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Yquem

Envoyé par Thierry Debaisieux 
Verticale Château d'Yquem
vendredi 09 novembre 2012 23:38:39
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Verticale de Château d'Yquem : World Wine Symposium 2012.

Yquem en dégustation verticale, quel amateur de vin n’a pas rêvé de vivre cela au moins une fois dans sa vie ?



Se retrouver devant ces verres de Château d'Yquem qui remontent le temps a quelque chose de sidérant, d’étrange et irréel. Difficile de se retenir de prendre un verre et de le porter à son nez et à ses lèvres, pendant les explications préliminaires…

Y 2009 :
nez poudré qui mêle fleurs blanches et notes de buis. Le vin est gras en bouche, avec un boisé marqué qui reste élégant. Belle fraîcheur générale avec une note assez nette mentholée/ anisée. C’est à la fois riche et élégant, mais vraiment, l’intérêt est déjà ailleurs.

Château d’Yquem 2005
La robe est or pâle et les arômes sont assez subtils, sur l’abricot, l’orange amère, quelques épices. En bouche, on éprouve un joli gras fondu, une texture très suave et des saveurs élégantes. La finale est remarquable avec une belle acidité sur les sucres vibrants. C’est très bons, mais à ce stade, pas encore grand.

Château d’Yquem 2001 :
La robe est or. Nez puissant sur l’encaustique, la figue, l’abricot et cette constante d’orange amère. La bouche est massive, ample. C’est un vin qui impressionne par sa puissance et sa réserve énorme. La finale est d’une très grande intensité, elle crépite, avec une longueur littéralement incroyable. C’est un très grand vin.

Château d’Yquem 1990 :
La robe est dense, vieil or. Le nez présente un début de rancio marqué avec des notes de noisette, de camphre. Il commence une nette évolution. La bouche est corsée, solaire, un brin amère pour atteindre la toute grandeur. La longueur est très importante, un peu en retrait par rapport à celle du 2001. C’est tout de même un très beau vin.

Château d’Yquem 1988 :
La robe est ambrée. Au nez le vin dispense une grande pureté empreinte d’élégance : si les notes d’abricot et d’orange amère sont là, une touche florale apparaît. La bouche est superlative dans un grand équilibre aérien et la longueur est impressionnante. Un grand vin.

Château d’Yquem 1982 :
La robe est ambrée. Les arômes sont discrets, sur la mangue, les fruits très mûrs. La bouche est compacte, monobloc avec un léger creux avant la finale qui est assez intense, sur une acidité marquée, des notes de graphyte. Très belle longueur portée par la vivacité.

Château d’Yquem 1970 :
Robe ambrée. Si le nez est discret, il annonce cependant les notes safranées légendaires, bien présentes. La bouche présente un profil plus léger, avec des saveurs qui personnellement m’interrogent sur leur netteté mais qui en tous cas, manquent de pureté. Belle vivacité en finale sur des notes de café.

Château d’Yquem 1967 :
La robe est ambrée. Le nez est clairement sur le rancio noble, camphré légèrement avec des notes de safran. La bouche est complète, très savoureuse sur un équilibre parfait avec des notes de café et d’orange amère. Formidable finale sur une vivacité vibrante. C’est un très grand vin.

Château d’Yquem 1959 :
La robe est ambrée soutenue. Le nez est ouvert sur un rancio de qualité, un peu éthéré. La bouche est suave, bien fringante encore avec cette constante note safranée. Grande longueur pour un très bon vin qui a encore bien des choses à raconter.

Jérôme Pérez
Re: Verticale Château d'Yquem
samedi 10 novembre 2012 02:39:25
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Quelle serie Jerome! J'ai un grand souvenir du 2001, un vin enorme.

Profites en bien avec l'ami Oliv.

Didier
Re: Verticale Château d'Yquem
samedi 10 novembre 2012 17:16:33
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Verticale du Château d'Yquem - WWS, 9 novembre 2012





Y 2009


La robe est très claire, sur un léger jaune grisonnant.
Le nez est léger, sur des notes de sauvignon, entre le bourgeon de cassis et le poivre blanc.
La bouche est construite autour d'une belle ampleur, sur un impeccable équilibre matière/acidité.
L'aromatique en bouche est très discrète, transparaissent à peine de légères notes de miel.
Un vin agréable mais qui laisse une impression de fermeture.
Il semble urgent d'attendre !



