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Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

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Champagnes d'auteurs et belles bouteilles a été créé par Benoit Hardy

Les conditions d'ouverture ont été rigoureusement identiques pour tous les vins, à savoir 4h d’épaulage pour les vins tranquilles et 30min à 1h pour les champagnes.

J’ai classé les vins par couleur et non par ordre d’ouverture par souci de cohérence.

Champagne Tarlant “La Vigne d’Antan” 2002

dégorgement 2015.

Cuvée provenant de vignes pré-phylloxérique.

Le nez est très céréalier avec des arômes de levure. Ensuite le fruit exotique dominera.

La bouche est très droite avec une matière souple. Le fruit exotique comme l’ananas domine. Ce champagne est très structuré puisqu’après le fruit vient un côté fumé et minéral très prononcé, avec une fine acidité élancée qui propulse l’ensemble. C’est cohérent et ça enveloppe le palais. La finale est par contre austère voir parfois asséchante lors de la montée en température dans le verre.

C’est très bien et une expérience étonnante en bouche, un champagne très précis, je lui ai trouvé un penchant très sauvignon. Dommage que la finale ne soit pas plus souple et causante.


Champagne Benoit Lahaye Bouzy Grand Cru 2015 “Le Jardin de la Grosse Pierre”

Dégorgement 02/2020

7 cépages: Pinot Noir, Pinot Meunier, Pinot Blanc, Chardonnay, Arbanne, Petit Meslier, Fromenteau.
J’avais oublié ce que c’était que d’ouvrir un champagne si jeune. Ouverte à l’improviste, pour la science, tel un sacrifice, cette bouteille fut un délice.

Nez vif et profond sur la craie et les agrumes.

La bouche est extrêmement minérale. C’est crayeux, avec des saveurs de pierre mouillée. Puis la matière vient prendre le dessus avec un fruit éclatant, très pur, tendu par une fine acidité qui permet au vin de se livrer et de dérouler tranquillement. Je pensais que ça allait être très droit, mais c’est déjà prêt, l’aération lui donne une touche vineuse, c’est un champagne souple, à l’aise et surtout, multifacette. L’aération lui donnera un coté vineux très fin, c’est profond et équilibré avec une finale magnifique, mélange de craie et de fruit qui se distille dans une grande et belle longueur.

C’est vraiment excellent et déjà prêt à boire.


Champagne Lamblot “Les Côtes Chéries” Extra Brut

dégorgement: juillet 2019

500 bouteilles par an, autant dire que c’est une rareté. Agrégation d’un millésime et d’une parcelle de pinot meunier en provenance de la Commune de Gueux.
Le champagne a vraiment gagné à l’aération, avec un nez oscillant entre craie et miel.

La bouche est déjà bien évoluée de façon surprenante. Une fois l’effervescence plus calme, le jus est vineux et texturé. Il y a un coté oxydatif bien maîtrisé, fondu dans un ensemble cohérent et très équilibré. Jolie finale sur la noix.

Très bon champagne, très particulier pour un pinot meunier tendu et mature, qui rappelle les vins du Jura.


Champagne Ulysse Collin rosé de Saignée “Les Maillons” 2016

Dégorgement mars 2020. 100% Pinot noir.

Effervescence très vive qui s'assagit à l’aération. Nez très flatteur sur la framboise.

Bouche très énergique, encore compacte, sur un jus concentré. C’est frais et dense à la fois, sur le jus de framboise qui est omniprésent. Bel équilibre qui finit sur une finale fruitée et acidulée avec une longueur qui s’étire.

Excellent. J’ai aimé cette framboise explosive et fraîche qui va certainement gagner en plénitude avec le temps.

Dom Pérignon rosé 1996

Le nez est délicieux sur le coulis de framboise. des arômes fumés apparaîtront à l’aération.

La bouche reste très fraîche ce qui permet à l’énorme matière de s’élancer sans lourdeur. Le jus tapisse la bouche comme de la confiture de fraise. Le fruit des bois restera d’ailleurs dominant tout au long de la dégustation. L’acidité est parfaitement intégrée dans le vin qui se veut ample mais velouté. C’est d’une souplesse incroyable pour la concentration qu’il y a et très équilibré. La finale est plutôt douce, rehaussée par une touche de fumé qui octroie une magnifique longueur à l’ensemble.

Complexe, vibrant, soyeux et intense à la fois, pour moi c’est un magnifique rosé qui est à son apogée.


Domaine des Comtes Lafon Meursault 1er Cru Perrières 2005

Nez extrêmement beurré.

Bouche massive sur les noix et les fruits à coque, l’attaque est franche. La matière est dense, la noisette prendra le dessus au fil de l’aération. D’ailleurs l’aération aura un effet déterminant sur le vin, mais de façon assez négative. Le manque de tension fut perceptible dès le départ, et s’amplifiera. Le vin a tendance à devenir pataud et ce problème d’équilibre va influer sur l’allonge du vin. Si la finale est comme l’attaque, massive et beurrée, la longueur est assez quelconque.

C’est très bon mais loin d’être transcendant au vu du pédigré. Je dirai même que cette bouteille semble déjà avoir dépassé son apogée vu son évolution au fil de la dégustation.


Cantina Vietti Barolo Riserva Villero 1997

Voilà un Barolo très bourguignon et évolué.

Le nez est très parfumé avec des fruits noirs, de la myrtille et des épices. L’aération mettra en avant de belles senteurs terreuses et de truffe.

La bouche est très douce. L’attaque est soyeuse et le jus est texturé sur des arômes de fruits confits et de cuir. Le vin est structuré, on a l’impression de franchir un palier à la fois, avec un équilibre parfait et tout en douceur. La matière est là, juteuse mais douce, et le vin s’exprime totalement. C’est très beau et racé, aérien et terreux à la fois. Finale intense avec des tanins fondus qui glisse toute seule sur le cèdre et la boite à cigare, le tout agrémenté d’une longueur énorme.

C’est grand, un ton au-dessus du Granbussia 1996 de Conterno bu quelques semaines avant, car plus profond et kaléidoscopique.


Domaine Bouchard Père et Fils La Romanée Grand Cru 2001

Le vin aura mis du temps à se révéler.

Le nez fut au départ très classique et jeune sur un fruit rouge acidulé. Avec l’aération, la truffe sortira nettement.

En bouche, le vin est d’abord sur une grosse matière assez compact et rectiligne. Puis vint la délivrance: le vin s’ouvre, avec un jus puissant, fruité et complexe sur un tertiaire naissant avec des notes de cuir et de fleurs. Le jus est texturé avec un très beau touché. Bel équilibre qui donne de l’allonge. L’ensemble, bien que très beau, manque cependant encore un peu de profondeur pour franchir un palier. Peut-être en attendais-je trop? En tout cas, il n’a cessé de s’améliorer, la patience sera donc récompensée avec ce vin. Finale majestueuse, digne de son rang, aussi intense que soyeuse sur une grande longueur qui s’étire encore et encore.

