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A propos des bulles du champagne

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A propos des bulles du champagne a été créé par Guest

A lire dans "Pour la science" du mois de janvier, un article d'un Maître de conf. de l'université de Reims (Liger-Belair) consacré à  la physique des bulles...de champagne, of course !!!
Voilà  de quoi garder le souvenir de nos folles agapes du Nouvel an, en se cultivant en plus.
NB : je n'ai pas encore lu l'article :-)
07 Jan 2003 19:10 #1

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet A propos des bulles du champagne

Il paraît que l'on peut faire la différence entre méthode champenoise et méthode ancestrale (Die, Limoux, Gaillac) rien qu'en regardant les bulles!
Méthode champenoise: les bulles montent et migrent vers les bords.
Méthode gaillacoise, les bulles éclatent à  la surface.
Etonnant. A vérifier...
Jérôme Pérez
07 Jan 2003 19:39 #2

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

J'ai vu à  Noà«l un reportage qui disait et montrait, preuves scientifiques à  l'appui, que les bulles ne se forment que s'il y a des particules de poussières dans le verre ( les bulles apparemment naissent dans la particule ) .

Amusant.

Jmm
07 Jan 2003 20:34 #3

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Réponse de Yves Zermatten sur le sujet A propos des bulles du champagne

Jean-je sais plus maintenant,

si je te suis bien, il n'y a pas de bulles dans la bouteille si elles naissent dans la particule qui se trouve dans le verre ?

Je suis vraiment dépassé avec mon Soda-Club alors que que quelques particules de poussière feraient l'affaire...

Je reste dubitatif

cordialement

Yves
Yves Zermatten
08 Jan 2003 00:00 #4

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Comme toi, j'ai un peu de mal à  interpréter le phénomène décrit :la formule '...les bulles ne se forment QUE ...' est peut-être trop catégorique.
Mon interprétation de ce phénomène est la suivante:
Potentiellement dans le liquide , il y a possibilité de formation de bulles.
Cette formation, une fois le vin dans le verre , est largement aidé par la présense de poussière.
Ils montraient à  l'aide d'une caméra connecté sur un microscope la naissance des bulles , et on voyez bien qu'elles se formaient à  l'intérieur d'un grain de poussière.
Une chose est certaine et vérifiable: vous prenez deux verres , un sans poussière et un avec, vous y versez un même champagne, la différence sera nette.

Jmm
08 Jan 2003 01:55 #5

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet A propos des bulles du champagne

Les bulles naissent sur les infractuosités des verres. Mettez le même champagne dans deux verres différents et vous n'aurez pas le même dégagement gazeux.
Certains rayent les verres avec des baques pour augmenter le dégagement des bulles.
Jérôme Pérez
08 Jan 2003 06:55 #6

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Réponse de DidierD sur le sujet A propos des bulles du champagne

Nettoyer les verres à  Champagne (idem pour la bière) à  l'eau savonneuse empêche la formation des bulles because le savon lisse les parois du verre (il obstrue les micro-griffes). Il faut simplement rincer les verres à  l'eau très chaude, sans détergent.

Didier
08 Jan 2003 10:07 #7

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

les bulles sont aidées par la poussière (un verre ultra propre n'existe pas du fait que même admettons qu'ils soit ultra propre le seul fait de le mettre à  l'air libre lui fait, par phénomène d'adhérence ou de liaison avec l'O de la silice, saturer sa surface là  ou il y a des possibiltés de faire ce qui se doit) et par les aspérités (because une surface sur du verre industrielle il n'est pas possible d'avoir quelque chose de 100% lisse ceci vu au microscope je me comprend) aussi par les microfissures...
Et par la tension superficielle...
08 Jan 2003 11:06 #8

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Réponse de Anthony sur le sujet A propos des bulles du champagne

J'peux meme vous confirmer que dans l'hemisphere sud, les bulles montent comme dans l'hemisphere nord .... c'est pas une decouverte, ca ?

Salutations,
Anthony ..... qui a realise l'autre jour (seulement) que l'eau syphonait dans l'autre sens en s'ecoulant dans l'evier .....
Anthony
08 Jan 2003 12:01 #9

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Quelques éléments de la physique des bulles de champagne

Dans l'article de Gérard Liger-Belair dans le « Pour La Science » de janvier [1] (que je vous recommande chaudement de lire !), on y apprend notamment qu'une bouteille de champagne (75 cL) possède en moyenne environ 10g de dioxyde de carbone dissous en excès, correspondant à  un dégagement potentiel d'environ 5 L de gaz : de quoi assurer l'effervescence du champagne durant de nombreuses minutes.

