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Lutèce se retrouve pour fêter les décennies passées

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Lutèce se retrouve pour fêter les décennies passées

La situation sanitaire fait que nos moments de rencontre est moins importante mais aussi . Par contre, ce qui est sûr c'est que le temps passe et les décennies avec. Alors quand deux membres passent des décennies importantes (30 ans pour moi et 50 pour un autre membre du groupe), la volonté de se retrouver reste forte. Quand même quelques galères pour se retrouver tous ensemble dans le respect des gestes barrières, ce sera donc encore une fois chez l'un des membres et pour s'assurer que l'on soit à bonne distance, nous mettons en place des crachoirs individuels et une grande table sur la terrasse.

Les nuages sont là mais cela ne nous empêchera pas de faire un barbecue et de manger comme au Moyen-Age  avec des sarments, de la charcuterie d'arnaud nicolas (dont 4 types de pâté en croute différents), des côtes de porc, des côtes de boeuf, un gratin dauphinois de compétition et des épinards à la crème. du saumon fumé maison, du paté en croute de compétition . Cette liste à la Prévert ne pouvait être que complétée par du fromage et deux desserts : une tarte aux fraises et un tiramisu maison. Douce décadence de voir les décennies passer et nos ventres afficher le poids des années.

Bon c'est pas tout ça mais on a soif :
Vin 1 : Domaine J. Cecillon, Cidre, Nerios 2018
Le nez est très pomme, un peu de litchi et un retour sur la pomme. Bouche sèche, austère, presque tannique en finale et une sensation de sécheresse. L'aération amènera une finale levurée comme on trouve sur certaines bières et une aromatique très pomme avec une longueur moyenne.
Un premier vin qui permet de se faire la bouche, on passe au suivant ?

Vin 2 : Champagne Marguet, Les Crayères, 2012
Le nez est très agréable, sur la pâtisserie, du citron vert même si un peu en-dedans. La bouche présente une bulle fine, sur des aromatiques liées à de la pomme, un peu de citron en finale et une certaine amertume en finale. La longueur est aussi bonne et un champagne plutôt intéressant même si encore jeune.
Il s'agissait d'un de mes apports et j'avoue que j'étais plutôt déçu, je m'attendais à plus personnellement :  quand on voit le plaisir d'un Shaman, là c'est peut-être plus complexe mais moins gourmand.

Vin 3 : Domaine Thomas Pico, Vin de France, NM (majorité 2016)
L'asperge verte me saute au nez, on a aussi un peu de fumée et quelques fleurs blanches avec l'aération un côté herbacé, presque anisé. La bouche est simple avec un milieu de bouche chaleureuse et une longueur moyenne.
Un bon petit vin mais qui manque quelque chose pour aller plus loin. A la découverte de l'étiquette, on ne peut reprocher que c'est bien fait mais il manque quand même quelque chose.

Vin 4 : Domaine Benoît Courault, Vin de France, Les Guinechiens, 2017
Je trouve que le nez est assez discret, quelques notes citronnés (bon la fumée du barbecue n'aidait pas. La bouche est plutôt bien faite, presque de l'eau de roche citronnée, longueur moyenne voire faible
Moins convaincu que mes camarades, je pense que je suis passé à côté de ce vin.

Vin 5 : Domaine Gilles Berlioz, Chignin Bergeron, Les Filles, 2016 (?)
Le nez est tout de suite exubérant, sur la pêche blanche, quelques arômes d'agrumes comme on voit sur les vins rhodaniens. La bouche est plutôt intéressant avec une bonne longueur sur des arômes d'agrumes, une ampleur intéressante qui prend la bouche (presque huileuse) malgré un certain manque de tension.
Un beau vin blanc qui convient de boire en mangeant mais une nouvelle belle découverte que ce vin.

