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Château Montrose, Saint-Estèphe

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Yves Zermatten a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Auteur: François Audouze
Date: le 23/09/2005 à 22:22

Bipin Desai est l’homme qui organise les dégustations les plus folles et les plus exhaustives de la planète. Ami des plus grands producteurs et ami des plus grands collectionneurs, il arrive à rassembler des vins comme personne ne le pourrait. Ici, avec la complicité de Jean-Louis Charmolüe, le propriétaire du château Montrose, ce seront 38 millésimes de Montrose qui seront soumis à la sagacité des plus grands palais de la planète. Bipin fait remarquer que la somme de connaissances des participants est absolument unique. Je reconnais des grands critiques qui publient des guides, alimentent des revues internationales sur le vin, des journalistes qui parlent du vin dans de prestigieuses revues américaines ou japonaises. Michael Broadbent, le plus grand connaisseur de la planète est là, Serena Suttcliffe et son mari écrivain du vin, Jancis Robinson ravissante dans des couleurs de vert et mauve, Clive Coates, auteur d’analyses percutantes sur le vin, retiré maintenant en France, James Suckling, critique œnologique aux analyses polémiques dans le Wine Spectator, Michel Bettane à la culture historique unique et des collectionneurs de grande pointure comme Wolfgang Grünewald, Josh latner et ce dégustateur fou, John Kapon avec qui j’avais partagé de belles bouteilles à New York qui marche sur les traces de Bipin pour organiser des combats plutôt excessifs entre les plus beaux vins de la terre.
L’expérience que l’on va vivre est bien loin de la philosophie de wine-dinners. Car ici on va comparer des années, les juger, quand dans mes dîners aucun vin n’est en compétition avec un vin identique. Bien sûr on vote en fin de dîner, mais on classe des liquoreux avec des bourgognes et des bordeaux, ce qui ne porte pas atteinte à leur valeur intrinsèque. Alors que là, on va dire que 1959 est meilleur que 1961 ce qui rabaisse un vin splendide. L’exercice est intellectuel, car on aura vu de telles variations entre les deux bouteilles d’un même millésime qu’il y a plus d’écart entre deux vins d’une même année qu’entre deux années. Il y a eu presque toujours plus de 5 points d’écart dans l’échelle de Parker entre les deux vins de la même année, et bien souvent dix points, ce qui est énorme, rendant moins définitive la hiérarchie des années.
Mais l’exercice présente un intérêt majeur, car c’est un moyen unique de mieux comprendre un domaine. Et à ce titre, l’expérience vaut d’être vécue. Je ne boirai plus jamais Montrose de la même façon après ce que j’ai vécu. Le propriétaire était extrêmement ému à la fin de cette expérience, car en 44 ans de direction d’un domaine acheté par son arrière grand père, c’est seulement la deuxième fois qu’il a réuni des vins de ce niveau. Il complimentera Bipin d’avoir su assurer la cohérence des séries de services, donnant une pertinence gustative unique.
Tout commence au déjeuner au restaurant Taillevent dans le magnifique salon lambrissé rajeuni d’un modernisme élégant et discret. Le champagne Taillevent (un Deutz) et les gougères préparent le palais. Nous passons à table. Je vais reproduire mes notes de dégustation prises au fil de la plume pour ne pas altérer la spontanéité du reportage. On sait qu’il y a des redites, car on note vite. Mais c’est l’image de l’instant.
Les nez de la première série : le 2003 est un vin frais, jeune, plein de charme. Le 2002 crée un fort contraste. Le nez est chaud, très brûlé, comme d’un Porto. Le 2000 a un nez discret, on sent l’immense potentiel. Le 1996 est un peu acide, évoquant des fruits noirs. Le 1990 est magnifique, assez semblable au 2000 mais plus ouvert. Le 1989 a une belle structure d’arômes. A ce stade, je n’avais pas encore trempé mes lèvres. Allons-y.
