Nous avons 1847 invités et 84 inscrits en ligne

Château Mouton Rothschild, Pauillac

  • Messages : 105
  • Remerciements reçus 13

Réponse de Ludovic Lacasse sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Bonjour,

personnellement j'ai eu la chance de boire quelques dizaines de millésimes de Mouton Rothschild

le meilleur, 1982, meilleur vin rouge bu de toute ma vie (bu deux fois, les deux fois au même niveau, la première fois a battu Petrus 82 bu en parallèle, la seconde fois a battu... Mouton Rothschild 1945 bu en parallèle)

ensuite 1959, 1986, 1945, 1961, 1953, 1955 et quelques autres. Je boirai le 89 sera dans deux mois pour la première fois, avec Eric B. notamment ;-)

pas mal d'autres millésimes très bons, tels le 1995 ou le 1996 (en revanche le 1990 est raté en effet)

et puis de nombreux millésimes moyens, voire très moyens, comme le 1993 dont il est question ici

ma conclusion est que quand Mouton Rothschild est grand, il est vraiment très très grand, immense, bouleversant

mais dans les millésimes moins favorables, il ne vaut pas son prix, pour la même valeur on peut acheter plusieurs bouteilles d'un vin moins prestigieux mais qui offrira plus d'émotions (surtout si on est incapable d'oublier le prix en dégustant).

Si tu n'as jamais bu de MR, et que cette bouteille de 1993 a une valeur sentimentale, bois-le, mais ne tarde pas, il ne peut que décliner, et n'en attends pas monts et merveilles...

Ludovic
27 Jui 2017 15:01 #631

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 9702
  • Remerciements reçus 1447

Réponse de claudius sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

trop cher ?

Mouton 1993 à l'époque c'était 40.- voire moins en primeurs
Mouton 1995 88.-
Mouton 1996 absolument délicieux 155.-

...

Mouton 2002 aussi délicieux 130.-


vous voulez rire ?

Petrus 1996 en primeur 189.-
Lafleur 1996 ..................128.-


Ps prix en FS (€ = - 10%)
27 Jui 2017 19:01 #632

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 376
  • Remerciements reçus 460

Réponse de Atmosphere sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Pour l'ouverture d'un Aile d'Argent 2005, on privilégie plutôt ce vin sur l'entrée (charcuterie, patés...) ou il se comportera mieux sur les fromages ?

Merci !
08 Oct 2017 17:18 #633

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 18728
  • Remerciements reçus 3872

Réponse de Eric B sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Ca ira bien sur du jambon de parme taillé très fin (et pas du bellota gras et épais). Par contre, sur du pâté, j'ai comme un doute. Ca n'ira pas avec n'importe quel fromage (pâte dure plutôt jeune ?)

C'est un vin qui gagnerait plus à accompagner un plat, genre pintade aux champignons.
Eric
Mon blog
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Atmosphere
08 Oct 2017 17:46 #634

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 376
  • Remerciements reçus 460

Réponse de Atmosphere sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Malheureusement l'occasion ne se présentera pas lors de la dégustation de le servir sur un plat.
Je trancherais en fonction des apports des convives sur les blancs.
Merci pour ta réponse Eric.
08 Oct 2017 21:18 #635

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 12639
  • Remerciements reçus 193

Réponse de PBAES sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Deux nouvelles signatures pour le Mouton Rothschild 2015 :

www.vitisphere.com/a...


Philippe
24 Nov 2017 17:20 #636

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 3851
  • Remerciements reçus 3709

Réponse de starbuck sur le sujet CR: Mouton-Rothschild 1986

CR: Château Mouton Rothschild 1986
Une robe incroyablement concentrée.
Gérard, on avait dit d'apporter des Bordeaux d'avant 1991, celle là est bien plus jeune !
ha d'accord, c'est d'avant 1991 !
Le nez sur le tabac blond, la boite à cigares, le cassis, si ça c'est pas un Pauillac ... yes j'ai trouvé
La bouche est d'une amplitude extrême, ce doit vraiment être un grand vin
Ok c'est mon premier 100/100 Parker
Quelle densité, quelle structure et une finale persistante.
Un petit bémol toutefois, les tannins sont tellement imposants qu'ils en restent légèrement astringents.
Avec la pièce de faux-filet, ça ne pose aucun problème mais en dégustation pure, c'est vrai que le vin mérite encore d'attendre un peu en cave.
Une immense bouteille qui selon moi n'a pas encore atteint son apogée.
Et puisque le prix des vins agite plusieurs discussions sur LPV, Gérard avait acheté cette bouteille 250 Francs
Encore une très belle expérience
En savoir plus sur www.lapassionduvin.c...
Sylvain
19 Jan 2018 16:49 #637

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1494
  • Remerciements reçus 524

Réponse de GAET sur le sujet CR: Château Mouton-Rothschild 1985

CR: Mouton-Rothschild 1985

Robe : évoluée, brune, mais brillante.
Nez : sur le havane, le moka, voire le sous-bois. Puis vers le cuir très persistant. Enivrant !
En bouche : les tanins sont fondus, fins, racés. Très équilibré, élégant.
Grand vin
11 Fév 2018 20:54 #638

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 9702
  • Remerciements reçus 1447