Vin 6 : Domaine François Raveneau, Chablis 1er cru, Forest, 2006
Le nez est encore une fois assez aromatique, sur le citron, une légère touche de pamplemousse et des fruits exotiques. C'est très beau mais ça ne me fait pas monter au plafond contrairement à certains de mes camarades. La bouche est un peu engoncée, sur des arômes d'agrumes,une pointe de pamplemousse et une bonne tension générale. C'est en même temps large, long et frais, rien ne dépasse et est clairement un grand vin blanc si l'on ne prend que de l'analytique. Encore extrêmement jeune.
La découverte de l'étiquette me renforce dans mon impression sur ce domaine : des vins extrêmement bien faits qui peuvent tenir des générations et qui sont l'archétype du grand vin blanc. Oui mais moi je suis pas conquis malgré toutes ces qualités (je dirai même qu'à chaque rencontre,je me fais ch*** sur les vins du domaine alors que tout le monde est en extase).

Vin 7 : Chateau Simone, Palette Blanc, 2015
Le nez est superbe, d'une complexité folle, des beaux arômes citronnés associé à du réglisse, quelques notes herbacées. La bouche est fraîche, ciselée, d'un superbe équilibre, très fin avec une petite amertume, côté herbacé en finale. La longueur est très bonne et à l'aveugle, je pars encore une fois sur du chardonnay bien né.
Bref, ici c'est un coup de coeur, un vin qui me fait vibrer et que j'adore comme à chaque rencontre sur ce domaine. Bref, à choisir entre Raveneau et Simone, mon choix est vite fait.

Vin 8 : Champagne Pol Roger, Cuvée Winston Churchill, 1999
Le nez est encore une fois sublime, les superlatifs manquent ! On est ici sur de la brioche fraîchement sortie du four, du citron, des notes oxydatives... Pour moi, un nez superbement complexe qui ne se retrouve que dans les meilleurs cuvées de grande maison (et cela me fait balancer entre le blanc des millénaires et Winston Churchill...).
La bouche est aussi superbe, une bulle bien présente qui confère un côté crémeux à l'ensemble, une bouche sur les fruits secs, une complexité folle. Je trouve l'ensemble sublime.
A la découverte de l'étiquette, je suis encore une fois conquis par cette cuvée qui présente une complexité folle, un équilibre de toute beauté. Dommage que le prix soit aussi important, conférant ce champagne à l'exceptionnel.

Vin 9 : La Pialade, Côtes du Rhone, 2014
Le nez est typique de Reynaud avec de l'orange sanguine, des arômes de fleurs séchées, c'est très beau. En revanche, la bouche présente un profil dissocié sur une amertume trop forte pour mon goût et même des arômes de pamplemousse. Longueur moyenne mais qu'on aimerait plus faible.
Un problème de bouteille ?

Vin 10 : Chateau Montrose, Saint Estèphe, 2001
Le nez est tout de suite typé Bordeaux mais celui d'un Bordeaux classique et profond avec du fumé, des fruits noirs, un petit peu d'eucalyptus. Il est certain que c'est complexe même si encore jeune. La bouche est un peu austère avec des fruits noirs, une bonne fraîcheur avec une finale mentholée. La longueur est très belle, c'est encore jeune mais cela peut commencer à s'approcher. Très beau et un bordeaux d'un très beau classicisme.

Vin 11 : Domaine Bachelet, Gevrey Chambertin, 2017
Dès le nez, on sent que l'on est sur du pinot avec une belle complexité, un côté sucrailleux (jus de cerise noire) et un peu de ronce. C'est quand même assez complexe. La bouche présente du jus de mûre en restant gouleyant avec une bonne matière et un léger boisé qui arrive en finale et cette sensation sucrailleuse Bonne longueur.
Première expérience sur ce domaine que je voulais découvrir depuis de nombreuses années et bien, je ne suis pas déçu, encore jeune mais déjà une belle matière.

