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Les amis, c'est la vie !

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oliv a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Les amis, c'est la vie !

Vacances autour des 40 ans de Pélusse



Ah nom di djiou, qu'elle a été longue cette saloperie d'année !

Alain n'est plus là pour rythmer les mois qui passent de descentes à l'étang et les jours s'étirent comme dans une impasse...
Les olives 2016 sont restées sur les arbres et le temps a passé, avec le sentiment douloureux que rien ne sera plus comme avant...
Un seul être vous manque...

Et pourtant, les Alamis sont là ! oo,
Le temps a toujours le mérite d'offrir des occasions pour peu qu'on ne se complaise pas dans un passé figé et qu'on sache se mobiliser pour faire que les instants d'aujourd'hui cimentent les souvenirs heureux de demain.
De ceux qu'on se racontera un jour, la nostalgie au cœur...

C'est donc une nouvelle fois la route du sud que nous avons pris, complétant nos vacances marseillaises d'il y a quelques années pour cette fois pousser de Toulon vers la Ciotat et jusqu'à Cassis.
Les occasions de vin ne seront peut-être plus aussi nombreuses qu'avant sur le secteur mais les paysages y gagneront des visites que le temps passé à table ne permettait pas toujours... :oops:
Encore que quelque chose me dit que si j'avais klaxonné mes Pacas, je risquais bien de prendre cher à chaque soirée étape.

Mais n'étant plus tout jeune et au vu du programme qui s'annonçait, décision fut prise de rester sages une semaine avant de remonter paisiblement vers Fio et l'Enzo qui accueillent comme si souvent ce soir la roulote des voyageurs apeurés et régalent les nomades affamés.

En piste !







Fritz Haag, Brauneberger Juffer-Sonnenuhr Riesling Spätlese, 2007

Robe jaune claire, sur un léger grisé.
Joli nez ouvert et fin, sur le citron vert, la mirabelle, des notes minérales et délicatement mentholées.
Bouche très jeune encore, sur une sucrosité assez présente en attaque malgré une belle structure acide qu'on perçoit en un deuxième temps et qui évite tout effet d'empâtement.
Le vin offre de jolis goûts en pleine phase avec les senteurs du nez, compromis d'agrumes et de naphte.
Finale facile, encore un peu enrobée à mon goût mais d'une vraie gourmandise.
A attendre ou servir bien frais pour éviter d'accentuer sa petite richesse.




Domaine François Cotat, Sancerre, Les Mont Damnés, 2006

Robe jaune paille.
Très joli nez, sur les fruits blancs, la fumée, le foin, des notes minérales de pierres chaudes très élégantes.
La bouche est moins en place et emballante, sur une attaque souple d'un volume assez riche avec une perception de rondeurs glycérinées due à un alcool assez perceptible malgré la présence d'une bonne acidité.
Les goûts sont agréables mais assez difficiles à décrire, comme entre deux âges, plus sur le fruit et fleur et pas encore sur l'évolution certaine.
Une amertume forte prend le pas à l'excès sur l'acidité qui pourrait retendre l'ensemble et déséquilibre terriblement la finale en limitant le plaisir.
Bien mais un peu trop chaleureux et excessif à mon goût.




Domaine de Beudon, Pinot Noir, 2012

Robe claire, sur un grenat presque rubis.
Très très joli nez délicat et pur, très pinot, sur des notes florales et végétales, sur la pivoine, la menthe, l'aération et le réchauffement dans le verre ramenant des senteurs plus fruitées, sur la cerise.
Bouche légère, fluide et presque fragile en texture, sur une matière délicate qu'une amertume et un petit manque de chair chahute un peu trop pour dépasser son charme aromatique et me convaincre totalement.
Finale franche, un peu amère et sans relance.
Bien.




Tenuta di Fessina, Etna Rosso, Erse 2014

Robe rubis très claire.
Nez léger et franc, sympathique, sur des notes de grenadine enrobées d'un léger végétal mentholée.
Bouche fluide, presque fluette, sur une matière sans beaucoup de fond et qui manque d'enrobage et de chair à mon goût pour compenser une acidité pointue.
L'ensemble me semble un peu faiblard, sur un déséquilibre acide amer qui ne me plait pas du tout.
Ce qui me vaut une ronflée de la part d'une tablée en total désaccord avec moi... :oops:




Y'a pas à dire, les régalades nîmoises, je connais rien de meilleur pour préparer les grands moments du lendemain et s'ouvrir l'appêtit !
::whooo::

Après une bonne nuit réparatrice, il est temps de filer vers le palace de Corconne où j'imagine que le marquis en son domaine doit déjà commencer à stresser pour savoir si ses vins seront au niveau, si les accords prévus seront harmonieux et si les convives repartiront aussi repus qu'heureux.

On ne se refait pas... ::oups::

A suivre...
Oliv
#1111
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jean-luc javaux a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Merci Oliv.
Ces vins de Cotat, je me demande toujours quand il faut les boire... :?
J'ai beau regarder le casier au fil des années, j'ai toujours pas la solution.
Tout ce que je sais, c'est que, vu l'âge et les attentes qui n'en finissent pas, je n'en n'achèterai plus... ::oups::

jlj
#1112

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oliv a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Ah mince !
Tu as eu des auberges du cul tourné même sur des vins de plus de 15 ans ?
#1113

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jean-luc javaux a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Les jeunes vignes 2005 se buvaient bien (12 bouteilles...).
Les trois cuvées "huppées" j'ai des 05-06-07-08-10 et je ne suis toujours pas arrivé à savoir quand ou quoi essayer... :)
Il faudrait questionner Matthieu mais il m'a l'air presqu' aussi hésitant que moi!

jlj
#1114

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oliv a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Les amis, c'est la vie !

Le Pélussiversaire ! ::fz::



L'avantage des décennies qu'on bascule, c'est qu'elles sont souvent l'occasion de se retourner sur le passé, sur ce qu'on a construit et le chemin parcouru ensemble, sur ce qu'on a laissé derrière soi dans les oripeaux de la vie, sur le bonheur des instants vécus et parfois le regret de quelques occasions perdues.

C'est un jour de ces visites dantesques dans le vignoble entre copains comme l'équipe les apprécie tant qu'il s'est récupéré ce patronyme de Pélusse, notre Nico !
Depuis le temps qu'on essayait de distinguer La Paire, ça tombait bien, remarquez !
Ce qualificatif resterait énigmatique au commun des mortels pour qui n'a pas un jour glacial de début d'année grimpé entre Alamis la côte vers le plateau du Pilat et entendu le Nico balancer de son accent languedocien à décorner un cocu un tonitruant "oh putaing cong, Pé-luss - ingueeux ! " alors qu'on arrivait au gîte qui allait abriter une de nos aventures !
La gondole des zigomatiques à en finir chez l'osthéo fut telle... que le qualificatif lui est resté !

Et force est de constater qu'il lui colle à la peau comme le crincrin à la cigale et le ferrrri boaaaate au grand maître Panisse, ce pseudonyme ! Plus parfait, y'aurait p'têtre eu Gunthard mais la place était déjà prise...
Pélusse ! Une vrai idée du Sud quoi !
Rien qu'à le sélectionner dans mon carnet d'adresses avant de lui envoyer un mail ou de lui passer un coup de fil, peuchère, je suis comme déjà en route vers le soleil de méditerranée ! :jump:



Notre beau ténébreux


C'est qu'hormis le DinEnzaure dont le tour de taille restera semble-t-il toujours inversement proportionnel à la décennie d'avance qu'il a prise sur certains, les deux VTNistes, je les ai connus tout jeunes, quasi adolescents et ce même si leur tordre le nez balançait déjà à l'époque les premières litrons de rouquin !

Si notre Pélusse d'antan n'était pas encore papa, il revendiquait déjà avec la modération qui le caractérise un amour indéfectible pour un obscur vin de pays de l'Hérault à l'acronyme flatulent.
L'histoire confirmera qu'il avait le goût très sûr...
Allez d'ailleurs savoir si, un jour proche, sa cave farcie de gamays honnis ne fera pas baver tous les vautours qui rêvent d'entrer chez le futur Jayer ou le néo Jean François Coche avant que la planète habituelle des suceurs de roues ne sorte la brosse à reluire et les fantasmes de culbutes.



10 ans de Pélusse, il vieillit bien !


Car il est comme ça, le Pélusse !
Qu'importe l'étiquette pourvu qu'on ait le plaisir et ce sans jamais rien s'interdire de la joie de taper dans le grand réputé comme dans le petit supposé pourvu qu'on donne ses chances à tous sans préjuger de rien.
Ceux qui ont un jour eu le plaisir et l'angoisse de partager ses largesses savent que chez Maître Pélusse, le dégustateur a tout intérêt à laisser faire ses sens et à ne surtout pas "goûter avec sa tête" s'il ne veut pas finir avec le falzar tombé plus bas que les genoux ! Et son ego avec !

Ici, pas de singe savant, le vin doit faire ses preuves et le dégustateur n'est pas là pour essayer d'attraper la queue du Mickey mais pour essayer de profiter de ce qu'il goûte en se faisant plaisir à table !
C'est pas mal comme programme, hein ? Un vrai Gunthard, je vous dis, ce Pélusse !

Bon, vous ayant déjà tracé de multiples fois son portrait de beau ténébreux ombrageux, je vais pas ressortir la boîte à taquineries sous peine de radoter.
D'autant qu'avec les années, il m'a tout l'air de s'apaiser, mon matador des verticales, sur parois comme en bouteilles !
A croire que l'altitude et les exigences de la varappe et du tire-bouchon, les minots et le temps qui passe auprès d'une sainte femme qui vous aime, les copains toujours là même quand on les croyait loin, ça vous recadre certaines priorités au niveau qu'elles méritent.

Bon, c'est pas tout ça mais de mots, je me nourris pas et c'est qu'il commence à faire faim...

