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A la recherche des secrets du Clos des Fées

Envoyé par Luc Javaux 
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:53:38
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Nous publions ci-dessous un article complet sur le domaine du Clos des Fées d’Hervé et Claudine Bizeul dans le cadre de notre « domaine du mois ».
Vous y trouverez un petit rappel sur le domaine, les millésimes concernés et une interview d’Hervé, réalisé précédemment par Patrick pour un autre post mais qui peut s’avérer intéressant de relire dans ce contexte. Le plus gros œuvre a été réalisé par Luc, soit la compilation intelligible de tous vos avis.

Partie 1 : Informations générales (par Patrick Böttcher)

Préambule

On m’a chargé (ou je me suis chargé) d’écrire une bafouille sur Hervé… si le petit texte qui suit commence comme la couverture d’un roman où l’on parle d’un auteur, il finit plus comme un éditorial, avec toute la subjectivité qu’il faudra pardonner à un fan, parce que quand on aime, on ne voit plus forcément les choses comme les autres. On me pardonnera donc ces quelques moments un peu allégoriques.



L’aventure d’un rêveur au Pays des Fées

Hervé Bizeul a débuté dans le monde du vin par l’école hôtelière de Nice. Il remporte en 1981, à 21 ans, le trophée Ruinart du meilleur jeune sommelier de France en 1981. Après avoir ouvert un bar à Paris qu’il tiendra cinq ans, il entame une carrière de journaliste dans le vin et la gastronomie où il se fait remarquer par ses articles et ses conférences, non sans avoir croisé le Coffe et y avoir partagé son amour du cochon.

Après avoir acheté une demeure à Vingrau dans le Roussillon adjointe de quelques arpents de vignes ; il rencontre ensuite, toujours dans la même région, Claudine, sa future épouse, et ils se persuadent à deux de se lancer dans la réalisation du rêve d’Hervé : devenir vigneron.
En 1997, le domaine est créé à partir de rien, sans moyens financiers et sans grands moyens techniques, tout cela sur des terres jusqu’alors délaissées pour leur difficulté à être travaillées. Ils l’appelleront « Le Clos des Fées » en référence à ce lieu où les anciens affirment que les fées s’y réunissent encore à chaque solstice pour y danser.



Si la première idée d’Hervé est de faire un vin pour les amis, sa véritable volonté est d’un jour obtenir un vin émotionnel, véritable « cru » du Roussillon. Autant dire qu’avec les premiers moyens du bord dont le garage de la maison comme cuvier, ce n’est pas gagné.

Dans ce contexte, 1998, le premier millésime réalisé tiendra du miracle pour la qualité obtenue. Les relations d’Hervé qu’il a tissée au long de ses pérégrinations antérieures ne s’y tromperont pas, dès ce premier millésime, le domaine connaît un succès bien plus large qu’attendu. La suite est connue de tous…

Si d’aucuns considèrent aujourd’hui l’homme comme une star de la région, cela ne s’est pas fait d’un coup de baguette magique et comme nos amis semblent idéalistes, même avec le succès rencontré aujourd’hui l’aventure ne fait que commencer, avec, au bout du chemin, des vins vrais, de plaisirs et de garde, véritables emblèmes d’une région de vins solaires de grande finesse et d’incontournable fraicheur.

Passionné de web, de plus, en grand communicateur qu’il est, Hervé n’hésite pas non plus à faire part de ses émotions et de sa vie de vigneron sur son blog www.closdesfees.com/blog2, où il nous livre un formidable recueil day by day d’anecdotes et d’idées.
Son attachement au web se prolonge par ses interventions souvent très personnelles mais toujours pleines de vérité sur le forum LPV ainsi que d’autres structures web, telles le blog du Grand Jury.

En fait, pour les passionnés que nous sommes, Hervé nous offre ainsi, à domicile, les fragrances de cette passion que nous cherchons temps à retrouver dans le vin que l’on déguste. Ce n’est donc pas pour rien qu’il compte de nombreux admirateurs à travers ses vins, admirateurs dont je suis.

Quelques mots sur le domaine

Situé en Roussillon près de Vingrau, au pied de ses falaises bleues tombant à la verticale, le Domaine du Clos des Fées compte aujourd'hui 20 ha en production, répartis sur 26 parcelles dans la superbe Vallée de l'Agly, à la fois sur le terroir de Vingrau, mais aussi sur les ceux de Tautavel, de Maury, de Lesquedre et de Calce.
La vigne est conduite en lutte raisonnée avec traitements en douceur, le plus souvent avec des traitements en vert intensifs et avec acheminement du raisin aux chais en camion frigorifique. La vinification est moderne avec des macérations à froid et des élevages sur lies fines en fûts pour la plupart des vins.


Vingrau


Interview d’un chasseur d’émotions

Vous en êtes venu à créer un domaine par passion avec une étiquette «intellectuel » débarquant en Roussillon. Sans vouloir du tout cataloguer les viticulteurs en notion de terrien/intellectuel, pensez-vous après 10 ans, être comme à vos débuts ou est-ce que le travail de la vigne vous a rendu plus terrien?

H.B.: C’est gentil. J’ai commencé à travaillé à 15 ans, comme garçon de café. Puis école hôtelière, 5 ans, à éplucher les patates et laver les toilettes. Comme formation d’intellectuel, disons qu’il y a mieux...
En vérité, j’étais au fond de moi, un “paysan” pur souche. Mon évolution professionnelle n’a fait finalement que révéler un aspect de ma personnalité. J’hésite à prendre l’image du transsexuel qui, depuis toujours se “sent” femme ;-), mais c’est un peu ça. Disons que le vin c’est ma passion, et que je ne me suis pas contenté de boire mais que j’ai toujours voulu comprendre. Au moment de l’installation, tout cela a fait la différence.
Sur la vie à la campagne, le travail à la vigne, le fait de faire du vin, ça m’a rendu plus critique et plus dur envers certains vins, plus tolérant envers certains vignerons, qui essayent de tout leur cœur mais n’y arrive pas toujours, souvent à cause de choses qui ne dépendent pas d’eux. Oui, la vision du vin change quand on en fait...

Vous faites beaucoup allusion à la pression des banquiers vis-à-vis du jeune viticulteur en soif de s’installer et de faire progresser ses installations. A vous lire, et à entendre nombreux de vos collègues, on imagine bien que ce n’est effectivement pas évident. Pensez-vous, dans le cadre de la crise des crédits actuels, que les banques vont fermer leurs portes aux jeunes investisseurs dans le vignoble ?

H.B.: Le travail de la vigne, c’est une chose. La création d’un domaine viticole, c’est différent. Si on veut avoir 7 ha, travailler tout seul, tout faire, on peut se passer des banques très vite. Si on a rien au départ, pas de capitaux, mieux faut avoir une bonne compréhension des obligations du banquier, de ses possibilités, qui progressent avec l’entreprise, de la fiscalité surtout, car par exemple deux domaines qui connaîtraient le même parcours pourraient soit vivre, soit mourir, juste parce leur fiscalité a été mal gérée. C’est la France. Il y a des bons et des mauvais côtés. Il ne faut pas se braquer mais apprendre. Le vin, aujourd’hui, c’est dix métiers... C’est pour cela que certains qui arrivent de l’extérieur, avec un passé et une expérience plus riche, réussissent parfois mieux.

Je trouve comme beaucoup l’exercice d’une verticale complète très difficile et très subjectif dans le sens que beaucoup d’a priori positifs et négatifs peuvent s’y exprimer. Qu’en pensez-vous ?

H.B.: C’est l’horreur ;-). Vous m’avez vraiment angoissé... Pour le vigneron qui est en “construction”, surtout. C’est comme quand on vous ressort des photos de vous, en boite de nuit, dans les années 80... ;-) Il faut assumer les vins du début, surtout quand comme moi c’est une création, les aimer, et comprendre combien ils ont été importants pour les vins d’aujourd’hui. Je suis déjà en plein dans le millésime 2009. Me retourner sur le passé, ce n’est pas une chose aisée. Ca demande un effort. Mais si on le fait, si on ne demande pas aux vins du début d’être comme ceux d’aujourd’hui, c’est passionnant. Une verticale, il faut que ça serve à comprendre le domaine, pas seulement à le juger.

Nous avons été frappés lors de notre dégustation de février sur les Vieilles Vignes par la trame de fraicheur de tous vos vins, alors que jamais les acidités ne nous ont paru excessives (tout au contraire). A tel point que certains de vos vins peuvent servir de modèle à ceux qui s’interrogent sur la différence entre la notion de fraicheur et d’acidité. Peut-on estimer que le fait de transporter les raisins vendangés en camion frigorifique intervient dans cet apport de fraicheur ?

H.B.: Non. Au début, je n’avais pas de froid. En fait, je n’avais rien ;-) Les camions frigo, c’était facile à louer, parce qu’on n’avait pas d’argent pour acheter un tracteur, une remorque. Et oui, dans “camion frigo”, il y a surtout camion ;-) Quitte à louer, autant louer un frigo, non ? Tout s’explique quand on connaît le garage de la maison. On ne peut rien rentrer. Même quand c’est vide, c’est plein ;-). Le frigo, c’est pour pouvoir travailler doucement, à son rythme, des raisins qui ne se dégradent pas, même quand on termine l’encuvage à dix heures du soir. Le Clos des Fées, c’est de l’artisanat pur et dur. La clé de ce que vous avez ressenti, à mon avis, c’est le pH. Le vin est un milieu acide. On peut ramasser mûr SI on garde cette acidité. Certains l’ont oublié. Le temps les rappelle à l’ordre. Pas de grand de vins rouges de garde avec des pH supérieurs à 3.80. Enfin, à mon goût. Au Clos des Fées, on vise entre 3,40 et 3.55, selon les millésimes. Le secret, c’est sans doute l’assemblage, comme en Champagne : 135 parcelles, ca fait du choix de raisins, à tous les stades de maturité. C’est l’horreur à cultiver, au niveau de l’organisation, du matériel, des coûts, mais au moment des vendanges, on oublie tout et on a une “palette” de raisins je pense assez unique au monde.
La clé, de toute façon, c’est de retravailler les sols et d’arrêter d’engraisser les vignes avec des produits chimiques. Ou naturels, d’ailleurs, c’est pareil. Le résultat, c’est que nous n’avons jamais dépassé 20 hl/ha, ce qui me semble plus naturel que 150... Mais quand on goûte les vins, on se dit qu’on a raison ;-). Ca explique en partie le prix. Et puis on a des veilles vignes. C’est pas drôle tous les jours, mais on les a, et on les aime. C’est comme des parents âgés. Jusqu’au dernier souffle, ils ont quelque chose d’intéressant à dire, à donner. Si on les entoure d’amour et d’attention...Plus que fraicheur ou acidité, que vous signalez et ça me plait, j’aime la notion de “tension”. Un peu comme une danseuse classique, vous savez, le “port de tête”. C’est ça dont je rêve (pour mes vins ;-). Mais c’est un travail de tous les instants qui ne permet aucun relâchement. Le grand vin, c’est une affaire de discipline, en fait. Faire ce qu’il faut, au moment où il faut. Le moindre écart, on sort du jeu.... C’est à la fois excitant, ingrat, injuste... Il y aussi un facteur chance essentiel, dont il ne faut jamais sous-estimer l’importance. On a eu beaucoup. Bon, en même temps, comme disait je ne sais plus qui “je crois beaucoup à la chance. D’ailleurs, plus je travaille, plus j’en ai” ;-)

On vous voit souvent faire intervenir Claudine dans vos récits de vie. C’est évidemment logique. Pensez-vous toutefois que son action auprès de vous a changé vos vins ou contribuera à les faire évoluer dans l’avenir ?

H.B.: Si Claudine n’était pas venue à Vingrau, je n’aurais jamais fait de vin ou alors juste pour m’amuser. C’est trop dur, il y a trop de doute, de moments “down”, d’angoisses, de peurs, de difficultés pour démarrer de rien un tel projet. Sans elle... Bon, former un “couple” de vigneron, c’est aussi un choix. C’est pas toujours facile. Mais vous êtes marié, non ? ;-) Sur l’évolution du domaine, Claudine est partie prenante, bien sûr. Mais sur les vins, elle me laisse une totale liberté et m’appuie inconditionnellement. C’est important. Et elle aime nos vins, bien sûr. Il faut de toute façon être “en phase” avec les vins qu’on propose, sinon, comment faire passer sa passion aux clients ? Cela sonne tout de suite faux... Elle est aussi passionnée que moi, même si la vie agricole n’est pas toujours ni simple, ni agréable. On est loin, parfois bien seul. Les rythmes de vie sont ceux des saisons et des taches, il faut abandonner certains conforts, certaines habitudes, pourtant très agréables. Le grand vin, c’est tout sauf la facilité ;-). Le grand vin, c’est faire des choix, y compris dans sa vie privée, et s’y tenir.

Lors du Grand Tasting 2008, j’ai été frappé par le comportement d’un grand nombre de dégustateurs, s’identifiant clairement comme « Bordeaux/Bourgogne, y a que ca de vrai », venir à votre stand, faire la moue jusqu’au Clos puis trouver soudainement que la Petite Sibérie est un grand vin. Même si vous communiquez de façon très spécifique sur ce dernier vin, ce type de comportements ne vous agace-t-il pas ?

H.B.: Je n’ai pas de jugement sur l’itinéraire d’un amateur de vin. Comme dit le proverbe indien : on peut amener la vache à la rivière, pas la forcer à boire”. Chacun est le bienvenu sur mon stand ou dans ma cave, même s’il vient pour “casser” du Roussillon ou du “vin cher”. Ma porte est ouverte. Certains sont touchés, d’autres non. C’est parfois douloureux, souvent injuste. Mais c’est comme ça. Une dégustation comme celle que vous venez de faire, et qui a, apparemment convaincu, est pour le vigneron un grand moment de joie et de fierté. Elle fait du bien et permet d’oublier les difficultés. Conforte. Rassure. Tous les vignerons qui tentent de faire des bons vins sont hyper sensibles. J’essaie non pas de m’endurcir, de me protéger des critiques, mais de les accepter, de les laisser passer. Il faut de toute façon garder son cap, dans un sens comme dans l’autre. “un navire sans but n’aura jamais de vents favorables” dit le marin. Comme c’est vrai... J’ai beaucoup gouté, avant de faire du vin, beaucoup dépensé dans ma passion. Je sais ce qu’est (pour moi, bien sûr) un grand vin. Cela me rend plus fort, plus apte à contrer des critiques injustes ou infondées. On en revient toujours là : déguster, déguster, déguster...
Bon, il y a encore un long chemin à parcourir avant d’être connu et estimé du grand public. Mais nous avons eu tant de chance, tant d’articles, tant de récompenses, nous avons convaincu tant de gens, déjà...
Au début, nous n’aurions jamais imaginé avoir un jour une telle image de qualité, d’excellence. Je me réjouis déjà de ce que j’ai : la liberté de continuer à tenter de faire des grands vins. C’est la seule chose qui compte à mes yeux.

NDLR : Sur l’édition 2009, j’ai déjà eu moins cette impression, de plus en plus de fidèles se pressent dès les premières heures, ca doit être très motivant…

En dehors des dogmes et de leurs excès, seriez-vous d’accord de reconnaître que les divers mouvements bios sont un intéressant laboratoire d’avenir, au même titre que votre volonté de travailler le plus proprement possible de la manière la plus raisonnée possible ?