Vin 12 : Domaine Harmand Geoffroy, Mazi Chambertin Grand Cru, 2014
Le nez est aussi sublime, d'une superbe complexité avec de l'orange sanguine (signe de très beaux pinots pour moi), des fruits rouges et un certain élevage qui reste cependant discret et intégré.
La bouche est moins intéressante car encore trop jeune avec une certaine austérité, une matière très imposante qui assèche la bouche et une finale sur les fruits rouges. C'est très beau, encore trop jeune mais avec déjà un certain potentiel. J'ai quand même beaucoup aimé.

Vin 13 : Domaine Marquis d'Angerville, Volnay 1er cru, Clos des Duc, 2011
Le nez est encore une fois joli, sur le noyau de cerise, un peu de menthol et encore une fois de l'orange sanguine, c'est beau, complexe, intégré, tout ce qu'il faut dans le pinot. L'aération amène encore plus de complexité et les arômes sont kaléidoscopiques. Superbe !
La bouche est aussi du même acabit, bien aidée par une petite acidité, des arômes de framboise, de ronce. Une belle longueur, une certaine amertume en finale. J'aime beaucoup.
A la levée de la chaussette, je suis encore une fois subjugué : il est très proche d'un Champans bus durant l'été 2020 : ici, tout est plus complexe et pourrait encore vivre très longtemps.

Vin 14 : Domaine Tardieu Laurent, Côte Rotie, 2006
Le nez pête le fruit noir, l'anchois et une pointe de poivre. C'est quand même beau mais présente moins d'immédiateté/gourmandise que les vins précédents. La bouche est aussi très bien faite, un peu de fruits noirs et une finale sur l'anchois. Longueur moyenne.
Il n'y a rien qui dépasse, c'est plutôt bien fait mais cela manque d'émotions par rapport aux vins précédents. S'il était passé après le Montrose et avant les bourgognes, peut-être que mon avis aurait été plus enthousiaste même si ça reste très bien.

Vin 15 : Produttori del Barbaresco, Barbaresco, 2001
(ndlr : mon apport) Le nez est fait tertiaire avec du café, des petits champignons et des fruits noirs (noyau de cerise encore une fois). Personnellement, j'aime beaucoup même si cela fait évolué (un caractère que je retrouve même sur les barbaresco jeunes). 
La bouche présente une matière tannique impressionnante couplé à une forte acidité et des arômes de fruits noirs et une bonne longueur. J'aime bien mais certains de mes camarades sont un peu choqué par ces arômes tertiaires et ne comprennent pas forcément les spécificités du cépage (Nebbiolo). 

A partir d'ici, mes notes sont plus courtes. 
Vin 16 : Domaine Jaboulet Ainé, Hermitage Blanc, Chevalier de Sterimberg, 2003
Le nez est sublime avec de la pêche, de l'ananas et un côté miellé. La bouche possède une bonne acidité, une certaine longueur et des arômes de pêche. 
Encore bien vivant, j'aime ces blancs du Rhône un peu évolué. 

Vin 17 : Domaine Marcel Deiss, Alsace Grassberg, 2012
Le nez est très aromatique avec un mélange de pétrole, d'ananas et de citron. La bouche est sympathique, avec une petite chaleurosité en milieu de bouche et une sensation de sucre résiduel. 
Plutôt pas mal mais pas de coup de coeur. 

Vin 18 : Disznoko, Tokay, 5 Puttonyos 1989
Le nez est sur le raisin de Corinthe, un peu de fumé. La bouche est équilibrée, avec une longueur immense un super équilibre et une finale herbacée. C'est très beau j'aime beaucoup. 
Très bien, il faut que j'arrive à rencontrer plus ces magnifiques vins d'Hongrie. 