Réponse de claudius sur le sujet Château Mouton Rothschild 1986

CR: Château Mouton Rothschild 1986

ouverte et passée en carafe le matin, donc environ 12 h avant dégustation.
Le vin passe après Léoville Las Cases 1996 -toujours aussi superbe-

le bouquet surprend, pas de notes tertiaires, mais un bouquet Pauillacais typique sur le cassis, la mine de crayon et le cèdre,
c'est absolument ébouriffant et tout simplement parfait, 100/100 pour le bouquet !

en bouche la chose se complique, c'est massif, peu expressif -ceci après 32 ans :roll: - full power diraient les anglophones,
les tanins sonnent les trompettes et roulent les timbales, ils demandent à se fondre. Ils sont certes mûrs mais dominent la scène
de façon encore fort peu civilisée ...

combien de temps faudra-t-il encore attendre ? 5, 10 ou 20 ans ?
ce qui est sûr, c'est que lorsque la plupart des LPViens mangeront les pâquerettes par la racine, ce vin sera encore en pleine forme.
Je crois que je n'ai jamais rencontré un tel monstre ... et il passait après Las Cases 1996 qui n'est pas exactement une pointure fillette.

Si vous en avez une caisse ouvrez, mais si c'est une bt unique je patienterais encore


Les utilisateur(s) suivant ont remercié: crossbow, condorcet, Damien72, YOC
16 Mar 2018 15:39 #639
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1674
  • Remerciements reçus 2858

Réponse de bibi64 sur le sujet CR: Château Mouton Rothschild, visite au château

Après le déjeuner qui a conclu la visite du château Léoville Poyferré , nous nous rendons au château Mouton Rothschild pour la 2e visite de la journée.

Notre guide sera la pétillante Ludivine, l’une des 6 guides du domaine.

Mouton signifie « colline » (d’ailleurs, il existe plein d’autres synonymes ayant donnés leur nom à d’autre domaines, comme « Laffitte », « Cos » ou « Tertre »). A l’origine, il n’y a donc aucun lien avec l’ovidé qui sert de symbole à ce domaine. C’est le baron Nathaniel de Rothschild qui donna son nom au domaine quand il racheta aux enchères le château Brane-Mouton pour impressionner la galerie en servant son propre vin à ses invités.

Le premier membre de la famille à venir s’installer au domaine est le baron Philippe (arrière-petit-fils de Nathaniel) en 1922. Philippe est un innovateur, il est l’un des premiers à instaurer la mise en bouteilles au château en 1924, alors qu’avant le vin était livré en barriques aux négociants de la place de Bordeaux. C’est aussi un combattant (et probablement un homme de réseaux), car il obtient en 1973 le reclassement de Mouton Rothschild de second à premier cru classé. La seule modification étant intervenue à ce jour sur le classement de 1855… C’est aussi la seule année ou le classement du château apparaît sur l’étiquette.



Enfin, il avait le sens de l’expansion. Il a racheté le château Mouton d'Armailhacq en 1933 (futur château d’Armailhac, 5e cru classé, voisin direct de Mouton Rothschild) et le château Clerc Milon (5e cru classé à Pauillac également) en 1970. En 1979, il crée Opus One en Californie, à parts égales avec Robert Mondavi.

A la mort de Philippe en 1988, c’est sa fille Philippine qui reprend les rênes du domaine. Sous sa direction, la domaine créera son vin blanc, Aile d’Argent, produit à 8000 bt/an et dont le premier millésime sera 1991. En 1993, c’est le second vin, Petit Mouton, qui est créé à partir des plus jeunes vignes. Et en 1998, c’est Almaviva qui est créé au Chili en association avec le domaine Concha y Toro.

Le domaine, comprend 84 ha de vignes, avec un encépagement de 80% cabernet sauvignon, 16% merlot, 3% de cabernet franc et 1% de petit verdot.



L’âge moyen des vignes est de 45, la densité de plantation est de 10000 pieds/ha et le rendement moyen est de 30 hL/ha.

La pluie étant de retour, nous nous dirigeons vers le cuvier. De l’extérieur il parait immense. De l’intérieur aussi puisque nous prenons un ascenseur de capacité 45 personnes pour accéder à l’étage, au-dessus des cuves. Ce cuvier a été rénové dans l’esprit d’un théâtre par le scénographe Richard Peduzzi et l’architecte Bernard Mazières, et a été mis en service en 2012.



C’est un cuvier gravitaire comme dans la plupart des très grands châteaux.
Lors des vendanges, ce sont 500 personnes qui travaillent, réparties selon les besoins entre les châteaux Mouton Rothschild, d’Armailhac et Clerc Milon.

Le tri de fait en plusieurs étapes ; il y a d’abord plusieurs passages à la vigne, puis un tri à la main sur les tables de tri et enfin un tri optique. Les baies éliminées sont remises sur le terrain comme fertilisant. Les baies de qualité subissent un léger foulage avant d’être déversées dans les cuves. Ce qui est impressionnant, c’est que les tables de tri sont cachées derrière les parois blanches de la photo ci-dessous à gauche ; ces parois sont démontées et remontées chaque année pour retrouver l’aspect du couloir qui mène de façon théâtrale aux cuves (photo de droite).