C’est excellent mais pas immense comme le terroir et surtout le prix réclamé peut le laisser supposer.


Castello di Ama Chianti Classico Vigneto Bellavista 1997

Nez qui oscille entre notes mentholées, cuir, et la cerise.

La bouche n’aura de cesse de prendre de l’ampleur. D’un toucher texturé, le jus devient intense. Bel équilibre, le tout restant frais et digeste grâce à un trait d’acidité bien intégré. C’est profond et complexe sur le cuir et les fruits noirs. La finale est très intense, légèrement herbacée avec une belle longueur.

Cependant, dommage que le vin, après avoir éclos suite à l’aération lente, s’éteindra peu à peu au fil de la dégustation pour devenir mutique et fluet. A ne pas garder plus longtemps donc.

Très bien cependant.


Chateau Clinet Pomerol 1989

Nez très puissant sur tout ce qu’il se fait de mieux à Bordeaux: tabac, cuir, menthol et fruit confit. C’est très aristocrate.

Bouche d’un toucher délicieusement soyeux avec un jus qui se déploie de façon sereine en bouche. La matière est d’un velouté exquis, pleine d’efficacité et de sang froid. On a tour à tour des arômes de caramel, de cèdre, de fruits noirs, de cacao, de cèpes, de truffes… Chaque gorgée de ce vin riche et envoûtant permet d’allonger la liste. Il impressionne car l’ensemble est diaboliquement harmonieux, dense, mais terriblement facile à boire. Équilibre d’orfèvre et finale précise, intense et légèrement épicée qui permet à une longueur énorme tel un taffeta de soie de se dérouler tranquillement.

Grand vin, grande émotion, les critiques ne se sont pas trompées: c’est bien une légende.


Gaja Langhe Sori San Lorenzo 1996

Nez poussiéreux sur le tabac

Bouche fluide sans structure, le vin glisse sur la langue sans laisser beaucoup de trace, c’est imprécis et flottant. La finale rattrape un ensemble beaucoup trop juste sur une belle intensité épicée avec une bonne longueur qui laisse des arômes de cuir.

Pas au niveau des Gaja dont j’ai pris l’habitude de déguster, c’est bien mais sans plus. Problème de bouteille?


Antinori Solaia 1997

Nez sur la boîte à cigare, la truffe et les fruits noirs.

Bouche aussi dense que douce. Matière ample, sur le tabac, qui tapisse le palais. On a une belle acidité qui propulse le vin sur un excellent équilibre. C’est juteux, profond et très soyeux à la fois. On a du sous-bois, des fruits noirs et des épices. Les tannins sont fondus avec une magnifique finale truffée sur laquelle s’étire une longueur majestueuse. C’est très élégant et jeune à la fois.

Grand Solaia qui a la vie devant lui.

Penfolds Grange 1995

Nez épicé et terrien, c’est racé et poudré à la fois.

Bouche étonnamment assez souple, l’année 1995 fut assez difficile en Australie, mais la structure et la complexité y est avec des arômes enveloppants de fruits noirs et de vanille. Le jus est encore très jeune et l’aération lui fait le plus grand bien puisque le vin devient délicieusement sanguin. Equilibre parfait, le vin déroule sereinement et offre de très belles choses, pour finir sur une finale mentholée agréable et des tannins fondus et une belle longueur.

Un excellent vin, très élégant.


En conclusion, à part le Gaja, tous les vins étaient d’un haut niveau. Sans être un forcené du classement, si je devais faire ressortir un quinté de tête sur les 13 ce serait:

1) Chateau Clinet 1989
2) Dom Pérignon rosé 1996
3) Vietti Barolo Riserva Villero 1997
4) Antinori Solaia 1997
5) Champagne Benoit Lahaye “Le Jardin de la Grosse Pierre” 2015
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17 Fév 2021 22:21 #1

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Réponse de tomy63 sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Est-ce que ça vient de la photo ou La Romanée 2001 avait vraiment une couleur très foncée ?
17 Fév 2021 23:40 #2

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Réponse de MatthieuS sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Belle sélection!
J'ai eu le même ressenti sur les Perrières 2005, même plus négatif.
Il y a maintenant 2 ans environ: un vin fatigué, sans brio malheureusement, pas vraiment de premox mais pas très net...
Le Cinet 89 donne soif :woohoo:

Matthieu
17 Fév 2021 23:41 #3

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Réponse de Frisette sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

La robe du Perrières fait quand même bien oxydée, non?

Flo (Florian) LPV Forez
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17 Fév 2021 23:47 #4

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Ne vous fiez pas à la photo du Perrières, l’environnement et la lumière très « jaune » accentue en effet cette sensation d’oxydation mais il n’en avait aucune trace. C’est juste un vin sans ressort que l’inflation bourguignonne a rendu le prix totalement déconnecté par rapport au niveau intrinsèque du vin. D’ailleurs c’est pas la première fois que j’ai le coup avec cette cuvée du domaine dans une année un peu décriée, c’est faible eu égard au pedigree. Il vaut mieux choisir un 1er cru moins huppé dans une belle année qu’un Lafon Perrières d’une année dite « millésime de vigneron ». J’enchaîne les déceptions sur les blancs bourguignons 2005 en ce moment.

La robe de La Romanée faisait très bordelaise effectivement. Encore un vin que l’inflation a rendu inaccessible et pourtant il ne m’a pas fait vibrer. Acheté il y 10ans quelques centaines d’€, il en vaut aujourd’hui plus de 1000, c’est délirant. Relative déception à tel point que je me suis demandé si je n’allais pas revendre mes autres bouteilles vinifiées par Bouchard. Ça fait suite à un CM Cabotte 2004 qui ne m’avait pas fait décoller non plus. Y a tout de même moyen de sortir autre chose au vu de l’écrin que constitue le terroir. Trop exigeant? Franchement au vu du tarif réclamé pour cette Romanée c’est pas extraordinaire.

Le Clinet était juste souverain, magnifique vin.

J’insiste également sur le Benoit Lahaye qui lui m’a impressionné. Tournant autour des 80/90€ on a là une bouteille qui va taper quelques cuvées prestiges sans génie de grosses maisons champenoises.
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18 Fév 2021 06:04 #5

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Même concept que précédemment: une majorité de champagne ponctuée par quelques (très) belles bouteilles. Les conditions d’ouverture furent identiques à celles citées plus haut, à savoir 4 à 5h d’épaulage dans la bouteille avant le service pour les vins tranquilles, et un bon 30 minutes d’aération pour les champagnes avant le service. Seul le Valentini fut passé en carafe car il le réclamait.

Champagne René Geoffroy Les Houtrants complantés

Tirage 2013 - 1002 bouteilles - dégorgement novembre 2019

Fleuron de la gamme Geoffroy, les Houtrants est une parcelle complantée de façon aléatoire de Petit Meslier, d’Arbane, de Pinot noir, meunier et chardonnay à Aÿ, le tout labouré à cheval. Réserve perpétuelle de 2008 à 2012.