D'où provient le dioxyde de carbone dans les champagnes et autres méthodes traditionnelles ?(°)

(très schématique, pour plus de détails, cf. [2], par exemple)
Lorsque le vin a terminé sa fermentation alcoolique, parfois sa malo aussi, après stabilisation tartrique, le vin est mis en bouteille, auquel on ajoute des levures, du sucre (de canne ou du moût concentré rectifié MCR) : c'est la prise de mousse.
Le sucre est dégradé progressivement (seconde fermentation) par les levures qui produisent de l'alcool et surtout du dioxyde de carbone. On dégorge ensuite pour évacuer les levures mortes (lies) et on complète par la liqueur d'expédition.

Mais pourquoi le CO2 veut-il « s'échapper » quand on ouvre une bouteille de champagne ?

Lors de la prise de mousse [2], qui a lieu à  volume fixe, la pression interne augmente (jusqu'à  8 bar max.), d'où nécessité d'utiliser des bouteilles très résistantes !
Or, la quantité de CO2 dissous dans le vin est proportionnelle à  la pression du gaz situé dans le goulot de la bouteille (loi de Henry). Dès que l'on ouvre la bouteille, apparaît alors un déséquilibre avec le milieu extérieur, dont la pression est égale à  la pression atmosphérique. La solubilité du CO2 diminue alors brusquement et de façon irréversible, provoquant l'effervescence du vin.

Mais le dégagement du CO2 en excès sous forme de bulles ne représente que 15 à  30% du « dégazage », d'après [1]. L'essentiel du dégagement gazeux se produit à  l'interface entre le vin et l'air, notamment lors de l'ouverture de la bouteille.
D'autre part, la nucléation des bulles au sein même du vin est très défavorable du point de vue énergétique : l'apparition d'une microbulle s'accompagne d'une très forte pression à  l'intérieur de cette bulle (loi de Laplace (*) ) qui interdit la diffusion du CO2 en son sein, car la concentration en CO2 dissous est trop faible. Les forces de van der Waals (**) dominent alors, assurant la cohésion des molécules entre elles au sein du liquide et la microbulle se résorbe d'elle même.
C'est la raison pour laquelle nous ne voyons jamais de bulles apparaître et grossir spontanément au sein même du champagne, hormis si des impuretés sont présentes dans le volume du vin (microfibres, etc.).

La seule possibilité pour le CO2 de parvenir à  s'échapper sous forme de bulles est la présence d'impuretés sur le verre. Là  encore, les chercheurs du labo d'Å“nologie de Reims ont montré (cf. [1] et réf. citées dans cet article) que les bulles ne se forment pas au contact des irrégularités de la surface du verre, car les poches d'air emprisonnées, lorsque l'on y verse le vin, sont trop petites (***) pour engendrer des bulles stables.
Ainsi, les sites de production (ou nucléation) des bulles de champagne se situent sur les dépôts de calcaire, de tartre, de fibres de cellulose issues des torchons utilisés pour essuyer le verre, accrochés à  la paroi du verre.
Quand nous versons le champagne dans le verre, des poches d'air, dont le rayon de courbure est supérieur au « rayon critique », sont emprisonnées sur ces sites, dont l'exemple type choisi dans l'article [1] est une fibre creuse de cellulose.
Dès lors, la pression interne de la poche d'air est suffisamment basse pour que le dioxyde de carbone diffuse du liquide vers cette poche de gaz ; celle-ci s'enrichit alors en CO2 et grossit jusqu'au moment où les forces capillaires ne sont plus suffisantes pour lutter contre la poussée d'Archimède. Puis, la bulle se détache de son site de nucléation et monte vers la surface, laissant derrière elle à  nouveau une poche d'air et le cycle peut recommencer jusqu'à  disparition complète du dioxyde de carbone dissous. Son diamètre, au tout début de sa courte vie, est estimée à  une dizaine de micromètres.

En conclusion, contrairement à  ce qu'on peut lire ici ou là , ce ne sont pas les irrégularités de la surface du verre qui favorisent l'éclosion des bulles de champagne, mais les impuretés déposées à  sa surface ou parfois dispersées au sein même du vin.

Et ensuite ?