H.B.: Bien sûr. Seul me gêne la notion de “naturel”. Si on trouvait une molécule de synthèse qui n’ait AUCUN impact sur l’environnement, faudrait-il la refuser sous prétexte qu’elle est “de synthèse”. Non, bien sûr. Je suis très proche du bio par mes actes quotidiens. Mais très loin de la notion de “label” ou de “norme”, de ce qui est “bien” ou “mal”. Je n’ai jamais vu de vignes plus en forme qu’après deux ans d’arsénite de soude, d’arsenic, quoi. Ca donne à réfléchir, non ? Toujours prendre l’homme comme référent pour dire “ceci est bon ou mauvais” pour un végétal me semble de la plus grande arrogance. On peut pas “faire la vigne”, au milieu d’un coteau, et imaginer qu’on “pense” comme elle et ce que qui est bon pour moi l’est pour elle. C’est plus complexe. Ca n’empêche pas de se poser des questions du genre : la vigne a t’elle une “conscience”. C’est un long débat ;-)
De toute façon, tous les grands vignerons sont sur le chemin de moins de chimie dans la vigne, tout simplement parce que le vin est meilleur. Et dans la cave, bien sûr. On n’en parle jamais, et pourtant il y aurait tant à dire... Pour moi, la question première reste quand même, au moment du choix “le vin sera t-il meilleur”. Etrangement, quand la réponse est oui, c’est la plupart du temps quand on travaille avec peu d’intrants. Ca me va.

On ne peut jamais dire « Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau », pensez-vous aujourd’hui toutefois qu’aller vers une démarche encore plus bio vous est difficile ?

H.B.: Elle est évidente au niveau des “petits vins” que je produis, avec tout autant de fierté. A horizon deux ou trois ans, nous rentrerons sans doute dans un mécanisme de certification, qui va beaucoup évoluer d’ailleurs avec les réformes françaises et européennes.
Pour le Clos des Fées, il faudrait arracher 1/3 de mes plus belles vignes, les plus vieilles, qui, en pente et en coteaux, ne peuvent être labourées. Sauf à trouver deux gars, quatre mules, une écurie, etc... Je ne peux m’y résoudre. Je suis en totale admiration sur le travail de Pontet-Canet pour repenser la traction animale. C’est extraordinaire. Mais je ne n’ai pas les moyens de Pontet-Canet. Il faudra attendre un peu ;-)
Sur les plantations récentes, on y est, de toute façon, et c’est assez facile, parce que c’est mécanisable. La nouvelle législation européenne, qui permet à une exploitation de cumuler des cultures en bio et en conventionnel, est peut-être une solution. Mais un intrant ou deux, le moins nocif, de plus ou de moins, et encore pas chaque année, est-ce vraiment important, quand ailleurs, on en met jusqu’à... 50. J’aime la mesure, les nuances de gris. Pas le noir ou le blanc...
C’est un problème de coûts, d’organisation, de main-d’œuvre, de démarche personnelle. Sur autant de parcelles, ce n’est pas difficile, c’est très complexe et très couteux. Le Clos des Fées est un domaine en construction. Quand on sera “stable”, sur tous les points et en particulier financier, on franchira un nouveau pas.

Quelle serait pour vous, aujourd’hui, la plus belle reconnaissance à laquelle vous aimeriez aspirer (encore ?)…

H.B.: Ce genre de réaction de la part de dégustateur est parmi celles qui me rendent le plus fiers. Articles, médailles, notes, tout cela est important, bien sûr, pour l’équilibre économique du domaine, encore très fragile. Mais à titre personnel, ce qui m’émeut et me permet de me sentir “gratifié”, c’est quand un amateur m’écrit pour me dire “on a bu un clos des fées, ou un vieilles vignes, ou un sorcières, on a eu du plaisir, de l’émotion, et on a passé une super soirée. C’est pour ce genre de moment que je travaille. Le reste, c’est important, très important. Mais ça me touche moins. Bon, en me relisant, je l’avoue, j’aimerai qu’on dise un jour “par son travail, avec d’autres, il a changé l’image des vins de la région où il est né”. Je rêve un peu, non ? ;-)

On vous sait très lié à la beauté sauvage de votre région. Vous y êtes sûrement pour longtemps… Avez-vous déjà pensé vous installer partiellement dans une autre région ?

H.B.: Non (NDLR : ça a le mérite d’être clair)

Vous êtes un viticulteur-bloggeur et vous n’hésitez pas à vous exprimer sur la toile particulièrement sur certains forums. Pensez-vous que la « faune » que vous y rencontrez est une espèce à part ou au contraire très représentative du monde des amateurs de vin ?

H.B.: Elle est très représentative des “amateurs”. Sans doute pas des “buveurs” ponctuels. Ne nous leurrons pas, il y a très peu de “passionnés du vin” dans le monde, et même en France. Une chose me frappe toujours : il y a plus de revues, en kiosque, sur les montres, les salles de bain, les teckels ou le yoga que sur le vin. Ca veut tout dire.
J’aime ces forums. Ils sont en train de changer la façon de voir des amateurs. J’aime ceux qui écrivent, qui passent du temps, je pense beaucoup à ceux qui lisent : j’aurais tant aimé avoir un tel support quand j’ai démarré, pour apprendre, à mon rythme.
Je m’y investi, j’y prends des risques, parce que je pense que je dois défendre la cause du vin, l’aspect production. Je suis triste quand je vois que peu de vignerons y participent, pour eux, bien sûr, mais surtout pour notre corporation dans son ensemble. J’espère que ça va changer. Je sais aussi que ce n’est pas facile... J’ai beaucoup de chance, à l’école hôtelière, d’avoir appris à taper à la machine. A quoi ça tient, parfois...

Vous aurez remarqué lors de nos échanges des derniers mois que je suis assez accroc à la dégustation des vins… Il existe un antidote, docteur ?

H.B.: Mais pourquoi donc vouloir se soigner d’une aussi douce maladie ?



Les millésimes dégustés

1998 : millésime chaud et sec et récolte faible avec un tri laborieux nécessaire vu la « naïveté » des vignes forment le programme de ce premier millésime.

1999 : Malgré un printemps et un été assez humide, les vendanges sont assez précoces, souvent sous la pluie. Malgré cela on ne déplore que peu de dilution et le résultat est un bon à très bon millésime avec une garde moyenne à grande.

2000 : bon millésime, structuré, riche mais de garde moyenne

2001 : vendanges précoces, excellent millésime, équilibré et de longue garde

2002 : millésime jaloux, couvert pendant les vendanges elles-mêmes très tardives. Au final ; beaux vins, frais et murs.

2003 : Millésime caniculaire à la différence que les vignes sont l’habitude de souffrir du stress hydrique en Roussillon. Petit blocage de maturité fin septembre. Après plusieurs jours d’attente, tout revient dans l’ordre (carignans magnifiques).

2004 : Très beau millésime, avec beaucoup de fraicheur, semblable à 2001 avec un peu d’alcool en plus. Finesse et race sont au rendez-vous.

2005 : Eté chaud mais sans sécheresse, climat idéal pendant les vendanges – millésime exceptionnel, vins tendus, tanins d’une grande finesse. Grande garde au programme.

2006 : Hiver froid et pluvieux avec un débourrement tardif suivi d’un été très sec. Vendanges perturbées par l’humidité. Vinifications patientes et au final, des vins très concentrés.

2007 : Très beau millésime. Printemps idéal avec des pluies en faibles mais bonnes quantités, un été plutôt frais et sec et trois semaines de grand vent à partir de fin août. Tout cela a permis de produire des vins fins et racés, avec des vignes moins productives sans excès de concentration, avec une excellente maîtrise des maturités.

2008 : Très beau millésime, à nouveau. Printemps assez sec sauf en mai, pluvieux quant à lui pluvieux suivi par un été frais et sec puis une fin d'été exceptionnelle avec des températures nocturnes et matinales fraîches et un ensoleillement abondant. La relative fraîcheur a compensé la sécheresse et il n’y a pas eu, comme en 2007, de phénomène important de concentration. Le volume de la récolte est resté modeste, comparable à 2007. Les raisins sont bien aromatiques, d’une bonne fraîcheur acide.

Les vins du domaine



Grenache Blanc Vieilles Vignes (Vin de Pays des Côtes Catalanes)

Parcelle de 2,5 hectares de grenache blanc (90%) et grenache gris (10%) avec des vignes de plus de 100 ans.
Terroir argilo-calcaire sur une altitude élevée (200-400 m)Vendanges manuelles
Fermentation lente en cuve Inox (grenache blanc) et barrique de deux vins (grenache gris) et élevage en cuves 8 mois.
Filtration avant la mise en bouteille. Grand vieillissement au programme (avec quelquefois un peu de sucres résiduels)



Les Sorcières (Côtes du Roussillon Villages)

Assemblage de Carignan (35%), Grenache (35%) et Syrah (30%) sur des vignes de 40 à 80 ans pour les deux premiers cépages et des jeunes vignes pour la syrah sur des sols majoritairement argilo-calcaires. Recherche maximale du fruit et de la fraicheur. Vendanges manuelles, transport à froid. Macération pré-fermentaire à basse température en cuves de béton avec remontages quotidiens. Macérations de 15 à 21 jours avec maîtrise des températures. Elevage en cuves de 8 mois. Garde de deux à trois ans après la mise.


Lladoner Pelut


Tradition (Côtes du Roussillon Villages))

Vin à base de Lladoner Pelut (100%), cépage cousin du grenache, vinifié uniquement sur les millésimes 98 et 99 et dont les raisins ont été ensuite intégrés dans les vieilles vignes.



Vieilles Vignes (Côtes du Roussillon Villages)

Assemblage de Grenache (35%), Carignan (35%), Lladoner Pelut (15%) et Syrah (15%) sur les plus vieilles vignes du domaine (50 à 100 ans) avec des sols majoritairement coteaux et argilo-calcaire. Travail en vert important : ébourgeonnage, effeuillage, … et vendange manuelles avec tri puis égrappage.
Fermentations et macération en cuve inox (20-25 jours) puis élevage en barriques (1vin/2vins) pendant 12 mois. Mise en bouteille après affinage en cuve 2 mois sans filtration.
Vin pouvant être consommé jeune (marqué alors par les tanins fins) mais… aussi d’une garde le plus souvent supérieure à 6 ans.



Le Clos des Fées (Côtes du Roussillon Villages)

Parcelles sélectionnées de vieilles vignes sur des coteaux argilo-calcaires avec un assemblage de parts égales Grenache, Syrah, Mourvèdre et Carignan 25%.Travail en vert intensif et vendange manuelles avec tri puis égrappage.
Vinification en futs demi-muids neufs de 5hl, malolactique en barriques neuves.
Elevage en barriques sur lies pendant 18 mois.
Mise en bouteille sans filtration.
Potentiel de garde 8 à 12 ans



La Petite Sibérie (Côtes du Roussillon Villages)

Parcelle unique de 1,16ha de vieilles vignes de Grenache Noir, en gobelet, sur un mamelon orienté Sud-ouest, assises sur un socle argilo-calcaire avec une coulée de schistes et micaschistes à forte teneur en fer.
Les températures moyennes y sont très basses (le mamelon exposé 200 jours par an à un vent du NO).
Taille tardive. Travail en vert intensif et vendanges manuelles.
Macération puis élevage jusqu’à la fin des malos sur lies sans souffre en futs.
Pas de filtration
Garde de 15 ans au moins.



De battre mon cœur s’est arrêté (Vin de Pays des Pyrénées Orientales)

Vin issus de syrah trentenaires plantées sur un sol granitique drainant de type plutonique sur des coteaux d’orientation sud-sud-est à 600 mètres d’altitude. Vendanges manuelles et transport en camion frigorifique. Fermentation rapide sans maîtrise des températures avec de nombreux remontages. Aération maximale et cuvaison de 17 jours avec maintien du chapeau immergé. Pressurage pneumatique, sélection du vin de goûte uniquement. Malo rapide, sulfitage modéré et mise rapide des vins au clair par soutirages successifs. Elevage en cuve de 5 à 6 mois. Première cuvée en 2007 (2500 bouteilles)



Un faune avec son fifre sous les oliviers sauvages (Vin de Pays des Pyrénées Orientales)

Cabernet-Franc taillé en gobelet, planté à 6800 pieds/ha sur une micro-parcelle de 7000 m² au pied d’une falaise abrupte de calcaire Urgonien qui protège les vignes de la chaleur et de la sécheresse. Un cépage de garde taillé pour la garde….

Coordonnées du domaine

Le Clos des Fées
Claudine et Hervé Bizeul
69, rue Maréchal Joffre
66600 VINGRAU
Téléphone : 00 (0)4 68 29 40 00
Fax : 00 (0)4 68 29 03 84
e-mail : info@closdesfees.com
Web : www.closdesfees.com
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:54:22
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Partie 2 : Le Clos des Fées : la grande dégustation


Nous nous sommes réunis le vendredi 13 novembre chez EricD pour une dégustation exceptionnelle des vins du domaine, en présence d'Hervé Bizeul, de passage en Belgique. Je tiens ici à remercier chaleureusement Eric pour l'organisation de cette soirée, l'accueil chaleureux que lui et son épouse ont bien voulu nous réserver et pour l'excellent repas qu'ils nous ont concocté. Un grand merci également à Hervé Bizeul pour sa présence tellement enrichissante, grâce à laquelle nous avons tous beaucoup appris.

Les vins dégustés lors de cette soirée, pour lequel quelques-uns des participants ont eu l'amabilité de rédiger des CR, sont placés en tête. Lorsqu'un autre CR m'a été envoyé au sujet de l'une de ces bouteilles, il est indiqué par une astérisque (*). Les vins du domaine qui n'ont pas été dégustés lors de cette soirée mais lors d'une autre occasion sont commentés ensuite. Certains ont indiqué une cote, le plus souvent sur 20, d'autres pas, mais comme toujours, le commentaire prime.

Bonne lecture !







Blancs

Vieilles Vignes 2007

Patrick Bottcher : La robe est jaune-dorée assez claire. Le nez est plus ouvert que pour le 2006, d’une belle intensité, sur le fruit et des notes miellées. A l’attaque, on perçoit aussi plus de fraicheur que pour le 2006, consécutive à une acidité qui va bien avec le fruité gras du milieu de bouche. Le vin se goûte sec et la finale, épicée est très intéressante. J’aime beaucoup. 16,5/20

Olivier Mottard : La robe est plus claire mais le nez, bien qu’apparaissant plus fin, est moins expressif. En revanche, la bouche offre plus d’opulence que le 2006 et est très équilibré grâce à une belle acidité. La longueur est grande et la rétrolfaction fruitée. Un vin qui s’intensifiera avec un peu d’aération. 15/20

Alain Hinant : Robe jaune or pâle. Le nez est encore plus fermé, s’exprime peu, légèrement épicé et vanillé. Bien équilibré des l’entrée de bouche, belle fraîcheur avec un supplément de corps, suave, réglisse, le vin est long. 14/20

Alfonso : C’est un peu fermé au départ, après une légère aération dans le verre, le nez nous révèle de discrète effluvent de fruits blancs et d’agrumes porté par une certaine « minéralité » qui apporte beaucoup de fraîcheur. La bouche est assez compacte, puissante mais reste harmonieuse et de bonne tension. Le tout se terminant sur des amers et une longueur plus que correcte. 14/20

Lab : Robe très claire. Nez sur les fruits blancs, l'anis et un peu fumé. Belle longueur. Belle fraîcheur avec minéralité en fin de bouche. Vin équilibré. 16,5/20

EricD : Robe très claire, nez sur l'amande, vin bien sec dominé par le fenouil. Longueur moyenne. Belle fraîcheur. Vin équilibré. 15/20

Marc De Wolf : Nez profond et plein avec une pointe d’alcool. En bouche c’est très gras, crémeux sur des agrumes mais avec un alcool qui tente de sortir. Bon vin. 88+


Luc Javaux : La robe est d’un jaune assez pâle. Le nez est mûr, anisé, sur la poire et la pierre chaude. En bouche, on détecte une légère sucrosité résiduelle, beaucoup de gras et de matière, mais la tension est très belle, équilibrant un ensemble qui reste convaincant, jusque dans sa finale, longue et saline. Très beau ! 16/20

Jérôme Perez : un vin qui m’a surpris par sa fraîcheur alors que je lui avais reproché un peu de chaleur cet été. Un vin gras et ample, c’est certain, mais avec une belle finale tonique. (*)

icna : Le nez est discret sur les fruits blancs avec un peu d’alcool, il y a aussi une odeur un peu bizarre, presque fermentaire (il n'y a que le nez qui semble anormal). L’attaque est franche avec une belle acidité. On a des fruits blancs ainsi que du bonbon acidulé. Le milieu de bouche est gras, rond, un peu chaleureux, plutôt charmeur. La fin de bouche laisse deviner un peu de sucre avec des arômes de fruits blancs et de pomme, on a de beaux amers sur une finale assez longue. (*)


Vieilles Vignes 2006

Patrick Bottcher : La robe est jaune assez soutenue sans aller vers le sauvignon pour autant. Le nez est fermé, à la limite du réduit. A l’aération on perçoit des notes iodées et de la pierre à fusil. La bouche est équilibrée, épicées, très saline avec une pointe de rondeur presque résiduelle et d’amertume. A revoir. 14/20
Aucun des deux derniers vins ne présente de l’alcool sensible ni au nez, ni en bouche, ce qui augmente le plaisir tactile

Olivier Mottard : De robe or, le vin propose un nez assez mûr sur les fruits blancs et un léger côté épicé. L’attaque est un peu perlante mais le vin offre une belle fluidité et un côté minéral. Finale moyenne, le vin me semble un peu fermé. 14,5/20

Alain Hinant : Robe jaune or. Nez un peu fermé, néanmoins mûr et frais, fruits blancs et raisins. Belle suavité avec de la fraîcheur qui revient par la suite, légère minéralité, belle longueur sur une fin de bouche un peu chaude. 15/20

Alfonso : Un vin de prime abord un peu fermé, avec des notes d’agrumes, de salinité. C’est puissant, équilibré avec plus de rondeurs. Longue finale portés ici encore par de jolis amers. 13,5/20

Lab : Robe très claire. Nez sur les agrumes et l'anis. Bel équilibre mais un peu fermé. 15/20

EricD : Robe très claire, nez sur l'amande, l'anis. Légère perception de sucre en bouche. Fruits blancs (pêche blanche). Très bel équilibre. 16/20

Marc De Wolf : Au nez il est très fermé. En bouche un tout petit pétillant qui ne me gêne pas du tout. Vin plaisant avec une belle acidité qui donne du tonus au vin. Bon vin. 88+

Luc Javaux : La robe est sensiblement identique à celle du vin précédent. Le nez, au départ légèrement réduit, s’ouvre sur de belles notes de fruits blancs bien mûrs agrémentés de quelques épices. En bouche, je le trouve cependant un cran en dessous du 2007, tant en terme de fraîcheur que de longueur. Il est peut-être dans une phase intermédiaire, mais semble moins convaincant à ce stade. 14/20


Vieilles Vignes 2005

Patrick Bottcher : La robe est jaune-vert soutenu. Au nez, il faut aller en profondeur pour vaincre la fermeture des premiers instants. On retrouve lentement des notes de résine, d’amande et de fruits blancs.
La bouche est au diapason du nez, assez discrète avec une acidité en léger retrait et un fruit blanc dominant. La finale est marquée par une pointe d’alcool et par un léger asséchant. Cela reste assez conforme toutefois à ce qu’on attend de ce vin après quatre ans. Bien. 14,5/20

Olivier Mottard : Ici aussi, la robe est claire. Le nez est très fin et élégant. C’est en bouche qu’il va définitivement me convaincre. Elle est tout à la fois opulente et tendue grâce à une belle minéralité. Un vin qui joue son équilibre sur une belle fraîcheur malgré sa richesse. Beau en l’état mais j’attendrai personnellement encore une paire d’année. 16/20

Alain Hinant : Robe jaune or pâle. Le nez est fin et s’exprime bien, un coté très frais avec une touche un peu « citronnée », poire. Belle minéralité, avec ensuite une bouche souple et longue, très beau corps, une touche de coing, l’acidité est présente. 15,5/20

Alfonso : On est encore sur la même combinaison fruits blancs et agrumes mais ici c’est beaucoup plus sur la réserve que sur les autres millésimes. Idem en bouche, le vin se révèle plus droit, moins accessibles presque hautain mais un poil plus équilibré. La finale est ici est sans amer mais avec une petite pointe d’alcool qui ressort. Le vin le plus complet de la série des blancs… Assurément un vin qui sera plus à l’aise à table qu’en dégustation pure. 15/20

Lab : Robe très claire. Nez: vin peu expressif à ce stade. Un peu réduit. En devenir, mais dans le même esprit que le 2007. 15/20

EricD : Robe très claire. Vin peu expressif à ce stade. Un peu réduit. En devenir. 14,5/20

Marc De Wolf : Au nez il est de nouveau très fermé. En bouche la même chose. Dommage. Bon vin. 88

Luc Javaux : Ce 2005 présente une belle structure aromatique axée sur les notes de fruits secs, de poire, de pêche, bien mûres, et de pierres chaudes. En bouche, il semble être le plus sec et le plus tendu des trois millésimes dégustés, sans que cela nuise à son volume, conséquent. L’équilibre, très beau, ainsi que la longueur qui ne l’est pas moins, achèvent de me convaincre qu’il s’agit là de mon préféré. 17/20


Vieilles Vignes 1998 (Vin issu de grenache gris, uniquement)

Patrick Bottcher : La robe est jaune-orange, légèrement tuilée. Si le nez paraît oxydatif, il n’en demeure pas moins complexe avec des fruits confits, de la cire d’abeille, de la vanille…. Pour commencer, puis des noisettes, de l’amande et de la badiane (anis étoilé). La bouche est marquée par une fraicheur étonnante, une rondeur importante avec une sensation tactile de tannicité et une pointe d’amertume sur la finale, pas kilométrique. Un vin plaisant et étonnant. 15/20

Olivier Mottard : La robe est largement orangée avec une nuance trouble. Le nez est très complexe sur l’écorce d’orange, la badiane et même une touche d’hydrocarbure. Une note oxydative complexifie l’ensemble. En bouche, je retrouve le léger côté perlant comme sur le 2006. Les arômes sont ceux d’un vin évolué affichant des notes de rhum, un peu tourbée comme un Single Malt. En revanche, il ne persiste pas longtemps. Un vin assurément plus singulier par son nez que par la dégustation. 14/20

Alain Hinant : Robe jaune paille très marquée, ambré. Une touche d’hydrocarbure saute directement au nez, abricot séché, écorce d’orange. Léger CO2 en bouche, mais celle-ci est ronde, l’acidité est contenue mais présente, un coté un peu tourbé, la longueur est moyenne. 14/20

Alfonso : Ici, on est face à un vin totalement différent, un vin avec une pointe oxydative, de badiane, on a évoqué les écorces d’oranges chauffées sur le feu, je trouve ça fort juste. Malgré un nez assez séduisant je m’y retrouve un peu moins en bouche ou je trouve que le vin manque d’un peu de tout. Une bouteille qui aurait du être consommé et/ou dégusté seul. 13/20

Lab : Robe ambrée, évoluée. Nez sur des arômes oxydatifs et l'orange. Bouche sur les agrumes (orange) confits. Belle longueur et grande complexité. 16/20 (pas objectif du tout car j'adore ce style)

EricD : Vin rare et original. Robe orangée, évoluée. Nez sur des arômes oxydatifs, noix fraîche. Bouche sur les agrumes (orange) confits. Belle longueur et relative complexité. 14,5/20

Marc De Wolf : Au nez il vire sur l’amande amère, agrumes et oranges amères.
En bouche il s’exprime sur la tenture iodée, quinine et sur le safran. Une touche d’oxydatif à la fin que j’aime bien. Vin très intéressant 100% Grenache Gris. Pour moi un excellent vin de repas. Très bon vin vers excellent. 92

Luc Javaux : Cette cuvée, issue de grenache gris, se présente totalement différemment, avec une robe intense, dorée et orangée. Le nez est oxydatif, encaustique, mûr, avec de belles notes d’écorces d’orange. En bouche, il est sec, équilibré et long, avec une légère sensation tannique en finale, pas désagréable. Très bien dans son style, même si ce n’est pas celui que j’affectionne le plus. 15/20


(à suivre)
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:55:56
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Rouges

Vieilles Vignes 2007

Patrick Bottcher : (13/11/09) La robe est rouge grenat, très sombre. Le nez est très fermé, réduit au premier abord mais ce vin a été servi trop froid. A l’aération, on oscille entre fruits noirs et verdeur. La bouche est dense, emmenée par une belle acidité. Les épices dominent et la finale est marquée par l’amertume. 13/20
(14/11/09) Tout autre chose au programme où le nez livre vite un beau fruit noir presque chocolaté (noir) alors que la bouche est bien plus gourmande. 15/20 (*)
(4-5/12/09) Toujours la gourmandise, le croquant et la fraicheur en plus. 15,5/20 (*)
Le vendredi 13, on avait bossé toute la journée et il faisait assez frais et humide, le samedi 14, il n’y avait eu que la matinée de travail, et au Grand Tasting, on était mieux qu’au Club Med, la chaleur avec. Moi, je dis que ça joue.

Olivier Mottard : Robe concentrée. Le nez est souligné par un léger trait rappelant l’élevage mais ce sont surtout de beaux fruits mûrs et des épices qui dominent. Belle bouche suave aux tanins pleins et rond dan un très bel équilibre. 15/20

Alain Hinant : Robe bien sombre, violacée. Fruits noirs très mûrs, avec une touche de bois, épices, garrigue. Belle entrée de bouche, des tanins très ronds, intégrés. Un vin équilibré avec une belle fraîcheur, la longueur est moyenne. 16/20

Alfonso : Le nez est très fruits rouges, très raisins rouges accompagnés de notes épicées, touches méditerranéennes quoi de plus normal en fait. Le vin a beaucoup d’ampleur, on est sur du velours. La finale est toute en fraîcheur et concentration. Très beau maintenant encore plus dans quelques années, je trouve que la série « Rouge » commence très fort ! J’ai très envie d’avoir cette bouteille en cave !!! 16,5/20

Lab : Robe très sombre. Nez est encore discret, sur les fruits noirs avec une touche de bois. Bouche suave et gourmande (fruits croquants) mais avec un peu d'alcool en finale. 16/20

EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits noirs. Bonne persistance. Je donne 17/20 aux VV 07 et 05, 16/20 aux VV 04 et 06.

Marc De Wolf : Nez frais sur des fruits noirs et poivre. Le vin me semble très riche dans un style de vintage. Que je ne ressens pas comme négatif. En bouche, c’est frais, plaisant, profond, balancé mais il y a une touche d’alcool bien présent. Belles tannins fins intégrés dans le vin qui se présente comme un « vintage style ». Structure ouverte, vin riche et facilement lisible. Très bon vin. 92

Luc Javaux : La robe est intense, aux reflets violets trahissant son extrême jeunesse. Le nez se présente au départ assez simple, sur un fruité mûr exacerbé, mais se complexifie bien à l’aération sur des notes épicées. En bouche, l’attaque est souple et on est marqué par le volume et la matière. Il se présente comme une petite bombe fruitée, sexy, d’une texture soyeuse, avec une très belle longueur. Très beau potentiel, à attendre un peu pour que la complexité apparaisse. 16/20

Jérôme Perez : Cette nouvelle dégustation confirme l’amour que je porte à ce vin. Ça part un peu dans tous les sens, c’est explosif, mais quel punch ! Wahou !!!! (*)

DFried : Un nez où cassis, mûre et légère épice du bois appellent à porter le verre en bouche. Superbe de fruit, encore puissant, mais une matière harmonieuse et des saveurs longues donnant une sorte de "soyeux débridé" très très agréable à avaler. (*)


Vieilles Vignes 2006

Patrick Bottcher : Toujours du grenat profond à la robe et toujours cette sensation de fermeture au nez… Bien que c’est moins intense que pour le 2007. On retrouve plus vite des fruits noirs, de la garrigue apparaît et on perçoit une certaine douceur légèrement compotée. La bouche est marquée par un bel équilibre, plus gourmand avec des tanins plus fondus, aussi. La longueur commence à s’affirmer. J’aime plus que mes voisins. 14,5/20

Olivier Mottard : Robe aux reflets violacés. Le nez s’exprime moins que le 2007 avec des notes de fruits rouges. La bouche est élégante, moins opulente que son prédécesseur où l’acidité et les tanins sont plus marqués. 14/20

Alain Hinant : Robe très sombre, toujours violacée. Légèrement beurré, le fruit est plus frais et l’ensemble du nez également, épicé. Le fruit est bien expressif, avec une belle suavité, belle rondeur de texture, de la fraîcheur. Belle longueur sur une fin de bouche un peu chaude. 16/20

Alfonso : Un nez sur les fruits noirs, épicés et toasté, toujours un beau velouté en bouche, juste marqué un peu plus par l’acidité. Il faut avouer que passer entre 2007 et 2005 ne rends pas service à ce 2006. 14/20

Lab : Robe: sombre. Nez: fruits rouges et épices chaudes. Intensité variable: parfois exubérant, parfois plus discret. Bouche: suave mais variable, comme le nez. Pas encore en place mais on sent le potentiel. 15,5/20

EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits noirs. Bonne persistance. Je donne 17/20 aux VV 07 et 05, 16/20 aux VV 04 et 06.

Marc De Wolf : Au nez c’est fermé mais après agitation sur le cuir et même un peu animal.
En bouche c’est profond et élégant, savoureux sur des fruits noirs et chocolat amer. Bon vin vers très bon vin. 90

Luc Javaux : Si la robe est semblable au précédent, le nez est déjà un peu plus complexe, le beau fruité mûr étant mâtiné d’épices et d’herbes aromatiques. En bouche, l’équilibre est un peu différent, avec une acidité et des tannins un peu plus présents à ce stade, ce qui lui donne un caractère un peu moins sexy, plus austère, mais peut-être plus adapté à la table. 15/20

Jérôme Perez : boisé typique de la maison : Barrique Saury, si ma mémoire est bonne qui donne aux vins une sorte d’empreinte olfactive assez constante de banane très mûre. Mais ce boisé ne domine pas à l’aération. Fruit rouge et noirs. En bouche, c’est ample, avec une structure bien dessinée. Belle qualité de tannins en finale. (*)

Jean-Christophe : Vin dégusté une heure après ouverture, servi à température assez fraîche (16-17°c). Le vin s'offre immédiatement, sur des senteurs de coulis de fruits rouges, de mine de crayon et d'un peu de réglisse. L'attaque est franche et fraîche, la bouche est concentrée, dense, construite sur une très belle structure tannique et un admirable équilibre. Beaucoup de longueur et de fraîcheur, et beaucoup de plaisir déjà malgré le très jeune âge de cette bouteille. C'est vraiment du beau vin du sud, sans lourdeur ni chaleur aucune. Beau vin! 16-17/20 (*)

icna : Le nez est sur les fruits noirs, c’est concentré et on sent très légèrement l’élevage. Dès l’attaque on a une matière soyeuse sur les fruits noirs épicés, c’est assez explosif. On a aussi un boisé de belle qualité encore bien présent, ça arrondit les tanins en donnant un petit gout de beurré, de violette. C’est un peu chaleureux. Bonne longueur sur les fruits noirs épicés mais c’est encore trop tannique à mon gout. Belle ampleur en finale. J’aime mais à attendre. (*)


Vieilles Vignes 2005

Patrick Bottcher : La robe est semblable en tous points au 2006. Le nez est de plus en plus ouvert, d’abord sur le fruit, puis sur un côté toasté, grillé que j’apprécie énormément. En bouche, on retrouve un très bel équilibre entre acidité, fruit et relief tannique. C’est du velours. Et la longueur est maintenant définitivement au rendez-vous. Excellent. 17/20

Olivier Mottard : Robe semblable au 2006. Le nez nous délivre une palette dominée par les épices et les petits fruits rouges. La bouche est caractérisée par un côté minéral qui lui confère une très belle tension dans de beaux arômes fruités et qui s’étire assez longuement. 15/20

Alain Hinant : Robe très sombre, violacée. Plus épicé avec un fruit un peu en retrait, fruits noirs, un peu réglissé. Le vin est un peu plus structuré, masculin, avec des tanins plus marqués, l’acidité est également plus présente, réglissé, un fruit très mûr, belle longueur. 15/20

Alfonso : Le nez est plus sur les fruits noirs, les épices, le chocolat. C’est très puissant, aromatique mais pas dénuée de finesse, la bouche est d’une intensité folle mais d’une jeunesse folle également. J’aime beaucoup ce soir, même si le 2007 m’a plus charmé aujourd’hui, je suis sur que ce 2005 se révélera la bouteille du futur pour les veilles vignes ! 15,5/20

Lab : Robe: sombre. Nez: très discret puis s'ouvre sur des notes fumées et de fruits noirs. Bouche: tannique et sur la réserve (pointe d'alcool en finale). Bon potentiel. 15,5/20 (beaucoup plus dans le futur)

EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits noirs. Bonne persistance. Je donne 17/20 aux VV 07 et 05, 16/20 aux VV 04 et 06.

Marc De Wolf : Au nez je retrouve encore un vin très jeune et bien prometteur. Belle tension et miam miam flatteur. En bouche une belle touche très fin. Vin très équilibré mais avec un sentiment d’alcool haut. Plus ouvert que le 2006. Il me semble à la fois léger, crémeux et vire en fin de bouche sur une liqueur de fruits. Très bon vin vers excellent. 93+

Luc Javaux : La robe commence à montrer un commencement d’évolution. Le nez est très flatteur, sur un fruité bien mûr, des notes de tabac, de chocolat noir et d’épices. La bouche est structurée, avec des tannins encore assez marqués mais d’une belle granulosité, l’équilibre et la longueur sont d’un très beau niveau. Une belle bouteille, qui devrait se livrer complètement d’ici deux ou trois ans. 16/20

arelate : Cela fait quelques temps que je lis les CR sur ce vin, et en particulier le dernier de Jean-Christophe sur le millésime 2004. Malheureusement le plus vieux que j'ai en cave c'est le 2005...et tant pis pour l'infanticide! Je ne le regrette pas. Tout ce que j'ai pu lire s'est trouvé confirmé dans ma dégustation (sortie de cave et carafage 4h avant) : la robe rubis sombre, le nez fruité (fruits noirs) et épicé, la bouche gourmande (réglisse effectivement présent), par contre pas de trace alcoolisée gênante. Longueur exceptionnelle. Bref, un grand vin sudiste prêt à boire et.... bu avec plaisir...et dont la dernière bouteille de ce millésime risque de ne pas trop vieillir dans ma cave (je vais quand même essayer de résister !). D'autant plus qu'attendent les 2006 et 2007.... Conclusion je vais commander en primeurs le 2008!!
Et bien non, je n'ai pas pu résister...dimanche repas d'anniversaire pour mon fils, et mes deux dernières bouteilles y sont passées. Je ne regrette rien, et mes invités non plus d'après leurs commentaires très élogieux sur ce vin. Carafées à leur sortie de cave trois heures avant de passer à table. Rafraichies selon la méthode que semblent adopter beaucoup de LPViens, cad un seau à champagne avec quelques glaçons pour maintenir une bonne température (dimanche il faisait 30° sous la tonnelle!). Rien à rajouter à mon post du 19 juillet dernier. Ce millésime est réellement très agréable, robe sombre, nez fruité, bouche gourmande, fraiche, saveurs sudistes, longueur importante. Un seul défaut... il faut avoir la patience d'attendre qu'il vieillisse encore un peu ! Bon, on verra sur les prochaines cuvées... 16/20 (*)


Vieilles Vignes 2004

Patrick Bottcher : On commence à noter un peu d’éclaircissement à la vue, sans tuilage apparent cependant. Le nez est bien ouvert, frais, pas une bombe d’intensité, mais riche en complexité avec du sureau, de la viande, des épices (cannelle) et de la garrigue.
La bouche est assez semblable au 2004 mais plus marquée par le relief tannique. On laissant reposer le vin, la fin de bouche devient presque gourmande. Très Bien. 17/20

Olivier Mottard : La robe paraît peu évoluée. Des fruits noirs mais aussi un côté épicé définissent le nez. La bouche offre une texture suave voire crémeuse mais une acidité mûre équilibre l’ensemble. Les tanins sont ronds et n’empêchent pas cette impression de vins très (trop ?) mûr. 14.5/20

Alain Hinant : Robe très sombre, violacée. Fruits noirs très mûrs, une touche d’eucalyptus, cassis, épicé. Belle suavité, avec des fruits noirs bien marqués, très réglisse, les tanins sont toujours marqués, la longueur est belle. 15/20

Alfonso : On arrive au 2004 et c’est la première fois que « aromatiquement » parlant, la palette évolue quelque peu, les fruits fougueux a laissé aussi de la place à des arômes plus évolués. En bouche, les tanins sont fondus et laisse place à une sensation de pureté assez prononcée se terminant sur une finale enthousiasmante et de bonne longueur. Une bouteille réellement intéressante.14,5/20

Lab : Robe pourpre avec début d'évolution. Nez: fruits noirs et rouges; épices chaudes, complexe. Bouche: très suave et charmeuse. Très bel équilibre ! 17,5/20

EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits noirs. Bonne persistance. Je donne 17/20 aux VV 07 et 05, 16/20 aux VV 04 et 06.

Marc De Wolf : Dommage que le nez ne donne pas beaucoup. En bouche il y a un beau mélange de menthol, café et une amertume qui me dirige vers le chocolat pur. Belle perspective et un beau potentiel. Très bon vin. 90+

Luc Javaux : Ce 2004 semble quant à lui parfait dès aujourd’hui, avec un nez d’une belle complexité, où le très beau fruité mûr a gardé beaucoup de fraîcheur, avec des notes chocolatées, d’herbes aromatiques et d’épices. La bouche est superbe, fondue, suave, d’un équilibre et d’une longueur remarquables. J’adore ! 17/20


Vieilles Vignes 2003

Patrick Bottcher : Premier vin de la série à montrer de l’évolution sur la robe. Ce n’est pas intense mais c’est perceptible. Le nez, quant à lui, est résolument ouvert sur des fruits murs, de la confiture de framboise et de la torréfaction. La bouche ne manque pas de fraicheur mais le côté solaire domine plus, et, surtout, les tanins marquent très fortement. Dommage pour le reste, sinon on aurait eu un vin splendide pour le millésime. Bien. 14/20

Olivier Mottard : Robe concentrée. Le nez est très épicé, sur des notes de terre chaude et un fruité très mûr. Si la bouche trahit le millésime avec une grand maturité et un fruité gourmand, le vin réussit la gageure de rester frais grâce à une acidité préservée. 15/20

Alain Hinant : Robe moins sombre, toujours violacée. Un nez épicé, garrigue, terre chaude, un fruit un peu surmûri voir compoté. Une bouche suave, avec de beaux tanins présents mais ronds, un très bel équilibre, un corps moyen, belle longueur. 15/50

Alfonso : Le nez est sur les fruits bien mûrs, les épices, la vanille. La bouche est plus serrée avec des notes d’alcool et une final quelque peu asséchante. Je suis moins séduit cette fois-ci. 13/20

Lab : Robe: rubis et pourpre. Nez: fruits rouges, pruneaux et raisins de Corinthe. Bouche: vin un peu marqué par son millésime (un peu de sucre et de chaleur en bouche) mais très agréable (pinote un peu). 15,5/20

EricD : Vin marqué par son millésime. Perception de sucre et de chaleur en bouche. Vin agréable quand même. 14,5/20

Marc De Wolf : Nez il ne cause pas. En bouche c’est profond mais assez fermé. Un alcool assez haut ressort dans une finale un peu sec. Je n’ai pas aime cette bouteille. Bon vin. 86

Luc Javaux : La robe est un peu moins intense, avec des reflets violets à rubis. Le nez est sur un fruité très mûr propre aux 2003, confituré, épicé. La bouche conserve par contre une très belle fraîcheur dans le contexte du millésime et même si on sent la finale un peu plus tannique qu’à l’habitude, c’est une belle réussite ! 15,5/20


Vieilles Vignes 2002

Patrick Bottcher : Retour à une robe grenat foncé, plus classique. Le nez est expressif, très ouvert sur des fruits rouge (la framboise à nouveau), de la résine et de l’eau de vie. On part ensuite sur de la réglisse et un peu d’animalité.
La bouche est à nouveau assez fraiche, équilibrée avec des fruits murs remplissant bien le volume buccal. Si les tanins sont fondus en structure, ils deviennent asséchants sur la finale. Ca reste très beau, surtout pour le millésime. 15,5/20

Olivier Mottard : La robe est plus claire que ses prédécesseurs. Le nez est avant tout élégant et fin sur un fruité très pur. Il est complexe. Nous découvrons ici un vin singulier dans cette série, bâti sur l’élégance avec une belle acidité et qui propose une grande complexité. Différent mais très intéressant. 15/20

Alain Hinant : Belle robe d’un beau pourpre violacé. Un très beau nez avec une certaine élégance, très complexe, frais, fruits rouges, épicé. Très belle bouche tout en finesse, délicatesse, avec un beau fruit. Bouche volumineuse avec une très belle fraîcheur, superbe vin. 16,5/20

Alfonso : Je trouve que le vin est très intéressant, c’est très framboise, c’est typé, vraiment je ne m’attendais pas à autant de complexité dans ce millésime. En bouche, c’est gouleyant, ça tapisse et ça fini merveilleusement bien. Une belle bouteille assurément. 15,5/20

Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges, un peu viandeux. Bouche: fin et long. Commence à se fondre. 16/20

EricD : Beau vin, fin et long. Commence à se fondre. Grand potentiel. 16/20

Marc De Wolf : Le nez est sur la liqueur de framboise et fraise. En bouche c’est très flatteur. Le vin est délicieusement ouvert avec encore un peu de tannins. Un vin qui est à maturité et à boire sans modération. Très bon vin. 91+

Luc Javaux : La robe se montre légèrement plus évoluée. Au nez, le fruité est plus frais et on décèle peut-être pour la première fois un poil de verdeur. La bouche est davantage construite sur la finesse, avec moins de volume que les autres millésimes et une finale quelque peu évanescente. Je l’aurais sans aucun doute davantage apprécié que seul que dans une verticale. 14/20

Bertrand Byttebier : Après 2 demi-déceptions (le vin était fermé à double tour, la dernière fois fin 2007), je rouvre une bouteille pour agrémenter le domaine du mois. La robe : légère trace d'évolution sur les bords, rubis soutenue. Le premier nez : du joli fuit mur, fraise et framboise écrasée. Du cassis. Une impression de sucré. La bouche suit logiquement le nez, elle est suave, souple, avec des tannins fins. Une légère amertume en fin de bouche. Avec l'aération, des notes poivrées apparaissent. Bref, un très beau vin, à point, qui en a encore sans doute un peu sous la pédale. (*)

Vieilles Vignes 2001

Patrick Bottcher : La robe est à nouveau très soutenue, toujours aussi peu évoluée. Hervé a-t-il un secret de la conservation des couleurs? Le nez est une petite bombe d’aromes secondaires, complexe à souhait entre fruit, charnu, cacao, réglisse et j’en passe. Si la fraicheur est moins intense, elle est suffisante pour relever l’énorme perception de fruit en bouche, fruit qui fusionne avec les tanins soyeux pour donner une élégance absolue. La longueur est extraordinaire. Du tout grand vin, l’émotion par le plaisir ! 17,5/20

Olivier Mottard : Une belle série sur les épices douces et un petit côté fruité définissent un nez à maturité. La suite en bouche est à l’instar du nez. Le vin est construit sur un équilibre sans faille où tous les éléments sont intégrés : acidité mûre et tanins nobles participent à la très longue finale où un mélange de fruits noirs et d’épices rehaussent ce très bel ensemble. Sans conteste le meilleur de cette série. 18/20

Alain Hinant : Robe sombre, grenat, très jeune. Epicé, beau fruit avec une touche de pruneau, de nouveau complexe, réglissé, herbes chaudes. Une bouche très Volumineuse, « crémeuse », avec malgré tout un bel équilibre, magnifique de fraîcheur et de délicatesse, grande longueur avec un fruit pur, mûr. 16,5/20

Alfonso : Le nez est sur les fruits rouges avec une touche épicée, de cuir et un léger toastage qui lui confèrent une touche élégante. La bouche est complexe, suave et équilibrée et pleine de jeunesse. L’ensemble est cohérent avec une finale très intense. 15/20

Lab : Robe: pourpre avec une pointe d'évolution. Nez: complexe. Bouche: un peu chaud (alcool) en attaque puis s'affine. Grand vin, après aération. 18/20

EricD : Grand vin. Le meilleur VV de la soirée à mon avis. 18/20

Marc De Wolf : Le nez me semble un peu en déséquilibre et trop sur l’alcool. En bouche encore une belle portion de tannins. Il s’exprime encore très jeune dans un style de vintage. Crémeux et très riche avec encore un bon potentiel et une belle perspective. Très bon vin vers excellent. 93+

Luc Javaux : Le nez présente un très beau fruit mûr, sans excès, avec des notes d’écorce d’orange, d’épices douces, de réglisse et de chocolat. La bouche parvient parfaitement à faire l’équilibre entre la puissance, indéniable, et la fraîcheur propre aux 2001 que j’aime tant. La finale, d’une grande longueur, délivre des tannins de toute beauté. Inutile de dire que j’adore ! 17/20


Vieilles Vignes 2000

Patrick Bottcher : Autre millésime, autre vin. L’évolution de la robe se marque à nouveau mais cela reste soutenu. Le nez, lui, est toujours aussi intense, mais sur des arômes tertiaires maintenant. On retrouve de l’animalité, du champignon et de la liqueur de fruits rouges. En bouche, l’acidité s’efface un peu plus mais les tanins soyeux ne viennent pas perturber les petits fruits rouges agréable. La finale est assez souple avec de beaux amers. Joli ! 16/20

Olivier Mottard : La robe est logiquement plus évoluée. Le bouquet évolue pour la première fois sur des notes plus tertiaires avec un côté animal mais le fruité et une noté épicée complètent l’éventail aromatique. La bouche est à maturité, offrant un vin tout en dentelle, élégant et très frais. L’équilibre est parfait et la longueur grande. Même si le millésime n’a rien de commun avec le 2001, il n’est pas très loin en termes de plaisir et d’équilibre. 17/20

Alain Hinant : Robe moins sombre, pourpre sans évolution. Un fruit rouge encore frais, épicé, à l’aération une touche animale pointe son nez, très complexe. Très belle bouche avec un superbe équilibre, une grande suavité, de très beaux tanins, mais le vin est frais et le vieillissement c’est fait magnifiquement, avec harmonie. 17/20

Alfonso : Fruits rouges, cuir, humus et voir même floral. J’aime ce vin, belle structure, bouche très pur avec une complexité des plus intéressantes. Belle démonstration de ce qu’un vin peut devenir avec un vieillissement adapté. 15/20

Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges, fin boisé puis touches tertiaires (champignons). Bouche: fondu, à maturité (sur un équilibre tertiaire). 16,5/20

EricD : Très beau vin, fondu, suave et gourmand. 17,5/20

Marc De Wolf : La bouche est sur des raisins de Corinthe avec une belle liqueur. Le vin est délicieux et délicat. Belles acidité qui remonte les sensations de fruits en finale. Très bon vin. 92

Luc Javaux : C’est la robe la plus évoluée de la série, avec des reflets rubis tirant sur le grenat. Le nez est celui d’un vin à maturité, complexe, conservant un beau fruité mûr, avec du tabac, du chocolat, un côté animal et des notes de sous-bois. En bouche, il est à point, harmonieux, avec des tannins fondus, tout en conservant l’équilibre et la longueur qui font la force de cette cuvée. Très bien ! 16,5/20


Tradition 1999

Patrick Bottcher : La robe est rouge-orangé, très évoluée. Le nez est très ouvert, sur la compote de fruits croquants. En bouche, on est face entre un équilibre quadrangulaire entre l’acidité fine, le fruit, les tanins souples et… du chocolat noir amer. C’est un délice. En plus, c’est long…. J’adooore…. Dis, Hervé, pourquoi t’en fais plus ? 17/20

Olivier Mottard : La robe est éclaircie. Le nez propose une série épicée assez avenante accompagnée d’une touche mentholée. A l’image du 2000, ce vin propose une structure mûre construite sur la fraîcheur. J’ai beaucoup aimé la belle acidité qui confère au vin une grande buvabilité. La finale est longue et gourmande. Vraiment beau. 17/20

Alain Hinant : Robe plus légère, légère évolution, grenat-pourpre. Epicé, une touche alcoolisée, un peu mentholé, le nez est sur des arômes secondaires. Le vin a de la fraîcheur avec des tanins doux, c’est très féminin je trouve avec de la délicatesse, le volume est là avec une très belle longueur. 16/20

Alfonso : Le nez est dominé par les fruits rouges, c’est très élégant, c’est même pour moi quelque peu « bourguignons ». J’aime énormément ce vin qui dès la première gorgée joue la carte de la finesse et cette impression de droiture, voir d’austérité quelque peu présente depuis le début de la dégustation laisse place à un vin sans complexe qui nous offre le meilleur de lui-même. Inutile de préciser que j’ai adoré ! 16/20

Lab : Robe: pourpre avec léger reflet rubis. Nez: fraise et arômes de garrigue (thym, cade). Bouche: alcool très présent puis s'affine à l'aération. Très fin et complexe. Surprenant de jeunesse ! 16,5/20

EricD : Vin de 10 ans dont la robe ne montre pas de trace d'évolution. Bouche encore jeune, fine, longue et complexe. Surprenant de jeunesse. Grand potentiel. Grand vin. 17,5/20

Marc De Wolf : Nez très flatteur et sur la liqueur de fruits noirs. En bouche il est profond, extrêmement agréable, délicieux incrachable et en finale il vire vers la liqueur de fruits. 92

Luc Javaux : La robe est d’intensité moyenne, aux reflets rubis, encore jeune. Le nez est superbe, d’une belle finesse, mûr, sur les fruits rouges et les épices. La bouche, si elle se présente dans un style assez différent de la cuvée Vieilles Vignes, a su garder une très belle fraîcheur et une superbe longueur, toute en finesse, c’est vraiment très beau ! 16,5/20


Tradition 1998

Patrick Bottcher : Toujours cette robe rouge-orangé, mais ce coup-ci, le nez est moins plaisant, plus vert, sur la cire d’abeille, moins précis aussi et dominé à l’aération par l’animalité. En bouche, derrière la fraicheur résiduelle, la torréfaction domine…. Le vin est toutefois assez bien structuré par les tanins, qui dominent en finale. Bien. 13,5/20

Olivier Mottard : Voici un nez très frais sur les fruits rouges et la figue fraîche. Je suis à nouveau très agréablement surpris par l’équilibre et la fraîcheur de ce vin de 11 ans. A nouveau, l’équilibre est sans faille et l’élégance parachève la belle impression. La longueur est grande mais les tanins sont un peu marqués. Néanmoins, il s’agit d’un très beau vin. 15/20

Alain Hinant : Même robe que 1999. Le vin est très frais, légèrement épicé, un nez avec une touche de fruit rouge et de figue fraiche. Très grand équilibre, avec une belle bouche suave, ronde, fraîche, les tanins sont encore présents, très long, encore un très bon vin. 15/20

Alfonso : Difficile de succéder à ce 1999, d’ailleurs ce 1998 est plein de promesse, un poil moins concentré que le 1999 mais sans hésiter à cataloguer dans les très bons vins de la soirée. 15/20

Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges et noirs. Bouche: très strict mais s'affine à l'aération. Complexe mais un peu rustique. 14,5/20

EricD : Vin encore assez fermé, ce qui étonne pour son âge. Complexité moyenne. Bon vin dans l'ensemble. 14,5/20

Marc De Wolf : Le nez est bizarrement très ferme pour un vin de cet âge. La bouche ne se donne pas. Vin massif et difficile à approcher. Trop d’extraction? Autant que j’ai aimé le précédent autant que n’ai pas aimé cette bouteille. Bon vin. 87

Luc Javaux : Si la robe montre peu de différences avec celle du 1999, le nez est quant à lui moins disert, sur des fruits rouges mûrs, avec un petit côté animal. La bouche fraîche mais présente des tannins un peu plus rustique que son prédécesseur, ce qui me fait le situer un large cran en dessous en terme de qualité. 14/20



(à suivre)
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:56:45
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Le Clos des Fées 2007

Patrick Bottcher : La robe est dense à l’extrême, elle me fait penser aux Angélus 89 et 90… c’est dire. Le nez est un peu fermé, vert, mais assez rapidement, il lâche son fruit et son boisé pas encore intégré entièrement. La bouche est à la fois gigantesque de concentration et à la fois équilibrée avec un fruit fondant merveilleux. Les tanins sont encore énormes et doivent impérativement s’assagir. Gigantesque. 19/20

Olivier Mottard : La série commence sur une note très élevée. Bien sûr, la robe est très concentrée. Le nez apparaît un peu boisé avec un léger fruit mais dans son ensemble, il demeure peu expressif. En revanche, la bouche, caractérisée par un grand fruit, est superbement équilibrée avec une texture gourmande. Malgré cet abord qui pourrait sembler trop accessible, le vin est dans ses limbes et a un très grand potentiel de progression. Très longue finale au retour fruité du plus bel effet. Un grand vin tout simplement. 18/20

Alain Hinant : Robe très sombre, violacée. Un nez peu expressif, épicé, une touche végétal et floral, fruits noirs, opulent. Un très beau fruit noir sur l’entrée, légèrement vanillé, un volume impressionnant en bouche avec un corps magnifique, grand longueur. 18/20

Alfonso : Pour moi le vin de la soirée, jusqu’ici ce millésime 2007 m’a séduit et il continue à le faire avec ce « clos ». Au nez, c’est sur les fruits noirs, c’est même quelque peu réglissé. C’est concentré, précis on a une impression de puissance maîtrisé qui se termine sur un léger amer et très bonne longueur ! Bref un très grand vin. 17,5/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs, vanille, réglisse. Bouche: très jeune (bouche stricte) mais belle acidité et potentiel énorme ! 17/20

EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes, les vins sont encore très (trop) jeunes pour être pleinement appréciés; Il aurait fallu un long carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille dégustés trois jours plus tard étaient exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne 17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans l'avenir.

Marc De Wolf : En bouche il est délicat et en même temps moelleux. Un mélange de réglisse, café et cacao. Il a une acidité bien dosé et intégré avec des tannins fins. Et surtout un boisé très sexy bien maîtrisé. Même si le vin est très plaisant, je le trouve assez technique. 93

Luc Javaux : La robe est très intense, aux reflets violets. Le nez est très mûr, concentré, avec un boisé qui passe largement à l’arrière-plan pour laisser place au magnifique fruité. En bouche, c’est puissant, riche, tannique, volumineux, mais la fraîcheur et l’équilibre sont parfaitement conservés et augurent d’un vieillissement harmonieux. Très beau aujourd’hui, bien plus encore demain. 17/20

Jérôme Perez : Le grand frère est plus sage dans ce millésime. La finesse distinguée, plus aristocratique, mais à mon avis un peu déséquilibré sur l’alcool en 2007. (*)

DFried : Très belle matière, et une tension prometteuse. Mais le vin se présente plus réduit et encore trop sous l'effet du bois pour être vraiment agréable. A attendre, mais je suis confiant, les saveurs qui transperçaient vont dans le bon sens. (*)


Le Clos des Fées 2006

Patrick Bottcher : La robe, comme pour le 2007 est opaque, pas dans le sens du trouble mais de la densité. Le nez est bien plus ouvert que le 2007 sur les fruits noirs, le toasté et de splendides notes charnues. La bouche est gigantesque avec une tension nettement supérieure au 2007, des tanins fermes très différents de ce que l’on retrouvait sur les V/V, un fruit noir légèrement amer. S’il n’y avait pas la pointe d’assèchement en finale, ce vin serait la perfection absolue. Longueur gigantesque… attention devant. Emotion !!!! 19,5/20

Olivier Mottard : Très violacé de robe. Voici un vin à l’acidité précise, aux tanins un peu saillants mais néanmoins parfaitement mûrs. Il apparaît moins aimable que le 2007 mais sa grande longueur et son équilibre augurent d’un vieillissement serein. Grand vin. 16/20

Alain Hinant : Robe sombre violacée. Le nez est un peu éteint, très fruits noirs bien mûrs, réglisse, épices, une touche végétale. Très beau vin dès l’entrée, les tanins ressortent un peu plus avec une très belle fraicheur, des fruits noirs très mûrs, grande longueur. 16,5/20

Alfonso : Beaux fruits noirs, très élégants sur la finesse, avec de la fraîcheur. En bouche comme pour le VV 06, l’acidité est ici plus C’est bien construit, ça reste costaud et puissant mais cela conserve également beaucoup de finesse. Encore un très bon vin ! 15/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs, vanille, réglisse. Bouche: bel équilibre en bouche. Très suave. 17,5/20

EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes, les vins sont encore très (trop) jeunes pour être pleinement appréciés; Il aurait fallu un long carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille dégustés trois jours plus tard étaient exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne 17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans l'avenir.

Marc De Wolf : Après une bonne aération en bouche le vin s’ouvre. C’est un qui joue Dr Jeckyll & Mr Hyde. Il est difficile à saisir. Il est sexy dans son moelleux mais il y a rigueur dans la tension d’une acidité assez important. Bon vin. 90+

Luc Javaux : La robe est identique au précédent. Au nez, fruits mûrs, boisé, notes de banane séchée, épices et chocolat composent la palette aromatique. La bouche est superbe de fraîcheur, d’un équilibre remarquable et d’une grande longueur. Grand vin ! 18/20

Jérôme Perez : on monte en gamme avec une trame plus soyeuse, un vin plus profond. On garde néanmoins la trame de vins ayant de la sève, gorgés d’un fruit généreux. Le grain tannique est parfait en finale. Présent sans sècheresse, équilibrant bien la richesse. (*)

Martinez : Robe jeune, noire, opaque, brillante avec des reflets violets. Un nez pénétrant et de bonne intensité sur la mûre, myrtille, réglisse. Un boisé de classe se fait bien sentir sans masquer les fruits noirs bien mûrs. En bouche, on a affaire à un très beau vin : La structure montre des tanins d'une remarquable finesse, c'est soyeux, l'équilibre est magistral : aucune sensation particulière d'alcool malgré les 15°. Le vin finit frais de par son équilibre mais aussi de par ses arômes floraux. Il y a une belle perspective d'harmonie à venir entre les arômes (fruits noirs, réglisse et violettes) et le boisé car ce dernier doit impérativement se fondre et devenir moins pénétrant. Il faut donner à ce vin au moins 5 ans je pense afin qu'il gagne en complexité. La longueur est bien belle. Un vin d'une grande densité aromatique portée par une structure de classe, le tout très typé Roussillon. (*)

icna : Le nez est puissant sur les fruits noirs avec un peu d’élevage. L’attaque montre un vin précis, avec une grosse matière. On est sur la cerise, l’olive noir, il y a pas mal de tanins qui sont arrondis par le boisé. C’est à nouveau un peu chaleureux. Très longue finale sur les fruits noirs épicés. C’est plus complexe que le VV avec des arômes de noyau de cerise. Ce vin est encore un peu trop marqué par le bois mais possède une grosse matière. (*)


Le Clos des Fées 2005

Patrick Bottcher : Le vin est très concentré à la vue noir, avec de nombreux reflets violacés. Le nez est très complexe, dense et on n’arrête pas de bondir d’un arome à l’autre : fruits noirs, réglisse, des huiles essentielles sur le résineux et une pointe fine d’alcool. La bouche propose un équilibre bien affirmé et soyeux. Un très grand vin à attendre toutefois. 17,5/20

Olivier Mottard : La robe est assez concentrée. Le nez est très épicé et plus strict. Si la bouche est un peu austère à ce stade, elle propose une très belle énergie avec des tanins abondants qui doivent s’harmoniser dans ce très beau corps. Un vin plus fermé mais encore une fois au potentiel indéniable. J’ai beaucoup aimé. 16/20

Alain Hinant : Robe très sombre, violacée. Très épicé, un nez plus strict, plus droit, une touche de cassis. La bouche est plus structurée avec de suite une minéralité plus marquée, l’acidité est là, les tanins sont présents, une belle qualité de fruit, grande longueur. 16/20

Alfonso : Et une bombe de plus une ! J’ai l’impression de réécrire mes commentaires sur les veilles vignes mais en ayant gravi un échelon supplémentaire. Encore un nez flatteur sur les fruits noirs, les épices et un élevage un plus présent mais qui se fond tout de même assez bien. La bouche est compacte, soyeuse même. La finale me plait aussi par sa droiture, un vin loin d’être excentrique, un vin noble qui ne demande que de la patiente pour nous dévoilé encore un peu plus son charme fou ! 17/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: assez fermé puis fruits noirs et vanille. Bouche: belle puissance encore contenue. Acidité et tanins…, un monstre endormi. 17/20 (beaucoup plus dans le futur)

EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes, les vins sont encore très (trop) jeunes pour être pleinement appréciés; Il aurait fallu un long carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille dégustés trois jours plus tard étaient exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne 17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans l'avenir.

Marc De Wolf : Au nez comme dans les VV le vin se présente encore un vin très jeune. Belle tension et flatteur. En bouche c’est très ouvert et structuré avec des tannins encore bien présent. Very sexy wine. Très bon vin vers excellent. 93+

Luc Javaux : La robe est d’une grande intensité aux reflets violets à rubis. Le nez délivre un fruité bien mûr, de la banane séchée, du chocolat noir, des épices, des notes boisées bien intégrées. En bouche, on retrouve le style à la fois puissant, volumineux et frais de la cuvée, avec une finale cette fois un peu plus rugueuse. A attendre encore une bonne paire d’années, mais c’est très beau une fois encore. 17/20


Le Clos des Fées 2004

Patrick Bottcher : Toujours la robe dense et sombre, sombre…. Le nez est intense avec une impression de fruit rouge un peu acide, des essences puis des notes charnues et animales. C’est vraiment une belle complexité. La bouche est dense, fraiche et équilibrée mais le bébé doit encore assagir ses tanins, c’est sûr. Très, très beau mais à garder. 16/20

Olivier Mottard : Comme la cuvée «Vieilles Vignes» du même millésime, la robe paraît plus évoluée. Le nez n’est pas très bavard avec de petites touches d’épice et de fruit. La bouche apparaît très équilibrée et fraîche caractérisée par des arômes réglissés. Belle longueur. Un vin aux belles qualités, très loin de démériter mais qui est confronté au très haut niveau de ses frères. 14/20

Alain Hinant : Robe très sombre, violacée. Epicé, avec un beau fruit noir mais moins bien défini, moins d’élégance. L’entrée de bouche est suave et équilibrée avec une certaine fraicheur, un peu boisé, très fruits noirs mûrs, belle longueur. 16/20

Alfonso : Le nez est ici aussi marqué par les fruits noirs, le cuir voir le tabac. La bouche nous offre beaucoup de rondeur, le tout se révèle déjà assez fondu avec une finale assez intéressantes concluait par une longueur plus qu’appréciable. 15/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs et rouges, boisé élégant. Bouche: élégance et longueur. Charmeur… 18/20

EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes, les vins sont encore très (trop) jeunes pour être pleinement appréciés; Il aurait fallu un long carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille dégustés trois jours plus tard étaient exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne 17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans l'avenir.

Marc De Wolf : Nez assez fermé. Une bouche avec une touche élégante. Très ouvert, belle structure, bonne tension et belle expression sur des olives profonds, la menthe et du café, mais se donne pas comme le 2005. Est-ce le millésime? Très bon vin. 92

Luc Javaux : La robe est semblable au précédent, tout comme le nez oserais-je dire, tant la filiation commune et l’identité de style est évidente, comme un fil conducteur qui ne nous quittera pas pendant toute la dégustation. C’est complexe, c’est mûr, la bouche est riche, voluptueuse, tout en conservant une belle fraîcheur, c’est vraiment la marque du Clos des Fées, un vin sans concession, marqué par la région qui l’a vu naître, et c’est beau, très beau même ! 17,5/20


Le Clos des Fées 2003

Patrick Bottcher : La robe ne manque pas d’intensité par rapport aux millésimes précédents moins solaires. Bien que le nez soit dominé par le bois, que l’acidité est en retrait… on a du fruit et des tanins structurés sans être asséchants. On a vraiment la sensation d’un bel équilibre et la finale est plaisante, sur de beaux amers. Très bien. 15,5/20

Olivier Mottard : A nouveau, le millésime marque son empreinte avec un fruité mûr et une note lactée. Malgré sa grande maturité, la bouche a su préserver beaucoup de fraîcheur grâce à une acidité précise et évite ainsi le piège de la lourdeur. Très grande longueur et au final, un très beau vin. 16/20

Alain Hinant : Robe très concentrée, peu d’évolution. Très épicé, fruits noirs, moins beau que les millésimes précédents. Le vin a une belle rondeur, les tanins sont présents, réglisse, beau vin pas du tout marqué par le millésime. 14/20

Alfonso : Le nez est sur les fruits mûrs, l’élevage avec une pointe d’alcool qui ressort. La bouche est trop stricte, c’est assez linéaire et un peu asséchant. J’ai un peu de mal a accroché à cette bouteille. 13/20

Lab : Robe: pourpre avec pointe rubis. Nez: fruits mûrs mais pas chaleureux. Bouche: bel équilibre avec une toute petite pointe de chaleur en fin de bouche… une belle réussite ! 17/20

Luc Javaux : Ce 2003 m’a très positivement étonné, moi qui l’avais moyennement apprécié lors de notre précédente rencontre. Cette fois, si on retrouve bien entendu le côté très mûr au nez des 2003, la bouche s’est révélée comme une véritable gourmandise, rond, soyeux, avec une fraîcheur remarquable pour le millésime. Superbe ! 17/20



Le Clos des Fées 2002

Patrick Bottcher : La robe est très semblable au 2004 et au nez fruit noir et boisé se disputent la mise avec un peu de Kirsch qui vient s’en mêler. La bouche est caractérisée par une grande rondeur, une amertume plus nette que pour 2003 et des tanins un peu secs. Globalement, c’est plaisant mais on sent que cela peut beaucoup mieux. 14,5/20

Olivier Mottard : La robe est éclaircie. Contrairement à la cuvée «Vieilles Vignes» du même millésime le nez est peu disert. Par contre, la bouche est élégante voire aristocratique grâce à son beau fruité et sa très longue finale tout en pureté. Très grand vin. 17/20

Alain Hinant : Robe plus légère, peu d’évolution. Frais, fruits rouges, légèrement épicé.
Le vin a une belle souplesse avec des tanins très ronds, le corps est moyen, la longueur également. 14,5/20

Alfonso : Ici, on fait moins dans le muscle, c’est le premier vin qui est plus féminin. Une vraie révélation dans ce monde de brute, c’est soyeux et délicat. Étonnamment alors que jusqu’ici je trouvais toujours les Clos « supérieur » au Veilles vignes, c’est l’inverse pour cette bouteille. 15/20

Lab : Robe: pourpre avec pointe rubis. Nez: fruits rouges, avec pointe de cassis (bourgeons). Bouche: bel équilibre avec une belle acidité en fin de bouche. 17,5/20

Luc Javaux : Un peu à l’antipode du 2003, le millésime 2002 offre des vins en général moins opulents, plus fins et moins concentrés. Si le Clos 2002 n’échappe pas totalement à cette règle, il s’en tire cependant remarquablement, et à mon sens mieux que la cuvée Vieilles Vignes du même millésime. Une très belle réussite, une fois de plus. 16/20


Le Clos des Fées 2001

Patrick Bottcher : Ce vin a un problème, c’est sûr, il manque totalement de précision et la verdeur… aie… Problème de bouteille ? Non côté

Olivier Mottard : Malheureusement, l’échantillon est défectueux. Dommage, car si il a les qualités du «petit» frère, ce doit être un vin exceptionnel. ED

Alain Hinant : Le nez est peu engageant. ED

Alfonso : ED

Lab : Robe: pourpre avec pointe rubis. Nez: fruits rouges un peu cuits. Bouche: alcool trop présent; un peu déséquilibré. 14,5/20

EricD : Magnifique trio de grands vins sudistes, gourmands, suaves et complexes. Ils démontrent le potentiel de garde de cette cuvée. Le 1999 est très grand. J'ai donné 18/20 aux 2001 et 2000, 18,5/20 au 1999.

Luc Javaux : un vin anormalement évolué, très éloigné de celle que j’avais fortement apprécié l’an dernier, assurément une bouteille défectueuse. ED


Le Clos des Fées 2000

Patrick Bottcher : La robe est grenat noir, très dense, sans évolution majeure. Le nez est bien sur les fruits noirs et rouges avec une légère évolution vers l’alcool, sans déranger. La bouche est onctueuse, flatteuse avec un fruit qui s’installe vite et longtemps. Du grand Plaisir. 17/20

Olivier Mottard : Le nez est un régal sur l’élégance et un côté terreux assez avenant. La bouche est suave et élégante, bâtie sur un superbe équilibre. Les tanins sont soyeux et soutiennent une longue finale gourmande. Un vin racé ! 18/20

Alain Hinant : Robe plus légère mais jeune. Un nez particulier, épicé, avec du fruit, peu évolué. Réglisse, belle fraicheur, grande longueur avec de la complexité. Beau vin. 14,5/20

Alfonso : Le nez est dominé par les fruits rouges/noirs et par un élevage ici un plus marqué mais qui reste tout de même assez noble. La bouche est plutôt impressionnante, d’une belle complexité, concentré, l’alcool ne ressort pas et c’est vraiment très aérien tant l’équilibre me plait. Encore une belle bouteille quelque peu sur la réserve mais déjà excellente en l’état. 16/20

Lab : Robe: rubis foncé. Nez: fruits rouges et noirs, épices chaudes. Bouche: équilibrée puis un peu d'alcool ressort en finale. 16/20

EricD : Magnifique trio de grands vins sudistes, gourmands, suaves et complexes. Ils démontrent le potentiel de garde de cette cuvée. Le 1999 est très grand. J'ai donné 18/20 aux 2001 et 2000, 18,5/20 au 1999.

Marc De Wolf : Bouche assez végétale et astringente. Probablement un problème de bouteille. 87

Luc Javaux : Un Clos dans la force de l’âge, à pleine maturité, au nez plus évolué mais toujours fruité, bien mûr, à l’élevage encore présent. La bouche est d’une fraîcheur et d’un équilibre remarquables, les tannins sont fondus, soyeux, et la longueur est très belle. Superbe ! 18/20


Le Clos des Fées 1999

Patrick Bottcher : Belle densité de robe. Le nez ne me séduit pas avec des aromes de gentiane et de menthe. Un excès de bois neuf ? Confirmation en bouche plus sur l’acidité et les tanins secs que sur le fruit. Moyen : 12,5/20

Olivier Mottard : Le nez est terreux, racinaire. La bouche, sur cet échantillon, semble fatiguée. Des notes tertiaires caractérisent un vin de longueur moyenne. 13/20

Alain Hinant : Le nez n’est pas net. ED

Alfonso : Nez un sur les fruits mûrs, sur le suze (gentiane + alcool). La bouche manque un peu de profondeur ou est ce mon palais qui manque de précision ? Je trouve ce vin un peu en retrait par apport aux autres bouteilles. 13,5/20

Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges et noirs, avec des arômes végétaux (gentiane). Bouche: équilibré, sur la finesse. 16/20

EricD : Magnifique trio de grands vins sudistes, gourmands, suaves et complexes. Ils démontrent le potentiel de garde de cette cuvée. Le 1999 est très grand. J'ai donné 18/20 aux 2001 et 2000, 18,5/20 au 1999.

Marc De Wolf : Bouche très végétale et dure. Alcool assez haut. Je n’ai pas du tout aimé cette bouteille. 88

Luc Javaux : Le nez est sur la gentiane, pas très engageant, je pense à une bouteille défectueuse mais Hervé nous confirme qu’elle se présente habituellement de cette manière. En bouche, il semble un peu plus fluide que les autres millésimes, avec des tannins un peu secs et une longueur moyenne. Décevant, une fois n’est pas coutume. 12/20


(à suivre)
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:57:21
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Un faune avec son fifre sous les oliviers sauvages 2008

Patrick Bottcher : Un cabernet franc de 2008, on imagine que cela peut y aller… La robe est assez dense mais on n’est visiblement pas sur de la surextraction. Au nez, avec de la fraicheur, on retrouve les standards du cabernet franc sans verser dans le poivron mais plutôt le fruit rouge croquant. La bouche est puissante, violente, la réglisse y domine les tanins encore avec beaucoup de relief. La finale est gigantesque pour un vin trop jeune mais très prometteur. 16,5/20

Alain Hinant : Très sombre violacée. Beau nez de fruit rouge, frais, légèrement épicé, très particulier. Très réglisse en bouche, les tanins sont un peu marqués, fruit noir exubérant, l’acidité est présente. 14/20

Alfonso : Dés le premier nez, on ne peut nier que ce vin est fait à base de cabernet franc, mais un CF sudiste alors, plus bordelais que ligérien ou alors ligérien style 2003. C’est très cassis, sureau le tout est puissant et envoûtant; brefs un savant mélange entre équilibre et puissance
Et j’avoue un peu que ça fait du bien de changer quelque peu de style ! Je tente de lancer une Opa mais apparemment les stocks sont bas... Voire quasi nuls. Dommage ! 16,5/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: poivron mûr et réglisse. Bouche: équilibrée mais trop rectiligne (trop jeune). Potentiel certain. 16/20

EricD : étonnante nouvelle cuvée de cabernet franc offrant une expression gourmande assez inédite de ce cépage. J'ai adoré. Le fond de bouteille bu trois jours plus tard était excellent. Vin de garde. 17,5/20

Luc Javaux : La robe est très intense aux reflets violets. Le nez trahit le cépage, mais dans sa forme bien mûre, paprika, fruits noirs, violette, sans trace d’élevage excessif. La bouche est puissante, gourmande, pleine, très longue. C’est très bon, certes encore très jeune et demandera quelques années pour délivrer l’entièreté de son message, mais quel beau vin ! La bouteille de Clos Rougeard 2005 ouverte juste après en a beaucoup souffert… 17/20

Jérôme Perez : La robe est noire. Mais alors, ce que l’on appelle noire. Grand nez de cassis, bien plus ouvert que cet été : c’est ébouriffant. En bouche, c’est un vin énorme qui donne un plaisir immense. Plein, puissant, et surtout d’un équilibre exemplaire. J’ai adoré cette fois. (*)

DFried : Joli cabernet franc, bien bâti. Malgré tout je ne sais pas si c'est la température excessive du fond de verre goûté, mais j'ai trouvé la matière moins pleine que le reste (il est vrai aussi que derrière la Syrah ...), voire avec une discrète trace de verdeur. Cependant un goût savoureux qui m'a fait regretter de ne pas avoir pu prendre le temps avec cette cuvée. A retenter de toute façon la quantité passée en bouche étant trop parcimonieuse. (*)


De battre mon cœur s’est arrêté 2008

Patrick Bottcher : La robe est noire (vous savez comme les siciliennes…), dense, dense… Le nez est d’abord sur la réduction avec des notes animales dominantes. Avec l’aération on revient sur du fruit rouge, des épices et un peu de cacao. En bouche, la fraicheur acide est très présente avec ce côté suret des Syrah jeunes et on trouve aussi du grillé. Ce serait pas mal si, à côté de cela, il n’y avait pas ce côté crayeux qui dérange. A attendre et revoir. 13/20

Olivier Mottard : Un vin qui a suscité beaucoup de commentaires autour de la table comme sur LPV. J’ai sans doute eu de la chance lorsque j’ai dégusté mon premier échantillon. Sur ce vin, on sent clairement cette présence de graphite et on croque littéralement dans la mine de crayon. A revoir.

Alain Hinant : Très sombre violacée. Nez déviant, peu engageant, rien d’autre… Très particulier, belle fraicheur, les tanins sont assez appuyés et asséchants, longueur moyenne. 13/20

Alfonso : Alors là, je crois que c’est le vin débat de la soirée. Subjugué par le 2007 et intrigué par ce 2008. Aux arômes de carton mouillé, de pointe de crayon fraîchement taillé, de senteurs de tableau… Au départ surpris et avouons le déçu. Brefs, j’espère que le temps fera son œuvre. 10/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: fermé puis pas très net, à l'aération. Bouche: pas nette, dissociée, défectueux. 10/20

EricD : le grand mystère. Autant j'adore 2007, autant le 2008 me laisse perplexe, marqué par ses arômes de carton mouillé, relevés sur les trois bouteilles bues à ce jour, ce qui écarte a priori un problème de bouteille. Millésime qui semble entaché d'un défaut qui, je l'espère, s'estompera dans l'avenir, mais je suis quand même un peu inquiet pour ce vin. 9/20

Marc De Wolf : C’est assez spécial et particulier. Pas trop d’expression de fruits. Plutôt sur le graphite avec une acidité très élevé. Assez brut pour l’instant avec beaucoup de matière végétale (tannins). De nouveau bien torréfié et fumé. Typé syrah sur sol granitique ? Très bon vin. 91

Luc Javaux : Robe intense aux reflets violets à rubis. Le nez est très marqué par la mine de crayon, tant que le fruit en est masqué. La bouche est très austère, les tannins sont cartonneux, voilà un vin bien déroutant, qui n’offre que peu de plaisir à ce stade, mais qui semble évoluer favorablement aux dires du producteur. 13/20

arelate : Ouvert et carafé à sa sortie de cave, et servi dans la foulée à la table familiale pour la fête des mères… Belle robe rubis intense et vive. Et...grosse surprise autour de ce vin. Premières réflexions des convives : c'est quoi ce vin ? Il sent l'écurie, il est amer, c'est çà les vins du Sud ? Tiens, ressert-moi plutôt un peu du rosé de l'apéritif... Une demi-heure après : les arômes désagréables ont disparu, la bouche est équilibrée, fine, fruitée et alors renversement de commentaires : il est agréable ton vin, tu en ouvres une deuxième ? Conclusion : je crois qu'il faut le carafer et l'ouvrir vraiment à l'avance avant de le servir. Et alors, cet été, il pourra accompagner avec bonheur les repas grillades. 14/20 (*)

freemanu : Tout comme sa grande sœur 07, le nez est sur le zan. En bouche c'est différent de 07, moins de fraicheur, mais pas cette sensation de carton mouillé comme cela a été souvent perçu. Je le situe plus sur la mine de crayon, et surtout sur la craie au niveau de la finale. C'est un peu déroutant, j'avais même un souvenir plus désagréable que ça. Bref, je m'attendais à pire. (*)

rkrk : Je n'ai ressenti aucun faux goût de carton mouillé, par ailleurs aucun faux goût tout court ! Pourtant le vin a été livré dans un carton et stocké, en attendant que je le récupère, dans une cave bien humide. Au contraire, j'aime beaucoup le nez: aux fruits noirs, crémeux, d'une belle profondeur. Par contre, en bouche, le vin n'est pas très expressif, assez massif et plutôt court. Mais il a été bu au cours d'une soirée, dans sans grande aération. Et il est encore très jeune. Donc: un vin très différent de la "bombe de fruit" de 2007 (dont je n'aimais pas trop le côté Beaujolais Nouveau) mais un vin sérieux, serré qui après vieillissement ou carafage devrait faire une belle Syrah du Sud. (*)

DFried : Enfin !... Le vin commence à s'harmoniser. Bu un petit verre après 3 heures d'ouverture. Un peu tiède, mais offrant malgré cette température de service inadéquate enfin une partie du fruit attendu. Encore trop boisé, mais sans réduction comme il y a 2 mois. Je pense vraiment qu'en patientant il s'exprimera avec une belle droiture et de belles saveurs, même si je ne pense pas qu'il sera dans le registre gourmand d'autres cuvées. Ne surtout pas jeter aux orties les flacons restant. Une belle droiture commence à se faire jour avec un fruit qui parvient petit à petit à traverser les obstacles. (*)

seb4474 : J'ai ouvert hier après midi et pour la deuxième fois ce vin. Je dois dire que, malgré mon peu d'expérience des vins d'H. Bizeul, j’avais toujours été convaincu. Là, c'est franchement différent. La première bouteille avait été une vraie déception et j'avais mis cela sur le compte d'un défaut de bouteille. Cette deuxième bouteille (et dernière de ma cave) est dans la même lignée. J'ai donc ouvert vers 16h et carafé immédiatement pour le laisser respirer un maximum. Le bouchon est parfait, mais sans aucune inscription faisant référence au clos des fées. Vers 19h, je le goute une première fois : les tanins sont très verts, avec une attaque pas franchement agréable, beaucoup d'acidité et, surtout, ce goût de carton très marqué, un peu entre l'amande verte et le papier mâché qui voile complètement le peu de fruit présent après 3heures de carafage. A 21h le vin a peu évolué, les tanins se sont un peu détendus mais le côté carton est toujours extrêmement présent, bref pas franchement agréable et pas buvable en l'état. La bouteille est donc restée dans sa carafe, je regoûterai ce soir, si ca a pas change, ce sera direction l'évier ! Franchement pas convaincant pour moi, j'ai beaucoup plus de plaisir avec les Sorcières ou les VV 2005. (*)


De battre mon cœur s’est arrêté 2007

Patrick Bottcher : La robe est à nouveau aussi dense et bois d’ébène. Si le nez animal ouvre le tir, on retrouve beaucoup plus de complexité que le 2008, avec du fruit plus net et des épices poivrés. En bouche, on se tourne vers le plaisir…. Il y a de l’alcool, certes, mais ce crémeux aux tanins épicés dont le vin fait preuve appelle la fête. Probablement à ne pas attendre… mais, comme cela, c’est bon ! 16/20

Alain Hinant : Très sombre violacée. Un peu floral, très beaux fruits rouges très mûrs, touche végétale, « crémeux ». Fruit noir, avec des tanins et une acidité assez marqués, belle longueur. 14/20

Alfonso : Deuxième rencontre avec ce vin et nouveau coup de cœur, c’est vraiment un réel plaisir. Une syrah d’une grande pureté. Le nez est assez soutenu sur les fruits rouges, les épices tout en conservant beaucoup de fraîcheur. La bouche est fluide d’une grande buvabilité, vraiment très gourmands ! Je suis de nouveau sous le charme. 16,5/20

Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs, minéral. Bouche: élégance et longueur. Complexité en fin de bouche. 17/20

EricD : 100% syrah. Superbe vin, très équilibré. Long et complexe. 17/20

Marc De Wolf : En bouche une belle corbeille de fruits (cerises et pruneaux). Très torréfié et fumé. Les tannins sont encore bien présents. Bon vin. 89

Luc Javaux : Si la robe est similaire au précédent, le nez est ici bien plus agréable et fruité, mûr, gourmand, épicé. La bouche est croquante à souhait, d’une texture soyeuse, bien équilibrée et longue, que demander de plus ? 16,5/20

critique : Le flacon est remonté de la cave, laissé à tempérer, non carafé. La couleur est rubis violine, une belle couleur de syrah. Le premier nez est très varié sur le fumé, la violette, le lardé et la réglisse. L'agitation paradoxalement à mon sens, affine le nez, tous les arômes primaires restent présents mais dans une plus grande finesse. La bouche est réglissée, elle passe sur le zan à la violette de mon enfance sur la fin, il persiste des tanins fins sur l'attaque de bouche, elle est gagnée par une pointe chocolatée. La fumée gagne le nez, ainsi que le foin séché. La bouche est ample, pleine, ronde, fondue, de belle longueur, harmonieuse, de puissance moyenne. Un beau vin, fruité, un beau nez, gagné par les fruits noirs, tandis que la bouche se place sur le chocolat noir cacaoté. Le nez devient profond, dominé par les fruits noirs. Je me suis demandé ce qu'il manque aujourd'hui à ce vin? Je cherche toujours la réponse. Un vin profond, varié au nez, ample, fruité, il me semble au top niveau : La plénitude. Le verre vide évoque la terre sèche remuée. Il me reste quelques verres pour demain. Ah oui si je devais noter:18,75/20, juste afin de me laisser un peu de marge sur les millésimes suivants et je l'espère des vins d'autres domaines!
Le flacon a été conservé sous vide au réfrigérateur, il est terminé le lendemain soir. Le premier nez me semble assez discret, le breuvage est sans doute trop froid au départ bien qu'il ait tempéré une bonne heure, seul du fumé est perceptible. L'agitation amène des notes terpéniques agréables. La bouche est d'un beau fruité, réglissée, je perçois aussi des saveurs de truffe et de moka moi qui les identifie rarement. Cette belle bouche pleine, ample, constante, sans faiblesse ou baisse de régime redevient chocolatée. En fait le vin me semble identique à ce qu'il était le jour précédent. J'ai beaucoup de mal à nommer un vin qui m'a offert autant de plaisir ! (*)

freemanu : Nez sur le zan, les épices, je trouve ce nez assez typé Syrah Rhône Nord. En bouche, on est sur la réglisse. C'est moins éclatant au palais que les Sorcières mais plus de finesse, de complexité, de fraicheur et de longueur. (*)


La Petite Sibérie 2001

Olivier Mottard : Malgré toutes les tentatives de réanimation, le vin est marqué par un côté liégeux. Dommage car, outre le fait que la dégustation de cette cuvée est rare, la structure en bouche laissait augurer un moment assez grandiose. ED

Alfonso : ED

Lab : Robe: pourpre et rubis. Nez: fruits mûrs puis pas net (bouchon défectueux ?). Bouche: agréable mais pas aussi ample que d'habitude, un peu dissociée (avec des arômes pas nets en fin de bouche). 13/20

Luc Javaux : Malheureusement, la bouteille est bouchonnée… ED


(à suivre)
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:57:45
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Autres bouteilles dégustées :


Vieilles Vignes blanc 2003

critique : Jamais je n' ai du faire un compte rendu aussi succinct, il faut dire que compte tenu de la faible quantité de vin que j'ai réussi à ingurgiter cela n'est guère surprenant, Madame et le Président de mon club de dégustation ne m'ont laissé que la portion congrue du flacon.
La couleur est belle sur la paille dorée. Très beau nez, un peu citronné, et très vite dominé par la bergamote et la poire Williams bien mûre, un nez ample plein et tout en finesse à la fois. Beau gras en bouche, non rectification, un gras superbe avec de beaux acidulés et toujours ce gras magnifique avec une belle amertume sur la fin de bouche. La bouche est ronde, pleine avec une finale immense, interminable, avec l'impression de percevoir une belle liqueur tant au nez qu'en bouche, bien que ce ne soit pas un liquoreux. Superbe rien de moins.


Vieilles Vignes blanc 2002

critique : A ma connaissance le premier millésime du domaine qui m'avait laissé un souvenir impérissable. Le vin n'est pas carafé. Belle couleur jaune d'or. Le bouchon est marqué sur 1 à 4 mm selon les endroits. Le nez est puissant ; il est dominé par une saveur un peu monolithique mais forte, est ce la conséquence du boisé, du soufre ? Cela m'évoque le nez de La Coume Gineste 2001 de Gauby. Les flaveurs sont empyreumatiques avec un peu de beurre un peu rance de manière sporadique et sans doute un peu de thym. Le contraste me saisit avec la bouche qui est fine comparée au nez avec une agréable acidité en toile de fond sur des saveurs de bonbon des Vosges au pin qui gagne aussi le nez. Un vin puissant surtout au nez mais cela est la cause d'un contraste avec la bouche et d'un déséquilibre à mon sens, est ce dû à la relative ancienneté du millésime ou à son transport récent? Il reste un demi-flacon qui donnera sa réponse demain.
Le flacon a été conservé au réfrigérateur, il est terminé le lendemain de son ouverture à midi.
Point de changement en ce qui concerne la couleur. Le nez conserve cette attaque puissante à peine amoindrie à la sortie du réfrigérateur (elle m'évoque le seigle), mais le nez est monolithique sur cet arôme, en fait je pense que cela provient du passage en bois de ce millésime. La bouche est plus agréable, fine avec une belle suavité et une belle acidité, la longueur est moyenne. Par contre le nez pour moi est source de déception par rapport à mes souvenirs datant de quelques années en ce qui concerne ce millésime 2002, je pense que le fruité a diminué mais que le boisé est demeuré, cause de déséquilibre, par conte la bouche est fine et plaisante.

Les Sorcières 2008

Jérôme Perez : ce vin a besoin d’air pour s’exprimer totalement : la réduction initiale laisse place à une dominante épicée. C’est un vin souple, élégant, facile d’accès, aux tannins bien intégrés.

calis : belle couleur de profondeur moyenne, larmes assez nombreuses légèrement colorées, disque net brillant reflet violine. 1er nez : notes fermentaires, grillé. 2éme nez : notes chaleureuses de fruits confiturés, une touche foxée, torréfiée. L'attaque et souple avec directement une matière fondu accompagné d'une belle fraicheur qui tient la bouche jusqu'a la finale qui elle est encore un peu anguleuse. Apres 3h d'ouverture le nez et plus profond sur le fruit noir et les épices et la bouche est devenu plus gourmande, plus crémeuse. La bouteille ne fait pas un pli. Le verre vide dégage de belles notes de cerise noires très nets. J'avoue que les notes a l'ouverture m’ont fait un peu peur, sans une belle aération je serais passé a coté mais l'ensemble est plaisant, je pense que c'est un vin convivial à partager.

icna : Le nez est assez discret sur les fruits noirs, on a comme une sensation de beurré. L’attaque est sur le fruité, la cerise, les fruits noirs. Le vin est plein avec une belle matière, un peu épicé, avec de la réglisse et du café. C’est plutôt rond et charmeur. La longueur est correcte mais est un peu amer et asséchant. La finale parait presque tannique, ce qui est dérangeant pour un vin de soif.

DFried : Là encore un bouquet très fruité. Pas un nez hypnotique, mais gourmand, où le cassis et un ensemble de fruits des bois s'exprime sans retenue. Egalement encore de la puissance, mais suffisamment domptée par des petits fruits noirs très présents et savoureux au palais. Un vin de plaisir parfait à table en ce moment qui devrait encore gagner en souplesse avec les mois. En attendant une très jolie fraîcheur et une très jolie matière.

Les Sorcières 2007

arelate : La dégustation de cette bouteille a confirmé mes récentes impressions sur le millésime précédent. Ouverte deux heures avant le repas. Robe sombre, reflets violacés. Bonne longueur. Nez fruité. Bouche fraiche, vive, un peu de perlant au début qui s'estompe très vite pour ne laisser subsister que le fruité. Bonne longueur. Bref, un vin de gourmandise sans problème qui se boit avec bonheur sur sa jeunesse. 15/20

fremanu : bouteille servie sans passage en carafe, mais ouverte 2 bonnes heures avant.
Nez sur la mure, légèrement animal. En bouche, c'est très rond, un beau volume qui envahit tout le palais, le coté animal du nez n'est pas retranscrit dans la bouche et, finalement, les tanins sont très bien fondus. La fin est légèrement marquée par l'alcool et la persistance est plutôt courte.

YOTTEN : Bouteille ouverte 2 heures avant service, dégagée aux épaules. Bouteille dégustée sur 2 jours. La robe est sombre et profonde. A l'ouverture, le nez est un assez réduit même si l'on sent quand même derrière tout le fruit qui fait le charme de cette cuvée. Après quelques minutes, les notes de réduction disparaissent mais étrangement, le fruit reste très discret. En bouche, le "problème" de perlant déjà constaté par pas mal de membres se confirme sauf que sur cette bouteille, il ne disparaitra pas rapidement, en tous les cas, pas le premier jour pendant le repas. Ce n'est certainement pas catastrophique, mais cela gâche un peu le plaisir. Comme pour le nez, le fruit a du mal à s'imposer en bouche, ce qui au final amène une légère déception malgré une belle longueur. J'aurais certainement été plus inspiré de le carafer, mais la paresse a eu raison de moi. Rendez-vous le lendemain...
Le lendemain, comme prévu, transformation. Bien sûr, plus de perlant. Le fruit explose tant au nez qu'en bouche auquel vient s'ajouter des notes épicées, j'ai presque l'impression de retrouver la cuvée DBMA 2007 qui me plaisait tant (et que je n'ai pas encore retrouvé sur le millésime 2008, patience...)