Le cuvier comporte 64 cuves correspondant à 64 parcelles. 20 cuves sont inox et 44 en bois (capacité de 50 à 225 hL). Les foudres en bois sont équipés de douelles transparentes qui permettent d’observer la vinification.



Les fermentations alcooliques se font sur 15 jours avec 2-3 remontages par jours. A l’occasion il y a aussi quelques délestages. Le parc est pressé une seule fois pour le vin de presse. Ensuite la fermentation malolactique est effectuée et l’assemblage se fait en décembre avant la mise en barrique. L’élevage se fait dans 100% de barriques neuves pour le premier vin et 50% de barriques neuves pour le second vin. Les barriques proviennent de 12 tonneliers différents pour augmenter la complexité des éléments transmis au vin. Ces barriques sont cerclées aux extrémités par des tiges de châtaignier qui seraient attaquer en premier en cas de présence d’insecte.

La première année, les barriques sont stockées dans le grand chai près des cuves. La deuxième année, elles sont transférées dans l’immense cave de 2e année qui contient environ 1000 barriques en configuration « à plat » (sans empiler).



Après 18 mois d’élevage, le vin est collé au blanc d’œuf puis est mis en bouteille. Ces bouteilles sont ensuite mises au repos pendant encore un an.

La visite se poursuit par le musée d’art et la salle aux étiquettes. Ce fût très intéressant mais je vous fais grâce de ce moment pour ne pas alourdir un compte rendu déjà bien dense.

La visite touche à sa fin avec la dégustation d’un échantillon primeur de Mouton Rothschild 2017.

CR: Mouton Rothschild 2017, échantillon :
La robe est violacée.
Le nez est expressif, très fruité et très boisé, mais aussi un peu floral et un peu réglisse.
En bouche, l’alcool est présent, avec une belle acidité, beaucoup de fruits frais et assez peu de bois pour le moment (en contraste avec le nez sur ce point). C’est fin, élégant, avec des tanins assez fin.
C’est très bon et déjà très long en bouche. Pour être critique, ca manque peut-être un peu de complexité pour le moment, mais c’est le plus beau 2017 dégusté jusqu’à présent.
Je ne note pas et ne me projette pas car l’exercice de dégustation en primeur est un exercice que je pratique trop rarement.

Bibi
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: claudius, oliv, PBAES, Alex, mgtusi, Marc C, LADIDE78, o_g, Frisette, GAET, starbuck, david84, Dag, zerbinati
06 Jui 2018 22:13 #640

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 19475
  • Remerciements reçus 3010

Réponse de mgtusi sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Pour être critique, c manque peut-être un peu de fruit pour le moment, mais c’est le plus beau 2017 dégusté jusqu’à présent.


Il y a du gland non ?
Michel
06 Jui 2018 22:24 #641

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1674
  • Remerciements reçus 2858

Réponse de bibi64 sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Au nez oui mais pas trop en bouche justement B) .
Mais ton commentaire m'a fait remarquer que je m'étais trompé en recopiant mes notes, ce n'est pas du fruit qu'il manque mais de complexité; c'est corrigé.
06 Jui 2018 22:31 #642

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 9702
  • Remerciements reçus 1447

Réponse de claudius sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

A la mort de Philippe en 1988, c’est sa fille Philippine qui reprend les rênes du domaine.


c'était sa femme non ?

merci superbe reportage !
06 Jui 2018 23:01 #643

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1674
  • Remerciements reçus 2858

Réponse de bibi64 sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Non, cette fois ci pas d'erreur. C'était sa fille unique.
06 Jui 2018 23:32 #644

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 642
  • Remerciements reçus 157

Réponse de pierrat sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Philippine sa femme ?

En effet, on eut pu l'imaginer
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Jullux
07 Jui 2018 15:04 #645

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 8063
  • Remerciements reçus 925

Réponse de hyllos sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Ils se font toujours pas chier avec leur dégustation d'échantillon... Mouton fait partie de mes pires souvenir de visite avec un truc calibré et géré par une équipe commerciale (qui raconte des flans quand on pose les questions qui gênent). Je vois que ça ne s’est guère arrangé.

Nous avions eu droit au jus de planche de 2006 en notre temps... vraiment un beau choix pour promouvoir leur domaine auprès de futur (non) acheteurs. :)

Par contre, Mouton a acquis des terres ? De mémoire en 2008 c’etait 78ha.
07 Jui 2018 19:01 #646

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 18728
  • Remerciements reçus 3872

Réponse de Eric B sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Par contre, Mouton a acquis des terres ? De mémoire en 2008 c’etait 78ha.

Ce sont des rigolos à côté de Lafite qui a augmenté de 30 ha depuis les années 80.

Tu peux déguster plus que le simple échantillon de 2017, mais il faut payer plus cher (déjà que c'est pas donné avec la visite du musée obligatoire).
Eric
Mon blog
07 Jui 2018 19:24 #647

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 8063
  • Remerciements reçus 925

Réponse de hyllos sur le sujet Château Mouton Rothschild, visite au château

Tu peux déguster plus que le simple échantillon de 2017, mais il faut payer plus cher (déjà que c'est pas donné avec la visite du musée obligatoire).