Lors de l'ascension de la bulle, dont le rayon augmente progressivement, le CO2 va s'y accumuler. D'autre part, plus sa taille augmente, plus la poussée d'Archimède est forte, donc plus la bulle est accélérée. En plus, c'est aisément observable dans une flûte ! Une bulle de champagne peut atteindre jusqu'à  un millimètre de diamètre lorsqu'elle éclôt à  la surface.
Il y a tout un paragraphe sur le rôle des molécules tensioactives (notamment des protéines) pendant l'ascension, bien que le champagne semble en comporter relativement peu : env. 10 mg/L, à  comparer aux centaines de milligrammes par litre pour la bière.
Ainsi, les bulles de champagne croissent plus vite que celles dans la bière : ces molécules se placent à  l'interface liquide-gaz et rigidifient la surface de contact (****), stabilisant la bulle et limitant de même sa croissance.

Ces mêmes protéines, selon [1] et [3], assurent au champagne une mousse régulière et persistante. En outre, la filtration nuit à  la qualité de cette mousse, puisqu'elle supprime une partie des molécules tensioactives.
Arrivée à  la surface, la tension superficielle (**), qui tend à  maintenir la bulle immergée, est plus forte que la poussée d'Archimède : la bulle n'émerge pas complètement de la surface et peut donc migrer sur les bords pour former une collerette tant appréciée des dégustateurs.

Quand les bulles s'éclatent !

Lorsque le champagne est versé dans la flûte, il se forme une importante mousse par accumulation de bulles à  la surface qui retombe rapidement (contrairement à  la bière), pour ne plus constituer pendant quelques secondes qu'une monocouche de bulles en surface. L'article [1] présente des photographies très belles de sa structure en forme de fleurs et montre que les bulles, qui éclosent, « aspirent » leurs voisines.
Un autre phénomène mentionné dans cet article concerne la durée de vie des bulles en surface. Au départ, il y a peu de molécules tensioactives en surface, donc les bulles éclatent rapidement : durée de vie de quelques dixièmes de seconde. Puis, ces molécules s'accumulent en surface, apportées par les bulles antérieures et désormais disparues : elles rigidifient la bulle qui voit son temps d'éclosion augmenter considérablement, pour atteindre plusieurs secondes.

D'ailleurs, on peut remarquer que plus le vin de base est bon (rendements modérés, peu de filtration, etc.), plus il y a, amTha, de « bonnes » molécules, telles ces fameuses protéines tensioactives, qui vont diminuer le coefficient de tension superficielle dans le vin et par là  même, le rayon critique de la bulle de champagne. Dès lors, les amateurs pourront admirer la finesse de ces bulles et la persistance de la collerette.
Enfin, lors de l'éclosion, de fines gouttelettes sont projetées au dessus de la surface et vont constituer un nuage de particules plus ou moins aromatiques que nos organes sensoriels vont pouvoir capter. Ainsi, outre leur rôle esthétique, les bulles semblent permettre une meilleure libération des subtiles fragrances du champagne.

Pour terminer, je vais m'inspirer de la conclusion de l'auteur : je suis persuadé que vous ne regarderez plus votre verre de champagne de la même façon après avoir lu l'article de Gérard Liger-Belair !
Voici en tout cas un article fort bien écrit, parsemé de poésie !

[1] Pour la Science n°303, janvier 2003 : p. 26 à  31
[2] J. Blouin & E. Peynaud, Connaissance et travail du vin, éd. Dunod : §7.4.1
[3] H. This, Casseroles & éprouvettes, éd. Belin/Pour la Science : p. 174 à  177
[4] E. Guyon, J.P. Hulin, L. Petit , Hydrodynamique physique, éd. EDP sciences & CNRS : §1.4

(°) J'assimilerai dans la suite du texte champagnes et méthodes traditionnelles.
(*) pression interne dans la bulle inversement proportionnelle au rayon de courbure de la bulle.
(**) Ce sont ces forces qui sont responsables de la cohésion des liquides, mais aussi des gaz (pas parfaits…) et de certains solides. Quand vous déchirez une feuille de papier, sachez que vous détruisez des myriades de liaisons de van der Waals ! ! !
A la surface d'un liquide ces forces de vdW sont à  l'origine de la tension superficielle et de la capillarité. Pour plus d'infos, vous pouvez consulter avec profit la réf. [4].
(***) de rayon inférieur à  0,2 micromètre, appelé « rayon critique »
(****) un exemple simple est donné par les molécules de savon, à  travers… les bulles de savon, bien sûr ! Sans elles, point de bulles dans votre bain, point de regards rêveurs plongés dans les belles irisations qui apparaissent à  la surface de ces bulles (dues à  un phénomène d'interférence de la lumière…) ! ! !