Le Montrose 2003 a une attaque magistrale. Il y a du fruit flamboyant, puis le bois arrive. La longueur est belle car le vin rebondit en bouche. Ce sera un très grand vin, avis qui n’est pas partagé par tous les convives dont Clive Coates. Le 2002 est moins excitant. Il est déjà formé, alcoolique, rond, et il raconte moins d’histoires. Le 2000, quel vin ! Dans 20 ans ce sera grandiose. Après une attaque très Montrose, il s’installe et s’élargit en bouche de façon splendide.
Le 1996 est un peu coincé. Il ne s’écarte pas de sa trace médiane. Il est relativement peu inspiré. Le 1990 a une merveilleuse complexité. Il suggère des tonnes de choses, sans les imposer. Du boisé bien construit, une pesanteur en bouche réelle, une longueur qui se révèlerait plus si l’on mangeait. Le 1989 semble plus agressif, plus envahissant, mais développe un charme encore plus redoutable. En fait, on peut aimer 1989 et 1990 et l’un des convives fit lever les bras pour l’un ou pour l’autre et ce fut un 50-50 quasi parfait. J’ai un petit faible pour le 1989, aussi mon classement de cette série sera : 1989, 1990, 2000, 2003, 1996, 2002. Il convient de dire que les bouteilles étaient tellement variables que ces jugements et classements s’appliquent à ce que j’ai bu, soit du verre qui m’était servi, soit du partage que je fis avec un voisin.
La deuxième série arrive et je commence par les nez. Le 1964 a un nez merveilleux, splendide, épanoui. Le 1961 est une bombe aromatique folle. Le 1959 que j’ai est bouchonné. Le 1955 a un raffinement certain et le 1953 est magique. Le 1952 sent trop la vieille armoire normande.
En bouche, le 1964 est un joli vin, à pleine maturité. Il ne ressemble pas tellement à Montrose, il est très chaleureux. Le 1961 est aqueux. On me dit qu’il titre 11,9°. Il est grand, mais pas flamboyant. Il finit un peu court et ce sera le plat qui le remettra à son niveau. Le 1959 que je goûte, pas celui qui m’est servi, est magistral. C’est un vin magique. C’est un vin intense, légèrement fumé, qui laisse une trace indélébile.
Le 1955 a trop le goût de soufre, ce qui gêne la dégustation. Le 1953 a une race énorme. Il est de la race du 1959 mais plus léger. Il a un immense caractère. Il me fait penser à Jean Cocteau, ce génie non conventionnel à la subtilité conceptuelle infinie. Des amis auront aimé le 1952. Le nez de grenier dissuade de le boire, et même s’il a souffert on trouve effectivement quelques messages intéressants.
Compte tenu des grandes variations de bouteilles on ouvrit un autre 1959 et un autre 1953. Le 1959 est parfait, le 1953 est bouchonné.
Je classe cette série dans cet ordre : 1959, 1953, 1964, 1961, 1955, 1952, mais le plat a propulsé le 1961 à de beaux sommets.
La troisième série nous fait franchir un monde. Le 1918, comme l’indique avec justesse Michel Bettane a un nez de Bourbon. C’est parfaitement juste. J’avais pensé à un bois du Canada. En bouche on sent du cassis, de l’alcool. C’est assez fabuleux. Le 1916, après le Schwarzenegger de 18, a un nez plus attendu et en bouche, c’est chaud, c’est plein, c’est chaleureux, c’est délicieusement vivant. Je n’en peux plus car le 1911, malgré un nez un peu pétroleux et une couleur un peu trouble est en bouche beau comme il n’est pas permis. En trois vins j’emploie trois fois le mot fabuleux.
Le 1906 a un nez un peu amer, mais en bouche il est bon. Le 1898 sent le vomi de bébé. D’une autre bouteille nettement meilleure, il y a quand même du gibier. Le 1890 mériterait d’avoir été dépoussiéré par un oxygène correcteur, car sous le gibier on sent que c’est jeune, et même très bon. Le 1888 a un joli nez, une couleur plate, rosée. Il n’y a plus grand-chose dans ce vin.