Les z'affreux sont tous bien à l'heure, les nîmois, les chuiches et mêmes les toulousains !
Le parisien lui, pour éviter le quart d'heure qui a fait sa légende, est arrivé plus tôt dans l'après-midi.
Les parents sont tout à la joie de se retrouver, la marmaille piaille et cavale dans tous les sens de la maison, les fumets qui arrivent de la cuisine commencent à furieusement nous chatouiller les babines...

Tout semble donc bien en place pour un nouveau grand moment !

A taaaaaaable !








Champagne Ulysse Colin, Blanc de Noirs Extra Brut, Les Maillons
Dégorgé le 15/02/2017

Robe jaune paille assez claire.
Nez très jeune, au boisé présent sans être vulgaire ou entêtant et qui ne masque de très belles notes florales qui tirent sur les fruits jaunes avec le réchauffement dans le verre.
Bouche à l'attaque puissante, sur une matière aux extraits secs bien perceptibles et qui lance un volume vineux et concentrée, parfaitement mobilisée par une superbe acidité.
La bulle est fine mais bien présente.
Finale très longue mais encore assez brute d'impact et d'expression.
Très beau vin, à attendre.


Mozzarella




Domaine Edmond Vatan, Sancerre, Clos de la Néore, 2008

Robe jaune paille.
Nez avenant, immédiatement généreux, sur de belles notes florales (jasmin, fleurs d'oranger), les agrumes (pamplemousse) et une pointe minérale, entre la craie et la coquille, ce qui nous fera évoquer Sancerre.
Très belle bouche racée, au volume ample et concentré mais sans aucune lourdeur grâce à une belle acidité bien mûre.
L'ensemble déroule une certaine évidence gourmande mais pas encore une grande complexité aromatique.
Finale agréable mais avec un côté encore simple et presque roboratif qui signe que l'avenir lui rendra sûrement justice.
Très bien mais à attendre, je pense, pour plus d'émotion.



Gaspacho à l'andalouse





Domaine Vincent Dauvissat, Chablis Grand Cru Les Clos, 2005

Robe sur un doré assez net.
Nez assez serré et laissant pourtant une impression d'évolution, sur des notes chaudes, à la fois fumées et épicées.
Bouche d'une grande puissance, à la matière presque huileuse qui tapisse le palais sans l'engluer pour autant grâce à un support acide juste assez présent pour éviter la lourdeur.
L'aromatique semble assez évoluée, sur des notes de tabac blond et un côte lacté beurré.
Finale puissante et d'une grande persistance, sur une vraie expression de richesse.
Très bien mais à voir si le vin est dans une phase "évoluée" ou si cette bouteille était un peu avancée.




Domaine François Raveneau, Chablis Grand Cru Blanchot, 2007

Robe beaucoup plus claire que le Dauvissat, sur un jaune vert de gris qui fait très jeune.
Nez plus serré, compromis de notes finement minérales et de senteurs pointues, sur le floral finement anisé.
La bouche est d'une construction toute en tension, sur une matière au toucher plus cristallin et en rythme que les Clos et qui déroule un tonus certain qui génère une belle salivation.
Les goûts sont agréables sans être gigantesques d'ampleur et de complexité, sur un léger popcorn et des notes minérales.
La finale est longue mais marquée d'une petite pointe amère qui m'orientera vite sur le millésime.
Très bien.

Une paire très intéressante pour deux vins très lisibles dans les excès et limites de leurs millésimes respectifs.
Comme souvent sur ces domaines, le Dauvissat est nettement plus causant que le Raveneau, avec même une petite impression de point de bascule qu'on pourrait juger comme inquiétante si le domaine n'était réputé pour passer par des phases aux lectures miellées mais que la garde gomme très souvent.
Deux belles bouteilles



Nage d'écrevisses pêchées par la Chef Sydd
Crédit photo : mycooking.hautetfort...




Domaine Confuron-Cotetidot, Chambolle-Musigny, 2006

Robe grenat assez profonde, sur une évolution orangée qui commence à s'apercevoir sur l'extérieur du disque.
Nez fin, élégant, d'une droiture qui frôle l'austérité par son léger refus de se débrider totalement.
Confirmation en bouche où le vin se présente de manière assez linéaire, sur une grosse acidité qui confinerait au rébarbatif si n'était une matière dense pour la compenser.
L'ensemble produit n'en reste pas moins assez brut de décoffrage à mon goût, manquant un peu de chair et de velouté, notamment au niveau des tanins pour apporter plus de plaisir à cet ensemble un peu carré.
Finale sur des goûts de fruits rouges et d'herbes séchées agréables mais un vin qui reste costaud d'expression.
Bien.




Domaine de la Romanée Conti, Echézeaux, 2007

Robe tuilée, presque rouille, d'une certaine épaisseur dans le verre pourtant.
Di djiou ! Ca c'est du pif !! ::dance::
Pas besoin de rotationner façon Hélicoptère-Tourniquet pour libérer de merveilleuses senteurs d'une grande complexité, sur le pot pourri, la confiture de fruits rouges, la grenade, un génial enrobage mi floral mi végétal, entre la pivoine, le foin et les épices ! A ce stade, y'aurait du Reynaud dans l'air que personne ne crierait au scandale...
Sauf qu'autour de la table, y'a du poids lourd de la dégustation, pas des perdreaux de l'année et l'époque où on se faisait avoir en jouant toute une carrière et son honneur sur un coup de blase, c'est de l'histoire ancienne !
Car aucun doute au premier coup de langue qu'on a à faire à un pinot. Et pas un de petite origine !
L'attaque est remarquable de maturité maitrisée, sur un jus frais et franc, à la fois suave et sans une once de poids sur le palais ni de chaleur solaire.
L'aromatique s'exprime sur une complexité un peu moins ébouriffante qu'au nez mais toujours sur cet équilibre si typique des grands vins en vendange entière, quand le végétal se love dans un fruit bien mûr pour le rafraichir.
La finale longue est néanmoins marquée par des tanins encore présents et comme par une petite rudesse.
Vraiment très bien, excellent pour les amateurs de vins parfums.

Le Châ Chuiche est à côté de moi et on s'accorde assez vite sur la provenance possiblement probable d'un vin du DRC...
Bon sang mais c'est bien sûr !! :woohoo:

J'attrape Pélusse du regard à l'autre bout de la table et lui glisse discrètement pour pas influencer les voisins : "Ce serait pas un vin de chiottes, ça ?"
Rien qu'à son sourire ému, je vois qu'on s'est compris !

Cette bouteille fait partie de notre histoire commune, de ces moments de vie qui jalonnent cette rubrique depuis maintenant si longtemps !
Il y a quelques années, alors que l'hiver arrivait, Alain avait eu besoin de changer un trône d'email...
Et alors qu'il allait appeler le plombier, j'avais eu toute les peines du monde à le convaincre de faire sans chichi appel à notre Mozart de la bricole à nous, notre Super Pélusse.

Après une petite après-midi de travail commun pour s'ouvrir l’appétit avant le repas de gala du samedi soir qu'Alain était en train de préparer, Pélusse avait rendu une copie aussi brillante qu'immaculée, à s'en faire embaucher direct chez Jacob Delafon sans passer par la case entretien.
Le lendemain, au moment de nous séparer, alors que le triloulou nous tombait sur le moral, Alain tendait à Pélusse pour service rendu un coffret qui contenait... cet Echézeaux 2007 !

Du Al' tout craché, ça, droit et discret, complexe parfois mais d'une générosité simple et vraie.
De ces moments non négociables, quand les bons comptes font les bons amis mais où, comme par hasard, il était bien plus compliqué de lui renvoyer l’ascenseur que de profiter de ses largesses…
La cave des jeunes mariés comme des néo parents parmi les Alamis peut sans aucun doute en témoigner.

Pélusse avait eu beau râler que fallait pas, qu'il n'attendait rien en retour et que rendre service était un vrai plaisir pour lui, tout le toutim d'alibis pudibonds qu'on balance quand on reçoit un cadeau qui fait plaisir et qu'on n'attendait pas, il avait dû se faire rembarrer d'un non négociable et aussi pét-sec qu’émouvant "vous le boirez un jour ensemble, quand je ne serai plus là"...

Gloups...

J'ai l’œil humide et je crois bien voir dans le regard de Pélusse à l'autre bout de la table que lui aussi...




Risotto truffé





Domaine de la Grange des Pères, Vin de Pays de l'Hérault, 2001

Bouchon marqué d’une assez nette saignée.
Robe évoluée, assez profonde à cœur mais nettement sur des reflets briques de plus en plus clairs à mesure qu’on s’approche de l’extérieur du disque.
Nez complexe, très agréable, assez posé, sur le malt, les fruits rouges compotées, des notes épicés et un torréfié qui signe que ce vin a un certain âge.
Bouche facile, juteuse et confortable, sur une petite sucrosité agréable bien tranchée par une acidité rafraîchissante.
Les goûts s’expriment sur des notes confiturées très épicées, sur la figue, la confiture de vieux garçon, les épices douces. L'équilibre est réussi, riche et plein et les tanins sont superbes.
Finale gourmande, très facile à boire, en particulier sur la monumentale daube provençale de Sylvie reste peut être un peu linéaire d’expression.
Très bien mais pas la plus belle des Grange 2001 bu chez Maître Pélusse, plus flamboyante dans mes souvenirs.




Château Rayas, Châteauneuf du Pape, 2003

Robe orangée assez proche de celle de la Grange 2001 mais plus claire dans son ensemble.
Nez marqué d’une légère pointe animale, sur la fourrure et qui chahute un joli ensemble à la fois fruits rouges (fraise) et florale enrobé dans des notes de confiture d’orange amère.
Bouche à l’attaque droite, sur une acidité motrice très présente et qui apporte une fraicheur immédiate en propulsant une matière d’un beau volume.
Si le vin parait plus rythmé que la Grange servie à ses côtés, il semble moins plein et gourmand, son acidité semblant posée un peu à côté d’une matière comme légèrement voilée malgré une qualité aromatique et de tanins évidente.
Finale agréable, avec un petit retour chaleureux pas perçu jusque là.
Bien à très bien mais si Châteauneuf était assez parlant, pas une seconde je n’ai pensé Rayas et pas plus le millésime !


