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Mieux vaut gunthard que jamais

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azerty27 a répondu au sujet : Re: Quand les Gunthards revisitent la scène de la cuisine chez VolfoLegui !

Ou alors comme on est organisés, on prend le premier :-)
#91

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Aladin0611 a répondu au sujet : Re: Quand les Gunthards revisitent la scène de la cuisine chez VolfoLegui !

Plaignez vous
Et les soirées des provinciaux guettés au retour par des hordes de porteurs d’éthylomètres... Et là y a pas d'heure

al
#92

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oliv a répondu au sujet : Re: Quand les Gunthards revisitent la scène de la cuisine chez VolfoLegui !

La vie provinciale est en effet exigeante pour les retours de soirée.
Hormis les capacités d'hébergement améliorées parfois par rapport à la vie citadine (;)), force est de constater que le crachoir est obligatoire pour assurer un retour pénates en toute sécurité.

Oliv
#93

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jclqu a répondu au sujet : Re: Quand les Gunthards revisitent la scène de la cuisine chez VolfoLegui !

Aladin0611 écrivait:
> Plaignez vous
> Et les soirées des provinciaux guettés au retour
> par des hordes de porteurs d’éthylomètres... Et là
> y a pas d'heure
>
> al

Boah, en province, très souvent, on connait des petites routes (qu'on appelle souvent "la route à 2 grammes") qui permettent d'éviter ce genre de rencontre.
Mais c'est vrai qu'on voit plus souvent ce genre d'action en province que sur Paris.

JC
LPV Lutèce
#94

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oliv a répondu au sujet : Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !


A tous ceux qui s'inquièteraient de l'intégrité immorale de notre Président Galinsky, de celle plutôt physique du bondissant MarathonFlo ou encore de la luisance de la casquette en peau de fesses du Gui le soir au clair de lune et même si cette bande de bois-sans-soif me semble de plus en plus prompte à lever le coude et de moins en moins à vider les cartouches d'encre, je peux rassurer le monde inquiet d'une dépression post bibitum, ils glougoutent encore !

Même s'il faut reconnaître que si on remplissait les valises que certains ont sous les yeux, on pourrait faire un tour du monde sans repasser chez Bloomingdales, quand il s'agit de s'hydrater le toboggan, rien à craindre, ce sont des hommes d'honneur et de confiance, des motivés de la descente, des toujours prêts du partage.

On en profitera pour saluer nos chers anciens comme exilés en leur rappelant qu'on ne les oublie pas et qu'on espère les revoir en forme pleine et chopine(s) en main très bientôt.

Allez, il commence à faire soif... En piste !





Champagne Vouette et Sorbée, Blanc d'Argile, Extra Brut
Dégorgé le 12/01/2016



Robe sur un léger doré.
Très joli nez, pur et franc, sur les fleurs blanches, le lait d'amande.
Attaque acérée et très nerveuse, un peu trop tranchante et qui manque un peu de confort à mon goût mais pas à celui des copains.
Ensemble frais et bien tenu, sur une matière sans creux, une bulle très fine et agréable et un charme aromatique certain.
Finale un peu sévère, sur une acidité mordante. L'extra brut annoncé est bien là.
Un vin un peu strict à mon goût.


Domaine François & Antoine Jobard, Meursault 1er cru Poruzots, 2002



Robe sur un jaune gris vert très clair.
Nez très discret, à la limite du mutique.
Si la bouche présente un bon volume et une acidité certaine, elle est incroyablement cadenassée, muette et rétive à tout expression, en mode Auberge du Cul Tourné avec Cadenas *** sur la Lingerie !
Aucun plaisir possible face à ce glaçon impénétrable.
J'ai d'ailleurs rarement croisé un vin aussi illisible, sans qu'il ait l'air pour autant fatigué ni défectueux.


Domaine Vincent Dauvissat, Chablis 1er cru, La Forest, 2005



Robe jaune paille.
Nez qui ne laisse absolument aucun doute sur ses origines chablisiennes, immédiatement franc et ouvert, sur la coquille d'huitre, les fleurs des champs, de fines notes miellées. Ensemble terriblement appétissant !
Bouche riche, d'un volume et d'une densité certaine, sur une puissance de constitution encore à fondre même si une belle acidité mobilise l'ensemble. Aromatique un peu plus fermée que le nez mais néanmoins très agréable.
Finale d'une grande présence, étirée par de fins amers.
La réserve de potentiel que possède ce vin semble considérable.
Très beau même s'il semble sage d'attendre encore pour plus de fondu et de complexité.


Catena Alta, Mendoza, Chardonnay, 1999



Robe très nettement dorée.
Nez puissant et riche, sur la noisette grillée, la confiture d'orange, la cire.
Bouche d'une épaisseur certaine, avec de la sucrosité mais aussi une belle acidité, déroulant une aromatique complexe d'évolution, sur des goûts d'abricot sec et de cire d'abeille.
Finale ample dont la richesse est sauvée de la lourdeur par une amertume qui fait saliver et rafraichit bien l'ensemble.
Un style de vin un peu large à mon goût.


Château Haut-Bailly, Pessac Léognan, 1996



Robe assez sombre.
Nez froid, sur l'encre de Chine, des notes épicées, l'aération ramenant de nettes senteurs de poivron.
La bouche propose néanmoins un joli volume, sur une attaque franche avec une vraie chair tranchée par une acidité assez élevée.
L'ensemble se gâte un peu à compter du milieu de bouche avec l'apparition de tanins fermes qui donnent au vin un côté assez austère.
Finale serrée qui doit pouvoir encore se bonifier car le vin ne semblait pas fatigué.
A suivre, pour voir.


Château Haut-Bailly, Pessac Léognan, 1976



Bouchonné ! :X
Décidément...