Ph. Belnoue
16 Jan 2003 21:48 #10

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet A propos des bulles du champagne

Super, j'ai presque tout saisi.
Mais dis moi, la thèse qui veut que les vins de méthode ancestrale qui veut que les bulles ne migrent pas à  la périphérie, ce que j'ai d'ailleurs vérifié, comme peut-elle s'expliquer?
Jérôme Pérez
16 Jan 2003 22:01 #11

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Réponse de Yves Zermatten sur le sujet A propos des bulles du champagne

salut P'tiPhilou

Passionnant, ça se lit comme un polar.

merci pour les infos, très complètes.

Je cours acheter cette revue demain.

amicalement

Yves
Yves Zermatten
16 Jan 2003 22:02 #12

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Réponse de Thierry Debaisieux sur le sujet A propos des bulles du champagne

Philippe,

Merci pour ce très bel article.
Je ne vais pas être le seul à  m'instruire...

Cordialement,
Thierry
16 Jan 2003 22:03 #13

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Jérôme,

il me semble que la méthode ancestrale n'a pas de prise de mousse (seconde fermentation). Ce sont les sucres résiduels du vin de base qui repartent en fermentation dans la bouteille. donc pas d'ajout de levures, ni d'adjuvants, etc.
Or, la prise de mousse (seconde fermentation alccolique) s'accompagne aussi de la production de molécules plus complexes qui doivent diminuer la tension superficielle. Ainsi, je crois qu'on peut expliquer pourquoi les bulles des méthodes ancestrales sont plus grosses et éclatent rapidement en surface (puisque ces bulles ne sont pas stabilisées par des molécules tensioactives), contrairement à  celles produites par la méthode "champenoise" ou traditionnelle.
C'est un élément de réponse, mais je suis physicien, pas oenologue, donc je ne suis pas certain d'être dans le vrai à  100%.

Phil
16 Jan 2003 22:52 #14

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Ah que merci pour toutes ces informations. C'était vraiment passionnant.

Eliane
18 Jan 2003 02:34 #15

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet A propos des bulles du champagne

Avec l'accord de ptiphilou, cet article est maintenant à  la Une de LPV.
Jérôme Pérez
18 Jan 2003 09:42 #16

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Réponse de mikael sur le sujet A propos des bulles du champagne

Si ça ce n'est pas une incitation à  coincer la bulle ! (tous les pretextes sont bons :-) )
Je me permets de signaler qu'il existe un fichier PDF sur l'effervescence du Champagne ICI , en bas de la page.
C'est moins "technique" mais joliment présenté et illustré.

Mikaà«l
18 Jan 2003 11:23 #17

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Réponse de mikael sur le sujet A propos des bulles du champagne

Ca marche pas l'HTML ?
Un dernier essai :
Cliquez ici

Mikaà«l
18 Jan 2003 11:33 #18

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Bonjour,

J'etais a un salon des vins le week end dernier. Un exposant d'une maison de champagne me disait que les bulles de son champagne etaient plus petites que les bulles de champagnes traditionelles car sa cave se situait a 25 m sous terre.....tout cela pour me dire que son champagne etait de meilleure qualite. En bref, plus les bulles sont petites, meilleur est le champagne.
est-ce du baratin de commercial vereux!

Olivier
17 Mar 2003 21:40 #19

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Réponse de mikael sur le sujet A propos des bulles du champagne

Si la finesse des bulles est plutôt un signe de "qualité", ce n'est pas le seul critère. Alors de là  à  dire que son Champagne est meilleur que les autres car ses bulles sont plus fines, il n'y a qu'un pas ... que certains franchissent allègrement. ;-)

Il semblerait que plus la durée de vieillissement sur lattes est importante, plus les bulles sont fines. De plus la seconde fermentation doit se faire à  température plutôt basse, autour de 12°C (donc avec 25 mètres sous terre, on doit être pas mal).
Ces deux critères doivent jouer dans la finesse des bulles.

Les levures employées et la quantité de sucre ajoutée avant le tirage participent peut-être également à  ce processus.

L'avis d'un oenologue champenois serait le bienvenu.