Château d’Yquem 2005
13°5 - Sucres réducteurs 141g/l - Acidité totale 3,66g/LH2S04


La robe est jaune paille.
Le nez est très plaisant, ouvert et élégant, sur de jolies notes d'ananas frais et une pointe de toffee.
L'attaque offre un beau volume, le vin est concentré mais sans lourdeur perceptible et ce grâce à une acidité qui relance remarquablement bien le milieu de bouche.
La finale s'étire sur le même enchainement et laisse un côté tactile et salivant très long en bouche.
L'aromatique est en revanche assez fermée, sur des goûts nets mais neutres légèrement miellés.
A attendre pour qu'il se complexifie.



Château d’Yquem 2001
13°6 - Sucres réducteurs 150g/l - Acidité totale 4,55g/LH2S04


La robe est plus teintée, sur un doré léger.
Le nez est concentré, sur de puissantes notes minérales qui prennent le pas sur un côté papaye confite.
La bouche possède un volume incroyable, quasi crémeux, d'une largeur extrême dont on se demande comment l'acidité parvient à l'équilibrer.
Et c'est pourtant le cas !
Le vin tapisse littéralement le palais avec un impact assez éblouissant.
La finale se prolonge presque comme le souvenir d'un uppercut, toujours sur de puissants goûts minéraux.
Un vin monumental de puissance contenue.
L'avenir lui semble éternellement ouvert tellement sa matière est énorme.
Grand vin ! thumbs down




Pierre Lurton & François Mauss




Château d’Yquem 1990
12°7 - Sucres réducteurs 126g/l - Acidité totale 3,95g/LH2S04


Changement de registre, on plonge dans les millésimes !
La robe est sur un doré notable.
Le nez est plus évolué, patiné, sur de fines notes grillées, de caramel brun et de café.
L'attaque est fraiche, très élancée et si elle est moins volumineuse que celle de son monstrueux prédécesseur, elle possède toutefois beaucoup d'énergie.
Les goûts sont assez discrets mais d'une grande finesse.
La finale m'a semblé d'une totale élégance, sur la fraicheur et la très grande persistance.
Un vin très agréable, plus élégant et fin que puissant.
J'ai beaucoup aimé ! thumbs down



Château d’Yquem 1988
13°5 - Sucres réducteurs 123g/l - Acidité totale 3,8g/LH2S04


La robe est sur le vieil or.
Le nez est absolument somptueux de fraicheur et d'évidence, sur de magnifiques notes d'abricot confit et de peau d'agrume.
La bouche possède un volume superbe, quasi parfait, aussi large que long avec des goûts sur l'orange confite, le miel et la cire.
Sa présence en bouche est somptueuse d'équilibre entre une indéniable puissance et une fraicheur parfaite.
Sa finale élégante, déliée et d'une infinie saveur appelle à reprendre le verre.
Un très grand vin d'accords potentiels, absolument somptueux d'équilibre !
Magnifique ! thumbs downthumbs down



Château d’Yquem 1982
13°2 - Sucres réducteurs 108g/l - Acidité totale 4,51g/LH2S04


La robe est bronze.
Je ressens une pointe de liège au nez.
La bouche confirme malheureusement que le vin est affecté...
Je glisse un clin d'oeil attristé à François au moment où d'autres dégustateurs lui signalent le défaut.
Je vous renvoie donc au compte rendu de Jérôme pour l'appréciation détaillée de ce vin.

Merci François pour le sauvetage de quelques décilitres qui m'a néanmoins permis de goûter le vin !
J'en rougirais de honte pour ce énième geste si je n'étais pas déjà cramoisi depuis deux jours...






Un auditoire sous le charme





Château d’Yquem 1970
14°25 - Sucres réducteurs 102g/l - Acidité totale 4,61g/LH2S04


La robe est bronze.
Le nez est peu causant, laissant apparaître de légères notes de café à l'aération.
La bouche attaque sur une acidité élevée, le vin semble moins liquoreux que jusqu'ici mais possède une tension aérienne magnifique.
Plus fin que puissant, sa structure est déliée et pleine d'énergie.
Les goûts sont complexes, sur des notes épicées, notamment le safran qui pointe puissamment son nez.
La finale est salivante et longue, d'une totale fraicheur et possède presque la sensation laissée par un blanc sec (comparé à ses pairs bien entendu).
Un vin épicé et agréable, qui semble à point.




