Château Cheval Blanc 1996

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    claudius a répondu au sujet : CR: Cheval Blanc 1998

    CR: GJE à Cheval Blanc
    Auteur Nidal H
    Date: mardi 3 avril 2007 17:18:33

    Château Cheval Blanc, Lundi 2 avril 2007, 13 h00.

    Lors d'un repas offert en l'honneur du Grand Jury Européen et de son Président, François Mauss. Le très sympathique Directeur Général de Cheval Blanc et ami de F. Mauss, Monsieur Pierre Lurton, nous a réservé un accueil digne d’un Vladimir POUTINE !

    - Dom Pérignon millésimé 1993 : servi sur des truffes d’été, du foie gras à la cannelle, des crevettes lardées de feuilles de menthe et entourées de chips fraîches de navet, du saumon frais à la farce de coquillages.

    - Petit Cheval 2000: Une sucrerie « maison » dont raffole Monsieur Lurton. Nous avons, également, adoré ce vin très fruité, charmeur (bonbons anglais et coulis de fraises fraîches de Plougastel, écrasées à la fourchette). Un vin en pleine forme avec beaucoup de potentiel.

    - Cheval Blanc 1998: un vrai gentleman, d'une élégance parfaite, tannins microscopiques ultra fins mais finement puissants. On touche à la grandeur. Le nez est anesthésié par la grâce, les yeux par la très jolie et la très joyeuse robe, les papilles par, le fruit noir (mûre) la suavité, la Havane et le velours...En parlant de velours, ce grand vin nous a été servi sur un sublime velouté de champignons. (J’ai osé demander d’être servi une deuxième fois…)…..

    rubrique scindée: vous retrouverez toute la discussion "faire chabrot" dans Art de la de la dégustation
    #61

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    emmanuel charles a répondu au sujet : CR: Château Cheval Blanc 1997

    CR: Château Cheval Blanc 1997
    Belle robe tuilée.
    Au nez, très belles notes de vieux cuir, de sous-bois, de framboises.
    En bouche, c'est vraiment très bon. On est face à un grand vin, pourtant dans un millésime très ingrat en Bordelais, c'est très évolutif, du fruit, une trame tannique ciselée et bien serrée, une très belle longueur.
    Un grand vin, doté d'un très bel équilibre, très homogène. Superbe.
    #62

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    Purple a répondu au sujet : CR: Château Cheval Blanc 1982

    CR: Château Cheval Blanc 1982

    Bouteille posée à la verticale pendant 1 heure - le bouchon se casse - la bouteille est ouverte en 2 fois. Nous servons directement dans les verres et carafons le reste.

    La robe est très évoluée (orangée et preque transparente) - le nez n'est pas très flatteur, un peu boisé.

    En bouche, c'est une entrée sur le velour... mais... pas de suite.

    Le vin ne se dévoilera qu'un tout petit peu plus pendant l'heure suivante, mais franchement rien de bien merveilleux. Probablement un problème de bouteille (achetée en primeur et conservé en cave pendant 23 ans !!!)

    Mon père, (pas si déçu que ça) décide d'ouvrir un Gruaud Larose 1982 juste pour la science. Alors, là on à déjà tout autre chose dans le verre. La robe est beaucoup moins évoluée, Un corps très présent (peut-être moins sur le velours que Cheval) et une belle longueur - bouteille à boire quand même rapidement à mon goût.

    Voilà, un peu de tristesse pour ce Cheval Blanc, il en reste une, j'espère sincèrement qu'elle nous montrera autre chose.

    Bonne journée

    Guillaume
    #63

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    Winemega - Alain a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    Dommage pour l'expérience.. probablement un peu frustrante!

    Et joyeux anniversaire, Guillaume!

    Alain

    Alain Bringolf
    "Lorsque le vin est tiré, il faut le boire. Et lorsque le vin est bu, il faut se tirer.." - Le Chat
    #64

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    François St-T a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    En effet, dommage, j'ai encore le souvenir d'un latour 82 bu il y a quelques mois qui après un carafage de 2-3h, s'était montré exceptionnel.

    bon anniversaire.

    cdlt

    François
    #65

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    Guest a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    Guillaume,

    J'ai eu la chance, grâce à des amis, de boire 2 fois ce Cheval-Blanc 1982 : je l'ai noté 2 fois 20/20 !
    #66

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    hugo_17 a répondu au sujet : Cheval Blanc 1984, une décéption annoncée?

    Bonjour à tous,
    Je possède un Cheval Blanc du millésime 84 (payé 200 frcs il y a pas loin de 15 ans), sachant que cette année fut pour le moins catastrophique pour le bordelais dois-je nécessairement m'attendre à un "petit" Cheval Blanc? Dois-je me hâter de l'ouvrir?
    Merci à vous.
    #67

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    Guest a répondu au sujet : CR: Château Cheval Blanc 1993

    CR: St-Emilion Cheval-Blanc 1993 : 14,5/20 – 9/6/07
    Nez boisé à la sensation ferreuse impliquant des notes jeunes de fruit et de bourbon. En bouche, la matière est ample, un peu bancale (car elle manque de maturité). Le plaisir est relatif et la finale limitée. La jeunesse du vin est (une fois l’étiquette dévoilée) surprenante.