C'est une vraie blague cette visite. En plus ils nous avaient vraiment pris pour des cons... on a apprécié. Mais d'un autre côté, je comprends pas leur démarche. Ils se foutent à dos 30 personnes qui vont bosser pour 75% d'entre eux dans le business du vin... j'ai du mal à suivre la démarche... SHL nous avait bien mieux reçu, Margaux ou Cheval Blanc également, malgré l'unique vin goûté, quand même en bouteille, pas en échantillon et une visite faite par le maître de chais et pas l'agent d'accueil...
07 Jui 2018 20:57 #648

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 834
  • Remerciements reçus 30

Réponse de jmwa sur le sujet Château Mouton Rothschild 2002

CR: Château Mouton-Rothschild 2002

La couleur est grenat avec des reflets d'évolution.
Lez est est sur les fruits noirs, le cadre, le tabac et les épices.
La bouche est plus souple que prévue, les tanins sont fondus et la matière est jolie mais pas exceptionnelle.
La finale est assez longue avec des arômes déjà à maturités. Un joli vin, prêt à boire, un Lafite sans défaut lui aurait été supérieur.

Excellent

jmw
23 Juil 2018 14:55 #649

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1186
  • Remerciements reçus 540
Château Mouton Rothschild, dégustation Caves Legrand à Paris, mardi 16 octobre 2018.

Les vins sont présentés par Hervé Gouin, directeur commercial du domaine et le dîner élaboré par Lucie Boursier-Mougenot, Chef de cuisine aux caves Legrand.
Cette soirée est l'occasion de déguster les différents vins des domaines. Evocation des noms de parcelles dans la tradition cadastrale, véritable "patchwork". L'une des nombreuses parcelles : "les reculettes". Evocation du millésime présent (2018), vendanges exceptionnelles, qualité du cabernet sauvignon, C'est le contraste thermique jour/nuit qui assure la qualité du fruit, la fraîcheur nocturne déterminante.
Importance de Philippe de Rothschild qui détient et porte le domaine au sommet. La branche anglaise de la famille Rothschild, depuis Mayer Amschel, en passant par Nathaniel (qui acquiert le domaine en 1853) et ses cinq fils (trois branches de la famille hors vin; la branche James qui dirige Lafite et partage avec la branche Philippe un négoce de vin de Champagne). Trois châteaux en Médoc; Opus One, Napa Valley en Californie; Almaviva au Chili.
Volonté précurseuse d'une mise en bouteille au château. A l'origine, la vente se faisait sur barriques (ou sur pieds en cas de mauvaise récolte ou temps troublés), une quarantaine de négociants effectuaient la mise dans les entrepôts des Chartrons et envoyaient les barriques au Royaume-Uni et dans le monde entier. Chai 1920 réalisé par Charles Sigli permet de faire la mise des mille barriques directement au château. Jean Carlu conçoit les premières étiquettes (1924) qui assurent la signature du domaine. En 1945 c'est Philippe Jullian, des proches de Philippe de Rothschild, Marie Laurencin, Jean Cocteau. Et cela devient une habitude d'affichage éclectique avec Georges Braque, Vassily Kandinsky, Joan Mirò, Marc Chagall. Le domaine est aussi musée pour les peintures originales d'Anton Tapiès, Jeff Koons,...

Tartelette au foie-gras, poire crue, citron caviar et poivre Tchuli.
Aile d'Argent 2015.
Robe or lumineuse claire. Nez d'agrumes en finesse, en bouche c'est citronné, au réchauffement citron confit, notes d'orangette. L'acidité est mesurée, équilibre très sûr. Aile d'Argent 2015 (55%Sauvignon, 43%Semillon, 2%Muscadelle).
"Pour faire simple c'est un Mouton Rothschild blanc". 6ha (en six parcelles) pour 20à24000 bouteilles par an. Style bourguignon pour les notes beurre brioche, rondeur au vieillissement, richesse et acidité. Qualité du millésime 2015 tant en blanc qu'en rouge. Le nom vient d'un conte pour enfant 'Aile d'Argent et la théière magique' (publié aux éditions Delmas) que Philippe racontait à sa fille Philippine. Cette dernière est à l'origine du musée, du chai actuel ainsi que des cuvées Aile d'Argent et Petit Mouton.
Suivant les millésimes, Aile d'Argent offre un fruité tropical exotique (2012, 2014) ou pamplemousse, agrumes (2011, 2013, 2015).