Daube de joues de boeuf provençale





Domaine Michel Tissot, Château-Chalon, 1959

Robe ambre grisonnante.
Nez terne, sur l’éthanal et une volatile forte qui chatouille le pif, masquant des senteurs épicées, sur le curry poudre un peu poussiéreux.
Bouche en deux temps. Seule, l’acidité semble excessivement présente, la matière un peu faible et usée peinant à poser un point d’équilibre apportant chair et tenue.
Mais sur le fromage, en particulier le comté, le vin se refait la cerise et gagne en corps, apportant du plaisir par sa buvabilité et l’accord aromatique qui se fait parfaitement.
La finale reste en revanche assez simplette.
Assez bien.



Comté vieux, Morbier, Occelli ® al Malto d’orzo e Whisky, Mothais sur feuille
Tome de Courchevel, Tome crayeuse, Petit Saint Point, Chèvres




Domaine Vial Magnères, Banyuls, Altragou, 1988

Robe sur un acajou très clair.
Beau nez ample et franc, sur la confiture d’orange, le caramel au lait, la figue et le pruneau enrobés dans de puissantes et complexes notes épicées.
Bouche à l’équilibre extrême brillamment réussi et qui concilie une attaque acide pointue qui propulse une sucrosité fraîche.
Le vin déroule un volume souple, sans excès ni de richesse ni d’alcool malgré une grande générosité d’expression et pose des goûts complexes qui persistent très longtemps sur le palais.
Un vin à siroter lentement en dissertant sur la vie.
Très bien. Mais un peu en dessous du monumental 1986 .


Mousse au chocolat noir, Pana cotta & Caramel beurre salé



::whooo::

Pétard, quelle soirée !
Une de plus dans une boîte à souvenirs qui en comptent déjà un nombre plus que certain.

Et vous savez le meilleur ?
Ben on s'en lasse même pas... ::oups::

Mon Pélusse,
Pour toutes les attentions qui ont jalonné cette soirée où chacun a eu droit à son moment d'intime, pour avoir permis à Alain d'être toujours avec nous ce soir si marquant, pour ta générosité et toute la folie qui émane de toi quand le moteur est à température (lire, quand la Grange apparait), un énorme merci...

Et surtout, surtout ...


Ne change rien, tu vieillis bien !


A suivre...
Oliv
#1115
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tonioaja a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

C'est sympa de lire lpv et de tomber parfois sur des Cr qui ne parlent pas seulement de vin, et qui nous font vivre des rencontres interposées !

Contrats !

Antoine (passionné tout court ).
#1116

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leteckel a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Superbe une nouvelle fois (tu)
Un plaisir de lecture...bien trop vite épuisé.
Ne change rien toi non plus Oliv'

Ps pour les vins : quand même pas facile à viser la fenêtre de tir pour ces chablis de plus de 10 ans :?

Arnould.
#1117

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mgtusi a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

C'est superbement raconté, donc 10 pour la forme mais en plus il y a un sacré fond, 10 aussi

Ma note : 20+

L'Echezeaux du DRC c'est quand même un sacré vin ! Grand souvenir dans l'inoubliable millésime 2004 :)

Michel
#1118
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ols a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

Olivier tu as une poussière sur ton capteur appareil photo. Oui, oui la petite tache a gauche sur toute les images !:cheer:
Serge Daguerreotype
#1119

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jclqu a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Merci pour ce récit, quel bel hommage !
J'ai beaucoup aime la dédicace émue à votre cher Alain sur la DRC, bravo

JC
LPV Lutèce
#1120

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LADIDE78 a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Merci Oliv
Superbe , oui les amis c est la vie , et ça va trop vite , je retrouve les miens à la fin du mois , en Bretagne pour fêter un départ à la retraite , 53 ans ce sont écoulé depuis ( on sait connus en culotte courte à l âge de 6 ans ) , je me suis couché tard en lisant ton magnifique ouvrage ( jusqu au bout )
didier %tchin

Mal- voyant depuis 29 ans et passionné de vins comme vous tous
#1121

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totolouga a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

(tu) oo,

Raphael (Singapour) à l'aise dans tous les milieux mais n'appartenant à aucun
#1122

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Benji a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

L'Echezeaux du DRC c'est quand même un sacré vin ! Grand souvenir dans l'inoubliable millésime 2004

Tiens, moi aussi... !!

Oliv, merci à nouveau pour ces récits. Impressionnants de largeur et de profondeur !

Benji

Benji
#1123

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starbuck a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Nous avons la preuve que les journalistes suivent les écrits d'Oliv avec assiduité comme en témoigne la une de l'Huma ce matin:

Travailleurs détachés : Le plombier pélussien est enfin localisé

Sylvain
#1124

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Frisette a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

oliv écrit: Ce qualificatif resterait énigmatique au commun des mortels pour qui n'a pas un jour glacial de début d'année grimpé entre Alamis la côte vers le plateau du Pilat et entendu le Nico balancer de son accent languedocien à décorner un cocu un tonitruant "oh putaing cong, Pé-luss - ingueeux ! " alors qu'on arrivait au gîte qui allait abriter une de nos aventures !
La gondole des zigomatiques à en finir chez l'osthéo fut telle... que le qualificatif lui est resté !



je vois que notre cher 4-2 est toujours aussi prompt à provoquer des anecdotes! ;)
Dans le Pilat, quand on parle de ce village, on ne prononce pas le "SS", on dit "qu'on va aux pommes à Pélu"!!!

Trèves de plaisanteries, merci Oliv' de nous conter ces rencontres, l'hommage à votre cher Alain, est particulièrement touchant. Sûr que de la haut, il doit être heureux de vous observer et de voir que la parole donné envers cet Echézeaux 2007 a été respectée.

Flo (Florian) LPV Forez
#1125

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Gildas a répondu au sujet : Re: Les amis, c'est la vie !

oo, oo,

Gildas
LPV Normandie
#1126

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No Sport a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Joli moment manifestement !
Merci de nous l'avoir conté :)
#1127

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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Les amis, c'est la vie !

Fin de vacances




Au vu de la piste aux étoiles de la veille, on aurait pu craindre le casque à pointe et les cheveux qui poussent en dedans le lendemain au réveil !
Mais comme souvent quand les vins sont bons et que l'ambiance est aux soirées qui s'étirent et ralentissent le temps, les nuits derrière sont parfaitement câlines et les convives heureux ont le saut du lit alerte.

Bon, il n'empêche que la famille Pélusse est une adepte de la balade en hauteur, du genre à se grimper l'Hortus pour faciliter la digestion.
Et moi, grand naïf devant l'éternel qui croyais qu'avec le quaternaire qui lui tombait sur le paletot, le Pélusse allait s'assagir, je m'étais bien trompé !
Car l'Edlinger de Corconne semble bien parti pour convertir en gambadou sur parois verticales le temps non négligeable qu'il passait jusqu'ici à se muscler les doigts sur le net !

Ces affreux sportifs ont donc décidé d'ouvrir l'appétit des Alamis en embarquant la troupe pour une petite balade apéritive vers la Chapelle de Corconne !
Non mais ça va pas la tête ! Z'avez pensé à moi ?! :O!

Alors que les minots et leurs parents gambadent façon chamois dans les déclivités rocailleuses de la Gravette, je fais de l'huile d'Oliv dans la pente, avec le charme et l'élégance d'un pachyderme en calfouet !
C'est qu'on n'a pas idée de dégraisser le mammouth vacancier comme ça, à sec, au réveil et sans prévenir !

Bon, je reconnais que même si j'ai souffert, le panomara vu de là-haut valait vraiment la balade.
Et que cette petite affaire était une bonne manière de se relancer l'envie... ::oups::

On y retourne ?

::oups::







Il Borghetto, Toscana IGP, Monte de Sasi, 2013

Robe grenat clair, un peu plus que rubis.
Superbe nez franc et croquant, sur le cassis, la fraise, une délicieuse pointe végétale qui s’exprime sur le mentholé.
Bouche suave, déliée, d’une texture facile et glissante sans grande puissance mais d’un équilibre impeccable entre une petite sucrosité gourmande, une acidité bien mûre et des tanins croquants.
Finale franche, pleine de fruit et de soif.
Que c'est bon un vin pas prétentieux !




Mas de Daumas Gassac, 1995

Robe bordeaux marquée d’une nette évolution roussie.
Nez mat, sur les fruits noirs lointains aux senteurs un peu masquées par le malt et des notes de vieux bois.
Bouche agréable en attaque, sur un volume plein d’une richesse bien maîtrisée mais qui se délite très vite et s’abime dans des amers secs et un creux rédhibitoire.
Finale un peu décharnée et asséchante.
Assez peu de plaisir.




Domaine de Montcalmès, Coteaux du Languedoc, 2007

Robe sur un bordeaux clair.
Très joli nez, généreux et très causant, sur le jus de viande, le malt, de belles notes de fruits des bois et une petite pointe de cacahouète.
Bouche juteuse, remarquablement équilibrée entre un corps plein à la petite sucrosité agréable et une allonge certaine apportée par une belle acidité et des tanins parfaitement intégrés.
Finale très agréable, à la fois structurée et fraîche, d’une persistance et gourmandise notables.
Très bien !