Château d’Yquem 1967
14°7 - Sucres réducteurs 116g/l - Acidité totale 4,61g/LH2S04


La robe sur le vieil or commence à tirer vers l'acajou.
Le nez est serré, marqué par une volatile assez haute et sur des notes incroyablement épicées (safran en particulier).
La bouche est monumentale de noblesse, offrant un point d'équilibre fabuleux entre une acidité énorme et une liqueur parfaitement bien intégrée.
Mais la différence se joue sur la qualité des amers qui allongent interminablement la bouche en la portant vers des touchers aériens et pourtant impactant.
La partition jouée alors est fabuleuse de complexité et de longueur infinie.
Et l'infini, tout le monde le sait depuis Woody Allen, c'est long, surtout vers la fin.......
Vin génial de style et d'élégance !
Grand, très très grand ! thumbs downthumbs down



Château d’Yquem 1959
14°3 - Sucres réducteurs 121g/l - Acidité totale 4,31g/LH2S04


La robe est similaire au 1967.
Le nez est complexe, sur des notes d'orange amère, de caramel et toujours de safran, une constante incroyable sur les vieux millésimes.
La bouche possède beaucoup de volume et de concentration mais moins de charme et d'équilibre, d'énergie que le 1967.
L'ensemble produit joue sur un registre plus puissant, plus confit qui sied moins à mon goût.
La finale est très longue mais avec moins d'énergie.
Le retour sur le 1967 confirme la différence de classe entre les deux vins.


Bilan :
Que dire après une telle piste aux étoiles ?
Premier constat d'évidence : les équilibres sont d'école, aucun vin n'est jamais marqué par une liqueur pâteuse ni par des acidités mordantes ou des finales amères.
Second constat tiré : Yquem doit impérativement être attendu pour exprimer son génie, cette capacité fabuleuse à équilibrer une grande puissance pour offrir des bouches d'une légèreté diabolique et d'une finale brillante !
1967, 1988, 2001, 1990 (comme le merveilleux 1983 bus avec les Gunthards) : tous des vins d'une longueur en bouche énorme, portée par des équilibres de danseuse sur pointe !

Si un grand vin se juge sur la longueur de sa finale, aucun doute qu'Yquem est un très grand vin.
J'ai bien dû conserver la multiplicité de ces goûts safranés, d'orange, d'épices et de caramel une bonne demie heure après la dégustation.
A tel point que je me demandais bien comment j'allais pouvoir enchainer le repas derrière...

Oliv

Re: Verticale Château d'Yquem
samedi 10 novembre 2012 17:35:21
Yquem 2001 est un vin énorme dont nul , en dehors des spécialistes du domaine , ne peut prédire l'avenir .Mais je ne vois pas ce qui l'empêcherait d'atteindre le niveau des plus grands ........à mon humble avis .

Je suis également d'accord avec Oliv sur Yquem 1983 ( naissance de ma fille oblige ) que je mettrais au 4ème rang dans cette liste .

Seuls des Yquem très, très anciens peuvent lutter avec ces stars mais dans un style différent et là c'est l'affaire de François Audouze winking smiley

Raymond
Re: Verticale Château d'Yquem
samedi 10 novembre 2012 19:27:18
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2001 fera partie des immenses Yquem. Il est dans le top historique d'Yquem.

J'ai lu avec intérêt les comptes rendus de Jérôme et oliv.
On ne rend pas assez justice au 1959 qui est un très grand Yquem.

Le voici comparé à d'autres Yquem :

Troisième série : Yquem 1983, 1967, 1959, 1955. Pour le 1983, le sucre est très sensible, mais compensé par une belle acidité de citron vert. C’est un classique et bon Yquem. Le 1967 a une attaque de thé, de bois amer. Le volume de ce vin est énorme. Il est très intéressant car il n’est absolument pas conventionnel. J’aime justement le côté atypique de ce vin. Le 1959 est très léger, aérien et subtil. Quel contraste avec le 1967 ! Il est extrêmement élégant. Le 1955 est la synthèse des deux vins précédents. Il est intéressant à explorer. Il y a des fruits confits. Le final est imposant. Je fais un second et un troisième tour pour décider lequel est le premier car c’est compliqué. Le 1967 est très grand, mais avec un aspect de thé. Aussi, je préfère le 1955. Le 1959 est de plus en plus grand. Il est extrêmement difficile de choisir. Je commence à écrire 1955 – 1967 – 1959 – 1983.
Mais en fait mon classement est : 1955 – 1959 – 1967 – 1983. Le fait de mettre le 1967 seulement en troisième place montre que les deux autres sont particulièrement brillants. Bipin dit que le 1967 est le plus “exotique” de tous les Yquem et ajoute : “c’est le plus Pomerol des Sauternes”.


Mais sur la dégustation de 28 millésimes d'Yquem, il n'était pas dans le classement final alors que 1988 y était (2001 n'était pas présent) :

Mon classement final est : 1899 – 1921 – 1945 – 1948 – 1947 – 1937 – 1989 – 1988 – 1976.