Domaine Jean Grivot, Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Pruliers, 2008



Robe claire, sur un rubis foncé sans trace d'évolution.
Très beau nez bien mûr, sur le coulis de fruits rouges (fraise des bois) enrobé d'une pointe épicée très agréable. L'ensemble allie fraicheur aromatique et une belle gourmandise.
Bouche moins charnue que ce que le nez pouvait laisser espérer, sur une attaque délicate mais dont l'acidité ferme grignote assez vite le corps un peu trop léger pour permettre un point d'équilibre plus avenant.
Les tanins assez saillants participent à rendre la finale un peu trop ferme pour être vraiment agréable, même sur l'excellente côte de boeuf du Gui.
Plus un vin de nez que de bouche.


Domaine Thibault Liger-Belair, Vosne Romanée, Aux Réas, 2011



Robe profonde et jeune, sur un grenat nettement bleuté.
Magnifique nez, à la fois puissant et frais, sur de splendides notes de gelée de cassis, de sucre cuit, doté d'un boisé léger qui apporte vraiment quelque chose de complexe au vin.
La bouche est d'un équilibre impeccable, à la fois juteuse et charnue, d'une maturité remarquable et pourtant élancée et fraiche grâce à une acidité très bien intégrée.
Son charme aromatique participe à cette impression de plénitude gourmande très réussie, lançant une finale aux tanins gras et soyeux de très belle classe.
Beaucoup de plaisir sur ce vin qui s'exprime déjà très bien ! (tu)


Domaine Robert Chevillon, Nuits Saint Georges 1er Cru, Les Cailles, 2007



Robe grenat clair avec une petite évolution roussie.
Nez très élégant, complexe et charmeur, sur les petits fruits rouges croquants et des notes de thé noir très agréables.
Belle attaque à la fois suave et nerveuse, sur un jus franc qui déroule un charme aromatique certain, en totale continuation des senteurs du nez.
La finale est un peu bridée par une certaine amertume qui lui fait un tout petit peu perdre en gourmandise.
Un beau vin quand même.


Château d'Arlay, Côtes du Jura, 2008



Robe claire, sur un jaune à peine doré.
Joli nez délicat et ouvert, très marqué par la pomme verte mais aussi par de belles senteurs florales qui lui apportent une certaine complexité.
La bouche est simple mais d'une grande franchise, construite autour d'une acidité mûre et d'un corps délicat et juteux qui produit un vin gourmand et très facile.
La finale est assez courte mais sans déséquilibre et très désaltérante.
Un vin d'une grande lisibilité et qui dessoiffe.


Château Doisy-Daëne, Sauternes, 2005
50cl



Robe sur un doré léger.
Nez agréable, assez ouvert, sur la mangue et l'ananas et des notes de praliné assez puissantes.
Bouche riche et ample, à la texture épaisse mais pas trop saturante, sur une acidité un peu masquée par une sucrosité un peu riche à mon goût.
Finale franche, avec de jolis amers.
Un vin un peu jeune encore, autant aromatiquement que structurellement et qui doit encore pouvoir gagner en finesse au vieillissement.




Un grand merci à Cécile et au Gui pour leur accueil jusqu'au début du bout de la nuit.
Et mes plus sincères confuses au Président Galinsky pour le lâche abandon en pied de périph' à des heures que la morale bacchusienne approuve.
On ne peut décidément faire confiance à personne...

A très vite à tous, portez-vous fort !

Oliv
#95
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Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Merci Oliv, nous étions en manque de tes CR des réunions gunthardiennes !

Concernant le Dauvissat La Forest 2005 : Très beau même s'il semble sage d'attendre encore pour plus de fondu et de complexité.

Il devrait être une des vedettes de l'horizontale de Chablis 1ers crus et GC 2005 que j'organise dimanche...
Certains vins devraient, comme celui-ci, être encore en devenir, mais d'autres risqueraient d'attendre, d'où mon choix de date. On verra bien !

Jean-Loup
#96

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oliv a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Vaut toujours mieux un peu tôt que trop tard ! :)-D
#97

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Flo a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Note concernant le Forest 05 : Jean Loup, n'hésite pas à le carafer !
Je ne l'avais pas fait cette fois-ci mais les précédentes oui, et le vin y a beaucoup gagné.

Florian
#98

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PtitPhilou a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Très jolie dégustation, les Gun' :)o
De bien jolis classiques ; un peu peur de l'évolution du NSG Les Cailles 2007 de Chevillon, sur la finale. Faudra pas trop traîner apparemment.
[size=x-small]J'ai bien peur d'avoir oublié de répondre au mail du Gui, toutes mes confuses.:S[/size]

Bises
Phil
#99

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iceteayer a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Il devrait être une des vedettes de l'horizontale de Chablis 1ers crus et GC 2005 que j'organise dimanche...

Fallait pas dire ça Jean-Loup ;)

Julien
#100

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denaire a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Jolie degust les amis, et chouette CR, - je me désole de n'avoir pu être des vôtres...

Le Forest 2005 avait l'air bien sympa. Goûté il y a quelque chose comme deux ans, il m'avait laissé une belle impression, mais avec sans doute un peu plus d'austérité / de fermeture.

À bientôt!

Mathieu
#101

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oliv a répondu au sujet : Re: Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !

Les Gunthards ne sont pas morts, ils boivent encore !


Soirée Gunthard, soirée panard ! :woohoo:




Domaine Pattes Loup, Chablis 1er cru Beauregard, 2014



Robe très claire à peine teintée.
Joli nez bien tourné et d'une typicité toute beaunoise par son élevage finement épicé parfaitement intégré à un ensemble floral. C'est net et très appétant !
La bouche déroule une construction qui signe la grande maîtrise de l'usage du fût de la part des vignerons de la Côte, quand l'aromatique encore jeune évite l’écœurant du caramel au lait mais porte de jolies senteurs encore un peu brouillonne en jeunesse tout en livrant un équilibre de bouche réussi, à la fois confortable et avec de l'allant.
La finale est nette et précise, avec toujours ces fines notes boisées encore à fondre.
C'est très bon !

Y'a pas, ils savent y faire, les gars au sud du Beaune !
Comment ça, peut-être mais rien à voir ?!