Fritz Haag, Brauneberger Juffer-Sonnenuhr Riesling Spätlese, 2004

A peine le nez mis dans le verre, je hulule « djiou, ça sent exactement comme le Spätlese de Haag » !
Pélusse me regarde avec un air sidéré comme si j’avais sorti les chiffres du Loto juste avec le tirage du vendredi… Ben quoi, j’ai dit une connerie ?
Je goûte… c’est pire ! Ah ben si c'en n'est pas, c’en est pas loin en tout cas.
Pélusse, écœuré, dégage rapidement la chaussette.
Euh… on t’avait pas dit ce qu’on a bu chez Lolo vendredi soir ? ::oups::
A part si Alzi me guettait, l’air de famille était tellement évident que j’ai vraiment aucun mérite.
L’aromatique du vin est l’exacte copie de son cadet décrit ci-dessus.
La bouche est en revanche encore plus à mon goût car sa sucrosité est plus fondue et l’acidité plus présente, le point d’équilibre du vin y gagnant en tonus et en relance sans perdre pour autant sa totale gourmandise.
Délicieuse bouteille séchée à la vitesse de la lumière !




Clos de la Roilette, Fleurie, Cuvée Tardive, 2009

Robe violacée avec une petite évolution.
Très beau nez ouvert et franc, sur les fruits noirs frais et des senteurs d’After Eight.
Bouche charnue, juteuse, pleine de fruit, sur une texture suave et douce mais sans manque de relance.
L'acidité est bien intégrée et apporte une trame et un rythme très facile à cet ensemble impeccable.
Finale agréable, d’une présence et allonge aussi respectables que sa buvabilité.
C'est vraiment très bon !




Encore une fois, cet arrêt sur la route des vacances restera dans ma mémoire, pour la qualité des vins partagés ensemble bien sûr mais bien plus encore pour l'écriture de ces instants de mémoire de notre histoire commune et qui, depuis maintenant une bonne décennie, participent au bonheur de mon quotidien.

Les copains,
On n'a peut-être pas toujours l'air avec nos dégaines de nomades à culs-blancs...
Mais les deux squatteurs vous aime ! :kiss:
Vivement très vite pour fêter la jeunesse éternelle de dame Enzo !

Il est temps de reprendre la route et de retrouver un tout petit plus au nord d'autres amis qui nous sont, eux aussi, très chers.

A suivre...
Oliv
#1128
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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Les amis, c’est la vie.

Rendre son courage à demain


Le temps est vraiment la plus bizarre des données qui influent sur ce que nous sommes, dans notre quotidien souvent si anodin comme dans notre parcours de vie qui construit notre histoire, la petite qui finit parfois par devenir grande.

Sa perception se resserre ou se distend selon le bonheur ou la douleur des instants vécus et l'interminable ressenti peut parfois devenir jouissance quand chaque seconde est une joie ou virer à l'intolérable quand le temps se fige dans la souffrance incurable et injuste.

Bientôt un an et demi qu'Alain s'en est allé rejoindre la place d'honneur qu'il méritait tant à la table de Bacchus.
Et pourtant, c'est comme si c'était hier que je recevais de Robert les mots qui refermaient définitivement tout un pan de ma vie. Et peut-être le plus beau...
Tous ces moments intimes dans l'atmosphère paisible de l'étang,
Toutes ces séances dantesques de générosité entre Alamis,
Tous ces instants d'amitiés à la rareté simple et belle qui vous changent à jamais.

C'est donc avec une joie extrême et beaucoup d'émotion que je reviens enfin et pour la première fois en Lubéron, dans ces lieux qui résonnent encore des éclats de voix des Punks à chien, de ces bastons mémorables entre cochophiles et tronches en biais où les quolibets volaient parfois forts mais qui finissaient toujours en éclats de rire entre Alamis.

Monique nous accueille avec la tendresse maternelle et douce que je lui ai toujours connu et nous retrouvons rapidement Robert et Monique, les Alamis de toujours.
Nous sommes ici comme en famille et le réconfort face au vide de l'absence est mutuel et heureux.
La vie doit continuer, Alain l'aurait voulu tout simplement ainsi...

Et donc sûrement à table ! :cheer:





Gnama gnama





Domaine Coche-Dury, Puligny-Montrachet, Les Enseignères, 2010

Robe jaune paille.
Beau nez fin et élégant, expression pointue de notes florales (fleurs blanches) et d’un fin grillé qui laisse une impression de pureté.
Bouche racée, d’une grande tension motrice en attaque qui propulse une matière effilée mais dense à cœur, sur un toucher cristallin digne d’une eau de roche sur la langue.
Le vin déroule un rythme tout en maîtrise et une forme de puissance parfaitement contenue par cette acidité laser et mûre qui apporte allonge et fraîcheur.
Finale dense, un peu comprimée en expression aromatique toutefois.
Très bien.
Mais à attendre encore à mon goût même si l'ouverture n'a rien de précocement scandaleuse.



Pain de lotte





Domaine Coche-Dury, Meursault, Les Rougeots, 2005

Robe sur un très léger doré.
Nez précis, plus riche que l’Enseignères, sur des notes d’arachide, de légers fruits secs, entre l’amande et la noisette, comme une perception de gras qui enrobe le citron confit.
Immédiate confirmation ou vue de l’esprit de cette sensation de gras dans une attaque redoutable de volume, sur un toucher large d’un moelleux sans sucrosité qui tapisse le palais.
L’équilibre est monumental, jouissif d’ampleur, quand la largeur ne sacrifie rien au rythme et à la profondeur pour un vin doté d’une capacité de relance assez phénoménale. Ça pousse terriblement sur la palais, avec cet équilibre si propre au domaine fait de tension et de puissance à coeur.
Finale magnifique de volume et de puissance contenue, impressionnante à ce niveau d’appellation.
Grand vin ! (tu)

Robert,
Je sais que c’était ta dernière… Et je sais ce qu'elle symbolisait pour toi, sur ce millésime que Jean-François considère comme l'apogée de sa carrière...
La précédente, on l'avait partagée avec Alain dans un moment que je n'oublierai jamais et dont ta description dit tout d'une vraie passion du vin.

Pour l'émotion du message sans les mots pour l'exprimer, comme Pélusse il y a peu, merci... oo,




Agneau du Lubéron rôti





Château Rayas, Châteauneuf du Pape, 1998

Robe claire d’une très nette évolution orangée.
Nez somptueux, ouvert et parlant, sur le pot pourri, une évolution noble qui ne sacrifie pas le fruit, quand les fruits rouges s’enrobent dans un léger végétal (foin, herbes sèches) et de délicieuses notes d’épices douces.
A ce stade, ça renifle aussi bon que l’Echezeaux 2007 du DRC ! Et je doute sévère de ma géographie...
Mais au premier coup de langue, aucune confusion possible avec un pinot, on est dans le Sud ! Et là, des confusions aromatique pareilles avec un peu d'alcool autour, ça fait Rayas comme pas possible !
Attaque charnue, avec un jus doux à la petite sucrosité délicieusement facile qui déroule sur le palais une gourmandise et une élégance certaine, sur une complexité de goûts assez irrésistible, compromis de fruits rouges épicés au point d’évolution parfait.
Les tanins sont totalement fondus et si n’était une charge alcoolique un peu ardente à mon palais de petite chose fragile, ce serait l’extase.
L’accord avec le gigot d’agneau est un pur bonheur, à en finir dans les bouquins !
Excellent ! (tu)

Cette bouteille fait partie de l’histoire des Alamis.
Alors que Robert et Monique devait faire partie de notre mémorable voyage en Bretagne , une peau de banane de la vie vicieusement glissée sous leurs pieds les avait empêchés d’être à nos côtés dans ce qui fut un des plus grands souvenirs de nos aventures ensemble avec Alain.
Robert nous avait alors confié une (sacrée) bouteille à offrir à Raph’ pour l’excuser de son absence.
Vous en connaissez beaucoup des gens qui vous font un cadeau quand ils ne viennent pas chez vous alors qu'ils en sont les premiers punis ?
Y'a pas, l'amateur de vin, c'est quand même un être à part qui mérite d'être connu !
Car le Raph', Alami certifié, nous avait imposé de faire la route du retour lestée d’un coffret à remettre à Robert et destiné à sceller ces amitiés virtuelles comme le vin sait si bien les initier.
C’était ce Rayas 1998…

Ici aussi pendant ces vacances, Alain était avec nous.
A chaque instant ! oo,



Parfait au café






Pas besoin de vous dire qu'au moment du départ, le triloulou habituel me remuait cette fois les tripes encore plus qu'à l'habitude.

Et comme je suis faible devant l'adversité et que conduire avec les yeux embués jusqu'à Paris n'est pas vraiment conseillé par le Bison Futé, autant faire une pause réconfort chez un autre des Alamis, mon désaltèrego à moi...

Marc, attention, on arriiiiiiiiiive ! %tchin

A suivre,
Oliv



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jean-luc javaux a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Tout simplement merci, Olivier.

jl
#1130

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Vougeot a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

La photo de l'agneau rôti pourrait faire la couverture de Cuisine et Vins de France ! :woohoo:

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
#1131

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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

A la différence des autres, elle n'est pas contractuelle.

J'avais déjà fini mon assiette avant de songer à mitrailler, c'était trop bon..:oops:
#1132

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azerty27 a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Ca va finir par me faire pleurer ce fil...
Merci encore pour ces merveilleux moments partagés.
#1133

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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Les amis, c’est la vie.

Fin de vacances en beauté


Mon Santa, c'est mon Gandalf, mon cador, mon Champion ! :woohoo:

Rien de ce qui touche à la Terre du Milieu ne lui est étranger et depuis le départ d'Alain, je ne connais meilleur expert en choses bourguignonnes.
Je lui dois parmi mes plus beaux souvenirs de dégustation, à en finir aussi endetté qu'après une partie de poker avec des marseillais, si n'était l'amitié qui nous réunit et qui renvoie ces petits calculs aux viles mesquineries de marchands de tapis.
Mais je compte bien avoir ma revanche un jour, quand j'serai grand et que les bouteilles seront à point ! :oops:

C'est donc avec une inquiétude certaine que j'avais vu ce pilier majeur du Gunthard Bar rejoindre les frontières du Mordor, craignant qu'il ne se noie dans ce troisième fleuve savamment barré ailleurs par un ingénieur hardi.