Vin 19 : Domaine Klein Constantia, Vin de Constance, 2007
Le nez est tout de suite ultra puissant sur la noix, l'abricot, le pétrole, les herbes de Provence. Totalement unique dans un registre presque écoeurant. 
La bouche est elle aussi ultra puissante, emplit la bouche comme jamais avec une bonne acidité et une grosse matière sur des arômes de noix et de fruits secs avec une petite sucrosité en finale. C'est juste sublime mais pas en grande quantité. 
En tout cas une superbe découverte, très différente, il faudrait que je vaille à en acheter. 
 
Le line-up du jour : une belle façon de fêter nos anniversaires

Merci les copains, c'était encore une fois superbe et une série d'un niveau quand même immense. Beaucoup de plaisir, du partage et la joie de se retrouver ! 
A bientôt tout le monde ! 
Matthias
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01 Mai 2021 16:00 #1
Pièces jointes :

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Pétard, quelle magnifique sélection !
01 Mai 2021 19:20 #2

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Lutèce fête le déconfinement du reconfinement en plein confinement de déconfinés

Une fois n'est pas coutume, j'ai promis au groupe de me remettre aux CRs (si tant ait que je m'y sois déjà mis réellement).
C'est à la maison que ça se passe, il y a la place dehors et c'est à la croisés des chemins, pile 10 kms...
Pas d'ordre, pas de GO, chacun rapporte sa ou ses bouteilles et tente de les placer au bon moment. C'est sympa pour ce genre de degust. hors thème, tout le monde est à l'aveugle sur la plupart des bouteilles et finalement, aucune fausse note sur la séquence (à nouveau)

Bon c'est pas tout ça mais on a soif pour paraphraser le CR de Matthias :

Vin 1 : Domaine J. Cecillon, Cidre, Nerios 2018
Belle robe sur l'urine non hydratée, trouble et ambrée, le nez directement sur la pomme et le cidre nous donne une petite idée de ce qu'il y a dans le verre.
La bouche est agraire, sur la pomme trouble, légèrement pâteux, astringent. Surprenant.
Au final, c'est assez atypique, et pas mal pour se faire la bouche même si une galette eut été sûrement plus approprié comme le soulignent certains.

Vin 2 : Champagne Marguet, Les Crayères, 2012
Robe très claire, la nez très joli sur la brioche grillée, citronnée avec un léger oxydatif qui présage d'un bon moment. En bouche, le champagne (car c'en est un pour le coup il y a consensus)  est tendu, très marqué sur le citron vert, j'ai une sensation assez étrange, le vin est bon mais mais il semble lui manquer un petit quelque chose pour m'envoûter.

Vin 3 : Domaine Thomas Pico, Vin de France, NM (majorité 2016)
Le nez est très discret et ne me parle pas, la bouche est fraiche, trop? C'est très herbacé, j'ai aussi le poivré en final qui me gène un peu car non équilibré. Dans un deuxième temps le citron vert apparait, impossible de trouver où nous sommes et je ne suis pas conquis.
Déçu à la découverte de l'étiquette, j'ai essentiellement de jolies rencontres avec Pico, je n'avais jamais bu ces cuvées d'assemblage... je n'en achèterai pas.

Vin 4 : Domaine Benoît Courault, Vin de France, Les Guinechiens, 2017
Nez citronné mais encore discret, la fumée du bbq ne doit pas aider... La bouche est ample, un peu dure puis s'adoucit avec le saumon. C'est assez bon mais j'avais un meilleur souvenir des vins bus de Courault. 

Vin 5 : Domaine Gilles Berlioz, Chignin Bergeron, Les Filles, 2016 (?)
La robe est doré, le nez est exubérant, on change complètement de registre. ça pète sur les fruits jaunes. la première gorgée est douce et agréable mais la finale est bien courte et le manque de tension desserre le vin.
Assez bien et j'ai fait le tour du monde avant d'arriver dans la bonne région.

