de goût et de style, tout petit avantage au Clos de Tart sur le Musigny de JF Meugnier pour l'énorme classe qu'il possède. Ce denier n'en reste pas pour autant un vin exceptionnel. La tête encore dans les étoiles, nous somme passés à côté du Santenay blanc 2001 "En Biévant" du domaine Bart qui accompagnait les fromages. Nous nous sommes resservis des 4 vins précédants. [center][img=http://storage.canalblog.com/30/58/76160/34262248.jpg][/center] Pour terminer sur un douillon aux pommes, un [b]Monbazillac Tirecul la Gravière 2001[/b] : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon. Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité. [center][img=http://storage.canalblog.com/85/79/76160/34262393.jpg][/center][img=http://storage.canalblog.com/10/04/76160/34262288.jpg]

Une autre série, qui a beaucoup fait parler (en bien, je vous rassure)
Musigny 2000 de Jacques Frédéric Mugnier VS Clos de Tart 2001.
Pierre aurait pu trouver pire comme combat ! Un fois le nez dans les verres, le silence se fait immédiatement autour de la table ! Rarement je n'ai vu une telle concentration avec la bande de joyeux lurons qui sévissent ici. Le Musigny a une élégance que j'ai rarement eu l'occasion de cotoyer. Le vin paraît plutôt floral (rose) et possède une certaine forme d'allégresse. La bouche est assez large et gagne en volume et puissance à mesure de la gorgée. La longueur se poursuit jusqu'à une finale quasi sans fin, ponctuée d'une trame végétale des plus enivrante. Mes amis, quel vin !
Le Clos de Tart 2001, je l'ai reconnu instantanément ! Il faut dire que c'est le genre de vin que l'on oublie pas et que l'on ne boit pas tous les jours. Cette première rencontre avait eu lieu il y a 2 ans avec le groupe LPV Paris (merci Raymond). Quel nez, tout en subtilité, en finesse, en profondeur ! C'est une sorte de balade non plus en Côtes de Nuits mais dans un souk : ce qui arrive en premier lieu, ce sont les épices douces carressantes puis les notes de roses séchées, de pivoine et de loukoum. Il est étroit, encore sur la retenue. Le grain de bouche est magique : il est fin, soyeux et porte le fruit sur des dizaines de secondes !
Affaire de goût et de style, tout petit avantage au Clos de Tart sur le Musigny de JF Meugnier pour l'énorme classe qu'il possède. Ce denier n'en reste pas pour autant un vin exceptionnel.

La tête encore dans les étoiles, nous somme passés à côté du Santenay blanc 2001 "En Biévant" du domaine Bart qui accompagnait les fromages. Nous nous sommes resservis des 4 vins précédants.
[/center] Pour terminer sur un douillon aux pommes, un [b]Monbazillac Tirecul la Gravière 2001[/b] : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon. Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité. [center][img=http://storage.canalblog.com/85/79/76160/34262393.jpg][/center][img=http://storage.canalblog.com/30/58/76160/34262248.jpg]

Pour terminer sur un douillon aux pommes, un Monbazillac Tirecul la Gravière 2001 : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon.

Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité.
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Gildas
LPV Normandie
#29

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rzac23 a répondu au sujet : Re: LPV Haute-Normandie : balade en Côtes de Nuits

Et ben, voilà que Gildas lâche le morceau...superbe CR, tout en dentelle...j'en ai encore la chair de poule rien qu'a l'évocation du Tart et du Mugnier.
Assurément cette journée constitue une clé de voute en ce qui concerne.

PS: Quel est ton secret Gildas ? comment fais tu pour recracher ????:)


Franck L. "Patatement vôtre"
LPV Haute Normandie.
#30

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