J’écris sur mon papier : le 1911 est géant, le 1916 est grand et le 1918 est jeune et je classe : 1911, 1918, 1916, 1890, 1898, 1906, 1888.
Pendant ce temps le déjeuner se déroulait et nous montrait toute la finesse de la cuisine de cette prestigieuse maison. Le menu du déjeuner : Légumes du moment étuvés, truffe écrasée et fleur de sel / Bar de ligne aux cèpes, cappuccino de châtaignes / Ossau Iraty aux épices (fromage basque) / crêpes craquantes aux fraises des bois. Subtilité extrême des recettes. La sauce des légumes embellissant le jeune 2003 pour le rallonger, et le bar enchantant le 1961 qui ne demandait que cela pour montrer son immense talent, mal révélé dans une dégustation froide de millésimes en série. La petite mise en bouche consistait en une gelée d’une délicatesse infinie. Le concombre en dés n’est pas forcément l’ami du vin, mais la gelée ravissait l’âme.
S’il fallait mêler les trois séries et donner un classement je dirais à ce stade : 1959, 1911, 1989, 1990. On se quitta pour quelques heures, les femmes changèrent leurs atours, et le dîner allait nous faire rencontrer de pures merveilles de Montrose.
Commençons par la cuisine. Le menu du dîner : petit velouté à la crevette assez risqué sur le vin, mais qui trouve sa place, crème brûlée de foie gras de canard aux fèves de Tonka / Saint-Pierre clouté au basilic / pigeon rôti au raisin de chasselas, girolles et jus d’armagnac : fourme d’Ambert à la cuiller / déclinaison de poires. La crème brûlée n’a trouvé aucun accord avec aucun millésime sauf un peu avec le 1970. Ils ne se sont pas parlés, alors que le Saint-Pierre est un magique multiplicateur du Montrose. J’ai particulièrement apprécié le pigeon traité d’une façon austère mais diablement précise. C’est du pigeon que l’on a en bouche, légèrement gibier, et la précision clinique du goût transcende les derniers vins qui sont – ce qui ne gâte rien – les plus grands des six séries.
Le premier groupe comporte des vins encore jeunes. Le 1986 a un nez d’un classicisme rassurant, très riche. Le 1985 est gravement bouchonné, le 1982 est opulent au nez, mais pas très complexe. Le 1975 fleure bon, joli, élégant et léger. Le 1970 a un nez convenable, un peu en dedans, légèrement bouchonné.
Le 1986 est un vin agréable, rond, élégant, raffiné, sans aspérité, sans défaut et sans extravagance. C’est le gendre idéal. Le 1985 non bouchonné est un peu court, sec, alcoolique. Il n’a pas de vraie longueur. Le 1982 est très aqueux, comme un tissu trempé. Voilà un vin qui comme le 1961 réclame un plat. Hélas, le velouté de crevettes et chou-fleur le coince plutôt. Il est à noter qu’il a un vrai message et s’élargit un peu avec le temps.
Le 1975 est aussi aqueux, avec un très joli parfum. Il m’a évoqué le clou de girofle. Le 1970 est un peu poussiéreux, astringent, à peine bouchonné, ce qui limite l’analyse.
Je classe ainsi : le 1986 et de loin, puis 1982, 1975, 1970, 1985.
La deuxième série comporte des millésimes rares. Je n’ai pas la bonne 1949, mais une sent bon. Le 1948 a un nez superbe, comme un grand porto. En bouche, le 1949 souffre un peu, mais on sent qu’il a une richesse qui ne demanderait qu’à s’exprimer. L’autre 1949 est immense. C’est un beau vin de grande persistance. Le 1948 parait plus léger mais il développe une intensité et une complexité remarquables. C’est inhabituel, mais absolument passionnant. Le 1947 a le nez d’un vin ouvert tard. Avec de l’air, il se débarrasserait de sa capuche de champignon. En bouche c’est exceptionnel. C’est grand, expressif, et d’une longueur extrême. Quelle trace en bouche. C’est un immense vin. Il m’a rappelé de merveilleux 1947 que j’ai bus.
Le 1937 a un nez un peu fatigué. On sent que la trie a été peu sélective. Il est assez agréable, un peu astringent. Le 1934 a le nez transformé par le poisson qui m’est servi. Il est très grand en bouche. Un peu austère mais formidablement présent. Le poisson est évidemment un bonheur sur ces vins. Je classe 1948, 1947, 1934, 1937, 1949 ce dernier figurant ici à cause de la bouteille.