Vin 6 : Domaine François Raveneau, Chablis 1er cru, Forest, 2006
Nez très aromatique et fin, la bouche est dense, précise, les fruits jaunes à pleine maturité réjouissent les papilles. Je ne suis pas à l'aveugle et je maudis JC qui vient de mettre les côtes de porc sur le bbq ... l'équilibre me semble excellent et la souplesse du vin me surprend. J'aime beaucoup mais je me demande tout de même si je suis influencé par l'étiquette... et un conscient et sub conscient... 

Vin 7 : Chateau Simone, Palette Blanc, 2015
Je suis trop proche du BBQ, erreur fatale au nez ... La bouche est quant à elle puissante, ample, salivante aux aromatiques divers et envoûtants. C'est bon... mais je me mets sur les ris de veau en parallèle et je commence à perdre l'adéquation cuisine, notes de CR, où on en est ? vin 7 ... je sens que je vais avoir du mal à suivre les copains sur la prise de notes, tant pis on fera succinct...encore plus ....
Simone blanc, c'est une sacrée valeur sure.

Vin 8 : Champagne Pol Roger, Cuvée Winston Churchill, 1999
Oh la bubulle... sacré bubulle...
Le bbq est fini tout est cuit, ça tombe bien, je mets le nez dans le verre et je me rappelle pourquoi les copains ont fini par me convertir au champagne pourtant assez récemment. La bouche suit, rien à dire, c'est formidable, magnifique.
Dans le groupe, nous aimons depuis peu tester les différents accords avec les ris de veau, le dernier en date avec un château neuf du pape évolué était somptueux, celui là est vraiment super aussi.
Grosse claque, dites moi que ça vaut moins de 10 balles! ah non perdu...


Vin 9 : La Pialade, Côtes du Rhone, 2014
Reynaud ou pas Reynaud ? le doute quant à robe ne survit pas au nez. Classique, efficace, fraise écrasée, fleur séchée.
Aie la bouche ne suit pas, beaucoup d'amertume, ce n'est pas du tout équilibré. Après 3 tentatives c'est juste pas bon.
Dommage, … certains ne sont pas étonnés car ils avaient déjà eu des déception sur Pialade 14
Moi si, mes deux premières Pialade 14 avaient été somptueuses.

Vin 10 : Chateau Montrose, Saint Estèphe, 2001
Oh le joli nez bordelais, superbe. La bouteille avait été ouverte la veille et le nez était resté assez mutique jusqu'au matin. Là c'est nickel.
La bouche est encore une fois classique, mais d'un beau classicisme, j'imagine la bouteille en smoking et je trouve que cela lui va très bien.
Toujours clivant le Bordeaux au sein du groupe, perso j'aime beaucoup.
Une journée de plus d'ouverture aurait-elle permis à la bouche de s'assouplir encore un peu plus ? Antony qui avait emporté le fonds de bouteille nous dira que non. 
Un vin qui gagnera sûrement avec quelques années de garde supplémentaires. C'est pénible d'attendre parfois.

Vin 11 : Domaine Bachelet, Gevrey Chambertin, 2017
On change de cépage, un joli nez sucré avec des notes d'élevage ni trop ni trop peu.
J'aime beaucoup la bouche, du jus de malabar à la vanille et au fruit rouge, un mélange détonnant qui font de ce pinot un très joli vin.

Vin 12 : Domaine Harmand Geoffroy, Mazi Chambertin Grand Cru, 2014
Quel nez ! Cléopâtre ne doit as être tranquille..., le vin est plus évolué, c'est charmeur, c'est très bien sans pour autant que je sois émerveillé...peu de notes.

Vin 13 : Domaine Marquis d'Angerville, Volnay 1er cru, Clos des Duc, 2011
Alors là ce n'est plus un nez, c'est une péninsule, grosse grosse claque, et pourtant il passe derrière un grand vin. Les arômes de fleur fanée et de cerise noire s'entremêlent au détour d'un touché de bouche soyeux subjuguant.
C'est MA-GNI-FIQUE. Je tape dans la main de Matthias à la découverte de la bouteille, nous sommes tombés amoureux de ce domaine et encore une bouteille qui nous rappelle pourquoi. 
Merci Marc.