Mikaà«l

PS : en gros ça n'a pas l'air simple ! :-)
17 Mar 2003 22:29 #20

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Bonjour Mikaà«l et Olivier,

bien que pas du tout oenologue,
juste praticien ( technicien-paysan) de la grappe et du vin,
je vous apporte brièvement ma maigre expérience et mes modestes connaissances (culture - pcq pas chercheur)...
oui, comme le souligne Olivier,
une fermentation à  températures basses ( 10-12° C)
favorise une mousse fine et délicate...
mais bon, ce n'est là  qu'un des facteurs qui entrent dans la complexité
de la mousse et de l'effervescence...
si techniquement cela était maîtrisé on ferait probablement tous
de la belle mousse fine et élégante.

Alors, la température de la seconde fermentation est un parmi X facteurs déterminants.
j'ai en ma possession qq articles pointus d'oenologies qui résument
qq 15 années d'années d'études et de recherches de divers laboratoires privés (dont Moà«t - le Mosalux) et universités afin de maîtriser et mieux *coincer* la bulle ...
et ben après ces qq 15 années d'études il n'y a pas encore de rectte miracle, ... pcq la composition m^me du raisin va influer l'expression de l'effervescence et de la bulle ( ex. un taux de Botrytis Cinerea va modifier la moussabilité = moins de mousse pour plus de botrytis... + des variantes suivant les différents cépages - chardonnay moins sensible) ...
ensuite entrent - vont modifier - dans l'expression de la mousse :
le taux de protéines, les acides gras, l'éthanol ( tensio-actif), le collage ou non suivant les différents adjuvants de collage ( gélatine, silice ... ) et ou de bentonite...
voilà ,
alors si la recherche sur la moussabilité a avancé pour apporter qq éléments sur l'influence de ces différents et complexes facteurs ...
il n'y a pas encore une technique définie qui permettent d'assurer
ou de produire un type de mousse bien déterminée.
Si ce n'est que l'on puisse agir directement sur la pression,
+ ou - importante en apportant plus ou moins de liqueur de tirage
à  la la prise de mousse ( seconde fermentation en bouteille)

Voir les brèves conclusions des études de la fac d'oenologie de Reims
sur l'effervescence là  :

www.ac-reims.fr/html...

Mais bon,
après tout,
ce qu'on apprécie le plus en champagne,
c'est le vin, qui est le reflet de nos terroirs,
la bulle n'est qu'un attrait festif complémentaire
plus ou moins apprécié suivant les différents consommateurs
gourmet - vin de repas , ou amateur ( initié) de grands vins,
ou amateur de saute-bouchon - coktails pétillants et, ou, soirées festives.

amha .

Bien amicalement,

Francis
25 Sep 2003 16:07 #21

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

"Mais bon,
après tout,
ce qu'on apprécie le plus en champagne,
c'est le vin, qui est le reflet de nos terroirs,
la bulle n'est qu'un attrait festif complémentaire
plus ou moins apprécié suivant les différents consommateurs"

Très juste ! Et une bulle fine et rare permet mieux d'apprécier les arômes du vin lui-même que la mousse dense qui pique au nez...

amha aussi.

Cordialement,
Eliane
25 Sep 2003 16:17 #22

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Merci Eliane,

d'avoir compris le sens de cette dernière phrase.

Mais ce n'est pas évident d'expliquer cela à  un restaurateur ou à  un tenancier d'estaminet qui propose des vins de Champagne
à  la coupe, lui souhaite de la bulle vive,
qui tienne dans le temps.

Soit, il y a une solution, pour les initiés et les amateurs
de grands vins,
qui apprécient plus le vin que l'effervescence,
c'est le carafage quand il s'agit de BSA ou de millésimes jeunes.
Mais bon, cette pratique est incomprise par les inconditionnels
du pétillant, du gaz, de la bulle.
Pourtant, le vin ( le vin de Champagne) y gagne en expression,
pareil à  un grand vin blanc,
il s'ouvre et s'épanouit.
Pacq, amha encore,
le champagne est un grand vin blanc,
avec qq bulles autour...

Non ?
Si ?