Marc, il est trop fort ! Un vrai homme moderne à s'en faire appeler Lilou ! Moulti-tâches, ce gars là !
Alors que sa paire de vacanciers squatteurs débarquent avec encore du sable derrière les oreilles en fin d'après-midi, lui parvient à vous plier une journée de travail énergique sans manquer la sortie des classes tout en assurant la confection d'une glace d'agneau digne d'Escoffier et qui embaume le salon d'un fumet délicieux jusque dans le hall de l'immeuble !

Et comme il est vraiment sans égal, la patronne arrive de Paris quinze secondes à peine après qu'il ait posé les gnama gnama de l'apéro sur la table !

Mais comment fait-il ?

On attaque ?!









E. Guigal, Condrieu, La Doriane, 2014

Robe jaune paille.
Nez ouvert, causant, sur des notes muscatées, sur le raisin italien, de puissantes senteurs de fleurs blanches, de pêche blanche, un peu de bois mais également de très fortes vapeurs d’alcool.
Bouche puissante, d’un gras épais qui tapisse immédiatement le palais d’une matière glycérinée. Alors qu’on pourrait craindre un effet d’engluement, la concentration du vin, sa présence pleine d’extraits secs et une acidité quand même présente crée un point d’équilibre sur la richesse bien sûr (aucun doute qu’on est au sud) mais pas mollasson.
La finale puissante est étirée par une très belle amertume mais également parasitée à l’excès pour moi par des chaleurs assez terribles.
Très bien dans son style.




Maison Trimbach, Riesling, Frédéric Émile, 2008

Changement de style ! :whistle:
Robe cristalline.
Nez fin et droit, sur le citron confit, un léger floral / agrumes trempé dans le minéral, sur de délicates notes d’hydrocarbure.
Bouche laser, toute en tension et en énergie, sur une trame effilée au tranchant délicieux car sans creux ni manque de maturité à cœur.
Le vin déroule son tonus sur des beaux goûts de citron vert et de fin pétrole et lance une finale salivante et longue, avec de l’impact et du jus et un terrible goût de soif et de reviens-y !
Excellent !




Domaine Dugat-Py, Charmes-Chambertin, 2000

Robe grenat bordeaux d’une grande profondeur.
Beau nez ample, riche et masculin, compromis de notes au beau végétal, sur la ronce et de senteurs de peau de poulet grillée qui se libéreront à l’aération pour révéler de belles fragrances de fruits rouges bien mûrs et de poivre blanc.
Bouche remarquable de tenue et d’ampleur, sur un volume dense et plein d’une concentration parfaite, sans excès ni poids autre qu’une vraie générosité d’expression parfaitement mobilisée par une superbe acidité.
Les goûts sont sérieux, sur les fruits noirs épicés et légèrement terreux et les tanins encore présents.
Curieusement et alors que le vin était quasi parfait au service, le fond de bouteille plus aéré révèle sur la finale une amertume certaine et qui lui fait perdre en perfection.
Quelle puissance pour un 2000 (j’ai pensé à 2005…) !!
Très bien.




Lucien Aviet & Fils, Arbois, Réserve du Caveau, 1999

Robe dorée.
Nez ultra fruitée, sur la pomme reinette bien mûre, de légères notes de caramel au lait, le miel, la bruyère, des atours chablisiens, sur le mousseron et une pointe d'alcool. Le repos ramène quelques notes oxydatives mais rien de bien évident (ce vin est-il ouillé ?).
Bouche juteuse, généreuse, où une petite sucrosité facile côtoie une très belle acidité dans un ensemble hyper gourmand, facile et pétri de buvabilité.
L'accord avec les fromages accentuent encore son équilibre parfait et lance une finale qui appelle à se resservir avec avidité.
Délicieux.




A Gunthard, il y a un G.
Comme à Gnafron. Et comme à Gourdin.
Donc Lugdunum, capitale des Gaules, on sait maintenant pourquoi ! :oops:

Voilà, c'est fini, il est temps de rentrer...

A tous les copains qui nous auront accueillis tout au long de ces 15 jours, à cette petite troupe qu'on aime comme les nôtres, pour ces lignes noircies dans le bouquin des Alamis et ces nouveaux grands souvenirs d'une aventure créé ensemble, merci ! oo,

Portez-vous fort et vivement de vous revoir tous très vite,
Oliv


Crédit photos
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jean-luc javaux a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Encore merci; même si les remerciements sont répétitifs.

Comme c'est bizarre, un Dugat! B)
Je dois avoir un exemplaire de ce 2000 quelque part; c'est rassurant de voir que cela tient la route.

Pour les amis perdus, qu'ils s'agissent ici d'Alain comme, ailleurs de Jean-Paul, Jacques ou Bruno, je pense toujours aux états d'âme d'un autre Olivier et me permets une petite photo:

jlj
#1135
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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Les amis, c'est la vie !

A chacun son tour : les 50 ans de Dame Enzo



Y'a pas si longtemps, c'était Pépère qui se culbutait le demi-siècle et comme les couples bien accordés s'assemblent autant qu'ils se ressemblent, au tour de Dame Fiona d'enquiller la cinquantaine avec une sveltesse digne de son partenaire de double !

Fio, c'est un personnage qu'il faudrait présenter à tous les accidentés des matins geignards, ceux qui foncent demander un arrêt maladie au moindre mal de cheveux ou gorge qui pique au réveil et vous assènent à longueur de temps les jérémiades pénibles issues de leurs pseudo soucis !
Ils trouveraient en face d'eux un vrai dragster d'énergie qui renverrait leurs petits malheurs à leur réalité mesquine, celle dont on ne prend conscience que quand la vie se tend et vous recentre vers l'essentiel des nécessités non négociables.

Bon, à la fois, vous vous en doutez, connaissant le machin qui partage sa vie, c'était pas possible que notre Enzo s'amourache d'une pâte demie-molle. En affaires de cœur, c'est comme dans les assiettes, il faut du répondant !
Donc ne vous y trompez pas, si chez les d'Aviolo, Monsieur tient le porte-voix, c'est madame qui porte le hachoir, la queue de poêle et la carte du menu !

Tous les copains qui ont un jour eu la chance d'être invités à la table de Fiona savent combien la cantinière excelle dans l'exercice, à en rendre complexés les copains.
Et c'est pas encore ce soir que la chef aura déçu !

En piste...






Domaine Josmeyer, Riesling grand cru Hengst, 2007



Robe jaune paille.
Très joli nez droit et classique, superbe compromis franc de notes citronnées et minérales d'une grande élégance.
Bouche délicate, d'une grande finesse, pas très intense en puissance et concentration mais d'une trame fraîche et pleine d'allant terriblement agréable à boire, structurée autour d'une acidité mûre très salivante.
Finale franche qui, sans être interminable, apporte beaucoup de plaisir par sa buvabilité.
Pas grand mais délicieux quand même !



Tartares de canard et de thon



Champagne Roses de Jeanne, Rosée de Saignée
Dégorgé le 12/04/2010, millésime 2006



Robe sur un rosé oeil de perdrix.
Nez ultra fruité, sur la fraise, la mara des bois, des notes d'évolution sur le pot pourri et un petit côté fruit sec.
Bouche très puissante, ultra vineuse, sur une maturité haute avec une presque sucrosité et des amers bien présents qui apportent une structure pleine à ce bel ensemble.
La bulle est fine mais la lecture de ce champagne est vraiment celle d'un vin destiné à la table pour accorder et donc tempérer sa puissance de corps.
Finale riche et longue, avec beaucoup de présence.
Bien à très bien mais un peu large à mon goût.


Domaine Dauvissat, Chablis grand cru, Les Preuses, 2007



Robe légèrement dorée.
Nez fin et agréable, posé et franc, sur la craie, la menthe, de petites notes florales agréables.
Très belle bouche à la fois énergique par une superbe acidité parfaitement intégrée et confortable par une jolie matière concentrée d'un volume certain.
Les goûts sont agréables, sur le mousseron, le tabac blond.
Le vin déroule sa jolie structure toute en fraîcheur et s'ouvre dans une belle finale étirée par une fine amertume.
Très bien.



Coquilles St Jacques, crème truffée au parmesan



Maison Paul Étienne, Hermitage, 1967



Robe marron tuilée nettement évoluée.
Nez qui confirme que le vin a de l'âge sur des notes de cuir, de viandox, de paille, avec un côté crayon à papier un peu machouillé.
En dégustation seule, le vin est froid et acéré, sur une acidité forte qui domine une matière un peu creuse.
Mais changement de registre sur la délicieuse gardiane où le vin prend comme du volume et de la chair et où son côté frais fait merveille sur la mâche filandreuse de la viande.
L'aromatique terrienne sur le tabac et les épices participe à ce joli équilibre.
La finale est un peu sèche et ferme d'acidité mais le vin reste agréable sur le plat.
Bien.


Roc de Cambes, Côtes de Bourg, 1990



Robe grenat sombre avec une certaine évolution tuilée.
Beau nez généreux et riche, au bouquet solaire complexe, sur les fruits noirs épicés, des notes de fruits exotiques un peu passés (mangue attendue un peu longtemps), le thé noir, un très léger et agréable trait végétal qui apporte de la fraîcheur.
Bouche d'une construction similaire, à la fois très mûre et d'un équilibre très réussi, quand une matière suave et charnue au volume riche à la petite sucrosité délicate répond à une acidité très agréable qui mobilise l'ensemble.
Le vin déroule une forme de plénitude jusque dans une finale solaire aux tanins totalement fondus.
Très bien.



Gardiane de taureau

C'était bon... mais booooooooooon !! oo,
A en chausser un habit de lumière pour assurer les appros !