Paleron de boeuf mi-cuit et sa moelle, ail noir et chips de Cécina.
Château d'Armailhac 2012.
Château Clerc Milon 2011.
Petit Mouton Rothschild 2010.
La robe est rouge violacée. Au nez du corps, fruits noirs, boisé torréfié. En bouche on retrouve tout cela dans ce Château d'Armailhac 2012, presque café, toutefois c'est une jeunesse surtout caractérisée par une attaque soyeuse, délicatesse et douceur du fruit, de la structure aussi. Croupes de grave qualitatives. "Chaleureux". Une identité de cabernet franc (57 CS, 23 M, 17 CF, 2 PV). Aptitude à garde de vingt ans.
Clerc Milon, château restructuré dans les années 1970, une rénovation poursuivie dans les années 2010, à l'origine le rachat d'un voisin en face de Lafite, un château enserré par deux autres crus classés. 17ha, extension à 40ha pour restituer un ensemble morcelé de succession. Une dimension d'exploitation encore aisée à maîtriser, panneaux photovoltaïques, haies d'oiseaux, etc. Winery "laboratoire green process". Avant tout un bon terroir, froid, exposé Nord-Est, vin tannique, plus de sévérité. Une moitié de graves profondes (identique à Lafite) plantée de cabernet sauvignon, en déclinaison vers la Gironde. Une moitié argile-calcaire (identique à certains bons libournais) plantée de merlot. L'étiquette célèbre la danse, deux bouffons de commedia dell'arte, parure d'Allemagne XVIIeme s., collection Catherine II de Russie. Château Clerc Milon 2011. La robe est rouge-rose violacée (plus claire que le precedent, ce qui pour un vin plus tannique est un paradoxe). "Structuré" (54 CS, 37 M, 7 CF, 1 PV, 1 C). 2011 est un millésime classique, austère, sérieux. ìl commence à s'ouvrir, "à attendre 3 ou 4 ans". Au nez Armailhac est supérieur à Clerc Milon, tandis qu'en bouche Clerc Milon est supérieur à Armailhac. Si cela se vérifie souvent, c'est possiblement l'inverse pour le millésime 2017, et pour cette soirée de dégustation douceur, crémeux et fruité de Clerc Milon ne lui donnent pas (encore, c'est à venir, à moins que le caractère vendanges d'octobre du 2012 prime avant tout) l'avantage. Je regrette de ne pas avoir demandé un septième verre pour goûter ce vin jusqu'à la fin de la soirée, notamment en contraste avec son illustre voisin des séries suivantes qui semblait tellement le surclasser que j'ai renoncé et passé le fond au crachoir.
Absence de second vin, c'est finalement une initiative de Philippine avec l'ambition d'en faire "le second vin de Mouton Rothschild". Petit Mouton Rothschild 2010. (68 CS, 24 M, 8 CF). Robe rouge grenat, de l'éclat. Nez fruits noirs, fruits rouges. En bouche de la suavité, beau fruit maîtrisé, équilibré, de l'acidité dans la trame, souplesse, avant tout croquant. L'élevage s'accorde parfaitement au fruit, du crémeux, vanille en finesse. "Cabernet sauvignon d'opéra. Style riche, joyeux, exubérant." Un potentiel de vieillissement de 10 à 15 ans, un cœur de jus de cassis.
64 cuves à Mouton et triple sélection : 1) une première (ce qui ne sera pas vinifié de la vendange), 2) une deuxième sélection, le quart (environ, souvent les mêmes parcelles) de la récolte pour le Petit Mouton, 3) une troisième sélection pour ce qui n'est finalement pas retenu pour les assemblages de Mouton Rothschild et Petit Mouton (en vrac au négoce).
Les parcelles retenues pour Petit Mouton sont souvent de jeunes vignes (15 _ y'a une décimale en trop si c'est bien de vin dont on cause là _ à 17 ans) mais pas systématiquement. Pas d'automatismes, à chaque millésime, jugé sur pièce après fermentation malolactique. 54 cuves en bois pour la fermentation, 20 cuves inox pour les assemblages et essais. Avantages et inconvénients de tous matériaux (béton compris). A Mouton, expertise et tradition qui privilégient le bois. La magie du vin échappe à l'analyse scientifique. Cette dernière oriente, mais c'est le résultat du goût qui s'impose. Importance de la tradition dans l'excellence. Depuis sa création au début des années 1990, Petit Mouton se veut "fruit de la 1ere sélection". C'est avec ce vin que Hervé Gouin peut fièrement lutter commercialement, gagner la reconnaissance du succès d'un premier éprouvé, rivaliser sérieusement avec carruades et pavillon rouge. On en plaisante en feignant souffrir de pouvoir prononcer ces noms. Et le pragmatisme chinois qui boit aussi Armailhac et Clerc Milon en justifiant le prix au nombre de petits bonhommes (un Bacchus moins onéreux que deux bouffons dansants). Affaire de magot! L'étiquette Art déco est reprise d'une étiquette d'origine de 1924, succès actuel de ces raisins rouges stylisés. Je reviens au verre tout au long du repas, plus acide au réchauffement mais conserve une (très très) belle souplesse. La température de service est parfaite (légèrement rafraîchi), régal avec la moelle de bœuf fondante, ce vin est un délice croquant du meilleur goût.