Mon orgueil gaulois a chaviré quand mon voisin de Hong-Kong aux racines chinoises me dit : vous devriez manger votre olive, car elle élargit le 1934. J’avais prudemment repoussé ce fruit sur le bord de l’assiette, craignant une mésalliance, et c’est un homme du soleil presque levant qui me donne une leçon de gastronomie. Le coq gaulois vacillait d’un coup. Car mon compère avait raison !
Arrive une série de légende, le feu d’artifice. Le 1945 a un nez totalement exceptionnel, très largement au dessus des autres. Son goût est incommensurable, fantastique. Le 1929 a un nez plutôt serré. Il fut ouvert tard. Magnifique en bouche avec du velours. C’est chaud, sucré, c’est grand. Il se développe avec bonheur. Le 1928 a un nez moins grand, pour celui qui m’est servi. Mais en bouche, c’est d’une jeunesse incroyable. C’est grandiose, c’est un vin immense (devant tant de splendeurs le vocabulaire se rétrécit, car on veut passer moins de temps à écrire qu’à boire). A ce stade, on se dit qu’avec 45, 29 et 28, on tient ce qui se fait de mieux. Attendez donc ! Le 1926 a un nez très pur et joli, et en bouche il est brillant, jeune, d’une structure remarquable. Le 1921 a un nez chaleureux comme il est impossible d’imaginer. C’est de la vanille, du Porto, c’est chaud. En bouche, c’est un peu plus déstructuré, fumé, sucré comme un fruit confit avec du litchi. C’est le plus oriental des Montrose de ce soir. Le 1920 exhale une merveille de précision. En bouche c’est plus court qu’au nez, mais c’est imprégnant et solide. Le 1900 appelle ce mot actuel : « respect ». C’est un témoignage de la perfection du vin, même s’il a un peu souffert. Le 1893 a un nez de prime abord soufré ce qui aurait disparu à l’oxygène. Dès qu’on attend, on trouve un vin magistral, d’une dimension encore nouvelle.
Les 21, 20, 28 et 26 sont faits du même moule, sucrés, chauds, chaleureux, comme si quelque vin algérien était venu fauter. Je fais un classement : 1926, 1928, 1893, 1945, 1921, 1929, 1920, 1900, à cause de cette opacité sur le 1900. Mais en faisant un nouvel essai le 1900 se découvre et rappelle combien cette année est grande. Le 1921 est le moins Montrose de tous, le 1926 est gigantesque. Ce qui me frappe, c’est que le 21 et le 26 puissent être du niveau du 28. J’ai été frappé que la dernière série, que le pigeon adore, est souriante, ensoleillée, quand la série précédente avait produit des vins plus austères, plus encyclopédiques.
Faire un classement global est quasi impossible, d’une part du fait des variations de bouteilles mais aussi parce que chaque série produit une impression par elle-même. Le 1945 placé dans le dernier wagon n’aurait pas donné la même réaction s’il avait figuré avec ses congénères de la série précédente. Je hasarde cet ordre : 1959, 1926, 1928, 1986, 1948, 1989, 1893, etc. Mais je pourrais aussi bien mettre le 1926 en premier.
Le sommelier nous fit goûter un Coteaux du Layon 1928 dont deux bouteilles avaient des variations de couleur invraisemblables. L’une jaune citron, l’autre rose bonbon. Et c’est le même vin ! Il voulait ainsi rappeler les variations que nous avions vécues pour chaque millésime.
Jean Louis Charmolüe est un être sensible, fin, qui vivait cet événement avec une émotion intense. Il nous donnait de son vin une approche unique, car on en sait maintenant beaucoup. Il a parlé avec passion et amour de son vin. Sa sensibilité a rendu ma dégustation encore plus émouvante. Bipin Desai avait organisé brillamment la ronde des millésimes et a rendu un hommage appuyé et justifié à l’ensemble de l’équipe de Taillevent. De tels événements uniques marquent la vie d’un dégustateur.