Pignan, Châteauneuf-du-Pape, 2004



Robe grenat claire un peu trouble et aux reflets roussis.
Nez magnifique de complexité et de générosité maîtrisée, sur la résine, la cendre, le coulis de fraise, le jus de viande et de superbes notes mentholées.
Bouche absolument délicieuse, à la fois séveuse et pleine, d'un volume généreux ultra facile à apprécier, sans une once d'intellectualisme, immédiat de plaisir offert par sa présence aromatique en droite ligne du nez mais surtout par son velouté doux qui sait rester frais.
Finale superbe de gourmandise, sans excès, ni de puissance ni de chaleurs et s'allonge de manière fraîche et appétante.
Délicieux vin ! (tu)



Weingut Peter Meyer-Horne, Der Schwarze Catz, 1967



Robe dorée légèrement vert fluo.
Nez affreux, sur le lait caillé, le vomito de bébé, une acidité piquante.
Bon, si je goûte, c'est vraiment pour la science mais pas la peine de vous dire que le miracle n'a pas eu lieu. C'est affreux, décharné, acide creux et amer et sur des goûts indéfinissablement moches.
Tout le monde ne peut pas avoir aussi bien vieilli que Fio ! :cheer:



Sablé crème vanille, caramel beurre salé et tartelette aux pommes



Domaine Fouquet, Vouvray moelleux, Sélection de Grains Nobles, 1990



Robe vieil or tirant sur le bronze.
Beau nez évolué, sur la confiture d'abricot, le safran, des senteurs d'encaustique et une pointe iodée moins élégante.
Bouche plus simple, sur une acidité et des amers agréables mais qui manque un peu de coffre et de tenue pour développer plus de puissance.
La finale est fraîche mais un peu courte, avec une jolie buvabilité, sur des goûts floraux et une belle amertume.
A boire.


A très vite pour la centaine ! :woohoo:





Les autres vins du week-end:

Domaine Ganevat, Côtes du Jura, Les Chamois du Paradis, 2014



Robe nettement dorée.
Nez brouillon, un peu aux frontières du côté obscur à l'ouverture laissant craindre une oxydation, l'aération au contraire libèrant de puissantes notes florales presque entêtantes, sur le jasmin, le zeste de mandarine, la cire.
Bouche ultra tendue, sur une acidité citrique qui manque un peu d'enrobage pour gagner en confort et en ampleur.
Finale stricte, avec une certaine amertume.
J'ai vraiment cru que c'était un chenin !


Domaine Denis Mortet, Gevrey-Chambertin, 2009



Robe grenat pourpre profonde et sans trace d'évolution.
Beau nez droit et masculin, sérieux sans être austère, sur les épices, les fruits noirs, un peu côté tourbé et de légères notes de cacahouète.
Bouche remarquablement bien construite, sur un volume crémeux à la richesse parfaitement maîtrisée, notamment par une acidité parfaitement intégrée.
Un boisé praliné très agréable porte le fruit sans l'abimer et s'ouvre jusque dans une finale sexy, à la fois pulpeuse et fraîche, aux tannins superbes.
Un village de compétition parfait pour coincer un cador à l'aveugle car très difficile à situer !
Très bien. Et avec encore pas mal de potentiel.


Domaine Roger Sabon, Châteauneuf-du-Pape, Prestige, 2005



Robe rouge sang avec une petite évolution roussie.
Beau nez classique du secteur, compromis bien tourné de notes balsamiques (épices, chocolat), de fleurs séchées, de fruits rouges confits et un petit côté solaire sans excès.
Bouche très agréable, d'une petite sucrosité sans lourdeur en attaque qu'une acidité et structure tannique très agréables portent en la mobilisant.
Finale encore dense et qui nécessite encore quelques années de cave pour gagner en harmonie et atteindre un point de maturité parfait.
Un très beau vin, très classique.


Domaine Moltès, Pinot gris, Sélection de Grains Nobles, 2014



Robe jaune paille.
Nez curieux, sur le vinaigre blanc à l'ouverture puis des senteurs de praliné et enfin de belles notes de muscat et de fleurs blanches.
Bouche fraîche, rythmée et délicate, peut-être un peu trop pour une SGN mais délicieusement élégante quand même, sur un équilibre friand et guilleret portée par une aromatique florale d'une jolie pureté.
Finale légère et efficace, très agréable à boire.
Joli vin !


Domaine Jules Desjourneys, Pouilly-Loché, 2014



Robe jaune paille.
Nez très élégant, avec un léger grillé minéral qui s'ouvre rapidement sur les fruits jaunes puis un petit côté chablisien, compromis de praliné et de fougère très agréable.
Bouche remarquablement équilibrée, d'une certaine richesse et volume en attaque mais qui s'étire et accélère grâce à une superbe acidité motrice remarquablement bien intégrée dans le corps du vin.
Finale ample et fraîche à la fois, d'une allonge parfaite de maîtrise.
Excellent.


Domaine Coche-Dury, Pommard, Les Vaumuriens, 2006



Robe grenat claire avec une évolution légèrement orangée.
Nez un peu brouillon, sur de belles senteurs de fruits des bois, de cerise mais un peu parasitées par des notes d'acétate.
Bouche délicate, toute en velouté de texture et en délicatesse, sur une douce suavité légère, pas très intense mais agréable par son élégance et une certaine gourmandise.
Finale équilibrée et fraîche aux tanins imperceptibles.
Bien à très bien. Et à boire.





Tu sais ce qu'on te dit, la vieillerie !

Fiona, Lolo,
Toute notre reconnaissance pour accueillir les âmes perdues depuis toutes ces années avec votre générosité simple comme pour votre amitié qui nous est importante.
Vivement de vous accompagner pour les cinquante prochaines !

Portez vous fort !
Oliv
#1136
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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Les amis, c'est la vie !

Vacances en pays cathare



Albi, quand la brique rouge répond au ciel bleu roi


Ceux qui me connaissent intimement savent que si une âme de Bobo* sommeille en moi et que pour la gentillesse, je fais de gros efforts pour dépasser mon naturel de Jean Pierre Bacri, niveau organisation, force est de constater que quand le temps des congés payés approchent, là, ça dérape sévère pour plonger dans l'indigence !

*déconnez pas, celui des Bronzés, hein, pas le hipster barbapoux composteur de tofu sur son balcon parisien !

Et parfois, ce handicap lourd crée des regrets terribles, de ceux qui m'accompagneront jusqu'aux pissenlits.
Alors que tous les copains ont un jour profité de leur bascule de décennie respective pour écrire une nouvelle ligne de tranche de vie merveilleuse entre Alamis, fallait bien que le gros busard de service laisse trainer les années courantes et voit Alain rejoindre la table de Bacchus avant que j'ai pu espérer lui renvoyer un peu de tout le bonheur qu'il m'avait si souvent offert.
Alors je sais bien que les cages à lapin parisiennes n'incitent pas aux moments à la Sautet et que le temps de la maladie dévorait les calendriers en épuisant les moments possibles...
Mais mince, j'aurais dû...
Mais c'est trop tard maintenant pour autre chose que des regrets.

Ne remettez jamais trop à demain les occasions de montrer à ceux que vous aimez combien ils comptent pour vous.

Mais heureusement, je n'en manque pas !
Donc cette fois, ça y est, on va les fêter ces 40 piges, même si elles sont déjà sacrément bien entamées.

La patronne a vaillamment porté la sélection du lieu de vacances qui nous permettra de découvrir la splendeur de Carcassonne et d'Albi tout comme l'authenticité de Cabardès et du Minervois, des régions encore préservées du bétonnage à tout va et du tourisme bétaillé, de ces coins où l'accent roucoule en version rocaille, où les oreilles en chou-fleur sont signes de belles valeurs humaines et où le gras n'est pas vilipendé mais défendu comme un acquis de l’humanité !

Le teint blafard est prêt à resplendir...
Le slibard de bain aura sûrement encore rétréci cette année, donnant une excellente raison à son propriétaire de le laisser au fond du sac...
Le coffre est calé avec quelques topettes de secours en cas d'hydratation urgente...
Les bonnes adresses à voir m'ont été données par mon partenaire admin qui connait sur le bout des doigts son terroir local...
Les vins dorment bien masqués dans la cave de Pélusse depuis plusieurs mois déjà...

Allez, en route pour un nouvel épisode !



Albi vue du Pont Vieux





CR: Domaine Daniel et Martine Barraud, Pouilly-Fuissé, Les Crays, 2010



Bouchon parfait.
Robe nettement dorée.
Nez pesant et monolithique, sur un élevage prégnant, entre le beurre frais, la crème et la planche vite écœurante.
Confirmation en bouche où une matière riche est masquée par cette aromatique lourdaude.
La présence d'une amertume terrible finit de clouer le cercueil du plaisir possible.

C'est quand même pas simple, le vin, car ma précédente bouteille n'avait rien à voir avec ce gros machin boisé... :?



CR: Domaine Hubert Lamy, Saint Aubin 1er cru Derrière chez Edouard, 2015



Bouchon Diam10 très long.
Robe cristalline à peine marqué d'un léger gris vert.
Nez compliqué, peu ouvert et un peu dissocié, quand des notes anisés répondent à un petit boisé mal intégré.
La bouche est très compliquée à lire car le vin semble bien doté mais tous ses éléments ne se fondent pas : l'acidité présente, la matière d'une certaine épaisseur et des amers un peu trop présents tirent chacun la couverture à lui dans un ensemble qui ne trouve pas son équilibre ni sa cohérence.
Finale mutique et un peu amère.
Absolument rien à voir avec la bouteille bue au printemps et qui nous avait mis sur le cul !

Et y'en a encore pour avoir des certitudes sur le vin ? Moi, de moins en moins...