Filet de rouget à la flamme, jus bourguignon et blettes déglacées.
Château Mouton Rothschild 2009.
Château Mouton Rothschild 2006.
Hervé Gouin nous engage maintenant à goûter le millésime 2009 et prendre la qualité du fruit de ce millésime comme référence et mètre-étalon de notre série de vins dégustés. Château Mouton Rothschild 2009. (88 CS, 12 M). Robe colorée et dense. Parenté au nez du precedent Petit Mouton, l'élevage fruité et vanillé, de la noblesse, boisé, la fraîcheur d'un trait herbacé, corpulent sur les fruits noirs. Ce vin est "promesse". A Mouton Rothschild un vin de référence, comme pour le millésime 2005, 2009 est tout sur le fruit en harmonie avec la nature. La plénitude d'un cabernet sauvignon à qui la part belle est faite dans l'assemblage.
Château Mouton Rothschild 2006. (88 CS, 12 M). Servi simultanément ces vins révèlent au delà de leur puissance suffisamment de finesse pour bien s'accorder à la chair du rouget. Le nez n'est pas en reste du précédent vin. En bouche moins de fruit, plus de force, structure, tannique, le tout de grandes qualités. Et pour le 'moins', le toucher de bouche est magnifique, en comparaison avec Clerc Milon 2011 je ressens la nouvelle dimension que ces vins incarnent. 2006 c'est une réussite particulière à Mouton, une finesse des tanins (sécheresse climatique du millésime), un vin caractérisé par l'"élégance".

Cane mi-sauvage, filet et cuisse rôtie, champignons de saison et jus aux cerises.
Château Mouton Rothschild 1998.
Château Mouton Rothschild 1990.
Château Mouton Rothschild 1986.
Le plat très canard pékinois est dressé à l'occidentale, la peau croustillante avec garniture et sauce, magistral. Château Mouton Rothschild 1998 (86 CS, 12 M, 2 CF). La robe est grenat à peine plus orangée. Le nez fruité et viandé. En bouche tout en souplesse et suavité. Un beau volume en bouche, la séduction du fruit aussi. Un vin caractérisé par sa "fraîcheur". On évoque pour ce millésime une éternelle jeunesse, pas de carafage toutefois, préserver la minéralité et la tension . Des vendanges avant pleine maturité (pour ramasser avant les pluies) ce qui assure la caractéristique maîtresse précitée.
Château Mouton Rothschild 1990 (81 CS, 10 CF, 9 M). Belle robe grenat sombre. Nez bois précieux, tabac noble. Fruits rouges. Après le nez c'est en bouche que le fruit s'affirme, éclatant. "Structure légère, finesse, noblesse, cerise burlat, cerise griotte, cuir noble. Texture extraordinaire." Finesse, élégance, sophistication pour un millésime au climat chaud et sec (la plaquette éditée pour l'occasion : "1990 est un millésime d'exception, tant en quantité qu'en qualité. Il est également le deuxième millésime le plus chaud du siècle après 1947, et le plus ensoleillé après 1949. L'hiver bordelais, chaud et sec, donne le ton. Le potentiel de récolte est exceptionnel et les vins magnifiques." Eh ben cette bouteille aussi!). Si la puissance est moindre, la délicatesse est probante (et l'équilibre supérieur, comparé à 2006, par exemple). On parle de goût anglais, de parallèle avec la Bourgogne. On évoque le millésime 1988 avec une sève et des notes de bois de cèdre ("cedar wood"). Après Petit Mouton 2010, c'est bien ce Mouton Rothschild 1990 qui secoue, pas seulement persuadé par ce qui est écrit sur la brochure et ce que dit Hervé Gouin, la vérité du vin au verre (j'en reprendrai une dernière larme en clôture de soirée qui n'ira quand même pas jusqu'à dépasser mon impression initiale), très positivement impressionné par la symbiose du fruit avec un tertiaire moins consensuel. Comme si rien de la gourmandise fruitée n'était altéré par les marqueurs cuir, fourrure, renard, lardé fumé. C'est du très bon.
Château Mouton Rothschild 1986 (86 CS, 12 M, 2 CF). Robe rouge à l'évolution toujours modérée. Du corps, de la puissance, du fruit au nez. Du volume en bouche, de la longueur. Qualitativement solide, fraîcheur et acidité incroyables pour un vin de cet âge. Simplicité tannique, "puissant, tannique". Hervé Gouin évoque un Mouton Rothschild 1966 récemment goûté avec bonheur. Les tanins des "pauillac du nord", l'excellence et la longévité de ces vins. Le tertiaire animal du 1990 et 1998 sont présents dès la vendange et à tous les stades de la vie du vin mais se développent sensiblement après une décennie de garde. Parenté de cette caractéristique pour le millésime 1999. Hervé Gouin parle de millésimes "méconnus", souvent chronologiquement successif après des millésimes plus cotés, avec l'exemple de 1962 (après 1961). Pour en revenir à 1986, grand millésime, 100ptsRP, des tanins. Le plus important, aérer très longuement la bouteille pour l'apprécier, ou décanteur indispensable. Mais au-delà de réussites ponctuelles dans l'exception "c'est toujours le même type de vin", et des caractères marqués, non seulement par les millésimes mais aussi beaucoup par les hommes. Et les femmes, elles seules à même d'assurer l'excellence, dans les vicissitudes du temps, si on songe au mythique millésime 1945 (et 1946 sans plus d'homme à la direction effective du domaine) offert(s) après plusieurs années d'un vignoble malmené. Depuis 2004 c'est Philippe Dhalluin qui révèle la permanence du terroir avec la volonté d'une sélection accrue, la réalisation d'un vin concentré, régulier, précis. L'attention portée à la date des vendanges et à la sélection des raisins.
Réponse compliquée, malgré tout une primauté du terroir. L'inquiétude porte sur l'évolution du climat, la nécessité de garder de la fraîcheur. L'atout d'un climat océanien, la fraîcheur nocturne atlantique, l'humidité de la proximité avec l'estuaire de la Gironde, ce qui tempère les chaleurs estivales.
On évoque le plaisir des étiquettes, la réalisation d'une œuvre originale (collectée et donc visible au musée du domaine), un choix toujours amical né d'une rencontre fructueuse renouvelée chaque année pour illustrer le vin millésime après millésime. Hervé Gouin commente notre belle série que nous pouvons aussi admirer de nos yeux : _ 2009 Anish Kapoor, la complication de reproduire la force colorée rouge sur noir de son œuvre sur une étiquette de vin (c'est aussi une forme d'exigence et de réussite); _ 2006 Lucian Freud, "personnage compliqué" (qui pourrait dire le contraire pour une parenté aussi remuante et fondamentale), visiblement plus à l'aise pour ce support que pour tirer le portrait à l'ancienne de la souveraine régnante, un palmier (?), un équidé marqué, le coin de la figuration tridimensionnelle d'une pièce portraiturante d'atelier (ouf); _ 1998 Rufino Tamayo "beau soleil" on souligne qu'il y a souvent beaucoup d'artistes du Sud choisis par Philippine, pourtant marché mineur, liberté des étiquettes qui ne doivent pas nécessairement plaire à tout prix (à moâ c'est des quatre ma préférée); _ 1990 Francis Bacon "forte personnalité" qui surprit le domaine en quittant Londres et son atelier sans prévenir au dernier cheveu du délai, livrer son œuvre emballée à la diable en sonnant à la porte du château. A posteriori je réalise être passé sans voir à côté des masques et de la lune par Bernard Séjourné figuré sur le cinquième millésime apprécié. Hanté joyeusement _ 1986. Aujourd'hui c'est Julien de Rothschild qui perpétue ce "choix de l'artiste familial" toujours sur le mode de l'échange une œuvre d'art reproductible sur étiquette / caisse(s) de bouteilles du même. Bien vu, bien bu!