Et v'lan, tombe ton bénard, Gunthard ! Où comment se prendre 300 kilomètres de futaille dans le futal !
Y'a pas à dire, le terroir à l'aveugle, c'est quand même celui du chêne qu'on trouve le plus rapidement... :oops:




Pierre Yves Colin-Morey, Saint-Aubin 1er cru En Remilly, 2012



Bouchon parfait.
Robe jaune paille sans évolution.
Nez puissamment marqué d'un élevage réducteur bien maitrisé, sur le pétard, l'huile de sésame et le pain grillé. Perso, j'adore ces notes donc ça me convient mais faut reconnaître que c'est (encore ?) ultra monolithique, le genre de coup de nez qui aurait déclenché le pugilat habituel entre les Alamis bien élevés et les Punks à clebs du bout de la table.
La bouche est volumineuse, sur une matière glycérinée en limite de surpoids et qui tapisse vite le palais.
Le vin manque un peu de relance pour mobiliser cette ampleur mais il se refait la cerise sur la chair nacrée sucrée de la St Jacques snackée.
L'aromatique est en pleine phase avec le nez, sur la belle réduction mais sans réel fruit pour la complexifier.
La finale est agréable malgré un côté un peu brouillon et lent qui l'affadit un peu.
Pas mal du tout pour moi mais il faut vraiment adhérer au style.
A suivre.


Domaine Ostertag, Alsace grand cru Muenchberg, Riesling, 2008



Robe vieil or.
Nez complexe et avec de l'ampleur et une pointe d'oxydation selon moi, sur des notes exotiques, entre la mangue, le fruit de la passion mais aussi un côté feuille de tabac et fruits secs qui lui font perdre en fraîcheur.
L'attaque de bouche est immédiatement sur une très légère sucrosité qu'une acidité bien présente mais surtout de très beaux amers viennent trancher et étirer pour offrir un vin complet, d'un volume et concentration bien maîtrisés mais avec toujours quelques goûts de fruits secs qui flirtent avec le côté obscur de l'évolution.
La finale est agréable, étirée agréablement par l'amertume comme sur les liquoreux.
Bien + mais il était temps pour cette bouteille, je pense.


Clos Saint Jean, Cahors, 2001



Robe violacée avec une petite évolution brune.
Beau nez sérieux, sur les fruits noirs, les épices, une petite pointe marine, entre l'encre et le goudron.
Bouche agréable, un peu linéaire et manquant de folie et d'hédonisme, offrant un volume plein, assez peu intense mais bien équilibré toutefois.
Finale efficace aux tanins bien fondus, sans en devenir interminable ni très excitante pour autant.
Bien, sans plus.


Clos de Gamot, Cahors, Cuvée des Vignes Centenaires, 2002



Robe un peu plus claire et évoluée que le Clos Saint Jean.
Note très végétal, sur des notes racinaires et de géranium qui prennent à l'excès le pas sur le fruit.
Bouche rébarbative d'acidité, sans chair ni confort pour la tempérer et dont la finale est marquée de tannins féroces.
Finale stridente et grimaçante, je rends les armes !


Domaine Tempier, Bandol, La Tourtine, 2001



Bouchon imbibé au 1/4 mais en parfait état.
Robe sur un grenat rouille finalement assez clair.
Nez délicat, sur un bouquet fin très épicé, avec des notes de figue séchée et de confiture de vieux garçon. L'ensemble reste toutefois assez discret et il faut aller le chercher.
La bouche en revanche est belle, sur un toucher suave d'une indéniable sucrosité mais bien portée par une jolie acidité qui évite l'effet de lourdeur.
Le vin ne renie pas son soleil mais les 15° annoncés sont imperceptibles et la qualité d'extraction comme de tanins est remarquable, sur un déroulé au toucher délicat au moelleux très agréable et qui s'accorde furieusement bien avec le fondant des joues de boeuf cuisinées par Gui.
Très belle finale ronde et lascive, soyeuse et d'une très grande persistance.
Un très beau vin de soleil ! (tu)

Et comme d'hab' dès qu'il y a un Bandol à l'aveugle, Legui ne se trompe jamais ! %tchin


Domaine Dupont-Tisserandot, Gevrey-Chambertin 1er cru Petite Chapelle, 2009



Robe grenat assez profonde.
Nez un peu gênant pour moi car marquée par des entêtantes notes de yaourt à la fraise. Moi j'ai surtout le yaourt mais pas les copains qui semblent plus tolérants que moi en ressentant le fruit.
L'attaque de bouche est agréable, bien dotée, sur une matière fluide et glissante avec une petite rondeur facile.
Mais les choses se gâtent à compter du milieu de bouche où le vin manque de corps et comme de fond pour prendre de l'allonge et de l'ampleur.
Curieuses sensations contradictoire entre l'attaque et la finale sur un vin qui m'a paru manquer de naturel d'expression, comme un peu forcé.
Bizarre.


Domaine Joseph Voillot, Pommard 1er cru Les Pézerolles, 2007



Robe claire et sur une évolution tuilée certaine.
Nez qui transporte immédiatement en Bourgogne dans ce qu'elle a de plus beau, à la fois délicat et fin et d'une totale noblesse, quand les petits fruits rouges répondent au floral de l'âge qui s'exprime sur le pot pourri et de splendides notes épicées, sur le poivre gris.
Et la bouche enchaîne sans décevoir, offrant à la fois une trame acide bien présente et qui apporte une fraîcheur délicieuse mais aussi déroulant le miracle du pinot réussi, quand le vin exprime une présence sans pesanteur qui s'étire et désaltère.
La finale est superbe de présence et de persistance, sur une belle complexité de goûts, avec encore une vraie présence tannique qui peut encore gagner en fondu.
Une superbe bouteille ! (tu) (tu)

2007 est vraiment le millésime sous-estimé de la dernière décennie et grâce auquel je ne compte plus les grands moments de plaisir !



Domaine Fontaine-Gagnard, Volnay 1er cru Clos des Chênes, 2008



Robe sur un grenat très clair.
Joli nez délicat et franc, compromis de fines notes de fruits rouges (groseille) et épicée, avec là encore après le Voillot une agréable pointe de poivre gris.
La bouche manque en revanche d'équilibre, honnête en attaque, elle s'abîme vite dans une forme de creux mais plus encore dans une amertume assez rébarbative et qui bride trop la finale pour y prendre un plaisir réel.
Finale un peu décharnée et qui peine face au superbe Pézerolles de Voillot.


Château Doisy-Daëne, Sauternes, 2004



Robe sur un superbe doré chatoyant.
Nez franc et ouvert, sur l'ananas et des notes exotiques, la bergamote, le caramel au lait.
Bouche très agréable, pas très puissante et sur une liqueur assez légère mais justement pétrie de buvabilité, sur une jolie acidité salivante et traçante qui apporte beaucoup de fraîcheur.
Si la finale n'est pas interminable, elle concilie très bien acidité et amertume et appelle ainsi à se resservir avec aisance.
Joli vin !




Allez zou, la vaisselle et au lit !

Merci à mon vieux Gui et sa douce pour ne jamais perdre le rythme des débouchages en série et permettre aux vieux machins Gunthards de ne pas lâcher le verre.

C'est qu'on rajeunit pas !
Et en période de réchauffement climatique, tous les experts vous le diront : l'hydration, c'est important !

A très vite,
Bises à tous,
Oliv
#102
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milleret a répondu au sujet : Quand les Gunthards revisitent la scène de la cuisine chez VolfoLegui !

" puissamment marqué d'un élevage réducteur bien maitrisé, sur le pétard, l'huile de sésame et le pain grillé"

Et que va t'on retrouver dans la bouteille pour l'anniversaire de ses 10 ans !!
Personnellement , un seul essai sur le domaine ( millésime 2008 ) ne m'a jamais incité à renouveler le moindre achat ...
Je te rejoins sur la qualité du millésime 2007 en Bourgogne ...de belles surprises .
#103

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oliv a répondu au sujet : Quand les Gunthards revisitent la scène de la cuisine chez VolfoLegui !

:unsure: :unsure: :unsure:

Adieu au dernier des Tontons...

"La psychologie, y'en a qu'une : défourailler le premier !" - Pascal

#104
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oliv a répondu au sujet : Décuvage de canicule chez Legui

Décuvage de canicule chez Legui



Langlois-Château, Crémant de Loire, Quadrille, 2011



Robe jaune paille.
Joli nez ouvert et causant, sur des notes briochées et épicées enroulées dans les fruits jaunes.
Bouche pleine, sur une petite rondeur facile en attaque bien rafraîchie par une acidité bien mûre et titillée par une jolie bulle.
Finale bien équilibrée et portée par une amertume agréable.
C'est très bon !


Ossian, 2010



Robe ambrée.
Nez fatigué, sur le miel, la cire d'abeille, la peau d'orange séchée et un peu d'alcool.
Bouche épaisse et lourde, oxydée de goûts et marquée d'une amertume affreuse.
Paix à son âme.


Domaine Morey Coffinet, Chassagne-Montrachet 1er cru La Romanée, 2010



Robe jaune sur un léger fluo.
Joli nez au service, sur les fleurs blanches mentholées portées par des notes de fumée. Le réchauffement ramène un boisé réglissé nettement plus lourdaud et qui pèse sur le vin.
Bouche bancale, à l'attaque douce et crémeuse, presque grassouillette mais à l'acidité et à l'amertume excessive mal intégrées.
Finale roborative, sur une fine sucrosité de bois qui m’écœure un peu.
Pas fan.


Domaine Jean Paul & Benoit Droin, Chablis 1er cru Montée de Tonnerre, 2012



Robe jaune très claire.
Nez fortement réducteur, sur le pétard, la fumée, quelques notes florales et d'anis vert.
Belle bouche pleine avec de la tenue et de la trame, sur une impeccable structure et rythme qui apportent une vraie buvabilité.
Finale juteuse et fraîche qui donne un vrai plaisir.
Pas pensé une seconde à Chablis, sur une expression de boisé qui faisait très beaunoise.
Très bien.


Domaine Bonneau du Martray, Corton-Charlemagne, 2011



Bouchon parfait.
Robe jaune paille.
Nez très fermé, quasi mutique, sur un fin floral et boisé qu'il faut vraiment aller chercher.
Bouche d'une belle maturité en attaque, sur une forme de confort parfaitement propulsée par une très belle acidité.
Le vin propose une trame très intéressante et tient la présence sur le palais d'un tactile concentré très agréable.
En revanche, en l'état, l'aromatique totalement en dedans rend la dégustation assez intellectuelle.
Belle matière première. Mais à attendre.


Château Pontet-Canet, Pauillac, 1999



Robe bordeaux brique sur l'extérieur du disque.
Beau nez ample et franc, sur des notes poivrées, de goudron, de café, avec un beau fruit noir encore présent.
Bouche racée et fraîche, sur une matière à la fois ample et d'une forme de droiture qui apporte assise et rythme.
Finale juteuse et d'une belle persistance, aux tanins bien fondus pour un vin qui m'a semblé parfaitement à point.
Très bien.


Domaine Robert Michel, Cornas, Cuvée des Coteaux, 2005



Robe grenat pourpre.
Joli nez riche et bien mûr, sur de puissantes notes résineuses qui alternent avec des senteurs un peu lourdes de fraise Tagada.
Bouche ample avec une certaine sucrosité en attaque mais aussi un volume et des tanins bien présents qui appellent la viande.
Finale juteuse, avec une petite pointe chaleureuse.
Bien à très bien.


Domaine du Prieuré Saint Christophe, Mondeuse Prestige, 2009



Bouchon comme neuf, à peine taché sur le miroir.
Robe violacée claire sur les extérieurs.
Nez immédiatement ultra causant et généreux, sur la liqueur de fruits noirs (cassis, mûre, myrtille), de puissantes notes résineuses et poivrées qui évoquent l'encens, des senteurs de cendre et d'olive noire. Whaou, ça cause !
Bouche agréable, sur de délicieux goûts en phase avec le nez, avec un petit manque de chair (mais le vin est servi trop froid) à cœur qui laisse une certaine place à une fermeté et amertume tannique qui doit pouvoir se fondre à la garde.
Car impossible sur cette bouteille d'imaginer que ce vin a 10 ans.
A suivre avec grand intérêt.
Bien à très bien.


Domaine de Montbourgeau, L'Etoile,Cuvée Spéciale, 2014



Robe nettement dorée.
Nez agréable, sur des notes pâtissières de tarte aux noix de pécan, un fin grillé.
Bouche légère, sur une oxydation discrète et un volume délicat qui, s'il manque un peu de puissance et d'intensité, a l'avantage d'offrir une vraie buvabilité.
Finale courte mais rafraîchissante.
Bien.


Mas Delmas, Rivesaltes Ambré, 2011



Robe orangée cuivrée trouble, avec un air un peu usé.
Très joli nez doux et confortable, sur des notes de chocolat au lait, de figue sèche, d'épices, sans charge alcooleuse.
Bouche plus un dedans, un peu faible de trame et de structure, sur de jolis goûts de fruits secs mais qui manque de corps pour proposer plus d'ampleur.
Finale simple et assez courte.
J'ai bien aimé le nez, moins la bouche.
#105
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Jean-Bernard a répondu au sujet : Décuvage de canicule chez Legui

Juste pour l'intitulé du vdn: il s'agit du Mas Delmas non? Contrairement à ce que doit "penser" ton correcteur automatique... :)

JB
#106
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Gildas a répondu au sujet : Décuvage de canicule chez Legui

J'ai rapidement pensé à une contrepèterie avec le titre ;)

Visiblement, Ossian 2010 a encore frappé : j'avais acheté ce même vin en Espagne en 2014 chez un caviste : oxydé/mort, puis remplacé par une autre bouteille de nouveau défectueuse (on ne peut plus bouchonnée).

Gildas
LPV Normandie
#107
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oliv a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !



On en connait qui vont commencer à respirer dans les concours de la Reuveufeu !

Car depuis quelques années, certains commençaient à craindre un syndrome jeannilonguesque et s'imaginaient éternellement destinés à regarder des boîtes d'en dessous notre champion à nous, l'homme à la coolitude à faire passer un hipster pour un Pierreàfeu, une tête d'ampoule capable d'inventer la machine à cintrer les bananes : le meilleur d'entre nous, notre Gunthard Denaire !

Pendant que certains se préparent en altitude à coups d'angoissantes horizontales sophrologiques de cépages de supermarché, le Mathieu révisait ses gammes avec décontraction à coups de tire bouchons et de tranches de pâté en croûte maison, s'enquillant le plaisir du sport et partageant les bonheurs de l'effort avec des sparing partners totalement acquis à la noble cause de sa victoire annoncée !

Car le Denaire, c'est pas le genre à angoisser avant la compèt' !
Quand d'autres se sont sevrés d'un régime à déprimer un clown et angoissent une semaine avant la date en regardant le plafond, lui compte 5 minutes les Mouton qui l'attendent en cave et s'endort l'estomac repu sur l'Oreiller de la Belle Aurore qu'il a lui même préparé.

Mais respirez, les gens, le Denaire qui a si souvent envoyé ad patres vos espoirs de gloire oenophiles s'expatrie !
Et comme il aime l'effort, l'animal, il a choisi un bled où l'accès au canon de 75 ferait rêver tous les pacifistes de la planète.
Donc avant de le laisser s'envoler vers sa mer de sable et des années de pépie, on pouvait compter sur notre Gui pour fournir les murs et la tortore et honorer le Champion.

Math', bon vent à toi et surtout, quand tu commenceras à trembler et à voir des éléphants roses, un p'tit coup de rame ou d'avion et les Gunthards seront là pour t'aider à passer la crise de manque ! :/:

Allez, à table pour un au revoir...





Domaine Louis Michel, Chablis 1er cru Forêts, 2014



Robe jaune paille.
Nez ultra élégant, encore plus lors de la repasse sur le fromage où il devient scintillant, sur des notes florales et d'agrumes d'une précision et délicatesse absolument délicieuses !
Bouche nerveuse, sur une tension laser pleine de tranchant et de rythme, avec un côté acéré auquel la précision aromatique en phase avec le nez apporte beaucoup de charme.
Finale élancée et désaltérante, sur de beaux goûts fins et une morsure acide salivante qui me convient tout à fait.
Très bien !


Domaine Pierre Morey, Meursault Les Tessons, 2008



Robe bouton d'or.
Nez plus évolué, avec une forme d'évolution au bouquet complexe, sur le beurre noisette et de puissantes notes d'orange.
Bouche puissante, sur une propulsion acide immédiate qui porte une belle matière toute en volume et en tenue.
L'ensemble est concentré et présente comme une forme de légère brutalité rustique par la présence d'amers (ziste).
Les goûts sur la pierre frottée et l'écorce d'orange m'évoque irrésistiblement le Jura.
Finale toute en tension sèche.
Très bien.


Domaine Jean-Paul et Benoit Droin, Chablis Grand cru les Clos, 2008



Robe jaune clair légèrement fluo.
Nez ample et un peu lourdingue, sur la guimauve et de puissantes notes lactées, entre le yaourt aux fruits, l'huile de coco.
Bouche au volume riche et tapissant, avec de l'épaisseur et qui dénote un peu après les deux lames de rasoir précédentes.
L'aromatique ajoute de la lourdeur avec un lacté qui pèse à l'excès sur le fruit.
Finale agréable par sa tenue et son allonge malgré ces goûts coco un peu écœurants.
Bien.


Domaine de Montcalmès, Coteaux du Languedoc, 2005



Robe évoluée, sur un bordeaux un peu trouble.
Nez clairement sudiste d'expression, sur la garrigue, les fruits noirs cuits, le chocolat, une évolution notable sur le cuir et le bouillon Kub.
Bouche pleine et cohérente, avec une richesse sans lourdeur grâce à une concentration naturelle et à une belle acidité.
Finale pleine aux tanins fondus, sur un volume bien maîtrisé mais qui commence à tirer un peu trop sur le tertiaire à mon goût.
Bien à très bien.


Domaine Joseph Voillot, Volnay 1er cru Champans, 2009



Robe grenat très claire avec un début d'évolution roussie.
Nez magnifique de classicisme maîtrisé, quand les petits fruits rouges et des bois répondent à des notes finement épicées et floral (pivoine, pot pourri) dans un ensemble d'une superbe élégance. Ça vous saute au pif et difficile de s'en décoller !
Bouche très agréable, sur un jus velouté au joli moelleux de texture mais sans aucun déficit de fraîcheur par l'apport d'une acidité bien mûre parfaitement intégrée.
Finale énergique aux tanins suaves mais avec une pointe d'amertume.
Très beau vin !


Domaine des Perdrix, Nuits-Saint-Georges 1er cru Aux Perdrix, 2005



Bouchon absolument parfait, juste taché sur le miroir
Robe grenat sombre, presque bordeaux.
Nez bizarre et somme toute assez moche, sur des notes fatiguées de champignons séchées, de boîte à épices poussiéreuses, de cire et de malt, une forte aération dans le verre réveillant un peu les fruits noirs compotés.
Bouche bancale, à la fois riche par une espèce de sucrosité peu agréable et mordante par une acidité aride totalement dissociée.
Finale illisible, sur des goûts de vieux machin.
Aucun plaisir possible et le retour au Volnay de Voillot en devient une bénédiction !


Château de Vaux, Moselle, Pylae, 2016



Robe violacée toute jeune.
Nez ultra primaire et sexy, sur la confiture de fruits rouges et bleus, entre la framboise et la myrtille, avec une richesse froufroutante qui frôle l'excès sans s'y vautrer.
Bouche juteuse et d'une évidence gourmande très agréable, sur un volume plein d'une petite sucrosité lascive qu'une bonne acidité sauve de la lourdeur.
L'ensemble est un peu primaire aromatiquement ce qui crée un effet saturant assez rapide sur une finale séveuse, avec de la gourmandise.
Bien à très bien.


Caveau de Bacchus, Arbois, Réserve du Caveau, 2008



Robe nettement dorée.
Nez classique, sur une oxydation légère, sur le cuir et le curry et qui laisse s'exprimer des notes de jus de pomme reinette et de peau d'orange.
Bouche remarquable de constitution, qui se propulse par une acidité tranchante pour accélérer encore et encore en offrant un volume impactant qui cogne sur le palais, conciliant une forme de puissance et un côté fuselé génial d'expression.
Finale dense et racée, avec une puissance qui ne cède rien à la buvabilité.
Superbe !


Domaine Philippe Delesvaux, Coteaux du Layon Saint Aubin, Les Clos, 2010



Bouchon parfait.
Robe dorée aux reflets verts.
Nez étonnant, sur les agrumes, la mandarine mais aussi de puissantes notes de gentiane et de cendre froide.
Bouche au joli équilibre frais, sur une liqueur juteuse bien tendue par une acidité très agréable.
Finale salivante et croquante, avec toujours ces curieux goûts de gentiane.
Bien à très bien.




Denaire, Denaire, Denaire !


Mon Mathieu, bon vol et beau vent à tous les 4.
Tout le GC se joint à moi pour souhaiter le meilleur à toute la famille.
Je ne doute pas que tu parviendras bien à nous pondre une somme sur les vins de l'Atlas et à nous y dégoter quelques merveilles !

Porte toi bien et fort !
Et surtout, à très vite pour de nouvelles aventures.

Bises,
Oliv
#108
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sideway a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

Merci pour le CR Oliv, pour moi qui ai toujours apprécié les contributions de Mathieu ainsi que son esprit éclectique !

Ce doit être la première fois que je vois la mention " Quasi-monopole " sur une étiquette (Nuits-Saint-Georges 1er cru).

Frèdè
#109

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Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

il a choisi un bled où l'accès au canon de 75 ferait rêver tous les pacifistes.

Tu connais le canon de 75, oliv ? L'étendue de tes références m'étonnera toujours… :jump:

Quant à toi, Mathieu, j'ai eu la chance de te rencontrer et pas seulement au concours de la RVF (où tu étais en effet brillant) : tu ne fais pas dans l'esbrouffe et si tu gagnes, c'est surtout à être connu. (tu)
Je suis sûr que l'on se reverra à ton retour.
En attendant, bon séjour en Afrique du nord !

Jean-Loup
#110
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Vaudésir a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

Je vois que les Clos 2008 de Droin ressemble presque point pour point à l'aromatique que j'avais rencontré par contre la bouche avait une bien meilleure tenue.
Stéphane
#111

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mgtusi a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

L'oreiller de la Belle Aurore avait été modestement renommée en Traversin de je ne sais plus qui.

Oui Jean-Loup, c'est injuste, Oliv est jeune et en sait plus que nous sur le canon de 75 sans recul de nos lectures d'Historia spécial deuxième guerre mondiale (j'ai bon ?)

Michel
#112

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oliv a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

En savoir plus que Jean-Loup sur le sujet, je crois quand même que ce n’est pas donné à tout le monde. ;)

Merci Michel pour le jeune.
On me le dit bien trop rarement, je trouve !
#113

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Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

le canon de 75 sans recul de nos lectures d'Historia spécial deuxième guerre mondiale (j'ai bon ?)

Pas tout bon, Michel…

La notion de "sans recul" est bonne au sens où l'ensemble du canon ne recule pas comme ses prédécesseurs sous l'effet du tir. Mais l'appellation est utilisée pour d'autres types de canons, sans culasse.
Le canon de 75 est le premier qui est équipé d'un "lien élastique" qui relie une partie reculante (tube, culasse) à la partie principale fixe.

Ce canon a comme appellation 75-97 : 75 c'est le calibre et 97 c'est l'année d'adoption. Il s'agit donc de 1897 et ce canon a beaucoup plus été utilisé lors de la première guerre mondiale que lors de la seconde…

Mais ne polluons pas trop ce superbe sujet des Gunthards !

Jean-Loup
#114

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mgtusi a répondu au sujet : Ce n'est qu'un au revoir, Gunthard !

J'ai retrouvé, il s'agissait du traversin de la belle Charlotte.

Compliqué de mettre des liens avec une tablette (enfin pour moi) mais il suffit de chercher avec traversin dans le corps du message.