Yves Zermatten
#151

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Lauren a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Epoustouflant, extraordinaire, j'en suis baba !! :)
Lire un compte rendu de plus d'un siècle sur un même vin c'est du pur plaisir.
Je me sents tout petit, petit...
Merci et bravo (tu)

Léo
#152

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Thierry Debaisieux a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Je suis content de voir le classement des 86 et 89.
Dans les millésimes de Montrose que j'ai pu boire, j'ai beaucoup aimé ces deux années et j'ai déjà indiqué que je trouvais plus de plaisir avec le 89 qu'avec le 90.

Un très grand merci pour ce superbe compte-rendu.

cordialement,
Thierry
#153

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M@nuel a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Une question me taraude l'esprit.

L'olive, avec ou sans noyau ?

Amitiés,
M@nuel.
#154

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M@nuel a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Superbe compte rendu. Bien évidemment ! :)

Amitiés,
M@nuel.
#155

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

est ce qu' un montrose vaut un talbot?quelle comparaison affligeante pour montrose!!
#156

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claudius a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

évitons d'être aussi radical

essayez donc Montrose 82 et Talbot 82 à l'aveugle,

vous nous raconterez ensuite lequel est le meilleur

;)
#157

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Daniel S a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Bien vu ,Claudius . Un peu plus de modestie sur LPV pour une première intervention, ce serait sympathique!!!!

Cordialement
Daniel
#158

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Anthony a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Et puis, si le 82 ne vous convainc pas totalement, refaites le meme essai avec le 88.

Anthony
#159

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milleret a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Ne pas oublier le 86 !
#160

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Thierry Debaisieux a répondu au sujet : Montrose 1982 1986 1988

Jean-Luc,

Montrose 1988 est catastrophique et le 1982 est dominé par Talbot.
Je suis d'accord...
Mais le 1986... ? ...
A mon avis, il est trop jeune.

bien cordialement,
Thierry
#161

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milleret a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Thierry , mes Talbot 86 et Gruaud 86 reposent en cave ....c'est bien long !
#162

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paski55 a répondu au sujet : Montrose 1994

Bon finalement rien ne vaut le verdict du palais, certainement meilleur juge que tout ce qui peut être écrit que ce soit par les Critiques que par nous, les intervenants LPViens !

Et il est vrai que ces dernières semaines, on y retrouve du Montrose dans toute les sauces !! (je voulais dire dans presque tout les forums !!)

Donc, c'est non sans un pincement au coeur que je descends dans ma cave, armé d'un tournevis format large pour y ouvrir une caisse de Montrose.

Le bois claque et il est difficile d'atteindre une bouteille. Mauvais présage ? Millésime surfait ? Quelques manipulations et ouf, il s'agit bien de bouteilles de Montrose dans la caisse de Montorse ! On sait jamais !

Bouteille ouverte de suite, dégustée de suite. Le vin surprend par son côté classique, très très médocain ! Je suis pourtant surpris par le côté tannique mais la matière est là, encore un peu timide se dissimulant derrière le rideau tannique.

Un petit passage en carafe devrait me faire découvrir un autre vin.

Deux heures après, c'est tout autre chose. Les tannins se sont fondus, mais le nez garde ce côté crayon à papier tellement médocain ! Rien de bizzare dans ce vin, sinon une matière superbe, une très très belle longueur, une trame à base de petits fruits rouge des bois. Tiens ça me fait penser au millésime 1988 !

Bon, franchement ça ne vaut pas 100 sur 100 soyons correct. Mais j'apprécie de plus en plus ce côté strict et un peu réservé de ce vin. D'ailleurs il ne cesse de prendre du volum en bouche plus il est aéré.

Mais je ne regrette pas mon achat. Et suis bien content d'avoir eu la patience d'attendre 11 ans avant d'avoir dégusté ma 1ère bouteille de Montrose 1994 !!!!!!!


Santé - Pascal
#163

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Tipof a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Acheté chez Denner en 96 ?