Tomme de chèvre affinée de la Maison Cheese et condiment orange.
Château Coutet 2009.
"Millésime riche", "droit, franc" qui apporte de la précision au fruit. Château Coutet 2009 (75%Sémillon, 23%Sauvignon, 2%Muscadelle). La robe est jaune, dense, à peine orangée. Nez pamplemousse jaune, des agrumes. En bouche aussi, et du gras, frangipane, amandes. Une gourmandise de brioche aux agrumes confits. Volonté de réaliser un Sauternes ultra moderne, avec de la douceur mais aussi de la tension. Adapté au goût d'aujourd'hui (qui délaisse trop injustement ces vins), pour échapper au foie gras dessert, servir à 10° à l'apéritif, les verres froids si nécessaire. C'est Barsac, des sols calcaires, une minéralité, fraîcheur, acidité, tension. Une "œuvre d'art" qui génère parfois jusqu'à dix passages de tries minutieuses dans les vignes. Un rendement moyen de 14 hl/ha (à comparer aux 40 des rouges de Pauillac). Un vin de "vie éternelle" qui plus est. Un fruit "citron". La famille Baly produit ce vin qui est distribué en partenariat avec Baron Philippe de Rothschild. (Et ça rappelle à mon bon souvenir Yquem plus qu'un peu).

Ce dîner merveilleux était bien animé par les échanges d'Hervé Gouin et Gerard Sibourd Baudry qui connaissent si bien ces vins. Et la plainte facétieuse de l'un qui reprochait à l'autre, pour une fois n'est pas coutume?, d'être servi plutôt chichement (qui trop se laisse entraîner à discourir, mal étanche sa soif). Comme beaucoup de belles choses à mériter, le temps manque logiquement pour pouvoir les apprécier. Bien des pensées, la marée renversante de Pauillac qui vous expédie aussi bien dans les brisants de Cordouan qu'au port de la Lune, la Colchide et sa toison d'or pour un prochain périple habitant les songes.

Merci aux caves Legrand d'avoir organisé cet événement avec l'intelligence du choix proposé et le sérieux du service des vins de Mouton Rothschild, premier grand cru classé.

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: claudius, PBAES, Jean-Loup Guerrin, Frisette, starbuck, Lomax
21 Oct 2018 23:52 #650
Pièces jointes :

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 18728
  • Remerciements reçus 3872
La branche anglaise de la famille Rothschild, depuis Mayer Amschel, en passant par Nathaniel (qui acquiert le domaine en 1853) et ses cinq fils (trois branches de la famille hors vin; la branche James qui dirige Lafite et partage avec la branche Philippe un négoce de vin de Champagne). Trois châteaux en Médoc; Opus One, Napa Valley en Californie; Almaviva au Chili.

Hum, c'est un peu tout mélangé, là....