L’évolution du vin selon la température est décisive. A l’ouverture, la bulle est vive. Le nez est crayeux, sur un classique blanc de blancs. Puis le vin s’aère et vinrent les arômes de fleur et de pêche blanche.

L’effervescence se calmera très vite pour faire place à une bulle taillée sur mesure.

La bouche est vive, c’est droit dans un premier temps. Tout comme le nez, le vin va se réveiller pour dérouler toute la finesse et la profondeur de son jus. Équilibre parfait, avec la montée en température dans le verre, le vin est kaléidoscopique. Le pinot noir s’installe pour affirmer sa vinosité sur fond de coulis de framboise, et le meunier apporte une belle souplesse. Arbane et Petit Meslier donnent un surcroît de complexité avec un soupçon de menthe poivrée sur un ensemble qui se veut pur et profond. Très belle finale sur la craie et les fleurs qui ouvre la voie à une longueur magnifique.

C’est excellent, très belle cuvée que j’ai beaucoup apprécié.

Champagne Benoit Marguet Sapience 2009 Brut Nature

Pas d’indication de dégorgement, ce qui est préjudiciable pour des bouteilles de ce calibre.

De mes recherches, il en ressort que le chardonnay est majoritaire à 50%, en provenance de David Léclapart, puis le reste se divise à part égale entre le pinot meunier de chez Georges Laval et enfin le pinot noir de chez Benoit Lahaye.

Au nez, après un bon 20 minutes d’aération, la fraise écrasée domine largement. L’ensemble se fera plus floral au fil du temps.

La bouche dispose d’une texture crémeuse, avec une matière riche. Ce n’est pas un champagne exubérant pour autant, je dirais même que c’est un champagne de méditation qu’il faut prendre le temps d’aller chercher. Mais ça en vaut la peine!
Le profil est légèrement oxydatif avec un boisé très diffus et raffiné. Des arômes de pêches et de fleurs apparaissent, je trouve le vin vineux malgré la dominante de chardonnay mais peut être que c’est la maturité du millésime qui veut ça. Excellent équilibre avec une acidité parfaitement incorporée qui élance le jus. La finale est magnifique, tantôt miellée, tantôt minérale et saline, ouvrant la voie à une longueur impressionnante.

Ce champagne marche dans la cour des grands.

Champagne Ulysse Collin - Les Roises Blanc de blancs 2014 Extra Brut

30 minutes d’aération ont été bénéfiques au vin.

Le premier nez est sur la levure. Ensuite, le nez sera largement vineux puis vinrent les fruits secs. Le réchauffement dans le verre permettra d’installer des arômes floraux et de riz soufflé. Tout un programme et c’est déjà hautement complexe.

La bouche affirme de suite son penchant vineux. Que c’est déroutant! A l’aveugle je n’aurais jamais dit chardonnay. La bulle est déjà fine et l’équilibre excellent, l’acidité est déjà parfaitement intégrée à l’ensemble. La mirabelle et les fruits noirs dominent avec une touche grillée très fine. Le vin est très structuré mais je n’ai pas décelé le profil oxydatif que beaucoup y ont vu. La finale est très crayeuse avec une longueur toute saline.

Très beau vin, bien exécuté et surprenant pour un blanc de blancs jeune par sa souplesse et sa complexité.

Champagne Diebolt Valois - Fleur de Passion 2010

Nez énergique sur la craie et les agrumes.

La bouche est un concentré de fruit ultra frais. On a notamment du lychee et de la mirabelle qui tapisse la bouche avec une effervescence douce. Le jus se délie avec beaucoup de sérénité sur un excellent équilibre. Le champagne est bien bâti et structuré autour d’une acidité intégrée. Avec l’aération, le jus se fera rond, avec des arômes floraux et de cassonade. Voici encore un blanc de blancs très particulier.

Belle finale saline et fraîche qui trace la voie sur une longueur pure et citronnée.

C’est excellent, un champagne qui se boit tout seul.

Champagne Bérêche - Reflet d’Antan Brut 2008

dégorgement 2012

Nez sur la noix et les fruits secs.

La bouche possède un toucher crémeux et caramélisé avec un aspect oxydatif bien maîtrisé. L’effet millésime joue à plein puisque la matière, dense, est parfaitement intégrée dans un ensemble où l’acidité apporte une belle tension avec un excellent équilibre. Le dosage (6g) apporte de la rondeur à un vin bien bâti et intense. Les fruits à coque dominent largement en bouche, et le vin me semble à son apogée. Finale sur le biscuit avec une belle longueur.

Excellent champagne

Champagne Charles Heidsieck Blanc des Millénaires “Collection Crayères” 1990

330 bouteilles dégorgées en 1999 puis laissées au repos jusqu’à leur commercialisation en 2018.

Un nez exquis d’une compléxité folle mêlant curry, abricots confits et dattes.

La bouche, à l’instar du nez, est orientale. Une fois l’attaque crémeuse qui permet au jus de s’installer sereinement sur la langue, c’est une explosion d’épices douces. Le coté fruit confit enrobe la langue. Beaucoup de 1990 sont très puissants du fait du millésime solaire, mais ce vin joue la carte du raffinement et de la finesse. La patine du temps fait office de taffetas de soie alors que l’acidité du vin, encore bien jeune au demeurant, permet d’étirer et de donner vie à un ensemble équilibré, structuré et complexe. Magnifique finale, saline, finement boisée, avec une longueur mêlant fruit confit et fraîcheur.

Magnifique champagne, un pur délice.

Domaine Roulot - Meursault Les Luchets 2008

Nez sur la pierre mouillée et les fleurs blanches

La bouche est très pure, cristalline. Il y a d’abord un zeste de citron, rehaussé par une touche de bois, le tout enveloppé par un soupçon de miel. Ce n’est pas gras comme un Meursault peut l’être, mais on distingue le terroir tout de même, car le vin enrobe la langue de façon très délicate. Le caractère minéral domine un ensemble parfaitement cohérent et intégré avec une une très fine acidité qui donne une belle énergie. Finale saline sur une longueur correcte.

Très beau, impressionnant pour un “simple” village auquel il manque juste une finale et une longueur plus imposante.




Eisele Vineyard - Araujo Estate Wines - Cabernet Sauvignon 2001

100% Cabernet Sauvignon.

Nez envoûtant sur les fruits noirs, le cuir et l’épice.

La bouche fut extrêmement fruitée au début. D’une attaque douce, le jus se déploie sereinement avec, à l’aération, de forts arômes de cuir et de cassis. C’est dense mais la trame acide donne de la fraîcheur et du ressort au vin qui glisse sur la langue. C’est très complexe et sphérique à la fois, avec des tanins fondus mais encore présents. Très belle finale épicée sur une bonne longueur mentholée.

C’est excellent et du niveau d’un beau Bordeaux. Le vin manque juste un peu de profondeur pour passer le cap et arriver dans la cour des grands mais c’est déjà de très haut niveau.




Chateau La Mission Haut Brion Pessac Léognan 1990

Bouchon impeccable.

Au début, grosse frayeur, la bouche était déséquilibrée, alcooleuse avec une finale monstrueuse alors que le nez était totalement mutique.

4h d’aération lui ont fait le plus grand bien pour que le monstre soit en place.

Au nez, on est sur du Bordeaux classieux en pleine possession de ses moyens: épicé, cacaoté, avec du tabac et du cuir.

La bouche est dense, sur la viande grillée. C’est sanguin et fumé, très opulent avec un toucher soyeux. L’équilibre est parfait bien que l’acidité soit basse ce qui donne un côté chaleureux et cacaoté au vin et en conséquence un petit manque d’énergie si je chipote. Mais l’ensemble reste profond, racé et complexe. La finale est concentrée, ça explose sur des arômes chocolatés pour finir sur une très belle longueur.

Excellent! Il manque selon moi un peu d’allant niveau tension pour être grand mais tout y est. Mon coté bourguignon sans doute.

Azienda Agricola Soldera Case Basse (G. Soldera) - Brunello di Montalcino Riserva 1997

Délicieux nez floral digne des plus grands bourguignons.

La bouche se distingue par sa pureté. Tout est pureté dans ce vin. Le jus est dense, et pourtant, c’est aérien, sur la fraise écrasée, la cerise à l’eau de vie, la violette et la rose fanée. C’est une véritable farandole de saveurs sur un tapis de soie qui remplit la bouche de bonheur. L’équilibre est magnifique, tout est intégré, à commencer par l’acidité en filigrane qui donne vie à une matière totalement déliée et soyeuse.

C’est complexe et raffiné, un vin kaléidoscopique comme je les aime, qui finit sur une finale grandiose, aussi sanguine que florale, on boit littéralement de la pétale de rose, alors que la longueur se veut délicate, presque diaphane et s’étire à l’infini.

Mon premier Soldera. C’est sublime.

Azienda Agricola Binomio - Montepulciano d’Abruzzo Riserva 2013

Joli nez sur les cerises noires et le lard.

La bouche est tout en souplesse avec un jus fort fruité et texturé. D’une construction simple mais équilibrée, le vin se boit tout seul. C’est fin alors que les montepulciano que j’ai bu jusque là étaient beaucoup plus puissant. Belle finale intense et mentholée avec une longueur correcte.

Un très bon vin, diablement efficace. Acheté 30€ à l’enoteca du coin, c’est une belle pioche.

Agricola Agricola Valentini - Montepulciano d’Abruzzo 1997

Malgré ses 4h d’aération lente en bouteille, il faudra le carafer. C’est seulement après cette opération qu’il décollera.

Le nez mélange de belles notes de fruits caramélisés, de tabac et de chocolat.

En bouche, la structure peine dans un premier temps à s’affirmer. Mais quand le vin se met à décoller… La mise sur orbite est assurée. La bouche s’avère sanguine comme souvent avec ce domaine. Il y a beaucoup de complexité dans ce vin: des saveurs de café, de fraises écrasées et de cacao se mêlent en bouche. Le jus est texturé et soyeux, c'est très beau et élégant, avec beaucoup de finesse alors que j’ai toujours trouvé cette cuvée puissante et terrienne. Très belle finale mentholée et herbacée qui s’étire longuement en bouche.

Un vin impressionnant par sa complexité et de par les différentes phases par lesquelles il est passé depuis son ouverture.




12 vins, 12 styles bien affirmés, mais tous furent de haut vol. Difficile de faire un classement, disons que le Soldera se démarque très nettement, ce vin m’a vraiment impressionné. Ensuite, en rouge, Mission Haut Brion et Valentini se disputent la seconde place, mais bien malin qui est capable de les départager.
Pour un “simple” village, le Meursault de Roulot est d’un niveau étourdissant.

Pour les champagnes, si le Heidsieck, le Sapience et les Houtrants se détachent du reste, le plateau est extrêmement relevé.
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23 Mar 2021 19:13 #6

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Réponse de vinozzy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Quelles séries incroyables de rareté et de valeur ! Dis moi, combien êtes vous (en ce moment, ta réponse sera théorique bien sûr) pour pouvoir ouvrir autant de cols dont je suppose que chaque dernière goutte vaut mieux que de rester au fond de la bouteille sur le bord de l'évier ?
Car c'est ce qui manque à beaucoup d'amateurs : les occasions d'ouvrir leurs grands vins.
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23 Mar 2021 20:00 #7

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Réponse de mgtusi sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Et où était-ce Benoît ?

Michel
23 Mar 2021 20:03 #8

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

La dégustation s’est déroulée sur plusieurs jours, 2 bouteilles par jour en moyenne sans jamais être plus de 4 dessus.

Une partie des bouteilles ont été ouverte chez moi, en France, l’autre en Italie :D
23 Mar 2021 20:30 #9

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Retour sur le même concept à savoir une dégustation qui s'est étalée sur une grosse semaine. 16 vins au total, 8 champagnes, 1 blanc et 7 rouges. Les conditions d'ouvertures et de dégustation n'ont pas changé sauf mention contraire, à savoir: 

- 30min à 1h d'aération lente pour les champagnes
- 4h à 5h d'aération lente pour les vins tranquilles.

Champagne Marie Noelle Ledru Blanc de Noirs Ambonnay 2008 “Cuvée du Goulté” Brut

Nez extrêmement vineux et épicé.  

La bouche attaque d’emblée avec un jus d’une grande qualité, c’est dense mais précis et équilibré avec chaque composante parfaitement intégrée comme l’acidité. Le vin joue largement la carte de la vinosité avec une belle touche de fumée et d’oxydation. Pour autant, l’ensemble m'apparaît comme étant strict, ça manque de gourmandise en l’état, mais c’est une sensation purement subjective. Le vin prend beaucoup d’ampleur à l’aération, c’est un parfait représentant d’Ambonnay, couplé à un excellent millésime. Grosse finale intense et toastée qui s’étire sur une longueur vibrante.  

Très bon champagne de gastronomie qui manque cependant un peu de gourmandise selon moi de par son côté janséniste.
  

Champagne Agrapart Venus Grand Cru 2008 brut nature 

Voilà un vin qui n’aura eu de cesse d’évoluer dans le verre: tout d’abord crayeux, il deviendra fruité sur la pêche et le pamplemousse, pour ensuite être floral et enfin finir sur un côté terreux lors du dernier verre.  