Vin 14 : Domaine Tardieu Laurent, Côte Rotie, 2006
C'est la journée des nez. Depuis que le BBQ s'est calmé, c'est une succession de senteurs enivrantes.
Cette fois nous changeons de registre, la bouche est bien faite et le vin est bon même si j'ai encore le vin précédent en tête et que les vins se succédant rendent plus difficile la perception des saveurs pour mon humble palais.

Vin 15 : Produttori del Barbaresco, Barbaresco, 2001
Complètement hors de mes sentiers battus, c'est bon et à la limite c'est tout ce qui importe.

Vin 16 : Domaine Jaboulet Ainé, Hermitage Blanc, Chevalier de Sterimberg, 2003
Un très joli nez évolué et une perception de sucre résiduel rappelée par le miel en bouche. Décidemment, que de belles rencontres avec le Rhône blanc de 15 à 25 ans ces derniers temps.

Vin 17 : Domaine Marcel Deiss, Alsace Grassberg, 2012
Je n'arrive plus trop à me relire..., un joli vin que j'aurais placé plus à l'Est.

Vin 18 : Disznoko, Tokay, 5 Puttonyos 1989
La vaste discussion sur la couleur "diarrhée" me rappelle qu'il va être l'heure d'aller chercher mon fils à l'école...plutôt sympa

Vin 19 : Domaine Klein Constantia, Vin de Constance, 2007
Bouteille ouverte pour faire un clin d'oeil à un des copains qui avait émis le souhait de goûter ce vin il y a peu. J'ai gouté le vin avant le début de dégustation et j'avais été assez époustouflé par la puissance de ce vin que je n'avais jamais gouté. C'est très bon mais à dose homéopathique, la bouche est tout de suite prise d'assaut par l'orange séché et les fruits exotiques... 

Sacré belle dégustation, deux gros coups de cœur, e we commence bien.
Merci les copains.

Matthieu
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02 Mai 2021 21:06 #3

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Réponse de jd-krasaki sur le sujet Lutèce se retrouve pour fêter les décennies passées

Lutèce façon grande époque : 3 participants posent leurs CRs !!! J'ai été pris de vitesse mais c'est stimulant 


Vin 1 : Johanna Cécillon, Cidre Nérios 2018
Soeur de Julien Cécillon, selon le caviste. C'est siglé "Vigneronne de pomme".
La robe est ambrée, trouble. 
Nez de pomme douce, pomme séchée, une touche de champignon frais. 
La bulle est abondante, le toucher de bouche amer, sec et sans concession. Il y a une sacrée astringence. C'est droit et sérieux, ça claque. 

Vin 2 : Champagne Marguet, Les Crayères, 2012
Non dosé. Dégorgement mai 2017
Robe légère 
Nez très intéressant, beurré, vanillé, crème patissière, champignon frais, banane séchée, citron confit. 
La bouche est vive voire tranchant, en décalage avec le nez. La bulle est crémeuse. Il y a du fruit avec le citron confit à nouveau et la pomme verte.
Finale tout en toucher crayeux, épices.
Probablement à garder.

Vin 3 : Domaine Thomas Pico, Vin de France, NM (majorité 2016)
Robe d'or pâle 
Nez sur  l'amande, le foin, un soupçon d'encaustique.
Bouche grasse, avec une bonne acidité mais peu dynamique.
Correct, c'est un peu raplapla.
 
Vin 4 : Domaine Benoît Courault, Vin de France, Les Guinechiens, 2017
Nez citronné, pomme verte, fumée. Une évocation de verger. C'est un peu serré au début dans le verre. Ca fait chenin, mais chenin pointu.
La bouche l'est également, pointue. Les aromes de citron sont complétés par une touche herbacée.
Très joli chenin jeune et frais, top. Il lui faut une bonne aération.


 


Vin 5 : Domaine Gilles Berlioz, Chignin-Bergeron, Les Filles, 2017
Nez discret du verger (poire), un peu de fraise. 
La bouche est grasse, sans tension.
Je tente "Rhône", dominante de grenache. Ou de clairette. Bon tant pis.
Pas trop à mon goût.

Vin 6 : Domaine François Raveneau, Chablis 1er cru, Forest, 2006
Nez citronné, très expressif (heureusement, pour surnager dans la fumée du barbecue, le vent a tourné, zut). C'est fruité et harmonieux, fondu.
La bouche est finement grillée, fraiche, à la structure ample et fondue. Quel jus soyeux !
Finale citronnée et longue. 
J'aime beaucoup.

Vin 7 : Chateau Simone, Palette Blanc, 2015
Nez fruité intense, vanille et noisette.
La bouche est fluide et tendue par une très bonne acidité mais avec une grosse puissance aromatique et un toucher chaleureux.
Impressionnant, ça en met plein la vue, en prime c'est digeste et c'est bien bon.


 


Vin 8 : Champagne Pol Roger, Cuvée Winston Churchill, 1999
Nez complexe et mûr, énergique avec tout ce qu'il faut : miel, brioche, citron confit, petit beurre, pomme.
La bouche s'impose d'emblée sur une matière pleine et un équilibre superbe. Beaucoup de fraicheur, fondu, bulle très fine et délicate. 
Finale très longue sur une pomme compotée bien acidulée
Tip top. Il en faudrait tout le temps des bulles comme ça. 

Vin 9 : La Pialade, Côtes du Rhone, 2014
Ouvert et épaulé 24h avant.
Robe pelure d'oignon. C'est mon apport : à la vue de la robe les collègues me suspectent de tenter d'écouler à nouveau ma propre production.
Nez poivré, fraise séchée, laurier, cranberries. Finalement c'est du Reynaud, l'unanimité se fait à nouveau rapidement là dessus.
L'attaque est plaisante quoique fluide, et puis le constant s'impose rapidement : la jolie fraicheur se transforme en une amertume qui monte avec une matière insuffisante pour le confort des papilles, une fine structure tannique en fil de fer prend le relais. 
La bouche finit emportée par l'amertume. 
Bof. Le nez est joli tout de même.
Je me demande ce que ça donnerait une fois distillé.

Vin 10 : Chateau Montrose, Saint Estèphe, 2001
Belle robe bordeaux profonde, magnifique. 
Le nez est vanillé, avec une pointe de vernis et de la prune. Le boisé au nez me fait penser au Versant 19 goûté y'a pas longtemps. Mais bon je m'égare.
Jolie bouche fondue, profonde, soyeuse et souple.
Très bon.

Vin 11 : Domaine Bachelet, Gevrey Chambertin VV, 2017
Robe entre rubis et grenat
Le nez est boisé-vanillé-crémeux, trop pour moi au début, c'est presque vulgaire. L'aération améliore l'affaire et le fruit commence à poindre : fraise, cassis, grenade.
La bouche est accessible et gourmande, facile, souple. Il y a une amplitude charnue.
Avec beaucoup d'aération, c'est bon. Surement trop jeune.


 



Vin 12 : Domaine Harmand-Geoffroy, Mazis-Chambertin Grand Cru, 2014
Au nez ça pinote tout de suite joliment, framboise, orange, sous-bois, c'est tout de même un peu aristocratique et pointu.
La bouche est fine, projetée par une structure ferme et saline. C'est tout en lignes droites et en angles droits.
Tanins un peu séchants en finale, pour lui reprocher quelque chose, mais c'est très bon. D'ailleurs je ne sais pas pourquoi mais quand j'ai voulu regoûter c'était évaporé. Si j'en avais je l'attendrai un peu.
 
Vin 13 : Domaine Marquis d'Angerville, Volnay 1er cru Clos des Duc, 2011
Le vin est servi un peu trop froid. 
Nez pas très expressif mais magnifique avec une ribambelle d'arômes qui pinotent sur un registre un peu sombre : mûre, pivoine, réglisse, ronce, ...
La bouche est acidulée, sur le noyau de cerise, parfaitement définie, nette et pointue. On sent une vigueur pas tout à fait assagie.
Finale longue. 
Superbe.
 
Vin 14 : Domaine Tardieu-Laurent, Côte Rotie, 2006
Robe grenat un peu évoluée.
Nez sur la cendre, cerise, cassis, sous-bois, lard. On est passé à de la syrah.
La bouche est finement structurée, elle délivre immédiatement un plaisir finement juteux sans nuage. Il y a du confort avec une certaine rondeur, idéalement équilibrée par une fraicheur lumineuse, l'aromatique fumée-lardée danse tout autour. 
Le vin parait d'une évidence et d'un naturel incroyable.
Très très bon et pourtant sans prétention, sans ostentation. Dur à recracher. Comment planquer la bouteille ? 



 


Vin 15 : Produttori del Barbaresco, Barbaresco, 2001
Robe grenat, légèrement grisée
Nez sur des senteurs sucrées de fleurs fanées et de bâton de réglisse machouillé. 
La bouche est un gros coup de badine cloutée dans les gencives avec des tanins intenses, assortis d'une acidité tout autant intense. La matière parait légère de par le côté acidulé, mais c'est riche. L'équilibre réussit un tour acrobatique surprenant. L'aromatique reste sur cette notion de fleur fanée.
On a patiné pour trouver l'origine, on n'a pas su sortir de France.
C'est un délice, très original et surprenant. 
Peut être à consommer en pantalon en cuir clouté en écoutant Judas Priest. 

On est passés au fromage et à deux blancs secs. 
Vin 16 : Domaine Jaboulet Ainé, Hermitage Blanc, Chevalier de Sterimberg, 2003
Nez sur  la mie de pain, pâte d'amande, vanille, une note camphrée. 
La bouche est ronde et ample, grasse, j'ai une sensation de poire sucrée, ponctuée d'une fine amertume. 
Beau vin mature.

Vin 17 : Domaine Marcel Deiss, Alsace Grasberg, 2012
Nez qui se présente plutôt sous l'angle tropical, avec du citron, fruit de la passion, mangue, mie de pain, et de la poire pochée.
La bouche est veloutée, ample et ronde avec une sensation de SR fondu. L'équilibre est frais, soutenu par une acidité très satisfaisante, ce qui avec les petits SR fait partir certains tout le monde de l'autre côté du Rhin. 
Très joli, et très polyvalent sur les fromages !

Vin 18 : Disznoko, Tokaji, 5 Puttonyos 1989
La forme de la bouteille est évocative.
Robe marron sombre, trouble
Nez sur le café, le caramel, abricot sec et pistache
La bouche est suave et patinée mais traversée d'une intense acidité et d'une noble amertume qui apporte quelque chose de végétal (dans le bon sens du végétal).
Très bon.

Vin 19 : Domaine Klein Constantia, Vin de Constance, 2007
La aussi la forme de la bouteille sous la chaussette est assez reconnaissable  
Nez sur le thym citronné, le caramel, le chocolat au lait. 
L'attaque est goudronneuse mais la sensation est fraiche et plutôt digeste, fine acidité, légère amertume.
Très bon également.


 



Quels vins ! Surtout la série de rouge, superbe. 
Je repars avec en tête les Churchill, Angerville, Tardieu-Laurent, Raveneau, Barbaresco... 

JD | Lutèce
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05 Mai 2021 23:01 #4
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Je me demande ce que ça donnerait une fois distillé



Benji
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06 Mai 2021 07:58 #5

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