CR: Domaine Thierry Allemand, Cornas, Reynard, 2007



Bouchon absolument parfait.
Robe grenat sombre, presque violette et sans trace d'évolution.
Premier nez serré, compromis de notes animales (sang frais, viande crue) et de puissantes senteurs d'âtre froid, entre la cendre et l'encens. L'aération libère l'ensemble et le fruit apparaît, sur les fruits noirs.
Attaque équilibrée, sur une belle acidité motrice qui lance une matière agréable quoiqu'assez ferme, d'une densité respectable mais qui reste un peu ferme en toucher de bouche.
Finale un peu austère peut-être mais quelque chose me dit que ce vin aurait gagné à être généreusement aéré.
Bien à très bien.


CR: Domaine Stéphane Bernaudeau, Vin de France, Les Nourrissons, 2009



Bouchon court et en mauvais état, imbibé au 3/4.
Robe sur un doré net qui tire sur le vieil or.
Nez puissant et baroque, compromis de senteurs de tarte tatin, de mandarine, presque d'exotisme (mangue) mais aussi d'une nette présence presque d'oxydation, entre le miel et la cire "fraîche" (pas la térébenthine).
Bouche agréable, en particulier le soir où elle m'a semblé avoir pris plus de cohérence, sur un équilibre plus avenant entre une matière bien mûre et une très belle acidité.
L'ensemble reste néanmoins un peu évolué rococo à mon goût (effet du bouchon douteux ?).
Finale agréable, avec de la présence et une certaine amertume.
Bien à très bien.


CR: Domaine de la Butte, Bourgueil, Mi-Pente, 2005



Bouchon comme neuf mais collé au col du verre.
Je l'ai eu mais j'ai failli y laisser une artère !
Robe sur un violet profond qui commence à évoluer vers une touche brunie sur l'extérieur du disque.
Nez mat et brute, sur l'encre, la fourrure, des notes un peu vaseuses qui masquent un fruit noir trempée dans le racinaire très cabernet franc.
Curieux parcours que la bouche où, à l'ouverture, le vin se présente de manière un peu massif et jeune mais agréable. En revanche et alors que j'espérais que la viande rouge allait tempérer sa fougue, le partenariat d'une entrecôte au BBQ est une catastrophe, révélant une amertume rébarbative.
C'est le lendemain que le vin se présentera le mieux, toujours sur ce nez très fruit noir/végétal mais avec une matière jeune et pleine de jus, sur un volume riche parfaitement tranché par une très belle acidité.
Belle finale encore à attendre afin que le vin gagne en fondu.

Si n'était cette aromatique de cimetière qui me dérange tant sur le fourbe cabernet, je pourrais y prendre un vrai plaisir.
Mais y'a pas, je coince un peu quand même pour sortir les superlatifs...


CR: Château Jouclary, Cabardès, Cuvée Tradition, 2016
50cl



Robe profonde et violacée.
Nez ultra aromatique, totalement expressif mais un peu monocorde, sur la liqueur de cassis à en devenir entêtant.
Attaque de bouche suave presque douce, sur une matière ronde et un peu sucrailleuse, ce qui allié à toujours ce côté très fruits noirs primaires a une petite tendance à écoeurer.
La finale est inexistante mais le vin se boit facilement, jouant sur son accessibilité immédiate.
Honnête.



Le Château de Saissac, la cité de Carcassonne et ses essais d'Art Moderne Wifi Gratuit, le village perché de Minerve



La cabane auprès de l'étang n'est plus là pour nous accueillir.

Mais didjiou, ce que ça fait du bien d'aller se perdre dans le trou du bout de nulle part de cette belle campagne française où seuls le vrombissement des insectes, le pépiement des oiseaux et le meuglement des vaches occupent l'espace sonore.
Le calme est une volupté dont le citadin n'a plus la capacité d'apprécier les charmes.
Y'en a certains que ça emmerde. Moi, ça me ressource !

Bon, y'a bien quelques saloperies de frelons ou de moustiques du Bengale pour venir me rappeler que je suis quand même pas fait pour la vie en extérieur.
Mais force est de constater que de ronquer jusqu'à pas d'heure sans qu'une mobylette ou un camion poubelle viennent vous raccourcir le réveil, ben ça vous requinque !

Il est temps de reprendre la route pour rejoindre Corconne où une soirée de rattrapage spécial nous attend.
Depuis presque deux décennies, une bouteille qui symbolise beaucoup pour moi attend patiemment son heure.
Y'a plus qu'à espérer qu'elle soit à la hauteur des convives et du moment !

En route !


***

Chez les Alamis, on est mieux que chez soi !



Saucisse et magret séchés, saucisse de foie


Domaine Egly Ouriet, Champagne Brut Grand Cru, Blanc de Noirs
Dégorgé en 2016



Oliv
Robe assez nettement doré au cordon de bulles léger.
Beau nez riche et causant, sur des notes finement oxydatives, sur l’orangette, les fruits secs mais aussi pas mal de fruit, avec une impression de richesse.
Confirmation de ces sensations en bouche avec une attaque vineuse et bien mûre au volume quasi crémeux. Le vin déroule une puissance dans un exercice d’équilibre parfaitement réussi car porté par une acidité bien mûre et qui mobilise l’ensemble. La bulle est très fine, presque un peu trop pour un vin pas si vieux.
La finale est longue et vineuse, très persistante de goûts, sur le financier et les fruits secs.
Seule réserve sur cette bouteille, l’impression à l’aveugle d’un vin bien plus âgé.
Pas de souci pour le plaisir immédiat mais sur cette bouteille peut-être pour la longue garde. Mais c'est plus un souci vu qu'elle est éclusée !
Très bon !

Enzo
Joli nez plein de fruits jaunes, des notes de fruit sec d’un léger oxydatif, c’est fin, ouvert, très avenant.
La bouche possède une bulle très fine, peu abondante avec une perception de grande douceur et de rondeur. C’est ample, assez évolué avec une jolie finale bien définie. Vraiment très bon.
Très Bien +.


Domaine Marc Colin, Chassagne Montrachet 1er Cru Les Caillerets, 2008



Oliv
Bouchon neuf.
Robe sur un doré léger.
Nez terne et peu causant, avec un voile beurré qui écrase de trop minces senteurs florales quasiment éteintes.
Bouche équilibrée proposant un volume agréable enroulé dans une acidité bien vivace mais d’un classicisme un peu emmerdant par manque d’expression aromatique.
Finale salivante avec de la fraîcheur mais un peu anodine en persistance.
Un vin avec du nerf et de la trame mais qui manque vraiment trop de complexité pour apporter un réel plaisir.
Et mille sabords de bouzouks bacchiques, encore une bouteille qui ne ressemble en rien au petit bijou bu chez Bobosse il y a deux ans .

Enzo
Nez beurré avec un léger côté ananas/vanillé, trop élevé à mon goût.
La bouche est riche, d’un équilibre correct avec un bon volume sans grande expressivité avec un boisé perceptible qui alourdit un peu l’ensemble. La finale parait plus acide et améliore la digestibilité. Quand même pas un grand pied.
Bien +(+).



Bisque d'écrevisses sorties de l'eau Sydd



Domaine Vincent Dauvissat, Chablis 1er cru Forest, 1999



Oliv
Bouchon en bon état, imbibé au cinquième.
Robe assez nettement dorée.
Nez assez fortement réduit, un peu iodé, sur l’algue nori avec des notes beurrées et d’évolution sur la peau d’orange séchée dans un ensemble qui manque de fraîcheur et de précision.
L’attaque en bouche frappe par sa viscosité, sur un volume épais et lent qui prend le pas sur une acidité en retrait.
L’ensemble manque d’allant et de relance, comme si le vin était endormi. Car je n’ai pas perçu de faiblesse de corps ni de début de sénilité aromatique.
Mais en l’état, le côté un peu patapouf lasse assez rapidement.
Pas fan. A attendre ?

Enzo
Nez peu précis avec un léger réduit qui a du mal à s’envoler. On perçoit un côté alcool, coquille, pralin, beurré dans un ensemble peu précis.
La bouche est très grasse, si visqueuse que j’aurai juré un grand cru. Si elle a pas mal d’énergie, elle manque d’harmonie, elle n’est pas en place et encore jeune. Quelque peu décevant.
Bien ++/Très Bien.


Domaine Mugneret Gibourg, Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Chaignots, 2008



Oliv
Bouchon parfait.
Robe grenat clair, sans trace d’évolution.
Nez discret et un peu parasité par une trace d’élevage beurré qui ne s’évacuera que le lendemain pour libérer totalement des jolies senteurs de fruits rouges, entre la groseille et la fraise.
Bouche nerveuse construite autour d’une acidité pointue mais absolument pas mordante et qui porte une belle matière franche. Le charme aromatique, entre la fraise et la cerise, participe au plaisir et porte le vin jusqu’à une finale pas interminable mais d’une grande fraîcheur.
Très bien.

Enzo
Nez élevé, beurré et pas grand-chose d’autre.
La bouche est droite, austère avec une acidité élevée sur les fruits rouges. Le bois du nez n’a pas envahi pour l’instant la bouche, il y a du fruit, c’est peu évolué mais ça manque clairement de gourmandise. Un vin trop strict pour moi. Bien +.

Ce vin fait partie des rares 2008 sur lesquels j’ai eu un vrai beau plaisir. Je m’étais donc dit qu’il fallait faire goûter ça à la bande de pénibles pour voir ce qu’ils en diraient à l’aveugle.
Bon, je vois au loin l’Enzo qui crisse dans les virages et meugle au cistercien ! Pas gagné mon affaire… Mais miracle, le reste de la table à l’air de survivre à l’exercice et rembarre le DinEnzore ! Même Pélusse a le sourire alors que j’ai pas encore fait péter le sud, c'est dire !

Ca ne facilite pas le service avec une quille dans chaque main mais je croise les doigts pour que la suite déride mon vieil Enzo !




Côte de Boeuf Aubrac à la Pélusse, girolles des Cévennes cueillette Enzo et pommes de terre au four



Domaine Guigal, Côte Rôtie La Mouline, 1998



Oliv
Bouchon en parfait état.
Robe bordeaux avec un peu d’évolution brune.
Nez délicieusement gourmand, sur les fruits noirs, la figue, le laurier, le thé noir, l’orange sanguine, des notes fumées. Ca part dans tous les sens et c’est sacrément attirant !
Bouche baroque et juteuse, d’une gourmandise immédiate par un volume plein à la douceur légère mais très agréablement tempérée par l’acidité et des tanins présents mais parfaitement intégrés. Le vin concilie volume et buvabilité dans un côté sexy facile assez irrésistible.
Là, un peu comme sur Grange des Pères 2005, faudrait être un sacré grincheux pour ne pas s’éclater sur un vin si évident.
Finale avec une grande allonge et qui klaxonne redoutablement l’envie de se resservir.
Excellent !

Enzo
Nez très ouvert sur les fruits noirs, les agrumes, avenant.
La bouche est diaboliquement sexy, gourmande sur un superbe équilibre aux tannins fondus. C’est très digeste avec une grande fraicheur malgré un caractère qui fait sudiste qui m’embarque irrémédiablement vers une GDP et une belle matière. Très long en finale, superbe de plaisir immédiat.
Excellent.


Domaine Jean-Louis Chave, Hermitage, 1998



Oliv
Bouche imbibé à 80% avec une petite saillie qui a dû un jour laisser passer une goutte.
Robe quasi identique à celle de la Mouline, un tout petit peu plus claire peut-être.
Alors qu’à l’ouverture, le nez était nettement plus muet que le Côte Rôtie, 4 heures plus tard à table, l’ensemble s’est posé sur de belles senteurs franches de fruits noirs frais, presque sur les fruits des bois, l’olive noir légèreet un ensemble thé fumé et poivré qui apporte une grande fraîcheur. Ça sent la belle syrah classique tout ça !
Mais c’est la bouche qui me convainc totalement, en particulier dans son mano à mano de style avec le Guigal.
Car à la première passe, le côté offert sexy froufrou de la Mouline prend le pas sur une certaine réserve austère qu’évoque l’Hermitage.
Mais le repas aidant, le vin gagne en allonge, en classe, en fraîcheur, prenant un côté froid mais plein assez génial de puissance motrice pour proposer, au final, un équilibre d’une extrême noblesse, à la fois aristocratique et pour autant irrésistible.
La présence en bouche me semble toute en verticalité et en puissance maîtrisée, d’une complexité de goûts remarquable et d’une tenue d’une toute grande classe et à peine sur un début de maturité.
La finale est brillante de persistance et de plaisir, jouissive sur l’exceptionnelle Côte de Bœuf au BBQ de Pélusse.
Magnifique !

Enzo
Nez très typé syrah en vendange entière, finement poivré/mentholé, complexe, qui bouge beaucoup dans le verre avec des notes d’encens. Superbe.
La bouche est fraiche et gourmande à la fois, plus droite que la Côte Rôtie et très juteuse avec une grande qualité de tannins également, tannins que l’on perçoit encore tant le vin parait encore assez jeune. Finale très longue sur les épices douces, très salivante et juteuse. Somptueux. Excellent (+).


Ouf, cette paire que j'attendais depuis si longtemps et dont l'une des bouteilles avait une histoire intime très importante pour moi a apporté du plaisir à tous.


Et là, c'est le drame ! :cartj:
Mais vous le croyiez que l'Enzo à qui l'on avait confié cette tâche a oublié... le fromage ! :O! :unsure:
Oooooooh, déconnez pas, les copains ?! Y'a Marcel Belliveau qui est en train de filmer, là ?

A croire qu'ils s'étaient tous consultés ou qu'ils avaient reçu un mail de mon toubib, de ma maman ou de mon Raph', toujours soucieux de la quantité de crème qui coule dans mes veines.
Alors que tout le monde le sait, seule la qualité compte... :whistle:




Tomme de Sasvoiepas, Crottins d’Air de chez Queduvent et Pavé d'Alzheimer



Mas Amiel, Maury Vintage Réserve, 2012



Robe quasi noire.
Beau nez franc, sur le coulis de fruits noirs, entre la mûre et la cerise, et de puissantes senteurs épicées, sur la cannelle et la cardamome.
Bouche riche mais sans excès, sur une sucrosité fraîche et de petits tannins vivifiants qui font saliver.
L’alcool est bien intégré et si l’ensemble n’est pas d’une grande complexité encore, le vin se livre avec une vraie buvabilité.
L’accord avec le superbe dessert de Fio est parfait.
Bien à très bien.



Fraisier Chocolat blanc alla Fiona
***

Florilège des autres vins du week end


Domaine Ganevat, Côtes du Jura, Florine, 2012



Robe jaune paille.
Superbe nez élégant, sur une petite réduction parfaitement tournée, sur l’huile d’arachide, un très fin fûmé, des notes minérales qui évoquent la pierre chaude et des senteurs de citron jaune.
Bouche pleine, sur un volume assez riche en attaque mais qui louvoie un peu à compter du milieu de bouche, avec un petit creux qui se relance toutefois par la suite grâce à de beaux amers.
L’ensemble manque un peu de complexité aromatique pour m’emporter totalement mais sa générosité et sa franchise en font tout de même un joli vin.
Très bien.


Az. Agricola Antoniolo, Gattinara, Osso San Grato, 2004



Robe assez sombre, sur un bordeaux avec un peu d’évolution.
Beau nez sérieux et droit, sur le chocolat blanc, des notes épicées qui enrobent de senteurs de fruits noirs, entre la cerise et la figue fraîche.
La bouche est remarquablement bien construite, sur un volume encore jeune et riche parfaitement tranché par une acidité vertébrale très agréable. L’ensemble déroule sa structure concentrée sans excès jusque dans une finale épicée longue et encore jeune, sur une acidité et des tanins qui peuvent encore gagner en fondu.
Une superbe bouteille, avec encore du potentiel.


Domaine Moreau-Naudet, Chablis, 2016



Robe jaune paille très claire.
Nez agréable, pur et floral avec une petite pointe de zeste d’agrume. C’est délicat, bien mené et appétissant.
La bouche est un petit peu moins à mon goût, agréable mais un chouia trop riche à cœur alors que j’aurais préféré plus de tension et de tranchant pour porter cette belle pureté aromatique.
Alors, pas d’blague, hein, ça reste un Chablis quand même, on est pas sur d’la roussanne non plus. Le vin a de la fraîcheur mais fallait bien que je me fasse conspuer un bon coup comme buveur de vins pas mûrs comme au temps des grandes heures.
Le Petit Chablis du domaine était plus à mon goût, simple question de style et de dégustateur.
Bien pour moi, plus pour d’autres.


Domaine Gérard Boulay, Sancerre, Clos de Beaujeu, 2010



Robe jaune paille à peine teintée.
Nez très agréable, pur et droit et qui travaille bien dans le verre, exprimant des senteurs florales et d’agrumes (citron vert) avec presque une pointe pétrolée, le réchauffement ramenant un début d’exotisme, sur le fruit de la passion. Pas une once de primaire sauvignonné en vue !
La bouche est délicieuse et possède la niaque qui m’avait manqué dans le Moreau Naudet de la veille, avec une trame acide qui propulse et relance le vin en bouche en créant un point de fraîcheur et de buvabilité remarquable.
Sa précision aromatique, toute en délicatesse et en pureté participe au plaisir ressenti.
Finale droite et aérienne avec beaucoup de gourmandise pourtant.
Délicieux !


Giuseppe Mascarello, Barolo, Monprivato, 2008



Bouchon parfait.
Belle robe profonde, sur un grenat pourpre bien brillant.
A l’ouverture, le nez est bizarre, pris dans une gangue lactée fumée peu avenante.
Deux heures plus tard lors du service, changement de registre où tout s’est épuré, offrant un joli fruit net, sur le guignolet, la figue fraîche, la prune et une petite réduction pralinée agréable.
La bouche est superbe, sur un jus pulpeux d’une grande douceur, sur une concentration naturelle remarquable de maîtrise et sans une once d’austérité.
L’ensemble goûte encore très jeune au niveau aromatique, encore un peu trop primaire pour apporter une émotion mais au vu de la qualité du toucher de bouche, le plaisir devrait être au bout de l’attente.
Très beau !





Le Château de Lastours, Narbonne, le gouffre de Cabrespine, Corconne, Sauve


Toutes les bonnes choses ont une faim et comme toujours dans cette rubrique, si le ventre n'est pas distendu et que les zygomatiques sont courbaturés, l'émotion du triloulou n'est pas loin au moment de prendre la route du retour.
D'autant qu'une peau de banane imprévue nous a envoyés deux jours dans le décor...
Marc, promis, on rattrape l'occasion ratée très vite.

Alors vous allez le croire ou non mais imaginez le gars qui fait 800 bornes du sud vers le nord sous un temps parfait et un joli 28° au thermomètre pour vous adoucir le triloulou.
Et là, dans une scène pas croyable que si elle apparaissait dans un film, on la trouverait surjouée , je passe à peine la barrière de péage de Fleury que le ciel s'éteint et qu'il se met à flotter !
Et quelques kms plus loin, s'ils nous avaient épargné jusque là sur la route comme dans le verre, y'a plus de doute, on est rentrés : les bouchons sont de sortie !
Bon, ben ça y est, aucun doute... on est rentré... :unsure:

Les copains, comme toujours, un énorme merci pour avoir accueilli les squatteurs.
On remet ça très vite !
Bonne rentrée à tous,
Bises
Oliv

#1137
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Go6s a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

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Je n'étais pas sûr de saisir au début, mais le message se multiplie et dissimule les photos.
Est-ce une exclusivité pour certains membres ?

Gaultier (62)......................Amateur de vins liquoreux rares ou hors-normes !
#1138

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oliv a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

C'est mieux maintenant ?
#1139

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ols a répondu au sujet : Les amis, c'est la vie !

Oui, j'avais le même soucis.
#1140

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