;-)
#164

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Daniel S a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Bravo, Pascal, pour le suspense; j'ai cru, pendant une bonne partie du compte rendu, que nous allions lire sur LPV, notre premier commentaire de Montrose 2003 en bouteille. (tu)

Cordialement
Daniel
#165

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RaymondM a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Nous voilà moroses!:(

Raymond
#166

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LaurentM a répondu au sujet : Re: Montrose 2001

Bonjour,

petite série de Bordeaux qui commence par Montrose 2001

Robe assez profonde mais pas noire, le nez est assez intense mais pas très complexe, sur le fruit noir et la réglisse, on reconnaît le cabernet S, mais pas à ses notes végétales, le boisé n'est pas dominant, c'est bien.
L'attaque est onctueuse, soulignée par de beaux tannins, le vin n'est pas trop extrait, pas trop dilué non plus, mais très digeste et fin. Je le place en 1999. La finale n'est pas impressionnante, manque de complexité à ce stade mais savoureuse quand même;
un bon vin mais pas de très grande garde à mon avis.

on passe à Palmer 1986 maintenant.

A+

Laurent M

Laurent - Caviste
Mes blogs Vinature et
BrutdeCrayon
#167

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teddyteddy a répondu au sujet : Re: Montrose 2001

Laurent M,

A te lire, Montrose 2001 semble être prêt à boire déjà maintenant.
Est-ce effectivement le cas, ou doit-il tout de même encore être attendu?

Laurent
#168

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svefn a répondu au sujet : Re: Montrose 2001

LaurentM a écrit :

petite série de Bordeaux qui commence par Montrose 2001

Robe assez profonde mais pas noire, le nez est assez intense mais pas très complexe, sur le fruit noir et la réglisse, on reconnaît le cabernet S, mais pas à ses notes végétales, le boisé n'est pas dominant, c'est bien.
L'attaque est onctueuse, soulignée par de beaux tannins, le vin n'est pas trop extrait, pas trop dilué non plus, mais très digeste et fin. Je le place en 1999. La finale n'est pas impressionnante, manque de complexité à ce stade mais savoureuse quand même;
un bon vin mais pas de très grande garde à mon avis.


Etrange commentaire que celui-ci....

Montrose 2001 dégusté 3 fois, vin à la trame tannique dense, grande pureté aromatique, fin et complexe, de la profonduer de goût en finale même si celle-ci est un peu marquée par le bois en ce moment. Aspect racé dans ce vin au profil gustatif qui s'étoffe et est loin d'avoir livré tout son potentiel.
A passer en carafe absolument si l'on veut le déguster aujourd'hui, mieux vaut l'attendre.

svefn

svefn
#169

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M@nuel a répondu au sujet : Re: Montrose 2001

Svefn,

Je parie que tu l'as dégusté 3 fois "bouteille découverte" et là, évidemment, ça fausse tout !

Le mieux, le plus objectif, c'est d'acheter à l'aveugle. On rentre les yeux bandés chez le caviste et on achète les premières bouteilles qui nous tombent sous la main.

Amitiés,
M@nuel.
#170

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svefn a répondu au sujet : Re: Montrose 2001

Le mieux, le plus objectif, c'est d'acheter à l'aveugle. On rentre les yeux bandés chez le caviste et on achète les premières bouteilles qui nous tombent sous la main.



:D:D

svefn
#171

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LaurentM a répondu au sujet : Montrose 2001

Salut Laurent Teddy

"A te lire, Montrose 2001 semble être prêt à boire déjà maintenant.
Est-ce effectivement le cas, ou doit-il tout de même encore être attendu?"

Le vin a été dégusté à l'aveugle après le repas,
il m'a déjà semblé bien agréable à boire malgré une jolie présence tannique (j'aime les bons tannins)
Je crois qu'il est serait déjà mis à l'honneur maintenant sur une pièce de viande, d'autant que j'ai trouvé le boisé particulièrement discret ou bien dosé. Apogée tannins probablement d'ici 5 ans et pas de souci majeur pour les années qui suivent

Ensuite tout dépend de ses goûts, il pourrait gagner en complexité avec le temps, je l'accorde, mais ce n'est probablement le vin que je rentrerais pour une longue garde (ma petite Eve étant née en 2001, j'aurais pu être tenté, mais non), d'autant qu'il est de belle origine et le fruit me paraissant bien mûr, pourquoi ne pas laisser aller plus loin. Je crois cependant que d'autres millésimes le nécessitent ou y conviennent plus.