C'est Mayer Hamschel qui a eu 5 fils, dont James qui représente la branche française (et va racheter Lafite en 1868) et Nathan qui représente la branche française. C'est l'un des deux fils de ce dernier, Nathaniel qui achète Mouton. Histoire de compléter, James a eu deux fils : Gustave et Edmond. Eric qui a longtemps dirigé Lafite – son fils lui a succédé l'année dernière – descend de Gustave, alors que Edmond qui a acheté Clarke en Listrac (et épousé la célèbre Nadine) ... descend d'Emond ;) Cette sous-branche "clarkienne" est co-propriétaire de Lafite.
Eric
Mon blog
22 Oct 2018 07:10 #651

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1186
  • Remerciements reçus 540
Corrige mon à peu près, question bottin mondain et héraldique j'ai des progrès à faire. Pour ce qui est des mélanges je ne renonce à rien, incorrigible.

Même si c'est plus Balzac et Thomas Mann la saga Rothschild je ne résiste pas à partager cette illustration sonore populaire et (déjà très) datée

22 Oct 2018 20:04 #652

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 9702
  • Remerciements reçus 1447
merci Dagau pour le CR intéressant

je suis plutôt surpris de voir que le 1990 a été servi aux côtés du 1986, 2 vins pour le moins antagoniques !
j'ai bu le 1990 trois fois, ce furent 3 grosses déceptions. Les bt que j'ai bues n'avaient rien de noble, des vins imprécis avec un nez pas net sur des notes lactées, bref indigne d'un 1er GCC ... mais j'ai lu ici même -avant ton post- que certains avaient beaucoup apprécié ce vin ... des bt plus en forme que les miennes ?
Par contre le 1986, quel monument, un Bordeaux d'anthologie !
Mouton 86
J'ai aussi apprécié le 1998, mais je ne l'ai plus bu depuis trop longtemps.

Je trouve comme toi qu'en passant d'un Pauillac classé (dans mon cas Pichon Baron 2000) à Mouton Rothschild, on se rend compte qu'il y a effectivement un palier.

cordialement
22 Oct 2018 20:40 #653

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 3851
  • Remerciements reçus 3709
Quand tu postes un long CR en 2 fois, n'hésite pas à finir la première partie par "... à suivre"
Comme il semblerait que le domaine soit très radin sur les dégustations lors des visites au château, j'ai dans un premier temps pensé que c'était pareil pour ce repas et qu'il n'y avait que des vins de leur galaxie sans même ouvrir une bouteille du grand vin.
C'est la réponse de Claudius qui m'a poussé à remonter le fil pour tomber sur la fin de ton CR qui mérite d'être lue ;)
Sylvain
23 Oct 2018 08:12 #654

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 6116
  • Remerciements reçus 3756
Merci pour le retour. Je suis en phase avec Sylvain: pense bien à mettre "à suivre" si ton compte-rendu n'est pas fini, car le lecteur peut passer à côté de jolies choses sinon...
Flo (Florian) LPV Forez
23 Oct 2018 09:18 #655

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 26095
  • Remerciements reçus 945
J'ai également, comme Claudius, goûté le 1990 à plusieurs reprises, à un niveau totalement indigne de son rang.
Une fois de plus, on constate des différences flagrantes d'appréciation selon que les bouteilles soient achetées dans le commerce ou fournies par la propriété...


Luc
23 Oct 2018 11:16 #656

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1881
  • Remerciements reçus 3410
Comment cela se fait-il? Les cavistes, du moins s'ils sont sérieux, bénéficient aussi de bonnes conditions de stockage non?
Certes, le vin doit voyager pour leur parvenir. Mais tout de même, cela suffit-il à expliquer de telles variations?
Marc, assez vieux débutant
23 Oct 2018 12:03 #657

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1186
  • Remerciements reçus 540

Réponse de DaGau sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Les bouteilles servies ce 16 octobre provenaient, sauf erreur de ma part, de la réserve des caves Legrand.

Si j'ai beaucoup aimé le 1990 c'est qu'il était sur le fil : le fruit était sublime, et en même temps un tertiaire que beaucoup jugeraient déviant (mais qui pour moi ne bousillait rien du fruit). C'est aussi pour ça que le vin me plaisait énormément.
1986 faisait totalement 'grand vin de Bordeaux', sans âge, une matière qui allie puissance et raffinement, très Pauillac. 1998 (avec en plus une touche animale au nez) et 2006 s'en approchaient. 2009 a le potentiel d'un fruit triomphant (je me demande ce que cela aurait donné de servir Petit Mouton sur ce millésime et en face de MR 2010 aujourd'hui).

On reprocherait à Patrick Leon une irrégularité (pas moi pour les trois plus anciens vins de cette soirée), et à Philippe Dhalluin des vins trop lisses, someone meat is another's poison.

Parce que j'aime bien délirer avec calembours et non sens

www.lefigaro.fr/inte...
23 Oct 2018 12:33 #658

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 18728
  • Remerciements reçus 3872

Réponse de Eric B sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

Parce que j'aime bien délirer avec calembours et non sens
www.lefigaro.fr/inte...


En bas de l'article, il y avait un lien vers un autre article moutonnier (et on retourne au liquide ;) )

tvmag.lefigaro.fr/le...
Eric
Mon blog
23 Oct 2018 12:44 #659

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 5863
  • Remerciements reçus 393

Réponse de Martinez sur le sujet Château Mouton Rothschild, Pauillac

On ne va pas se cacher non plus qu'il y a des contextes qui poussent à témoigner à charge et d'autres à décharges.
Jmm
23 Oct 2018 13:58 #660

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck