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Couteaux d'exception

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chacompte a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Henri Viallon, Michel Blum, ca ne bosse/n'exsite plus ces couteliers là ?
cdt
thierry

Thierry
#31

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agitateur a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

PtitPhilou écrit: - Quel est le modèle indispensable (universel ?) pour tout débutant, pour un usage régulier (l'idée est de ne pas seulement admirer de tels couteaux mais de les utiliser


Chacun voit midi à sa porte, tu aura autant de conseils que de conseillers...

Perso, un schlass qui sert souvent, c'est une lame de cuisine, donc pas un coutal de poche.
Je commence a en avoir qq uns, de cuisine ( guyto, santoku, deba, yanagiba, petty, nakiri ), j'en ai zéro de poches ( enfin, si un opinel dans la voiture ), et je ne regardes toujours pas vers le "poche".
Vu la terminologie employée, vous avez compris que j'ai du mal avec les lames occidentales, souvent réalisées en acier à ferrer les ânes, et avec des géomètéries douteuses ( talon, trop épais, etc...). Il existe néanmoins un mouvement assez récent avec des artisans français fabricant de la géométrie japonaise, avec des aciers intéressants ( par exemple Bryan Raquin et le SC145 - par contre son modèle plus commun est le "sold out" - une façon de dire que la liste d'attente est du même niveau que RB )
Pour les curieux des modèles japonais, si vous ne connaissez pas encore, je ne peux que recommander le site jck knife, hautement recommandable.

La question de l'entretien se pose sur 3 volets ( poche ou cuisine )
- l'entretien du manche, selon les composants du manches, entre rien...et un peu d'attention.
- l'entretien de la pérennité de la lame. Sans objet avec un inox, mais attention à bien sécher la lame avec de l'acier kirouille. Hélas, les grains d'acier les plus fins pour des tranchants vraiment superlatifs sont en kirouille, même les tops acirs inox de la métallurgie des poudres sont un dépassés sur ce point.
- l'entretien du fil. Le fusil, pour redresser le fil, c'est bon pour l'acier de boite à conserve. Les truc faciles, comme le kit lansky, c'est OK pour des angles de fil pas trop obtus, que je qualifierai en taquinant de coin à fendre le bois. Sur un angle vraiment fin, il faut passer à la pierre plate, et surtout prendre le temps de maitriser le truc. Voir les pierres naniwa, shapton, etc...Le grain, les grains, seront à choisir en fonction de l'acier et sa dureté. Globalement, un inox sera plus dur à affûter correctement qu'un carbone.

On ne doit pas acheter un coutal sans se poser la question de l’affûtage, et acheter aussi ce qui lui correspond.
#32
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starbuck a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Tu arrives sur LPV en cherchant un renseignement sur une bouteille de vin et quelques années plus tard, tu changes tout tes verres et tes couteaux. :whistle:
Quand j'aurai le temps j'ouvrirai un sujet: "Que choisir comme assiette pour une belle pièce de viande ?" ;)

Perso j'ai bien aimé les couteaux de la marque "Le Liadou" que j'ai découvert au Soufflot.

Sylvain
#33
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agitateur a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

PtitPhilou écrit: l'idée est de ne pas seulement admirer de tels couteaux mais de les utiliser


Je reviens sur le sujet, sur un point qui ne cesse de m'étonner de manière récurrente quand cette question se pose à un primo accédant à une belle lame. Enfin, ce qui m'étonne, ce sont les conseils, et LPV l'illustre à merveille.

Passons sur les collectionneurs, dont la destinée des lames est de finir en vitrine.

Le cadre de ta question est clairement défini, c'est hyper limpide. On n'a pas affaire à un cuisinier pro, ni à un chasseur de gros gibier, ni à un pseudo survivaliste urbain qui cherche LA lame pour son EDC, ni un randonneur bushcraft.

Toutes les recommandations ( enfin je crois - mais je suis sûr que ca a été ultra majoritaire a minima ) des LPViens ont été faites sur des pliants tradi français. Un pliant, c'est fait pour un usage nomade, le coutal dans la poche, et pour découper des sauc' chez les copains démunis en lame ...ou bien tout seul. On peut aussi pousser le vice à amener son pliant hyper classe dans un très bon restau, voir *, si on sait qu'ils préfère le design au pouvoir coupant, pourquoi pas.

Si on cherche à utiliser le bel objet convoité mais pas encore choisi, je ne vois pas comment on peut zapper une lame de cuisine. Qui saura aussi couper le sauc' ( que ce soit un petty, un guyto ou un santoku ) mieux qu'un pliant. Et faire d'autres choses aussi.....

Si l'usage nomade n'est pas dans le cahier des charges, il y aussi les lames fixes, qui peuvent être elle aussi décorées, design, avec des manches que le forum neoczen qualifira de "chalala" ( je trouve le terme évocateur ). Et un fixe sera plus robuste....

Bref, je ne comprends pas trop l'obsession des pliants, si ce n'est que les lames régionales, reprises par les artisans français de bonne qualité, sont des pliants dans l'historique. Mais il faut savoir regarder chez les transgressifs, qui savent aussi faire du fixe.

Ou mieux encore, un fixe qui sert tous les jours, ....une lame de cuisine.
#34
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oliv a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Euh c’est bien gentil mais sachant que le port ou transport d’un couteau est interdit par la loi, se balader avec sa lame fixe à la ceinture est quand même sacrément peu recommandé si l’on veut éviter quelques ennuis...

Quant au sujet des couteaux de cuisine, je ne pense pas que c’était ce qu’attendait Philou en sollicitant nos conseils.
Ce même si en effet, niveau usage quotidien, on ne fait pas mieux.
#35

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alex73 a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Je ne partage pas le point de vue de Agitateur.
je suis amateur, collectionneur de couteaux depuis plusieurs décennies. Je possède:
1) Quelques couteaux à lame fixe: n'étant pas chasseur, ils n'ont jamais servi.
2) Plusieurs couteaux de cuisine dont je me sers quotidiennement: bien qu'ayant un beau couteau de chef japonais Kasumi lame damas VG10, je préfère mes couteaux Zwilling que j'ai mieux en main.
3 Pas mal de couteaux pliants de plus ou moins bonne facture, surtout français, tous inox. j'en ai toujours un sur moi et je m'en sers tous les jours pour manger, même au restaurant. J'aime bien changer et suivant mon humeur, je prends l'un ou l'autre. Mon critère de choix hormis l'esthétique, c'est la facilité d'usage, la forme et la longueur de la lame.
4) Quelques séries de couteaux de table Laguiole, Perceval 9.47 etc que je sors lorsque j'ai des invités.
Bref chaque couteau a son usage. Par ailleurs en tant qu'amateur de couteaux, ils sont toujours affutés "rasoir" (test de la tomate) à la pierre japonaise.

Alexis
#36
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agitateur a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Un pliant est tout aussi prohibé.
Après, l'interprétation est faite selon l'agent potentiellement verbalisateur...il est vrai que que de la corne de mamouth ou toute autre matière précieuse peut amadouer un képi sensible, mais la loi reste la même. Mais les anecdotes sont nombreuses aussi avec un joli fixe qui ne les fait pas trembler. Bon, à l'aéroport, part contre, point d'interprétation, tout part au déchet.

Je me contentais juste de m'étonner que moult possesseurs de jolis pliants tradi puissent se contenter de wusthof ou sabatier en cuisine. Peut être par méconnaissance de ce qui peut exister....Je me contentais juste d'ouvrir un champ de réflexion possible.

Le tradi pliant français brille rarement par son acier et sa géométrie, celà n'est pas culturel. Les points forts sont sur la déco, la finition, le look, les matières.
Il existe des trucs sympa en cuisine aussi, non ?



Pour ce qui est de la loi, version3615 mylife.
Il y a qq années, j'avais un joli fixe.
Manche patiemment fabriqué par mes soins ( loupe d'amboine, corne de buffle, mitre en argent ), monté sur une lame pukko artisanale. Une lame avec laquelle on peut se raser, sinon ça coupe pas selon ma propre appréciation.
Il siégeait dans un vide poche de porte arrière de voiture, usage ouverture de colis et cartons à titre pro ponctuels, sans étui.
Un matin de septembre, vitres de voitures éclatées, voiture vidées des quelques babioles et des papiers, rien de visible avant effraction, comme d'autres caisses dans la rue ( un serial casseur )
Je fais 300 m, direction le commissariat. Je donne les clefs à un agent pendant la rédaction de la plainte, il va voir la voiture pour tenter de relever des paluches. 1 minute après, il revient, me demande si je me suis coupé, il y a du sang partout j'avais même pas vu. :woohoo: J'avais zappé le coutal, qui a disparu, je lui explique. Le malveillant à du mettre ses mains là ou il fallait pas pendant la nuit. il y a vraiment du sang partout, dont une belle tâche ronde de 10 cm sur la banquette arrière. Prélèvement ADN facile, ( qui fait rire le policier ) qq jours plus tard le commissariat me rappelle, le gus est identifié, son premier délit majeur après une vingtaine en mineur.
Tribunal le 1er avril suivant, pas de poisson. Je passe, histoire de....
En fin d'audience, je demande à revoir mes solaires correctrices, le stylo montegrappa, et le schlass.
Le voleur n'a rien de tout celà, d'ailleurs il s'est coupé en fracassant les vitres.....:whistle:
La juge tire la tronche à l'évocation d'une lame, à ce stade dans son regard je vais prendre plus cher que l'accusé. Pukko ça lui cause pas , il aurait été pliant RB même combat....
En me croisant pour quitter la salle, le jeune saligaud me montre sa paume de main ouverte, vers moi, un beau sourire en coin. Il a une belle balafre, 6 mois plus tard.....

Conclusion:
- Y'a des jeunes salopiauds qui ont du goût, malgré tout.
- j'aime pas les juges. Enfin, celle là.
- 6 mois ferme.
#37

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agitateur a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

alex73 écrit: Je ne partage pas le point de vue de Agitateur.

Au contraire. Tu l'illustres parfaitement, en tous points.

alex73 écrit: 1) Quelques couteaux à lame fixe: n'étant pas chasseur, ils n'ont jamais servi.

Soit. Mais ça ne sert pas. Ce n'est pas le sens de la question de Ptitphilou.

alex73 écrit: 2) Plusieurs couteaux de cuisine dont je me sers quotidiennement: bien qu'ayant un beau couteau de chef japonais Kasumi lame damas VG10, je préfère mes couteaux Zwilling que j'ai mieux en main.

Le kasumi VG10 est au couteau japonais ce que Mouton Cadet est au bordeaux.
Une grosse prod de masse ( ce qui n'est pas une maladie ), des géométries parfois douteuses ( la présence d'un filet de sole dans la gamme est une hérésie complète trahissant la volonté de commercialiser du pseudo japonais pour un marché occidental ), un acier très commun là bas. J'aime bien le vg10, mais ça vaut la moitié du prix d'un kasumi à lame équivalente. Un tojiro DP série sera plus équilibré, pour 50% du tarif. Ou alors, au prix du kasumi vg10,avec un manche fin façon zwilling ( si tu es sensible au manche pour la prise en main ), tu as en inox du ryusen blazen, d'un autre monde.

alex73 écrit: Pas mal de couteaux pliants de plus ou moins bonne facture, surtout français, tous inox. j'en ai toujours un sur moi et je m'en sers tous les jours pour manger, même au restaurant. J'aime bien changer et suivant mon humeur, je prends l'un ou l'autre. Mon critère de choix hormis l'esthétique, c'est la facilité d'usage, la forme et la longueur de la lame.

On en revient à l'usage nomade que j'ai cité. J'entends que ça fasse partie du quotidien de certains, mais je ne crois pas que celà soit dans l'usage de tout le monde....

alex73 écrit: Quelques séries de couteaux de table Laguiole, Perceval 9.47 etc que je sors lorsque j'ai des invités.

Et donc...Des fixes quand le pliant ne se justifie plus. Tu valides donc mon message plus haut :)
Y'a pas de mal à sortir de beaux objets sur une table de réception, je n'ai jamais dit le contraire.
Tiens, une alternative au 9.47:

Acier damas cuivre laiton et aogami 2. Tranchant à 63 HRC.

Pour le même prix, 100 balles pièce, on peut donc avoir un 9.47, manche olivier, acier 58/59 HRC:
#38

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Juste pour Agitateur qui va adorer :

Mon pépé, quand il rentrait de la vigne, il avait faim. Il s'asseyait à la table déjà mise et à sa place, il n'y avait pas de couteau. Il sortait le sien de sa poche, un Laguiole, évidemment, pas un couteau luxueux, un couteau de paysan, avec un manche en corne. Il le dépliait, attrapait le pain et faisait une croix dessus.
C'était le signal que tout le monde pouvait commencer à manger.
A la fin du repas, quand il le repliait pour le remettre dans sa poche après l'avoir essuyé d'abord sur un bout de pain, puis sur la toile de son pantalon, le repas était fini et personne ne mangeait plus.

Aujourd'hui, plus de 85 % des français habitent en ville et à l'époque où mon pépé était jeune, ce qui ne remonte pas non plus au moment où Jésus Christ était jeune homme, c'était l'inverse. Je pense que des gars comme moi qui ont des rêves d'enfant avec des pépés paysans et des regrets d'une vie rurale, il y en a un paquet, ce qui peut être un début d'explication pour cet objet ô combien culturel et symbolique. Le jour où tu avais le droit d'en posséder un était également une sorte de rite initiatique, un passage d'un âge à un autre, mieux qu'une majorité. C'est une seconde explication. Et si ça venait du pépé, alors, c'était plus qu'une consécration, un adoubement. Et avant ce jour "lisière", c'était l'objet de tous les trafics, de toutes les contrebandes, de tous les interdits. Malheur si la mère le retrouvait dans les poches le jour d'un lavage imprévu.

Pour moi, ce ne sera jamais un couteau luxueux, mais un bel objet, fait dans la tradition car ce couteau c'est bien cette tradition, un objet rousseauiste, ce passé qu'il convoque par son existence à mes côtés.

Je vais faire hurler les puristes : j'ai quelques beaux "Laguiole", un Sauveterre : je les aimes presque "nature", avec un manche en corne ou en genévrier, dépouillé, mais je dois bien avouer que j'aime beaucoup le design épuré des Deejo, très accessibles, pas des objets précieux, mais esthétiquement réussis car ils réussissent à évoquer des lignes anciennes avec un dépouillement minimaliste et des matières nues.

Jérôme Pérez
#39
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Kiravi a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Mon pépé, quand il rentrait de la vigne, il avait faim. Il s'asseyait à la table déjà mise et à sa place, il n'y avait pas de couteau. Il sortait le sien de sa poche, un Laguiole, évidemment, pas un couteau luxueux, un couteau de paysan, avec un manche en corne. Il le dépliait, attrapait le pain et faisait une croix dessus.
C'était le signal que tout le monde pouvait commencer à manger.
A la fin du repas, quand il le repliait pour le remettre dans sa poche après l'avoir essuyé d'abord sur un bout de pain, puis sur la toile de son pantalon, le repas était fini et personne ne mangeait plus.

Nous sommes donc apparemment cousins...

Aujourd'hui, plus de 85 % des français habitent en ville et à l'époque où mon pépé était jeune, ce qui ne remonte pas non plus au moment où Jésus Christ était jeune homme, c'était l'inverse.

Ce n'est pas le sujet mais quand nos Pépés jumeaux étaient jeunes, la parité ruraux/urbains était atteinte, ou presque. Il me semble que c'est au début des années 30 que la bascule s'est opérée et que les urbains sont devenus plus nombreux.
L'exode rural avait commencé depuis un moment. Bien entendu, il ne s'agit là que de considérations très générales. Certaines régions sont restées à dominante largement rurale encore longtemps.
Pardon pour la digression. Il est vrai que je n'ai strictement rien à dire sur les couteaux...:oops:
Je sors...

Marc, assez vieux débutant
#40

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starbuck a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Jérôme, dans le même ordre d'idée, je repense aux fêtes de village avec repas servis sous chapiteau.
Les assiettes et couverts en plastique qui font pester les gens dès que le couteau casse.
Les moins embêtés sont les "paysans" qui sortent leur couteau de leur poche.
Mais tu as raison, il s'agissait presque tout le temps d'un couteau pas très cher affuté sur une pierre à eau qu'on tournait à la main.
Un couteau qui coupait plus de ficelle que de viande.

Je me souviens que gamin j'aimais tourner la manivelle pour que ma grand-mère aiguise ses couteaux quand était venue l'heure de mettre des poulets au congélateur

Sylvain
#41

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Eric B a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Pardon pour la digression. Il est vrai que je n'ai strictement rien à dire sur les couteaux...

Une digression dans la digression, ce n'est pas pécher. Presque un retour à l'ordre originel ;)

Eric
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#42

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Eric B a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Sinon, mon grand-père (paternel) était plus modeste : il se contentait d'un Opinel. N'empêche qu'il me faisait rêver, et j'avais tanné mes parents dès 6/7 ans pour avoir le même en taille beaucoup plus réduite (c'est l'avantage de cette marque). Peu de dire que j'étais fier comme bar-tabac lorsqu'ils me l'ont offert ;)

Eric
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#43

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mgtusi a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

Mon grand-père est mort à Agadir en 1936 d'une cirrhose du foie, je ne sais pas s'il utilisait un couteau.

Michel
#44

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Kiravi a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

mgtusi écrit: Mon grand-père est mort à Agadir en 1936 d'une cirrhose du foie, je ne sais pas s'il utilisait un couteau.

Ça te faisait quel âge à l'époque?

Marc, assez vieux débutant
#45
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Eric B a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

mgtusi écrit: Mon grand-père est mort à Agadir en 1936 d'une cirrhose du foie, je ne sais pas s'il utilisait un couteau.


C'est mon arrière-grand père qui est mort d'une cirrhose un peu plus tôt dans le siècle. Peu de doute qu'il utilisait un couteau : il était boucher !

Eric
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#46

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Couteau d'exception

Kiravi : Ce n'est pas le sujet mais quand nos Pépés jumeaux étaient jeunes, la parité ruraux/urbains était atteinte, ou presque. Il me semble que c'est au début des années 30 que la bascule s'est opérée et que les urbains sont devenus plus nombreux.


Mon pépé à moi, il est né en 1899, mais c'est vrai que j'ai un peu exagéré. Ce qui est certain en tout cas, c'est que la vie rurale dans la première partie du vingtième siècle n'est pas très différente de celle du début du siècle. Dans les années 70, il y avait encore un cheval pour le travail à la ferme. Chez les vignerons du SO, il y avait beaucoup de polyculture, et j'ai vu de mes yeux l'utilité du poinçon du couteau à des fin de trocart pour percer la panse des vaches qui avaient galopé dans le trèfle.

Jérôme Pérez
#47

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agitateur a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Feu mon grand père paternel, mon nom de famille donc ( agitateur :oops: ), est né en 20. 56 ans d'écart avec moi.
Il était paysan ( ce qui n'est pas un terme péjoratif ), polyculture orientation maraîchage, et 4 laitières ( le lieu de résidence nocturne des vaches étant aussi le lieu d'aisance de la famille et de mon père dans son très jeune âge - soit 10 à 20 ans après la 2eme guerre ).
Jamais eu un canasson, à ma connaissance.
Le premier Massey a du arriver dans les 70's, le Massey suivant et le dernier, mazout, un 152, tout début des 80's. Aujourd'hui le vaillant 152 passe le gyro 2 fois par an sur un Ha, et labour + cover crop sur 1/10 Ha.
Pas de laguiole manche corne de riche parvenu. Juste un Opinel dans la poche.
Il y avait un meule à eau, monté sur chassis bois home made pourri depuis longtemps. J'ai tourné la manivelle quand j'avais 10 ans :)

J'entends parfaitement l'attachement historique et culturel français au pliant de poche. Et pas seulement je l'entends, je le comprends.

Je déplore ce qu"il est devenu, même auprès de la majorité des amateurs de coutal de poche.
On a perdu les fondamentaux. On prend une forme historique régionale, et puis on fait un manche chalala. Molaire de mamouth laineux décongelé du permafrost ( on a vu plus local en source d'appro), mitre en faux damas décoré au laser en surface, guillochage abondant, etc....On peut pousser le vice jusqu'à une lame chalala, en damas aussi, qui n'a rien d'historique ni culturel chez nous. Pire encore, le comble du comble de l'ingruité historique, un damas en acier inosque ! Désolé bassaler. Le travail d'artisant reste sérieux. Mais faut pas chercher la légitimé historique ( ce que tu n'as pas fait cependant ).

J'ai sans doute cassé les gonades pas mal de monde en évoquant du schlass jopanisant. Et je vais persister.
Je dois rappeler qu'il y a qq siècles, l'occident n'avait pas meilleur moyen d’occire l'adverse que par un coup d'estoc. Une lame grossière en acier mou composé de beurre, aussi lourde que son porteur, avec un semblant de pointe qui braisait les os du rival et pouvait occasionnellement le perforer. Pendant ce temps, le raffinement japonais découpait l'adversaire en 2, en un coup, par la cage thoracique, avec une lame assemblant plusieurs aciers pour avoir à la fois de la souplesse / résilience et du coupant. Le principe du katana. L'archétype moderne et simplifié de la réminiscence de ce sujet, une lame fonctionnelle avant tout, c'est la lame san maï. Un coeur de lame ultra dur, le cœur du sandwich, entouré de 2 tranches de pain ( mou ). Coupant + résilience.
L'artisanal français de masse ( et l’industriel pseudo haut de gamme ) s'est perdu dans le paraître, le buveur d'étiquette, le grand cru, le cru classé. En fourvoyant ses racines, son ADN. Manche chalala, et lame en inox facile à approvisionner ( sandwick ), facile à travailler en stock removal au backstand.
Une lueur d'espoir existe cependant dans notre contrée, avec une émergence d’artisans jeunes, un retour à la forge, la difficulté des traitements thermiques d'aciers exigeants, des lames carbones, et des manches épurés ( pouvant néanmoins être intrinsèquement luxueux et exclusifs mais non bling bling ). L'exemple typique d'une matière première française exclusive et plus que sobre dans son visuel serait le morta de Brière. Un bois de chêne fossilisé rendu imputrescible par la nature et le temps, d'un aspect brut et austère.


Vous serez nombreux à ne pas être d'accord avec celà, mais parfois, je dois mériter mon pseudo ::dance::
#48
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agitateur a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

mgtusi écrit: Mon grand-père est mort à Agadir en 1936 d'une cirrhose du foie, je ne sais pas s'il utilisait un couteau.


Quelle marque de tire bouchon, ou quel type ?
Si ça peut éviter la cirrhose nos lecteurs, tout début de réponse sera une mesure de prophylaxie bienvenue pour la France. La 2eme plus importante actuellement, après le port du sacro saint masque facial.
#49

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fcook41 a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père



un couteau sympa ,pas cher vendu par une personne attachante ,un pur artisan
#50
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Vaudésir a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

agitateur écrit:

mgtusi écrit: Mon grand-père est mort à Agadir en 1936 d'une cirrhose du foie, je ne sais pas s'il utilisait un couteau.


Quelle marque de tire bouchon, ou quel type ?
Si ça peut éviter la cirrhose nos lecteurs, tout début de réponse sera une mesure de prophylaxie bienvenue pour la France. La 2eme plus importante actuellement, après le port du sacro saint masque facial.


Mon chien est mort d'une Cirrhose, Il finissait les bouteilles et n'avait pas de couteau non plus. :whistle:
#51
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sebus a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

"Bruno Coupat, Coutelier"

Cela semblait écrit pour ce Monsieur...

Sébastien
#52

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Couteau d'exception & les grands-père

Agitateur,

le vigneron "riche parvenu", comme tu dis, au Laguiole, c'est lui :
www.lapassionduvin.c...

Jérôme Pérez
#53

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oliv a répondu au sujet : Couteaux d'exception

Affûté l'Agitateur ! ::dance::

#54
Pièces jointes :

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fcook41 a répondu au sujet : Couteaux d'exception



mon préféré
#55
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alex73 a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Qui est l'artisan?

Alexis
#56

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fcook41 a répondu au sujet : Couteau d'exception chez Philippe et Dominique Chambriard

Sebastien Garnier alias Gavroche un bon ....
#57

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Modérateurs: GildasPBAESMartinezVougeotjean-luc javauxCédric42120starbuck