Bonjour svenf

rien d'étrange je crois, ce vin est bon, fin, d'une grande pureté aromatique (mais je ne le trouve pas complexe, très ou trop classique, presque cépage oriented;-). Je te souhaite cependant encore beaucoup de plaisir avec tes dernières bouteilles (mais laisse un peu les notes de Quarin au vestiaire (petite taquinerie, je ne les ai pas lues;).
Notre avis diverge sur la garde et la complexité; peut-être aussi une différence de goût ou de référence

je vous laisse, je déguste un ou deux gramenon 2004 dans quelques minutes
bonne continuation et à bientôt

Laurent M

Laurent - Caviste
Mes blogs Vinature et
BrutdeCrayon
#172

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teddyteddy a répondu au sujet : Re: Montrose 2001

LaurentM,

Merci pour ta réponse :)

Laurent
#173

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claudius a répondu au sujet : Montrose 2003

Plébiscite pour Montrose 2003

après Quarin, Michel Bettane, c'est le tour de Jancis Robinson d'encenser Montrose 2003 après la mise. On va presque finir par les croire :D

Very dark crimson, the deepest of all the wines back to 1989 with colour all the way out to the rim. Young, fresh, very frank aromas – still distinctly unevolved. Extremely dry, savoury and mineral – not a hint of the raisiny sweetness that dogs so many 2003s. Wonderfully rich and layered yet dry and savoury on the finish. A hint of unsweetened chocolate with a floral topnote. Great hit on the front palate, then something dry and scrunchily appetising on the finish. Very very long.

ps je suis content de constater qu'elle parle de : "the raisiny sweetness that dogs so many 2003s" ... exactement ce qui m'a dérangé dans Duhart Milon & Lynch Bages
#174

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Anthony a répondu au sujet : Re: Montrose 2003

Tiens, apres toi, c'est la 2e fois que je lis l'expression de la teinte sombre jusqu'au rebords du disque. Vous vous parlez avant vos CR ?? (:!D

Anthony
#175

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kpot a répondu au sujet : Re: Montrose 1988

OUF...Il m'en reste 3 en cave... heureusement que je te lis... j'allais les mettre en vente...tous les 3... Finalement je vais peut-être m'en garder 2 pour 2010 et 2015...
et n'en vendre qu'un ou peut-êtrel'échangerais-je si je peux trouver quelquechose de sympas


"Si tu te souviens bien, il existe cinq bonnes raisons de boire :
L'arrivée d'un hôte, la soif présente et à venir, le bon goût du vin et n'importe quelle autre raison." (Proverbe Latin)
Jean-Pierre ( Anciennement connu sous le Pseudo : KPOT)
#176

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dfried a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Bah voilà !

Une Montrose 2003 pour la dégustation "on-line", et 2 pour le cercle.
C'est trop sympa Kpot :) :) :)

Cordialement,
dfried
#177

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  • nidal
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nidal a répondu au sujet : Re: Montrose 2003

claudius a écrit:
> Plébiscite pour Montrose 2003
" ps je suis content de constater qu'elle parle de :
"the raisiny sweetness that dogs so many 2003s""

Je ne vois pas tellement le rapport avec les chiens moi !!!

Et en plus c'est écrit "dogs": chiens au pluriel !!! Il y'en aurait plusieurs alors??.. Ben oui, elle dit "so many"

Nidal...un poil perplexe !!!
#178

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dfried a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

Bonsoir Nidal,

Je pense que cela veut dire "accompagner" dans ce sens.

Mais ça m'embête un peu que Claudius et Jancis généralisent ce sentiment sur les 2003.
Nous verrons dans quelques mois si malheureusement cela se confirme.

Heureusement que les 2005, 6, 7.... sont là.

Cordialement,
dfried
#179

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kpot a répondu au sujet : Re: Montrose (volume 2)

DFried a écrit:
> Bah voilà !
>
> Une Montrose 2003 pour la dégustation "on-line",
> et 2 pour le cercle.
> C'est trop sympa Kpot
>
> Cordialement,
> dfried

Non je n'ai que du 1988


"Si tu te souviens bien, il existe cinq bonnes raisons de boire :
L'arrivée d'un hôte, la soif présente et à venir, le bon goût du vin et n'importe quelle autre raison." (Proverbe Latin)
Jean-Pierre ( Anciennement connu sous le Pseudo : KPOT)
#180

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