La bouche est dense, sur une effervescence des plus fines. On a toutes les caractéristiques d’un beau millésime champenois qui ressortent: c’est mature avec un jus volumineux. Florale et pierreuse à la fois, la bouche offre plusieurs facettes: douce et pure, mais à la fois si profonde et complexe. Ciselé et enrobant par une acidité intégrée, on a l’impression de déranger un géant qui peut encore dormir 40ans. Finale majestueuse, épicée et visqueuse, elle ouvre la voie à une longueur magnifique.  

C’est un grand champagne, impressionnant. Il a totalement éclipsé le Ledru.
    

Champagne Benoit Marguet Shaman rosé 2016 

J’avais envie de voir si ma sensation lors de la dégustation au domaine était bonne en intégrant cette bouteille dans une série relevée tel un pirate. Servi trop froid, le vin était assez mutique. Mais une fois la température adéquate atteinte dans le verre, c’est un rosé des plus agréable, fruité, fin, avec une jolie finale saline. C’est effectivement très bon et gourmand.
 

Champagne Selosse Blanc de blancs 1995 

Dégorgement février 2003

Très joli nez sur les pignons de pins grillés, et les fruits confits. 
 

Bouche mielleuse mais d’une fraîcheur extraordinaire. Le jus est texturé, on a un mélange de craie et de poire en bouche. C’est d’une densité incroyable tout en étant délié, le vin est serein et déroule une palette aromatique incroyable avec des truffes, du café, des pâtisseries fraîches, des fleurs séchées, une pointe de curry…  Finale sur la noix, avec une grande longueur saline et crayeuse.

Grand champagne.
    
 

Champagne Alexandre Grimée vignes de Bonneil “Sous les Trous” 2016 

Dosage 0 dégorgement 01/2020, cuvée de 1661 bouteilles.

J’avoue avoir un peu de scrupules à être le premier à commenter ce jeune domaine qui en est à son second millésime avec cette cuvée. Mes propos étant seulement basés sur une seule bouteille dégustée, il faut le prendre pour ce qu’ils sont, à savoir loin d’être définitifs et péremptoires.  

Alexandre Grimée est un jeune vigneron de 18 ans qui a décidé de vinifier à part une parcelle familiale plantée en 1973 à Bonneil. Comme j’ai lu de bonnes choses sur lui et que j’ai soif de découverte en ce moment, je me suis laissé tenter par cette bouteille tarifée à 40€.  

La bouteille a été ouverte une heure avant le service, et servie aux alentours de 12°C. La bulle est fine et délicate. 

Le nez est discret, citronné puis sur la pomme. La bouche est anonyme. On a bien une sensation crayeuse et saline, mais c’est assez vague et peu précis. En outre, le vin est rectiligne, droit, avec une matière étriquée. C’est pur certes mais ça manque de caractère et de construction. Finale courte. 

C’est un peu toute l’ingratitude de travailler sans fard, en 0 dosage, avec un jus plat et sans lisibilité. Je suis pas un extrémiste du dosage appuyé, au contraire j’aime l’extra brut voir le 0 sur des cuvées typées de ce genre. Mais ici le vin est trop court sur patte et rien ne vient le rattraper, l’enrober ou lui donner un peu d’allonge. Il apparaît cru. Est ce d’ailleurs un problème de dosage? Je n’en sais rien, je ne fais que gouter et donner mon ressenti. peut-être que 2g aurait pu lui donner plus d’allant. Ou peut-être tout simplement que la bouteille était foireuse. Il n’y a pas eu d’effet séquence, ce fut le seul champagne ce soir-là car j’étais conscient que le costume aurait pu être trop grand pour rivaliser avec les autres de la série.   

En tout état de cause, c’est très juste pour 40€.
  
 

Champagne Robert Moncuit Les Chetillons Grand Cru 2013 Extra Brut 

dégorgement 2019 

Nez très agréable sur un mélange de riz soufflé et de pêche blanche.  

La bouche est riche, avec une attaque crémeuse. La bulle est fine. La matière est ample, sur des arômes pâtissiers de tarte fraîche et de pamplemousse. C'est structuré et gourmand en même temps, ça se boit tout seul et le vin se laisse apprécier sur une belle complexité. L’équilibre est parfait, avec une acidité qui tend un ensemble cohérent et convaincant déjà stratifié. Il y a une très belle structure, c’est noble et terriblement facile à la fois. Finale intense sur la pierre mouillée et une longueur aussi crayeuse que saline qui prolonge le plaisir.  

C’est tout simplement excellent.
   

Champagne Dom Pérignon oenothèque 1988 

dégorgement 2002

Effervescence encore bien vivante. Nez puissant sur les arômes torréfiés, l’amande et le miel.  

La bouche est d’une richesse incroyable. Le jus dispose d’une densité folle mais il est d’une sapidité magnifique. Ce champagne, c’est du miel avec des bulles. Il tapisse la bouche en laissant des saveurs toastées et de pâtisserie. Équilibre hors pair, le vin est stratifié et complexe avec une grande fraîcheur. Grande finale aussi intense qu’inattendue sur les fleurs sur une longueur aiguisée et infinie.  

Grand champagne. Je n’ai jamais été déçu par un oenothèque.
  
 
Champagne Egly Ouriet Blanc de Noirs Grand Cru 

Dégorgement janvier 2020 Nez intense et vineux avec des notes de café et de cacao.  

La bouche est puissante comme toujours sur cette cuvée mais équilibrée notamment grâce à une magnifique fraîcheur et une effervescence bien taillée. C’est ciselé, avec une touche oxydative. Certains arômes me font penser à un beau whisky tourbé, on oscille entre la torréfaction et la fève de cacao. Le vin est superbement construit avec une tension d’orfèvre. Belle finale traçante qui ouvre la voie à une longueur impressionnante.  

Excellent champagne.
   
 


Bienvenues Batard Montrachet Leflaive 2000 

Nez envoûtant sur les fleurs, le lychee et la pêche.  

La bouche est huileuse, on a une touche de gras qui amène des saveurs de crème pâtissière. Et pourtant, bien que la bouche est riche et structurée, ce qui frappe par dessus tout c’est l’équilibre magistral de ce vin car tout ce jus dense est contrebalancé par une superbe fraîcheur. C’est crémeux et mature, mais follement frais. C’est très complexe avec toujours ces saveurs florales et fruitées. Le vin a une présence naturelle en bouche. Grande finale florale, toute en tension avec une longueur persistante.  

Un vin impressionnant.     

Viña Almaviva Puente Alto 2014 

Je n’ai plus l’habitude d’ouvrir des bouteilles si jeune, mais ma curiosité l’a emporté pour accompagner un bon plat de pâtes. Le blend ici est de 68% de cabernet sauvignon, 22% de Carmenère, 8% de cabernet franc et 2% de sauvignon.  

Le nez est très pur sur la myrtille et les baies rouges avec des notes épicées et boisées.  