    Aurais-je mis 3 points de plus si j'avais su le nom du domaine ?
    Un point de moins si j'avais su le millésime ?
    #68

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    Winemega - Alain a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc 1993

    Disons que d'un point de vue du plaisir ressenti, la note me semble fort peu bancale.. ;)

    Amitiés
    Alain

    Alain Bringolf
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    #69

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    Guest a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc 1993

    Alain,

    Je crois préférer le 1982 et aussi le 1990 ...:)
    #70

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    Guest a répondu au sujet : CR: Château Cheval Blanc 1981

    CR: St-Emilion Cheval-Blanc 1981 : 17/20 - 21/9/07
    Nez somptueux : cassis souverain, inflexions minérales et ferrugineuses de grand caractère, cèdre, encre, bouillon de poule, havane, truffe. La bouche, charmeuse, déroule sereinement, en finesse. Une très belle bouteille, racée.
    #71

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    Leo17 a répondu au sujet : CR: Cheval Blanc 1964

    CR: Château Cheval Blanc 1964
    mise Vandermeulen
    niveau top shoulder
    robe foncée, un petit peu évoluée
    Nez étonnamment jeune, sur le fruit, se dégage avec une puissance exceptionelle
    bouche parfait, mure. Ce vin est riche, concentré, parfaitement équilibré, pour moi la meilleure bouteille bue à présent. Finale longue, tres longue, un vin à maturité qui devrait encore faire plaisir pendant quelques années.

    Avant
    Petit cheval 2004: vin plaisant, déjà bien qui permet d'attendre le grand frère:
    Cheval blanc 2004: vin fermé, mais avec un beau potentiel,beaucoup de matière, bien prometteur dans ce millésime souvent décriée.
    #72

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    François Audouze a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    Je viens d'assister à une verticale de Cheval Blanc assez exceptionnelle :

    Cheval Blanc 2004 2003 2001 2000 1988 1985 1979 1978 1975 1971 1970 1955 1953 1937 1934 1999 1998 1995 1990 1989 1983 1982 1966 1964 1962 1961 1959 1949 1948 1947 1945 1921

    Le côté didactique pour apprendre un vin est assez exceptionnel.
    Dès que j'aurai mis au point mes notes, j'en ferai le compte-rendu.

    Ressortent du lot : 1947, 1959, 1948, 1990, 1952, 1955, 1953, 1998, 1964.
    Passionnant.


    Cordialement,
    François Audouze
    #73

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    Winemega - Alain a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    wow.. 32 millésimes de Cheval Blanc.. ça a du être une sacré expérience!

    Alors le 47 est toujours au top?
    Je me réjouis de lire tes commentaires

    Alain

    Alain Bringolf
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    #74

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    Guest a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    François,

    Cheval-Blanc 82 n'est pas dans les meilleurs ... ?:S

    A venir pour moi :
    Montrose : 02, 01, 00, 99, 98, 97, 96, 95, 94, 93, 92, 91, 90, 89, 88, 87, 86, 85, 84, 83, 82, 81, 80, 78, 76, 75, 70, 66, 64, 61, 59, 55, 53,37.

    et Gazin 01, 00, 99, 98, 94, 93, 90, 89, 88, 86, 85, 84, 82, 78, 70.
    #75

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    Leo17 a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc

    Curieux de lire le CR du cheval blanc 64, comme écrit plus haut, je le trouvais extraordinaire, mais je ne suis pas assez connaisseur...
    #76

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    François Audouze a répondu au sujet : CR: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    CR: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    Voici le compte-rendu de cette verticale faite en deux repas.
    J'ai créé un sujet nouveau. Si les administrateurs veulent que ceci aille dans le sujet Cheval Blanc, ils peuvent le faire. Mais ça mérite peut-être de ne pas figurer à la nième page du sujet Cheval Blanc. Je laisse cela à leur appréciation.
    Comme souvent mes notes ne sont pas une analyse descriptive du vin mais le compte-rendu de mes émotions. Il y a quand même de la matière pour se faire une idée sur les vins.

    Bipin Desai organise de fabuleuses dégustations. Cette fois-ci, c’est à Los Angeles, en quatre repas, deux déjeuners et deux dîners qui se suivent. Nous aurons deux verticales de Cheval Blanc et Yquem, avec un invité d’honneur qui est Pierre Lurton, présidant aux destinées de ces deux précieux vins.
    Les restaurants sont Spago et Chinois on Main, où l’année dernière Bipin avait organisé des verticales de Lynch Bages et des Rieslings de Trimbach.