Les Sorcières 2006

arelate : J'étais un peu inquiet par ces divers CR lus sur le forum, pais pour ma part : pas de gaz, pas besoin d'agiter la bouteille, pas de carafage, juste ouvert 2 heures avant consommation....et une bouteille qui est passée très vite ad patres...
J'ai bien retenu la couleur (vive) pourpre tirant sur le violacé. Par contre au nez pas de fruits rouges, mais plutôt une odeur de cave à vin, et une bouche fraiche, agréable et bien équilibrée. Longueur moyenne. Un vin gourmand et de plaisir qui se boit très facilement. 14/20

Luc Javaux : Une véritable gourmandise toute en fruit, fruits rouges et cerise confite, parfaite à boire actuellement, bouteille vidée à trois en moins d’une demi-heure, preuve s’il en fallait une de sa grande buvabilité. Rapport qualité-prix exemplaire !


Les Sorcières 2005

davidfrt : Robe rouge foncée aux reflets rosés, il ne semble que le vin ne soit pas beaucoup évolué à ce stade. Au premier nez, de bonne intensité, on ressent les épices et les fruits noirs bien mûrs et un aspect boisé surprenant puisque il me semble ce vin ne connaît pas le bois?? Le deuxième nez dévoile plus de fruit. Bouche: attaque souple, on évolue de suite sur des arômes de fruits noirs, d'épices, soutenus par une belle acidité du début à la fin, les tanins sont encore bien présents mais très fins. Finale fraîche de bonne persistance finissant un poil sur l'alcool mais c'est un sudiste. Joli vin qui me plait beaucoup plus à ce stade qu’il y a 6 mois où il m'était apparu fermé?

Domaine de la Chique 2008

Jérôme Perez : voilà un vin costaud et plein, gorgé de soleil. Une matière concentrée sur des saveurs de fruits noirs. Pas trop de complexité, mais ce n’est pas ce que l’on recherche dans ce vin qui joue parfaitement son rôle.


Vieilles Vignes 2008 (Primeurs avant prise de bois)

DFried : du pur cassis au nez comme en bouche. Une vraie gourmandise pour le coup. Une fougue évidente, mais quelle sapidité ! Une 1/2 bouteille sauvée et simplement laissée au frigo a été engloutie en 3 minutes par les convives ce midi.


Vieilles Vignes 1999

Patrick Bottcher : La robe est rouge grenat profond avec toujours de l’évolution. Directement, le vin surprend par son nez : très intense, les notes herbacées s’imposent avec de la gentiane, de l’herbe de bison et un petit côté poivron qui fait penser à un cabernet franc pas trop mûr. Mais les patients sont récompensés par des notes plus nobles de réglisse, de fruit et une certaine présence de chair fraiche (pas de gibier) un peu sanguine.
La bouche est structurées, équilibrée entre l’acidité fine, plus de fruit qu’au nez mais les notes premières du nez sont aussi présentes et perturbent une partie du groupe.
La finale est longue, fraiche avec une pointe d’assèchement. Un peu moins séducteur que les vins précédents mais bien à très bien. 15/50

Vieilles Vignes 1998

Patrick Bottcher : Le vin se présente avec une robe toujours grenat évolué marquée aussi avec une impression de non-filtration. Le nez est assez fermé au service puis s’ouvre sur des notes évoluées (cacao, humus), puis sur du fruit (Fruits rouges et noirs) pour ensuite proposé un peu de pain grillé et de lacté. Après 15 minute d’aération, la torréfaction s’est installée et domine. Très beau.
En bouche, l’acidité est fine et fraiche, l’équilibre qui suit nous étonne par sa qualité (à mettre en parallèle avec les difficultés décrites par Hervé sur son site). En finale on note un peu d’alcool et une pointe de sécheresse le tout sur une longueur moyenne. Pas mal du tout… 14/20

Clos des Fées 2008 (Primeurs avant prise de bois)

DFried : Plus dur que le VV 08 et bien moins agréable samedi soir. Mais ici aussi, dimanche midi, la 1/2 bouteille restante était bien plus sapide quoique un brin plus débridée que le VV. La profondeur est là pour faire quelque chose de haut niveau une fois le vin assagi, si le bois ne lui fait pas trop de mal dans les mois qui viennent (il n'y a aucune raison de craindre cela en l'état).


Petite Sibérie 2007

Jérôme Perez : J’ai moins bien goûté ce vin dont j’attendais beaucoup. Certes c’est bon, mais ce soir-là, je l’ai trouvé assez unidimensionnel et chaleureux. Grosse matière, texture de rêve, quand même. Un peu comme une bombe sexy trop parfaite.

arelate : Dégustée dans la cave au domaine, sans notes, j'ai gardé un excellent souvenir de ce vin. Couleur très sombre, reflet violacé. Nez époustouflant, çà éclatait littéralement sur les fruits noirs. Bouche intense, pleine, beaucoup de matière, et une longueur impressionnante. Une fraicheur qui fait oublier les 16° avoués par Claudine Bizeul, bien que le flacon indique 15°. Seul le prix m'a un peu retenu pour en acheter tout de suite une bouteille. Mais sur le chemin du retour un de mes amis qui m'accompagnait m'a suggéré :"on pourrait se mettre à deux pour l'acheter et la gouter pour un petit apéro avec les copains, non?". C'est chose faire, je viens de l'ajouter à ma commande primeur que j'ai expédiée hier soir ! 18/20

DFried : Très très bien. D'autant que je ne savais pas que c'était la top cuvée que je goûtais (j'ai pris le verre du voisin par erreur). Un cran au dessus de tout. Un brin plus noble que le 05 bu ensemble (et pourtant j'avais vraiment avalé jusqu'à la dernière goutte de ce vin très puissant mais si rond et savoureux). Il faudra évidemment attendre patiemment ce 2007 pour vérifier ce qu'il a vraiment à offrir en termes de saveurs subtiles en plus des beaux tanins et de la longueur indéniablement ample qu'il délivre aujourd'hui. Quoi qu'il en soit pas de baby fat extravagant, ni d'effet chaleureux type fraise Haribo ou trace volatile (pourtant là encore la température de service un brin élevée aurait pu être la porte ouverte aux sensations alcooleuses intempestives. Il n'en fut rien). Un mélange d'épices douces discrètes, englobées dans un panier de fruits des bois très présents. Petite trace boisée tout à fait supportée par la matière veloutée.


(à suivre)
A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 00:57:55
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Conclusions

Patrick Bottcher : Côtés blancs, j’aime toujours ce côté fruit blancs gras et fraicheur qu’on retrouve aussi sur la nouvelle cuvée du Roc des Anges. Cela fait des vins très plaisants apéritifs.
Sur les rouges, même s’ils étaient ce soir assez fermés, les Vieilles Vignes m’emballent par leur cohésion. Si le style est un peu austère, le plaisir est là, dans le fruit et surtout la fraicheur, ultra constante sur la verticale.
Difficile de juger le Lladoner Pelut sur 2 millésimes, mais le Tradition 99 me donne des regrets que ce cépage ait rejoint les vieilles vignes définitivement. (Hervé, même pas un petit demi-muid, l’année prochaine ?)
Le corps de la dégustation est le Clos, ce vin dont Hervé nous confie qu’il se veut un jour être son image d’un grand vin de France. Si je préfère le style des V/V sur les premiers millésimes réalisés, avec dans ceux-ci des perceptions quelquefois comparables aux vins de Gauby, les trois derniers millésimes se démarquent vers des vins denses, complexes, très structurés, beaucoup plus modernes qui contiennent, eux, l’émotion qui me fait les goûter si souvent si jeunes. Du grand art… des vins comme je les aime aussi en Italie !
Pour Faune et De Battre, je passe mon tour… et on revoit cela dans deux ans.

Ca c’est pour le technique, mais dans ces vins goûtés lors de cette fabuleuse soirée, il y a l’homme et quand l’homme est présent, qu’il nous anecdote chacune de ces bouteilles, le vin se met à vivre réellement, à battre intensément, avec ses grands moments, ses faiblesses et sa sensibilité. Vous ne pensez pas qu’Hervé est sensible ? Moi, il y a cinq ans, j’en doutais, aujourd’hui, il fait partie des gens les plus humains que je connaisse. Avant je devais être ignorant, l’ignorance de celui qui connaît mal. Salut l’artiste….

PS : A force de nous permettre de telles dégustations, ne devenons-nous pas des … anges ?



Olivier Mottard : Voilà qui achève une dégustation marathon et exhaustive sur un domaine que je connaissais peu puisque mon plus vieux millésime est 2001 sur la cuvée «Vieilles Vignes». Néanmoins, je suis frappé par la cohérence des gammes.

Même si Hervé Bizeul concède que le blanc n’est pas sa spécialité, on tient avec le 2005 et le 2007 deux beaux exemplaires de vins du Sud.

En rouge, la cuvée «Veilles Vignes» propose un plaisir - peut-être - plus immédiat mais cela ne nuit en rien à a capacité à vieillir et, ma foi, de manière très intéressante, comme en témoignent les millésimes 2000, 2001. 2002 et 2003 semblent partis pour les rejoindre.
Laissons les 2005, 2006 et 2007 mûrir en confiance. En outre, ce sont des vins qui appellent un bon repas et qui offrent un côté assez gourmand.

Avec «Le Clos des Fées», on joue dans un autre registre, pas nécessairement à cent coudées au dessus de la cuvée «Vieilles Vignes» en terme de plaisir. Je ressens peut-être davantage l’empreinte d’un-je-ne-sais-quoi, mélange de terroir et/ou marque du vinificateur. Quoiqu’il en soit, j’ai dégusté un vin toujours très équilibré, assez accessible dès son jeune âge sans pour autant perturber son potentiel de vieillissement. A part le 1999, et, dans une moindre mesure, le 2004, tous les vins sont d’un très haut niveau et l’âge ne fait que renforcer leurs qualités.

Hervé Bizeul produit des vins modernes dans le plus beau sens du terme. Ils sont mûrs, équilibrés et sans élevage ostentatoire. Il réussit également le pari de nous proposer des vins accessibles jeunes mais qui vieillissent admirablement. Voici un tour d’horizon assez exhaustif qui m’a permis de découvrir un domaine attachant. Je remercie à nouveau EricD pour son accueil et Hervé Bizeul, non seulement pour ses qualités d’orateur et de pédagogue, mais surtout pour nous offrir de si beaux vins.



Alfonso :

Ce soir pendant un instant De battre mon cœur s’est arrêté,
Les fées étaient radieuses et on ne pouvait les saisir.
Et ce qu’on ne peut avoir on l’aime éternellement.

NDLR : Quel poète cet Alfonso !



Luc Javaux :

Outre la qualité générale des vins dégustés, nullement surprenante pour ceux qui pratiquent régulièrement la chasse aux Fées du côté de Vingrau, le plus marquant dans cette dégustation a été pour moi la révélation d’une véritable ligne directrice, dans chacune des cuvées présentées, auquel aucun millésime ne déroge.
Quand Hervé Bizeul s’est décidé à produire son vin, il avait derrière lui un énorme bagage en termes de dégustation et ses goûts étaient clairement affirmés. Il savait quel type de vin il voulait produire, car c’est ceux-là qu’il aimait, et il a tout mis en œuvre pour y arriver avec la réussite qu’on lui connaît actuellement.
Inutile de le cacher, j’ai beaucoup d’admiration pour le parcours qu’il a réalisé depuis son installation, pour les risques qu’il a su prendre et qu’il prend encore, pour son esprit d’entreprendre, pour la manière qu’il a de nous parler de ses vins et de sa région, pour sa gouaille, et bien entendu, pour ses vins.
Les vins, je n’en dirai pas grand-chose de plus, tant cette compilation de comptes-rendus est parlante. Si le succès d’un domaine devait se juger par le nombre de comptes-rendus de dégustation qu’il inspire, le Clos des Fées monterait assurément sur la plus haute marche du podium, car si vous avez eu le courage de tout lire, ce n’est pas loin de 250 d’entre eux que vous avez eu sous les yeux. Pas mal, non ?
Merci Hervé !


Luc
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 06:58:41
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Merci Luc pour ce travail de compilation impressionnant. thumbs down
Comme le résume parfaitement Alfonso, ce soir-là, de battre, mon cœur s'est arrêté ... winking smiley

Olivier
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 07:20:53
Quel travail ! Et une information remarquable sur ce Domaine et ses vins...

Merci, Luc smiling smiley

Amitiés,
Thierry
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 07:35:53
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thumbs down Merci Luc, pour le boulot.... ENORME ! thumbs down


Sincères remerciements aussi à EricD qui a rendu tout cela possible, et à Hervé, aussi, qui nous a gratifié de sa présence.

Toutes les notes de ce magnifique CR sont forcément subjectives, c'est cela même qui les rend intéressantes. C'est une des forces de ce Forum de pouvoir mettre quelque chose d'aussi abouti , librement, à la disposition des lecteurs.

Patrick Böttcher
Monomaniaquement Alsace



Modifié 2 fois. Dernière modification le 14/12/09 08:01 par Patrick Bottcher.
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 07:52:11
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Bravo pour ce travail fantastique ! (je voulais dire aussi ENORME, mais Patrick l'a dit avant moi winking smiley)

Eric

Mon blog
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 09:34:21
Quel travail, bravothumbs down
Après cette "autopsie", le domaine s'en sort pas mal du tout contrairement à d'autrescool smiley
Une constatation, la qualité des blancs(du sud) ne cesse d'évoluer positivement, c'est une très bonne chose.
Salutations vineuses,

Christophe


PS : dommage pour la Petite Sibèrie bouchonnéesad smiley
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 09:42:07
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Merci à Eric de m'avoir invité et merci aux autres pour leur énorme boulot.
Je voulais remercier aussi Mr Bizeul pour nous avoir consacré cette soirée!!


Bon, il ne reste plus qu'à tout lire dans les détails!

Alfonso

Par ailleurs, je ne me bats pas pour avoir raison, puisque j'ai raison...winking smiley L.J.
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 09:48:01
thumbs downthumbs downthumbs down

parfait et salivant.

----------------------------

Fabien

Le vin pris avec tempérance est une seconde vie : si vous en prenez modérément, vous serez sobre.
Isaac Louis Lemaistre de SACY



Modifié 1 fois. Dernière modification le 14/12/09 09:48 par Fabien.
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 10:01:04
Bonjour à tous,
Superbe degustation et jolis CR.
Bravo thumbs down
Bruno le chtibb
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 10:12:53
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Citation
Luc Javaux
Alfonso :

Ce soir pendant un instant De battre mon cœur
s’est arrêté,
Les fées étaient radieuses et on ne pouvait les
saisir.
Et ce qu’on ne peut avoir on l’aime
éternellement.


NDLR : Quel poète cet Alfonso !

Rendons à Renard ce qui appartient à Renard!!
à ces Jules :-)))))

Alfonso

Par ailleurs, je ne me bats pas pour avoir raison, puisque j'ai raison...winking smiley L.J.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 14/12/09 10:17 par alfonso.
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 10:12:55
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Si ça c'est pas du partage pour tous ceux qui cherchent des infos sur ce domaine!? tout ce que j'aime. bravo à tous et merci Luc.
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 10:55:48
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Encyclopédie des Fées thumbs down

Gautier
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 11:00:06
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Merci pour cette superbe rubrique, et bravo à tous les intervenants qui se sont mobilisés pour ce "domaine du mois".

Quelle belle lecture pour commencer la semaine!

Cordialement
Roger
Re: A la recherche des secrets du Clos des Fées
lundi 14 décembre 2009 11:16:42
Très beau CR !
Merci Luc.

Marc Lotin

Il ne faut pas toujours tout s'autoriser...mais ne jamais rien s'interdire.
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