La bouche est riche et enveloppante, à base de saveurs cacaotées et herbacées. Le cèdre reste présent en filigrane avec des arômes vanillés, tout comme une acidité intégrée bien qu’assez basse qui prodigue néanmoins un bon équilibre. Ce vin, c’est comme manger un carré d’after eight tant le chocolat et la menthe sont présents. C’est plutôt bien fait, on sent le jus de qualité, c’est indéniable, mais le style me fatigue le palais, surtout en fin de bouteille du fait de cette invasion de menthe chocolatée. Finale aux tanins perceptibles mais doux, avec encore une fois une explosion de cacao vanillé et mentholé sur une belle longueur.  

C’est un très bon vin de façon objective, bien fait, de façon “luxueuse” mais j’ai trouvé le style assez lourd après quelques verres. Peut être que la patine du temps lui donnera ce supplément de texture.  
  

Grands-Echezeaux domaine René Engel 2001 

Délicieux nez qui pinote sur la cerise, les fruits rouges et la viande séchée.  

En bouche, c’est soyeux et encore tendu par une belle acidité intégrée à un ensemble équilibré. La matière est conséquente, et le vin est juteux. Il y a des arômes d’écorces d’orange et de pétales de rose. La soie qui entoure ce vin est magnifique, équilibre incroyable entre densité et douceur. Le vin a une présence, une beauté froide.  Belle finale poudrée, digne de son rang avec une longueur qui s’étire longuement sur la griotte.  

C’est excellent, un pinot admirable et vibrant.
  
Barolo Giacomo Conterno Cascina Francia 1996 

Nez austère et complexe mais dans le sens noble du terme: thé noir, cèdre, graphite, tabac et fruit noir.  

La bouche est dans la même veine. Noblesse est le terme qui qualifie le mieux ce vin. Une noblesse sans fard, austère mais altière. La bouche a une présence incroyable. Ça commence par un toucher frais mais vif, puis le vin s’installe et prend ses aises. C’est généreux avec des arômes de violettes et de cuir. Le vin est structuré, avec une acidité qui tend l’ensemble donnant équilibre et buvabilité à un ensemble qui en impose. Il y a une présence indéniable, fin mais généreux à la fois, le vin est sapide.

La finale est longue sur le lard et le fruit éclatant avec une longueur magnifique. 
 Un grand Barolo, très classe.
  
 

Montepulciano d’Abruzzo Dante Marramiero 1998 

Nez où se mêle des arômes de cerise, de groseille, de cuir et de sous bois.  

La bouche est savoureuse, avec un jus concentré mais serein. Les arômes de cuir et de tabac apparaissent en bouche, qui côtoient un fruit encore bien vivant. Le vin est équilibré et la patine du temps offre un toucher qui reste franc mais velouté. Il y a encore une belle acidité qui sous tend l’ensemble. La finale est sanguine et croquante à la fois.  

C’est tout bonnement excellent.
  

Mouton Rothschild Pauillac 1986 

Nez cadenassé bien que l’on distingue un fruit persistant et des notes de cuir. Le carafage 2h avant le service (le vin a été ouvert et épaulé 5h plus tôt) n’aura pas changé la donne, le nez restera fermé et discret.  

La bouche par contre est onctueuse, ample, sur des notes de cerise et de cigare. Le jus dispose d’une puissance contenue, il y a de l’énergie mais toujours sur la retenue, ça chuchote mais ça ne chante pas. La texture est pourtant magnifique, le vin est structuré et complexe, avec un équilibre d’orfèvre bien qu’il ne se livre pas. Grande finale veloutée et poudrée, ici aussi ça s’étire mais ça n’explose pas.  

Que dire? C’est très bon certes, mais la bouteille n’a pas décollé. Je m’attendais à un missile intercontinental en lisant les évaluations mais je n’ai eu qu’une belle cartouche, rien de plus. Bouteille en demi teinte sans doute, c’est rageant.
  
 
Azienda Valori Montepulciano d’Abruzzo Vigna Sant’Angelo 2004 

Nez et bouche très ferrugineuse et désagréable. Problème de bouteille.  

Azienda Luigi Cataldi Madonna Montepulciano d’Abruzzo "Toni" 2012 

Nez flatteur sur les fruits noirs.  
Bouche de construction simple mais fraîche, avec un fruit mûr sur les cerises, les framboises et le sous bois. Bon équilibre avec une finale fruitée.  

Un bon vin de soif à sortir sur des grillades.
    

En définitive, ce fut une bien belle série, très instructive.  

Les tops: pour les champagnes, Agrapart, Selosse et Dom Pérignon se hissent au sommet. Juste derrière, Egly et Moncuit confirment leur excellence. Pour les rouges, le Conterno le remporte d'une courte tête devant l’Engel à mon sens, mais ce sont 2 grandes bouteilles. Le Leflaive ma encore une fois impressionné, jamais eu autant de fraîcheur sur un chardonnay bourguignon de 21ans 

Les flops: le Mouton 1986 qui devait être l’acmé de la dégustation n’a pas performé. Problème de bouteille sans doute. Le Ledru ne m’a pas ébloui, pourtant il est donné comme étant équivalent à l’Agrapart, en tout cas niveau tarif. Pour le Grimée... A voir. Je ne veux pas condamner définitivement ce jeune domaine.
 
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18 Avr 2021 14:31 #10

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Réponse de Vaudésir sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Le Dom Pe et l''Echezeaux semblent être des magnums.
Superbe ces champagnes 
18 Avr 2021 15:05 #11

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Oui le redimensionnement des photos paraît bizarre sur certaines d’entre elles 

mais ce ne sont que des bouteilles! 

Oui il y a vraiment 3 champagnes qui sortent du lot mais Egly et R. Moncuit sont pas loin derrière, à voir avec quelques années en plus sur ces 2 bouteilles! 
18 Avr 2021 15:32 #12

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Réponse de Frisette sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Superbe dégustation ! Avec en cadre de fond la cathédrale de Reims, on touche au sublime !!!

Flo (Florian) LPV Forez
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18 Avr 2021 17:58 #13

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Réponse de leteckel sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Oui j'adore aussi les photos de Benoit 
Les CR aussi hein...
J'aime bien cette philosophie de vouloir goûter, "sans états d'âmes" décomplexé, à ce qu'il y a de meilleur (sur le papier, et sans doute après une longue période de découverte tous horizons) tout en restant critique sur les vins pas au niveau de l'étiquette.

ArnoulD avec un D comme Dusse
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18 Avr 2021 19:42 #14

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Je suis resté pendant longtemps monomaniaque de la Bourgogne, et le point positif de l’inflation ahurissante des prix dans la région c’est que ça m’a forcé à sortir de ma zone de confort.

C’est toute la magie d’avoir une belle bouteille à maturité qui est au niveau attendu car on passe dès lors un moment privilégié. C’est pas toujours le cas...
Rageant pour le Mouton 1986, car elle avait été bien conservée et le bouchon était encore correct, juste que le vin n’était pas au rdv. Une « off bottle » comme disent nos voisins anglo-saxons. 
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18 Avr 2021 20:16 #15

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

CR: Même principe que les autres fois, à savoir 4 à 6h (parfois plus) d'aération lente pour les vins tranquilles, et 1 à 2h pour les bulles. La liste ne reflète pas forcément l'ordre de dégustation qui s'est déroulée sur plusieurs jours, sauf mention contraire.

Champagne Laherte “les 7” Extra Brut

Solera 2005-2016
3329 Bouteilles produites. Bouteille acquise chez un caviste reconnu de Reims
DSG le 02/2029

1er verre à l’aveugle: Nez assez simple sur la tarte tatin et la craie.

La bouche est à l’avenant, c’est simple avec une bulle discrète et une attaque fraîche sur la pomme et la cannelle. La matière reste longiligne mi crayeuse mi saline, bon équilibre avec une finale discrète. A ce moment je me dis que c’est un bon bsa, que ma femme est allée chercher dans la cave de service réservée aux bières et aux champagnes que des amis pas connaisseurs m’offrent. Sensation confirmée par ma moitié qui tient ce propos quelque peu radical : “ça sent le champagne pas cher”. Ah.

A la découverte de l’étiquette, je suis un peu interloqué. J’ai bu de nombreuses fois cette cuvée et je l’avais toujours apprécié, mais là, c’est beaucoup trop juste pour 70€, ça n’a rien de spécial, avec le Beaudiers bu quelques semaines auparavant, même si je ne partageais pas le style, il y avait au moins de la qualité. Bouteille défectueuse sûrement.
   
 
Champagne Roger Coulon “Héritage”

Dsg 04/2015. Dosage à 1g/L

Ouvert en parallèle du Laherte.

La robe est beaucoup plus évoluée et l’effervescence très discrète. Le nez est intense, sur de l’orange caramélisée, et des arômes toastés et fumés. A l’aération, il deviendra délicieusement floral.

En bouche, la texture est crémeuse et dense. C’est un champagne très riche, qui a commencé son évolution avec de la complexité. Les fruits confits et caramélisés restent présents, avec de fines notes boisées. Puis viendra en deuxième vague vient le miel et des arômes torréfiés. Excellent équilibre, le jus ne se laisse pas déborder par la richesse puisque le champagne possède une magnifique acidité en filigrane qui confère fraîcheur et tension à un ensemble structuré et vibrant. Finale savoureuse, crayeuse mais presque lactée tant le vin tapisse tout ce qu’il touche pour finir sur une très belle longueur noisettée.

Un magnifique champagne, surprenant, qui me rappelle un beau meursault avec des bulles. Je comprends Galloni qui lui a mis la note de 95, c’est profond et vibrant à la fois.
   

 
Champagne Marguet “Avize et Cramant” 2012

dsg 05/2017. Tirage de 1848 bouteilles. 100% Chardonnay d’une cuvée malheureusement disparue dans la gamme du domaine.

Effervescence éthérée et joli nez de chardonnay noble: beurre, amande, fruits mûrs et beaucoup de salinité.

En bouche, la texture est magnifiquement crémeuse. L’équilibre est parfait, le jus se déploie tout seul sur une belle acidité, délivrant des arômes de pêche et d’abricot sur un soupçon de curry. La fraîcheur donne une belle allonge à ce vin déjà complexe et stratifié. C’est soyeux, presque comme de la glycérine mais voluptueux à la fois, avec ce mix pêche/abricot/épices douce et une fine touche oxydative. La finale est superbe, sur les sels minéraux et la craie, ça tapisse tout ce que ça touche, avec une grande longueur.

Un grand champagne pour moi, qui me rappelle les Krug. Marguet… Voilà un domaine à suivre, tout ce que j’ai goûté chez ce domaine n’avait rien à envier à Selosse.
   

Champagne Bruno Paillard “Le Mesnil” 1995

Production de 8260 bouteilles d’une cuvée désormais disparue. dsg 12/2003. Nez sur l’abricot confit. A l’aération viendra des notes de champignons.

Bouche pleine de fraîcheur avec une belle matière que vient porter ce qui reste d’effervescence. Les notes de fruits confits avec l’abricot notamment sont omniprésentes, puis vinrent des arômes plus torréfiés. Le dosage est perceptible, il donne un coté confortable au vin. Bon équilibre qui se termine sur une finale fraîche, avec de la cassonade, dommage que la longueur soit courte par contre.

Un très bon champagne, mais l'apogée est désormais dépassée.
   

Champagne Francis Boulard “Les Rachais” rosé 2009

100% Pinot noir, dsg 07/2018. Nez exubérant sur l’abricot et la fraise, c’est très beau et augure de belles choses.

La bouche est vive, l’attaque fraîche mais la matière demeure compacte. Après 2h, cette matière se délie quelque peu, avec une belle vinosité et une touche fumée. Les notes toastées se mêlent à des saveurs salines en finale avant de retomber un peu à plat avec une longueur très courte. Cela reste un très bon champagne mais qui laisse un goût d’inachevé, entre une matière endormie et une finale qui chute très rapidement.
   

Franciacorta Gran Cuvée “Pas Operé” Bellavista 2004

Bulle fine et arômes pâtissiers au nez.

La bouche est à l’image du nez avec une attaque assez vive sur la brioche et la pâtisserie. Bon équilibre mais manque de complexité face aux champagnes du plateau et finale assez plate.
 

Clos de la Roche Grand cru domaine Dujac 2002

Bouchon à peine imbibé. Nez qui pinote intensément, c’est floral et sur les fruits rouges à la fois.

Bouche délicieusement soyeuse. Le vin possède une énergie folle. C’est cristallin mais avec une présence évidente à la fois, sur la fleur séchée et l’épice notamment. Cette présence tapisse la bouche mais pas de façon glycérinée comme souvent, on a ici une matière magnifique, pure, avec un équilibre d’orfèvre. La fleur se mêle à une belle salinité, pour exploser dans une finale majestueuse, digne de son rang, en queue de paon, sur une longueur magnifique, diaphane et saline à la fois.

Grand pinot noir, quel dommage que les prix soit devenus si onéreux. La bouteille n’ayant pas bougé de ma cave depuis 15 ans, le vin était encore compact avec des tannins saillants au début, que 7h d’aération ont fini par polir, ce qui me fait dire que ce vin a encore la vie devant lui.
 

Barolo Riserva “Vigneto Rocchette” Lorenzo Accomasso 2001

Nez sur la cerise à l’eau de vie.

Bouche franche et virile qui vient saisir le palais avec un jus dense et boisé. C’est un vin structuré qui ne fait pas les choses à moitié, tapissant la bouche d’épices. L’équilibre reste bon même si l’ensemble est chaleureux, je préfère tout de même un peu plus de fraîcheur. C’est le total contre pied du Clos de la Roche Dujac bu plus tôt. Finale alcooleuse et épicée où les 14,5% se signalent, rompant un peu l’équilibre d’ensemble.

Ça reste un très bon vin, mais dans un style Barolo rustique et animal qu’il faut aimer, de temps en temps pourquoi pas lors d’une soirée hivernale.
 

Barolo Cannubi Boschis Luciano Sandrone 1998

Le vin a mis du temps à s’ouvrir, comme s’il était encore trop jeune et compact! Nez sur les pétales de rose, mélangés à des épices et une touche de lard.

La bouche reste fraîche pour un Barolo de 23 ans! Il fait plus distingué que l’Accomasso avec qui il est bu en parallèle. Le jus est ample et complexe, sur des framboises écrasées, du tabac et du café. L’ensemble est élégant mais reste dense, mêlant fraîcheur et complexité qui confère un très bel équilibre au vin. Ca glisse tout seul, le vin est vraiment dans cette période charnière où il reste suffisamment de fruit pour se mêler à ces arômes tertiaires de tabac et d’épices. La finale possède encore des tannins légèrement accrocheurs, preuve que le vin est bâti pour durer. Belle longueur sur le lard et les épices.

Un excellent Barolo structuré et plaisant. Il a explosé l’Accomasso pourtant 2 fois plus cher.
 

Château Haut Marbuzet Saint Estèphe 1982

Niveau épaule avec coulures au bouchon. Appartenant à un lot que j’ai acheté, je l’ouvre sans trop de conviction, le bouchon est poisseux, la robe trouble et claire. Nez désagréable sur le vernis. Bouche diluée et moribonde.

Bouteille morte bien entendu.


Barbaresco “Reyna” Michele Chiarlo 2010

Jolie nez fruité où les épices se mêlent à d’éclatants fruits rouges.

Bouche très fine qui se la joue pinot bourguignon. Le domaine est connu pour vinifier de façon à produire des vins fins, dans de grands tonneaux en bois et cela se ressent tout de suite. La construction reste assez simple avec des arômes de pierre mouillée mais la finale rattrape un ensemble un peu juste sur le cuir qui domine avec une belle longueur qui étire l’ensemble.

C’est un bon Barbaresco, qu’on peut trouver un peu juste en bouche mais explosif en final.
 

Brunello di Montalcino Biondi-Santi 2001

Nez intense sur la violette, les cerises et les épices.

Bouche assez douce alors qu’on attend une grosse intensité. Le jus est ample, totalement délié avec de belles saveurs terriennes et d’écorces d’orange. Le vin est texturé avec une belle maturité et la fraîcheur requise pour conférer un excellent équilibre à un ensemble convaincant. Ce Brunello possède un coté “beauté froide” que je commence à avoir l’habitude de retrouver sur les vins du domaine. Finale aux tanins fondus, épicée et florale à la fois avec une belle longueur.

C’est excellent, mais on atteint pas la profondeur du Riserva qui est ahurissante, comme son prix!
 

Pessac Leognan La Mission Haut Brion 1989

Un mot d’abord sur le bouchon: impeccable. A peine imbibé, il est comme neuf et le niveau haut goulot, j’ose espérer avoir à faire à une bouteille en forme.

L’aventure commence au nez, avec du cigare, du tabac, du cèdre, du charbon… C’est simple, ça n’arrête pas. Chaque effluve apporte une senteur différente.

La bouche… Elle se contemple plus qu’elle ne se déguste. Un vin qu’il m’est difficile à décrire et pourtant je n’en suis pas à mon premier mythe. C’est un peu comme décrire un chef d'œuvre, on oubliera toujours d’évoquer un détail ou une facette. On a d’abord un toucher soyeux, puis le vin s’installe, il enveloppe avec des épices douces, des fleurs et un fruit doux sur la mûre. La sensation de plénitude que dégage ce vin est total, c’est fort et épanoui. Le jus est d’un équilibre magnifique, crémeux, complexe et stratifié, chaque gorgée est à l’image du nez, on découvre une nouvelle facette, tantôt du tabac, ou du cèdre, du fumée, ou encore la mûre, peut être l’épice douce, ou bien cette touche saline, ce sous bois aperçu il y a 5 minutes? Ce n’est pas un vin, c’est une fresque. Finale grandiose, un condensé de la complexité décrite auparavant sur une longueur tout simplement interminable.

Oui, c’est bien un mythe que ce vin, un mythe éblouissant.
 

Barbaresco Asili Riserva Bruno Giacosa 1996

Un vin ouvert à la base pour sauver l’honneur des italiens tant la domination du Clos de la Roche et du Mission Haut Brion fut totale. Il est vrai qu'on n'est pas dans les mêmes gammes de vins non plus. Un vin qui aura été en courant alternatif toute la dégustation: frustrant car à aucun moment on aura le nez en adéquation avec la bouche. Si la bouche décolle, alors le nez restera affreusement dilué et vice versa.

Lorsque le nez est branché, on a de délicieux arômes de viandes fumées, d’épices douces, de fruits noirs et de caramel.

La bouche par contre donnera la sensation de ne jamais monter complètement dans les tours. Un peu comme le moteur d’une belle italienne qui se noit. Ca restera assez vague alors qu’on devine si on prend le temps des saveurs salines, viandées, et du tabac. Mais rien à faire, l’alchimie ne se fait pas. Finale sur le cèdre qui ouvre sur une belle longueur.

C’est définitivement trop juste pour le pédigrée de la bouteille. Rageant.
 

Barolo Riserva Bricco Boschis Vigna San Giuseppe Cavalotto 2001

Nez très expressif sur le cuir, le tabac et les épices.

Bouche très douce qui profite de la texture du vin pour s’installer tranquillement en bouche. Ce nebbiolo joue plutôt le registre de la finesse mais qu’on ne s’y trompe pas, la matière est bien là, juteuse et patinée, avec des notes balsamiques. Sensation d’un vin mature et sûr de lui, bien équilibré avec une juste acidité qui donne fraîcheur et tension. Le cuir dominera tout le long de la dégustation. Très belle finale épicée qui s’étire sur une belle longueur.

Un beau Barolo, qui manque juste un peu de structure en bouche pour passer en division supérieure. Mais à vrai dire, j’ai beaucoup aimé la justesse de ce vin, équilibré, frais et plus doux que ses prédécesseurs. Dégusté en fin de séjour, il a joué la partition qu’il fallait.
 



Les tops: La Mission Haut Brion 1989 fut vraiment grandiose, Clos de la Roche Dujac 2002 est un grand pinot, Marguet confirme son statut de faiseur de grand champagne en ce qui me concerne. Roger Coulon, domaine discret, sort une magnifique cuvée avec Héritage. Du coté des italiens, Sandrone était au-dessus du lot.

Les flops: Le Riserva de Giacosa, grosse déception, bouteille “off”. Le Rachais rosé ne m’a pas impressionné du tout, le Laherte transparent, l’Accomasso pas du tout mon style et Bellavista assez ordinaire pour le prix.
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16 Jui 2021 23:05 #16

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