    Nous arrivons à 8 heures au restaurant Spago Beverly Hills, accueillis par Christian Navarro qui organise l’ouverture des vins et le service en verres. Pour 60 personnes, c’est un travail assez énorme. Cela veut dire aussi que les quantités seront très petites par personne car chaque bouteille est divisée en 30 portions. Mais il faut dire que cela n’empêche pas de goûter avec plaisir les vins.
    Nous bavardons debout en dégustant de délicieux petits canapés sur un Champagne Henriot NM tout à fait agréable. Voici le menu que je laisse en langue originelle : Wood oven roasted Wolf ranch quail with Italian white truffles / Cabernet risotto with roasted Maine lobster / medallions of Sonoma lamb with crispy potato-mushroom galette and wild huckleberries / chef’s selection of artisan cheese / deep dish Anjou pear pie with caramelized cream. Le menu est absolument raffiné. Les goûts furent très bons, mais nous étions concentrés sur les vins.
    Première série : Cheval Blanc 1988, 1985, 1979, 1978, 1975, 1971, 1970.
    Je commence par sentir tous les vins. Le 1988 a un nez très intense, indiquant un vin très puissant. Le nez du 1985 est plus fluide, plus discret, signifiant un vin plus délicat. Le 1979 a un nez qui est fumé, comme l’odeur d’un feu. Le nez du 1978 est très équilibré. Celui du 1975 est discret mais de grande classe. Le 1971 semble très fort en alcool et indique un vin fort. Le 1970 a un nez puissant mais pas trop expansif, suggérant une haute qualité.
    Je bois les vins avant que le plat n’arrive, et quand il est servi, mon voisin l’avale littéralement et pousse vite son assiette avant que je n’aie commencé, me disant qu’il serait incapable de juger les vins avec l’odeur de la truffe blanche. Mais sommes-nous là pour juger ou pour nous faire plaisir ? Je vais essayer de faire les deux.
    Tout au long de ces notes, mes impressions seront celles que je sens quand j’écris. Si je change d’avis, je le dirai. Car dans le verre, le vin évolue, et la première approche peut se modifier.
    Le 1988 est un très classique Cheval Blanc, fort, encore agressif comme un cheval sauvage. Le 1985 montre une certaine évolution. Un peu fatigué, il réclame un plat. Il est assez intéressant, mais probablement trop strict. Le 1979 est élégant, plutôt alcoolique. Un peu strict aussi. On pourrait dire que c’est un Cheval Blanc classique mais resserré. Le 1978 est plus généreux, plus ensoleillé, confortable mais pas très brillant. Un peu astringent.
    Le 1975 est un peu faible mais plaisant. Pas tout à fait complet, mais montrant du talent. J’aime ce vin. Le 1971 est puissant, épanoui, pas typique pour Cheval Blanc, mais grand. Le 1970 a un bel équilibre. C’est le plus équilibré de ce groupe.
    Je bois maintenant les vins avec la caille et le 1970 confirme qu’il est délicieux. Je classerais ainsi à ce stade : 1970 – 1988 – 1971. Le 1971 est extrêmement puissant, c’est un soldat. Le 1970 a de l’élégance, le 1988 a la jeunesse. C’est le cheval sauvage qui sera un grand vin dans quelques années. Le 1975 se montre un peu fatigué. Le 1978 devrait être inclus dans mon choix parce qu’il est plus dans la ligne de ce que Cheval Blanc doit être que le 1971, aussi mon choix serait : 1970 – 1988 – 1971 – 1978.
    Le 1985 est comme un bon élève, classique mais pas surprenant; le 1979 est plutôt beau pour l’année. Il est sec mais pour mon palais il est meilleur que le 1985.

    Seconde série : Cheval Blanc 1955, 1953, 1952, 1937, 1934
    Nous sommes soixante personnes à participer à cet événement, et il faut remarquer que deux bouteilles par vin est suffisant pour bien comprendre les vins. Beaucoup de verres ne sont pas vides à la fin de la série, ce qui signifie que 30 personnes par bouteille est une formule qui marche. Nous faisons de plus petites gorgées et nous pouvons goûter sans problème. Les choses changent beaucoup quand il y a seulement une bouteille pour 60 personnes, et Bipin décida que dans cette situation il y aurait seulement un verre par table (il y avait six tables), toute la table buvant dans le même verre. Je dois dire que ce n’est pas spécialement ma tasse de thé, mais je comprends bien les problèmes que Bipin a rencontrés pour obtenir toutes ces bouteilles. Si quelqu’un n’apporte pas la bouteille qu’il a promise, il est assez difficile de la remplacer immédiatement. C’est ainsi que nous avons eu une seule bouteille pour le 1952 et le 1937. Pour l’un des vins, ça ne m’a pas trop gêné, car j’ai immédiatement senti que c’est le meilleur vin de la soirée. Mais pour le 1937, il apparaît que j’ai mal compris le message, car je l’ai trouvé fatigué alors que beaucoup d’autres personnes l’ont trouvé fantastique.
    J’examine d’abord les nez. Le 1955 a un nez très riche, avec une trace de lait. Le 1953 a une fantastique odeur. Le 1934 a un nez plutôt évolué mais très intéressant. Le 1937 a un nez plutôt acide, un peu troublé.
    En bouche le 1952 est fantastique. C’est un immense vin. Le 1937 a un goût qui est un peu brûlé, avec des accent de Porto, même si ce n’est pas le type de Porto que l’on trouve dans le 1947 comme on va le voir. Encore très vivant, mais un peu “fumé” comme un morceau de bois brûlé. Apparemment j’ai raté le train car d’autres personnes ont aimé le 1937.
    Le 1955 est un grand vin, mais pas autant que le 1952. Le 1953 est un grand vin, dans la même ligue que le 55 et le 52. Le 1934 est bon mais un peu fatigué (quelques amis furent plus impressionnés que moi par le 1934).
    Je trouve le 1952 épatant, et mon classement est : 1952 – 1955 – 1953 – 1934 – 1937.
    Le 1934 s’améliore et se montre meilleur que ce que je pensais. Il vibre merveilleusement avec le délicieux risotto. Les vins de la décennie des années 50 sont nettement au dessus des vins de la première série. Le 1952 est rapidement épuisé car nous partageons un seul verre. Le 1955 est réellement un très grand vin. Le 1934 se fatigue après quelques minutes.
    L’avantage de cette série est de montrer combien la décennie 50 réussit actuellement pour Cheval Blanc.

    Troisième série : Cheval Blanc 2004, 2003, 2001, 2000
    En sentant le 2004, on voit que nous changeons complètement d’époque. Le nez est pur, sympathique. Le nez du 2003 est plus concentré, plus intense. Le nez du 2001 est plus souple, plus voluptueux. Le nez du 2000 est velouté, élégant mais aussi puissant. C »est le nez le plus distingué.
    En bouche, le 2004 est déjà un grand vin. Il est très bon, mais la palette aromatique n’est pas très large. Le final est beau. Le bois est élégant. J’ai une impression très positive de ce jeune vin. Le 2003 est plutôt monolithique et simplifié. Malgré les écarts de réputations, je suis plus en faveur du 2004 que du 2003, qui ne me semble pas, au vu des bouteilles servies, aussi bien construit.
    Le 2001 est élégant, très pur, avec une puissance suffisante. Il est très fruits noirs, et astringent. Le 2000 est un immense vin. Il n’est pas vraiment dans le style Cheval Blanc. Il est équilibré, doux et serein, avec du cacao et du bois tropical. Ce vin deviendra un très grand vin.
    Classer est très difficile. Pour le plaisir pur, j’hésite entre : 00 – 04 – 01 – 03 et 00 – 01 – 04 – 03. Le 03 est trop simplifié et osseux.

    Essayant d’imaginer un choix final pour cette journée, je fais ce classement :
    2000 – 1952 – 1955 – 1953 – 2004 – 1970 – 1988 – 2001 …
    Mais je change en fait pour :
    1952 – 1955 – 1953 – 2000 – 2001 – 2004 – 1970 – 1988
    Ceci montre combien il est difficile de prendre une décision. Le 2000 sera certainement le plus grand. Mais la performance de la décennie 50 méritait d’être soulignée.
    Des amis qui me raccompagnent à mon hôtel veulent partir, aussi je ne prends pas le dessert qui est accompagné par un Santo Stefano Moscato di Asti 2006. Je bois juste une gorgée rapide pour constater qu’il est très jeune.

    Durant le dîner, Pierre Lurton luttait pour ne pas fermer ses yeux, car c’était pour lui une journée non stop de 27 heures. Mais avec sa légendaire énergie, il a été capable de parler de façon précise de tous les vins. John Kapon, le président d’une grande maison de ventes aux enchères était lui aussi fatigué car il participe à de tels événements ou les provoque presque tous les jours. James Sucking nous a montré comment il fait des vidéos prêtes instantanément à être mises sur son blog. L’assistance était composée d’un groupe de fidèles qui suivent Bipin Desai comme des fans. L’atmosphère était chaleureuse.
    Un merveilleux dîner avec une cuisine délicate dans un bel endroit. Les big boys de Cheval Blanc sont pour demain.

    Le second repas pour la dégustation des Cheval Blanc est un déjeuner au Chinois on Main, avec la cuisine de Luis Diaz et René Mata, et avec la supervision des vins par Christian Navarro. La dégustation est conduite par Bipin Desai et l’invité d’honneur est Pierre Lurton, qui nous donnera des informations très précises sur chaque année avec les dates de vendange, les rendements, les proportions par cépage, et le taux d’alcool, l’acidité et le taux de sucre quand il s’agit d’Yquem. Il est extrêmement intéressant de boire en sachant toutes ces informations. Des convives ont pris en note ces chiffres. Je ne l’ai pas fait.
    Le menu consiste en : passed hors d’oeuvre / potstickers with stir-fried lamb and Matsukake mushroom emulsion / wok seared Maine lobster and veal cheeks bao / duck pancakes with mushroom sauce / Peking duck “Bipin” with Asian pears in red wine / Pixie tangerine granite with almond macaroons.
    La nourriture est très épicée, ce qui trouble parfois la bouche, et parfois trop compliquée pour mettre en valeur les vins. Mais l’atmosphère et l’implication de tout le personnel furent remarquables ce qui fait que nous avons profité de ce rare moment.
    Les bouteilles sont ouvertes à la dernière minute et décantées juste avant le service. Cette méthode est très différente de la mienne, et quelques vins furent un peu fermés du fait de l’ouverture rapide.

    Première série : Cheval Blanc 1999, 1996, 1995, 1989, 1983
    Le 1999 a le nez d’un vin que l’on vient d’ouvrir. L’alcool se montre en premier, et les autres arômes sont encore endormis. Le 1995 a une palette aromatique plus complète, il est plus charmant. Le 1996 a un nez très classique, ne montrant pas beaucoup de fantaisie. Le 1989 est d’une odeur plus fermée, et la couleur indique une évolution. Le 1983 a un nez évolué.
    Je bois les vins sans nourriture. Le 1999 a une belle structure. Il est boisé, mais agréable. Je trouve un bon équilibre dans ce vin. Le 1996 est plus établi. Il est plus classique, avec rien de très spectaculaire. J’écris encore : “très classique”.
    Le 1995 est un peu plus plat. C’est un bon vin, mais sans panache. Le 1989 est un vin de gastronomie. Très équilibré, un peu amer, ce serait un grand vin avec un plat adapté. Le 1983 est manifestement bon. Il a évolué, mais il est très élégant.
    Comme c’est difficile de classer, je reviens plusieurs fois sur chaque vin. Le 1999 est plaisant. Le 1996 est trop classique. Le 1995 est plus plaisant maintenant, avec un grand équilibre. Le 1989 appelle un beau plat. Le 1983, comme le 1996 est trop classique, même s’il est bon.
    Je vote ainsi : 1989 – 1999 – 1995 – 1996 – 1983. Ce qui est intéressant est qu’autour de moi, les commentaires sont complètement différents de ce que je note. Bipin trouve le 1999 trop linéaire. Quelques amis disent que les plus grands sont le 1983 et le 1995. Vais-je être influencé par ces commentaires ?
    Je goûte de nouveau le 1983 avec le plat, et il semble meilleur. Le plat est beaucoup trop épicé. J’aime le 1999 avec les épices, et le 1989 se fatigue avec les épices. Etant influencé par les commentaires, j’apprécie de plus en plus le 1983. Je continue de trouver 1989 de mieux en mieux. Et dans cette ambiance, je classe les vins ainsi : 1983 – 1989 – 1995 – 1996 – 1999.
    Il est clair que les vins se sont ouverts, ce qui révèle des qualités que je n’avais pas saisies. Mais je garde à l’esprit que j’avais aimé le 1999. Je modifie ma vision précédente car cela donne un classement qui est dans l’ordre des années.

    Seconde série : Cheval Blanc 1966, 1964, 1962, 1961, 1959
    Le 1966 un le nez d’un vin qui a été ouvert trop récemment. L’alcool apparaît en premier. La couleur semble évoluée. Le 1964 a une odeur poussiéreuse. Ce pourrait être le verre. Le 1962 un a nez charmant mais le plat est servi, ce qui change les appréciations. Le nez du 1961 est ouvert, et le 1959 a une très charmante odeur, charmante avec le plat.
    Le 1966 est un vin très confortable. Le 1964 est un très grand et j’écris de nouveau très grand. Le 1962 est plus limité. Le 1961 est un grand vin, mais ne correspond pas à ce que je connais ni à sa réputation. Il manque de panache et de rayonnement. Le 1959 mérite le respect. C’est un grand vin avec une longueur infinie. A ce stade, je classe : 1959 – 1964 – 1966 – 1961 – 1962. La position du 1961 montre qu’il devait y avoir un problème avec cette bouteille.
    Le 1966 est manifestement un vin très agréable. C’est un vin de plaisir, pas sophistiqué mais confortable. Le 1964 est grand, beau, magnifique. Le 1962 n’a pas le niveau des autres. Le 1961 montre une plus grande densité que les autres, mais n’est pas un vin de plaisir en ce moment. Le 1959 est un vin parfait, immense. Il a tout ce qu’on pourrait souhaiter d’un Cheval Blanc.
    Bipin fait des commentaires sur un aspect du goût de Cheval Blanc qui est le bonbon. Ma remarque personnelle est que tous les vins que nous avons de la décennie des 50 furent de vrais champions.
    Mon classement final confirme celui que je fis en premier : 1959 – 1964 – 1966 – 1961 – 1962.