Francis
25 Sep 2003 16:38 #23

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Réponse de ptitphilou sur le sujet A propos des bulles du champagne

Entièrement d'accord avec toi F6, les grands champagnes sont des Grands vins blancs. Je n'en ai pas bu énormément, mais quand on en croise un, y'a pas photo !
Concernant le passage en carafe, comme pour tout vin blanc plutôt construit sur la finesse d'expression, j'ai tendance à  penser qu'il est plus sympa de laisser le vin se développer dans un beau verre adapté, pas la classique flûte (si ce n'est peut-être celle de Spiegelau), mais e.g. le Spiegelau Authentis "verre à  champagne" pour les plus grands.
Je me souviens d'une Grande Dame 90 ouverte généreusement par un grand amateur au cours d'un repas-dégustation. Servi frais, ce grand champagne s'est révélé après plusieurs minutes dans le verre et évoluait toujours favorablement plus d'une heure après le service, le réchauffement aidant aussi au développement du bouquet : impressionnant. Je pense qu'un passage en carafe nous aurait un peu "lissé" la complexité de son évolution en verre, amTTTha (jjj)
25 Sep 2003 17:01 #24

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Réponse de ptitphilou sur le sujet A propos des bulles du champagne

petit lien sympa, sans prétention, consacré aux verres à  champagne :
www.umc.fr/encyclope...

Message edité (25-09-2003 17:10)
25 Sep 2003 17:08 #25

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  • ptitphilou
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Réponse de ptitphilou sur le sujet A propos des bulles du champagne

25 Sep 2003 17:11 #26

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Bonjour Philippe,

oui, j'ai les mêmes à  la maison,
(bbb)

Vraiment.
J'ai rencontré au hasard de mes périgrénations,
Jean-Pierre Lagneau, le créateur de ces Authentis,
qui travaille avec Spiegelau.
Je les ai adoptés depuis qq années déjà ,
un peu fragiles au lavage manuel, aussi je les réserve aux sommeliers,
cavistes, divers professionnels et initiés.
L'INAO, plus robuste, est déjà  d'un bon rendu pour des consommateurs
moins avertis et surtout moins attentionnés.
Je posséde aussi qq verres Darsonville qui sont aussi d'une très bonne fidèlité - rendu ( belle expression des champagnes).

Cependant,
là , depuis 2-3 mois,
j'ai un meilleur rendu avec les INAO sur quelques unes des cuvées
les plus charpentées, qui ont subi un court, ou plus long, passage en barriques.
Sur INAO, précisément, l'opulence est plus prononcée,
alors que sur Spiegelau Authentis ces vins s'expriments plus sur la finesse et la minéralité.
? ? ? ?
Etonnant, car habituellement,
Spiegelau réservait les plus belles définitions.
? ? ? ?
Comme quoi, il n'y aurait pas de règle bien définie.
? ? ? ?
Ou alors peut-être ces cuvées + chapentées , + *vineuses*, s'expriment plus à  la manière d'un vin tranquille
? ? ?

Il faut chaque jour, chaque année , sans cesse remettre
son ouvrage, ses idées, ses opinions en question ? ? ?
Pcq habituellement la meilleure définition s'obtenait sur Spiegelau ou Darsonville.

Comme quoi ?
on est humble et modeste ...

Bien amicalement,

Francis

P.S. sinon, sur ce forum,
y en a t il qui sont de la région ?
25 Sep 2003 18:15 #27

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Réponse de ptitphilou sur le sujet A propos des bulles du champagne

A la façon F6, "verrerie complexe" ! (aaa)

Amitiés.

Message edité (25-09-2003 18:28)
25 Sep 2003 18:27 #28

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Ooooooooooooh,
ben toi Philippe,
tu lurkerais sur Yakos,
que ça m'étonnerait pas...
(bbb)

Bon ben,
quand tu veux on fait un test à  la maison,
t'auras le choix des armes...
et en plus j'ai qq munitions : Le Nombre d'Or d'Aubry,
du J. Beaufort aromathérapique, du J. Prevost, ...
C'est ierre-Yves Cainjo qui me soigne...
c'est un peu lui le médecin de famille.

F6
(bbb)
25 Sep 2003 18:57 #29

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Réponse de Guest sur le sujet A propos des bulles du champagne

Salut Francis,

Merci d'avoir partager vos experiences. il y bien plus aux bulles que le CO2.

Tu as tres bien choisi ton medecin mais, si pas deja arriver , tu risque de venir hypocondriaque avec DR Cainjo. Est-ce-que ses ordonnances sont rembourser par Securite Sociale? Malgres la risque de hypocondria je pense que la population generale auront en meilleur santé et seront plus heureux il se mettra dans ses mains .

A bientot , Ian
29 Sep 2003 01:44 #30

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