Ca donne une bonne idée du talent culinaire dudit Matthieu et de son humilité.

Michel
#115

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oliv a répondu au sujet : Le retour du Gunthard prodig(u)e !

Le retour du Gunthard prodig(u)e !



Ajustage de notre Denaire avant concours


Parti exercer ses talents dans un royaume ensoleillé, notre Denaire nous avait beaucoup manqué.
Profitant d'un passage chez le fabricant pour réinitialisation de son logiciel, notre bon Gui, la Mère de tous les ouvriers Gunthards, a une nouvelle fois ouvert ses portes à la bonne humeur et à la large soif des Compagnons du Lever de Coude.

On a bien mangé, on a bien bu, on a la peau des joues (et du ventre) bien tendue.

En piste et vivement le retour de notre prodige ! %tchin





Domaine Gérard Boulay, Sancerre, Clos de Beaujeu, 2007



Robe sur un léger doré.
Nez moche, sur le cuir, la crème, un évident début d'oxydation.
Bouche tendue, avec un bon volume mais un peu aride et manquant de fraîcheur et d'allant, sur des goûts trop évolués en phase avec le nez.
Finale un peu creuse et décharnée.
ED ?


Domaine Gérard Boulay, Sancerre, Monts Damnés, 2007



Robe jaune paille.
Très beau nez élégant, floral, sur un très minéral totalement chablisien.
Superbe bouche à la texture d'eau de roche, cristalline et toute en fraîcheur tonique, sur une trame rythmée d'une densité et finesse au point d'équilibre délicieux.
Finale classe et racée, d'une allonge nerveuse assez irrésistible.
Excellent !


Domaine Didier Dagueneau, Blanc Fumé de Pouilly, 2010



Robe à peine teintée d'un léger vert de gris.
Nez serré, un peu réducteur (pneu) et primaire, sur le cassis, le réchauffement ramenant des notes plus riches, de fruit de la passion. L'ensemble fait jeune, même pas adolescent.
Même phénomène en bouche où l'ensemble est dense mais assez peu avenant, comprimé autour d'une puissance acide amère trop concentré en l'état pour apporter un plaisir hédoniste.
Les goûts trop primaires et la finale ferme accentuent ce sentiment d'ouverture trop précoce.
A attendre précieusement car le potentiel semble là.


Domaine Jean-François Ganevat, Côtes du Jura, Les Grands Teppes Vieilles Vignes, 2007



Robe dorée avec une certaine évolution.Nez très réducteur, sur un sésame grillé puissant qui me rappelle les grandes heures des hululements à la boite de sardine des punks à chien !
Bouche à l'attaque résolument perlante mais qui se dégaze assez vite dans le verre pour livrer un équilibre plein et rythmé à la fois, sur une belle matière juteuse mobilisée par une acidité très agréable.
Les goûts sont un peu trop monolithiques et marqués par ce grillé Coche pour en faire un très grand vin.
Mais force est de constater qu'on s'est tous resservis avec plaisir.


Domaine Michel Gay et Fils, Aloxe-Corton, 2015



Robe grenat sombre encore bleuté.
Nez sur les fruits des bois, la myrtille et de nettes senteurs épicées et lactées qui signent un élevage bois pas encore fondu.
Même phénomène en bouche avec un vin bien construit, sur une matière présente et une bonne acidité mais un peu écrasé par un lacté gênant qui bride l'expression aromatique.
Finale où le poids d'élevage vraiment perceptible me dérange.
A revoir car le vin semble avoir le fond pour intégrer ces scories.


Domaine Georges Noëllat, Vosne-Romanée 1er cru Les Beaux Monts, 2011



Robe clair, sur un rubis vermillon.
Nez délicat et franc, au bouquet ouvert qui offre des senteurs de petits fruits rouges, un côté floral mais aussi un végétal présent sans être dominant, sur le poivre vert.Bouche remarquablement bien construite, déliée et souple sans manquer de fond pour autant, sur un équilibre frais sans faiblesse et des goûts qui intègrent le végétal du millésime avec talent.
Finale agréable, sur une qualité de tanins remarquables.
Vraiment très bon.


Domaine du Tunnel, Cornas, 2005



Robe sombre avec un peu d'évolution sur l'extérieur du disque.
Nez puissant, sur des notes résineuses et d'encre d'écolier plus que fruitées.Bouche puissante très bien construite, d'une densité certaine sans s'abimer dans le déséquilibre.Finale avec de l'impact mais un peu trop linéaire de goûts pour apporter un vrai plaisir hédoniste.
Irréprochable en soi mais trop austère pour moi.


Domaine de la Zouina, Epicuria syrah, 2015



Robe grenat sombre.
Nez causant, sur le coulis de mûre, le yaourt à la fraise, un côte Pimousse fruits de bois.
Bouche au volume juteux agréable, sur une matière souple très facile, sans chaleur ni présence tannique mais là encore sur laquelle l'élevage lacté pèse d'une lourdeur excessive.
Finale inexistante.


Thunevin-Calvet, Maury, 1998



Robe tuilée plutôt claire.
Nez agréable, sur le caramel au lait, le raisin de corinthe, la figue sèche, de douces notes épicées.
Très belle bouche qui allie fraîcheur et gourmandise dans un ensemble élégant et très complexe de goûts, sur une myriade d'épices et un trame juteuse et franche.
Finale salivante d'une belle longueur.
Très bon !
#116
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denaire a répondu au sujet : Mieux vaut gunthard que jamais

Après cinq mois de confinement dans un pays de tradition viticole, disons, limitée (encore que), et avant le retour au pays, la fin de l’été sonnait l’heure des retrouvailles avec les amis de la République gunthardaise, fringants sous le soleil de Montrouge. Un seul (grand) être nous manque (plein de bises, Olivier), mais le salon du Gui est quand même bien peuplé, et de visages qu’il est doux de revoir !

Mais fi des bavardages, hop, les CR.

**

Champagne Follet-Ramillon - Vintage 2011

Nez riche, assez ouvert, porte sur les fleurs séchées, miel, foin, mirabelle, une pointe d’oxydation (agréable).
En bouche, la bulle est assez vive, une certaine acidité est présente, mais l’impression générale joue davantage sur la rondeur que la droiture - ce qui n’est pas lié au dosage, limité (5g/l).
C’est bon, mais pas complètement mon style non plus.
Bien

Champagne Pierre Gimonnet & Fils – Fleuron 2014 (Brut 1er cru Blancs de Blancs)

Joli nez, d’une grande fraîcheur. Les arômes portent sur la noisette fraîche, la brioche, le beurre frais, avec une composante florale. Très distingué mais aussi très jeune, il est plus sur la retenue que le précédent.
La bouche est droite, tendue, éfilée, jolis amers, belle acidité. Plus strict que le précédent, il est à la fois plus austère et plus pur, plus précis. J’aime beaucoup. Il gagnerait sans doute à ce qu’on le laisse tranquille quelques années.
Très bien (+)

Gilbert Picq & ses Fils - Chablis « Dessus la carrière » 2014

Quel nez ! Grillé, agrumes (pamplemousse, citron), légèrement terpénique. Ouvert, expressif, précis, c’est très prometteur.
La bouche est un modèle d’équilibre, elle a un beau volume en même qu’une belle trame acide mure, avec un petit côté réglissé qui apporte de la rondeur. C’est pur, salivant et gourmand.
Petit coup de cœur, surtout vu le niveau d’appellation et le millésime, qui est quand même souvent assez raide dans ce coin. Pas retrouvé Chablis à l’aveugle, j’étais à Sancerre… Accord impeccable avec le tartare de poisson dont le côté citronné répond parfaitement au Chablis.
Très bien +

Domaine Zind-Humbrecht - Alsace Riesling Clos Windsbuhl 2008

Robe jaune doré soutenu.
Nez très puissant, agrumes confits, épices douces, cire, miel, floral. C’est diablement riche, avec un petit côté exotique en bonus. Démonstratif, épanoui, imposant.
La bouche présente une attaque large, caressante, puissante, équilibrée par une belle acidité. Ca déroule ensuite juste à une longue finale où les épices dominent, avec un côté « pain d’épices ». Un vin plus en largeur qu’en droiteur, qui s’est un peu alangui avec les années. C’est très bon, mais je le préfèrais plus jeune, où il était proprement éblouissant . Il paraît s’être un peu « épaissi » avec les années. Cela reste néanmoins très bon.
Très bien

Thomas Morey - Chassagne-Montrachet « Les Baudines » 2013

Nez grillé, noisette, notes d’élevage prégnantes, et une pointe végétale bizarre. On s’interroge sur un éventuel bouchon. C’est vrai qu’il a un je-ne-sais-quoi de curieux, mais pas de TCA pour moi.
Bouche grasse, belle matière, mais relativement courte, avec un côté lactique, notes d’élevages toujours bien présentes.
Bien -

Jean-Marc Burgaud – Morgon Côte du Py 2010

Nez sur les fruits noirs, menthol, et un côté un peu « pointu », note acétique.
La bouche est stricte, serrée, tannins denses et vifs, acidité relativement élevée, un peu austère, amertume en avant.
Pas hyper gourmand en l’état. Je l’ai déjà mieux goûté.
Assez bien + / Bien -

Daniel Bouland - Morgon « Corcelette » 2009

Nez assez strict, qui porte sur l’anis, le cassis, la cerise à l’eau de vie, avec un côté mentholé, un peu d’alcool. Pas désagréable, mais pas super attirant non plus.
La bouche est plus voluptueuse que celle du vin précédent, mais aussi que ce qu’annonçait le nez. Large, souple, les tanins sont fins, plus de matière que sur le précédent.
Pas mal, mais un je ne sais quoi d’agressif dans l’aromatique qui me gêne un peu. Pas sûr qu’il faille l’attendre beaucoup plus (à mon goût en tout cas…)
Bien

Domaine Gros Frère et Sœur - Echézeaux 2009

Très beau nez de rose, cerise, fraise, figue, très mûr, avec un fruit un peu confituré, mais beaucoup de charme.
La bouche est tapissante, glycérinée, superbe matière, tanins très doux, soyeux – presque trop. Un beau bébé joufflu.
C’est très bon, dans un style très flatteur et gourmand. A mon goût il manque toutefois, au plan aromatique, une pointe de fraîcheur (mais le style de la maison conjugué aux caractéristiques du millésime s’y prêtent peu) à la fois au plan aromatique et en bouche.
Très bien +

Domaine Rebourgeon-Mure - Volnay 1er cru Caillerets 2013

Nez plus frais, framboise, cerise, épices, joli fruit avec un début de complexité, sous-bois, notes grillées. Attirant.
La bouche offre une très belle matière, tannins serrés mais très fin, beaucoup de fraicheur, finale sur les fruits rouges frais, très agréable.
Très beau vin, avec encore un beau potentiel d’évolution.
Très bien

Domaine Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru « Clos Saint-Jean » 2012

Là aussi un nez très harmonieux, qui regorge de fruits rouges (cerise, framboise) avec une belle fraîcheur mentholée.
La bouche est plus ronde, gourmande, avec un beau volume et un équilibre quasi parfait.
Le commentaire se fait plus laconique au troisième pinot de suite, mais très beau souvenir de ce vin, qui confirme une fois qu’il ne faut pas oublier les rouges à Chassagne, et que Ramonet fait décidemment dans cette couleur des vins très gourmands.
Très bien +

Et puis il y avait un dernier vin que je ne commenterai, car c'était... le mien ! (enfin essentiellement celui de mon cher papa, car c’est lui passe son temps dans la vigne…)


**

Un très grand merci au jeune papa pour son accueil toujours aussi chaleureux et la cuisine toujours au top, et à tous pour votre bonne humeur ! A bientôt !

Mathieu
#117
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oliv a répondu au sujet : Mieux vaut gunthard que jamais

Quel plaisir que de relire mon Denaire sur LPV !
Je me croirais revenu aux temps de nos grandes heures. (tu) oo,

Bravo les copains et vivement de se revoir tous au plus vite des possibilités de chacun.
#118

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