    Troisième série : Cheval Blanc 1998, 1990, 1982
    Le nez du 1990 n’est pas ouvert (le premier vin de chaque série a un nez fermé, dû à cette méthode d’ouverture). Le 1998 dont la couleur est spectaculairement plus jeune que les autres a un nez très pur. Le nez du 1982 est très pur aussi.
    Le goût du 1998 est fantastique. C’est un vin d’un pur succès et d’un grand achèvement. C’est si bon ! Le 1990 est très bon mais plus établi, plus cosy. C’est un grand vin. Le 1982 est dans la même situation mais il est encore plus “établi”.
    Dans le 1990 je trouve le goût de bonbon mentionné par Bipin. Le vin est extrêmement frais. Du fait de ce final aérien je mets le 90 au dessus du 98 qui me plaisait plus en première approche. Le 1982 reste un peu en retrait même si c’est un vin d’une grande qualité.
    Je classe : 1990 – 1998 – 1982.
    Le 1990 a beaucoup de similitudes avec le 1959. Le 1990 est sans doute largement au dessus du 1989. Les trois premières séries furent d’une grande qualité. Le plus pur des vins est certainement le 1998. Le charme est du côté du 1959 et du 1990.

    Quatrième série : Cheval Blanc 1949, 1948, 1947, 1945, 1921
    Bipin annonce que nous n’aurons que deux bouteilles de 1947 sur les trois fournies car il a un doute sur l’une d’elles. Il annonce qu’il y a seulement une 1921. Mais comme il pense que ce pourrait être un faux, il demande si nous voulons la goûter. Evidemment personne ne refuse de goûter. Nous avons, à quelques uns, examiné le bouchon, et Pierre Lurton voyant comment il était imprimé, avec l’indication “rebouché en 1995” sur les deux faces du bouchon, confirma ma propre analyse, à savoir que le vin est authentique. Et en bouche il est définitivement un vin des années 20, sans aucun doute, et c’est un grand vin. L’idée de changer un grand vin des années 20 pour un autre grand vin des années 20 rend très probable qu’il s’agisse d’un vrai Cheval Blanc. Je le trouve délicieux, combinant douceur et acidité. Un vin d’une exceptionnelle longueur. Je ne l’inclurai pas dans le classement ultérieur, car je bois juste une ou deux gorgée, ce qui exclut une analyse fiable.
    Le 1949 a un nez superbe et très élégant. Le 1948 a un nez très riche et séduisant, d’une rare profondeur. Le 1947 a un nez incroyable. C’est une bombe. Il est au dessus du 1948. Le 1945 est bouchonné.
    Je commence à goûter le 1945 et avec la plus grande objectivité possible, je dois dire que le goût n’est pas faussé par l’odeur du bouchon. C’est un vin large, opulent, serein, puissant, velouté. C’est un grand vin. Le 1949 que je trouve trop froid est plus strict, léger, mais c’est un grand vin. Probablement trop strict si on le compare avec le précédent Cheval Blanc 1949 que j’ai goûté au sein d’une présentation horizontale des meilleurs Bordeaux de 1949. Le 1947 expose son aspect Porto avec une grande évidence. Il y a du café, du cacao et du beurre de noisette. La puissance en bouche est étonnante. Plusieurs personnes autour des tables aimeraient que le 1948 se place au dessus du 1947, car le 1948 n’est pratiquement jamais ouvert, c’est d’ailleurs le seul millésime avec le 1921 que je n’avais pas bu de ces 34 vins présentés. Et l’hésitation est possible car ce 1948 a une force et une sérénité qui en font un vin important et imposant. Il semble un peu fortifié tant il est puissant, mais c’est juste une impression.
    Bipin a annoncé qu’il gardera pour lui les bouteilles vides des plus grands vins, aussi une vide de 1947 arrive sur la table, et Bipin partage avec moi le sédiment. Cette lie a pour moi un goût à mourir instantanément. C’est incroyablement bon. Purement étonnant. Je pourrais tomber de ma chaise. C’est incroyable. Je le trouve totalement dément, et il me rend fou. Il y a un côté caramel, un gout de Maury. C’est comme de l’or précieux en bouche.
    Le 1949 confirme qu’il est un peu limité, Le 1945 est encore plus grand que ce que j’avais goûté. Le 1947 est manifestement au dessus, mais le trio 1947, 1948, 1945 boxe dans une catégorie poids lourds.
    Mon classement : 1947 – 1948 – 1945 – 1949. Les trois premiers ont un aspect commun : torréfiés, riches, très Porto.
    Ma conclusion est que la décennie 50 a fait les plus authentiques Cheval Blanc qui allient élégance et finesse et sont maintenant au sommet de leur forme. Et la décennie 40 a créé, pour les meilleures années des vins qui sont plus extrêmes, plus fous, plus extravagants.
    Le 1947 est un vin extraterrestre, Le 1921 est encore un bon vin, très différent des autres.
    C’est certainement une verticale magnifique et plutôt unique que nous avons vécue, avec les beaux commentaires de Pierre Lurton et l’intelligente organisation de Bipin Desai.


    Cordialement,
    François Audouze
    #77

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    Fabien a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    François,

    Merci pour tout ses renseignements forts instructifs, ma bouteille de 1970 va patiemment attendre mes 40 ans, je suis donc bien né.;)

    J'ai eu la chance de boire Cheval Blanc 1948 il y a quelques années avec quelques amis bons dégustateurs et nous avions aussi trouvé ce vin d'un très grand niveau qualitatif. Ce vin au sentiment de jeunesse affolant apportait beaucoup de plaisir mais avec une puissance à certains moments un peu décallée. Cette caractéristique avait fait suggérer à un des dégustateur (grand caviste au palais fort remarquable) que ce vin était peut être renforcé comme celà se faisait à l'époque, Hermitagé.

    Donc je me retrouve dans vos commentaires.

    Vous serait-il possible de vous renseigner auprès de Pierre Lurton si Cheval Blanc pratiquait de la sorte dans ces années-là?

    Je trouve très étonnant la façon de servir les vins de la part de Bipin Desaï, je l'imaginais plus "pointu" quant à la préparation des vins, c'est dommage de ne pas avoir pû profiter pleinement de certains millésimes.

    Encore merci pour ce moment, j'attends Yquem avec impatiente.


    Fabien
    #78

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    Winemega - Alain a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    Quelle série incroyable!
    Presque trop de bouteilles légendaires à la fois ?

    J'ai eu la chance de goûter le 47 à plusieurs reprises grâce à un ami dont c'était la date de naissance et qui en avait acheté plusieurs caisses. Ce vin a longtemps été ma référence absolue à Bordeaux.. je lui avait trouvé une concentration et une complexité fabuleuse.. mais je ne me souviens pas de ce côté "Porto" que tu mentionnes. Probablement que ce caractère "Porto" ressort davantage dans le cadre d'une dégustation verticale, que lorsque tu bois ce vin juste pour lui-même.

    Amitiés
    Alain

    Alain Bringolf
    "Lorsque le vin est tiré, il faut le boire. Et lorsque le vin est bu, il faut se tirer.." - Le Chat
    #79

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    Martinez a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    'Il y a quand même de la matière pour se faire une idée sur les vins.'

    C'est quand même assez descriptif et je l'ai lu avec plaisir.

    Merci pour compte-rendu.

    C'est vrai que ce type de dégustation doit être extémement instructif.

    Juste une question que je pense difficile, peut-on y répondre d'ailleurs, mais bon, en supponsant qu'il faille à tout prix y répondre...

    Quels sont les millésimes, dans cette série, qui apparaissent à leur sommet de leur évolution ?

    Jmm

    Jmm
    #80

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    François Audouze a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    Fabien,
    Il y a actuellement une tendance chez les américains en ce moment de considérer que si un vin fait ressortir son alcool, c'est qu'il a été fortifié. J'ai tendance à être beaucoup plus calme sur ce sujet. De même sur le côté hermitagé de vins qui ont conservé de la puissance. Je penserais plus à une évolution naturelle pour des vins faits différemment.

    Alain,
    Je suis comme toi, je n'ai trouvé le porto que quand on me l'a dit.

    jmm,
    Je crois avoir répondu d'une certaine façon : les années 50 sont exactement au top de leur forme et les années 40 sont en pleine exubérance. Comme je crois à une vie cyclique des vins, les années 50 seront moins brillantes dans quelques années et reviendront sur le devant de la scène plus tard. Pour les années 40, on risque un effet supernova, c'est à dire que ça continue à être bon et que ça flanche à un moment.


    Cordialement,
    François Audouze
    #81

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    charlesv a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    François,

    Je me permets quelques remarques personnelles pêle-mêle :

    60 personnes pour 2 bouteilles et les plats du dîner me feraient reculer malgré toutes les justifications du monde. Cela dit, je n'apprécie que les petits comités et j'attache la plus grande importance à la mise en valeur des bouteilles servies.

    J'ai bu 1988 et 1982 la semaine dernière dans d'autres circonstances. Cheval Blanc 1988, comparé à table à Haut-Brion, Lafite et Latour 1988 était le plus prêt à boire, tendre, bourguignon dans l'âme. Cheval Blanc 1982 bu à table, grand vin plein, sensuel, totalement accompli. De la prépondérance du contexte !

    Latour 1952, Chevalier et Mission 1948 sont aussi très remarquables.

    Malgré les réserves que j'exprime, merci de partager sur ce forum une telle expérience.

    " Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour une entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. " Jorge Luis Borges
    #82

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    François Audouze a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    Charles,
    Dans mes achats de vins ou dans mes choix d'événements, j'ai l'attitude shakespearienne : "to be or not to be", ou celle de Brigitte Bardot chanteuse : "tu veux ou tu veux pas" (ce n'est pas elle qui l'a chanté en premier, mais je ne sais pas qui c'est).
    En l'occurence, c'était : "j'y vais ou j'y vais pas".
    A partir de ce moment là, je suis embarqué dans l'aventure, et j'ai plutôt intérêt - c'est ma philosophie - à ne retenir que les bonnes choses.
    Boire dans le même verre que des inconnus, franchement, ça ne m'excite pas. Mais j'y étais, autant en profiter.
    Pour les achats c'est pareil. A la percée du vin jaune il y avait un Chateau Chalon 1865. Là aussi, c'est "j'y vais ou j'y vais pas". J'ai ralé que l'estimation soit honteusement trop forte. Mais comme j'y étais, je l'aurais ou je ne l'aurais pas. Et je l'ai eue.
    l'esprit des dîners que je fais est fondamentalement différent, et va dans ton sens.
    Mais je voulais aller à ces quatre repas et j'y suis allé. Et j'y ai ajouté, sans l'avoir prévu, un repas chez Robuchon. Alors, la vie est belle.

    J'ai bu aussi Mission 1948 qui est très beau.


    Cordialement,
    François Audouze
    #83

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    charlesv a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    Et j'y ai ajouté, sans l'avoir prévu, un repas chez Robuchon.

    Je ne vous étonnerai pas si je vous dis que ce dernier repas m'attire bien davantage.

    Immense souvenir de 2 déjeuners d'une absolue précision rue de Longchamp dans les années 80.

    " Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour une entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. " Jorge Luis Borges
    #84

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    François Audouze a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    C'est bien d'être différents. Car je prends les deux.
    J'ai aussi des souvenirs mémorables de la rue Longchamp. Joël était devenu mon "Dieu" de la cuisine. Lire le compte-rendu dans "le vin et la table".


    Cordialement,
    François Audouze
    #85

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    Fabien a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    François,

    Cette remarque quant à la possibilité de ce renforcement sur Cheval Blanc 1948 n'a pas été faite par un américain;) mais par un très grand caviste francilien et il y avait ce soir là de nombreux très bon dégustateurs et j'étais dans une période où je goûtais pas mal de "vieux" vins (à la période où nous avons fait connaissance d'ailleurs) et je dois avouer que j'avais trouvé cette suggestion très pertinente car il y avait en bouche ce léger décrochage de saveur et de texture, un peu quand l'on goûte certains vins acidifiés et que l'on en a connaissance on s'aperçoit de cette "juxtaposition" de texture.

    Comme vous connaissez Monsieur Lurton auriez-vous la possibilité de lui demander si de telles pratiques existaient à cette époque à Cheval Blanc, ce ne sera lui faire offense de le questionner sur ce sujet, il est homme de grande compréhension et intelligence et ne verra nullement à mon avis ceci comme une remarque désobligeante, tout au contraire si celà s'avère réel ce sera un enseignement de culture supplémentaire pour beaucoup d'entre nous.

    Très cordialement,


    Fabien
    #86

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    François Audouze a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    Je le ferai, mais je ne suis pas sûr qu'il puisse me répondre, car avec les changements de familles dirigeantes, ces pratiques ne sont sans doute pas consignées dans des archives. A voir.


    Cordialement,
    François Audouze
    #87

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    Bebert a répondu au sujet : Re: Cheval Blanc : verticale de 34 millésimes jusqu'à 1921

    François, tu devrais poster ceci sur le sujet cheval blanc en plus.
    Le doublon n'est pas un problème et ce sera utile pour ceux qui cherchent des infos dans les rubriques classiques.

    Je crois qu'on s'entend tous pour dire qu'un bon repas avec chacun son verre comme tes wine-dinners, cela a plus d'attrait qu'une grande verticale; mais à un moment donné il y a aussi des occasions de rencontres, et des moments pour affiner nos connaissances. Ce n'est pas le principal pour un amateur de vin, mais cela fait partie de sa vie. Donc je comprends très bien ton choix "j'y vais"; je vois mal pourquoi tu t'en serais privé ;)

    L'épouvantable suffisant. (c) PatrickEssa
    #88

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    oliv a répondu au sujet : CR: Le Petit Cheval 1999

    CR: Le Petit Cheval - St Emilion Grand Cru - 1999

    Le bouchon est impeccable.
    La robe est très belle, couleur bordeaux, parfaitement équilibrée, commençant à prendre quelques reflets briques mais c'est très léger.
    Goûté à l'ouverture à température de cave, ce vin semble fermé, un peu étriqué, marqué notablement par des notes métalliques.
    Après 2 heures à épaule et quelques dégrés supplémentaire, l'ensemble s'est ouvert.
    Le nez est élégant, sur des petites notes de fruits rouges, de cuir et de toasté léger.
    Jolie matière ronde en bouche, fraiche et équilibrée, les tanins sont parfaitement fondus.
    Ce joli vin n'est ni très puissant, ni très long mais me semble à point.
    Il a en tout cas correctement accompagné un Côté de Boeuf, Pommes au four.
    #89

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    NyGiants a répondu au sujet : CR: Château Cheval Blanc 1995

    CR: Château Cheval Blanc 1995

    Robe: rubis profond, opaque et brillante
    Nez: frais, coulis de fruit rouges et noirs, goudron, pivoine. Les arômes de poivron bien mur revèlent le cabernet franc de l'assemblage.
    Bouche: ronde, juteuse, fraiche et élégante.

    Beau vin mais qui a pris une claque par le Latour 97 qui était servi au cours du même repas.
    #90

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