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Cordialement,
François Audouze
Re: Verticale Château d'Yquem
samedi 10 novembre 2012 20:14:44
Preuve que ,contrairement à ce que je disais à Jérôme en réponse à son compte rendu , il y a des divergences d'appréciation même sur les Sauternes .smiling smiley

J'ai bu 2 fois Yquem 67 et 2 fois Yquem 88 : pour ces bouteilles là il n'y avait pas photo en faveur de 1967 .
Quant à Yquem 1989 ( c'est celui que j'ai bu le plus souvent après Yquem 1990 grâce à un beau frère qui avait acheté une caisse de chaque !!! ) je ne comprends pas ce qu'il vient faire à ce niveau de classement ???

Raymond
Re: Yquem
samedi 10 novembre 2012 20:45:16
avatar
Raymond,
Dans la trilogie, je place nettement le 88 avant les autres.
Mais c'est la magie de la dégustation que devoir parfois un vin qu'on n'attendait pas.

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Cordialement,
François Audouze
Re: Yquem
samedi 10 novembre 2012 20:59:16
François, mon petit doigt me dit que tu as du boire trop souvent 1967 ( pour une bonne raison ) et que tu en es un peu blasé smiling smiley

La deuxième fois que j'ai bu le 67 ( nous étions 4): le silence s'est fait et nous avons abandonné tout dessert pour le boire seul !
Peut être qu'avec 20 ans de plus 1988 l'égalera .

Mais ce qui est impressionnant avec 2001 c'est que d'ores et déjà , malgré sa jeunesse , lourd handicap pour un Sauternes , il est au niveau des plus grands

Raymond
Yquem 1997
mardi 13 novembre 2012 09:25:39
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Yquem 1997 : 1/2 bouteille bue sur 2 jours, nez très expressif d'abricot le premier jour; en bouche, c'est de l'abricot pur avec cette acidité sous-jacente qui le caractérise. C'est aussi du fruit de la passion mais moins prononcé que la dernière fois que je l'ai goûté. Il y a aussi du caramel mou mais le vin me semble plus monolithique qu'il y a un peu plus d'un an. Le deuxième jour, le nez est plus discret, presque absent. Le registre olfactif est plus floral. En bouche, c'est le côté rôti qui ressort le plus et c'est beaucoup moins complexe que la dernière fois ou même que 48 heures auparavant. Cela reste néanmoins très bon mais, à l'aveugle, je ne suis pas certain que j'aurai accepté de dépenser autant pour cette bouteille. Peut-être le vin est-il dans une phase quelque peu ingrate ou peut-être étais-je trop fatigué pour l'apprécier à sa juste valeur...confused smiley

Pierre
Re: Yquem 1997
mardi 13 novembre 2012 09:53:48
avatar
Je l'ai bu aussi en 1/2 bt il y a une semaine :

Pour les délicieux desserts, nous buvons un Château d'Yquem 1/2 bouteille 1997. La couleur est déjà très abricot. Le nez est riche. Le vin a un fort alcool et un sucre impérieux. Mais il est glorieusement agréable. C'est un guerrier qui réagit parfaitement aux subtilités des desserts. C'est certainement un Yquem qui sera immense dans vingt ans.

Il me semble qu'il faut l'attendre maintenant. A laisser dormir.

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Cordialement,
François Audouze
Re: Yquem 1997
mardi 13 novembre 2012 10:01:37
avatar
Alors ça va... j'en ai encore pas mal dans ma cave smiling smiley
Y d' Yquem 2004.
vendredi 16 novembre 2012 18:06:28
Y d' Yquem 2004.
cr tirés de cette dégustation.

Hubert.

Un silence évocateur remplit le salon à la découverte du vin suivant, puis arrivèrent les superlatifs, de toute évidence, nous sommes face à un grand vin. Au nez comme en bouche, celui-ci nous offre des notes de sous-bois, de champignon, d’humus, de craie, de fleurs blanches… parfaitement fondues et harmonieuses. Opulent sans être dispersé, généreux sans être prodigue, élégant sans être snob, le vin n’est reste pas moins une énigme, nous le situons en-dehors des Graves en général et de Pessac-Léognan en particulier, voire en-dehors de la région. Mais il n’y a pas de pirate à table et Y est évoqué, sans que personne n’ose l’affirmer. C’est pourtant bien lui, Y 2004 de Yquem, qui accompagne superbement un excellent pot-au-feu de foie gras, bien que le vin puisse, très largement, se déguster pour lui-même.

Olivier.

Les premières gorgées précèdent le silence ... on se regarde ... ce silence est aussi d'Yquem ... comme l'aurait dit le regretté Frédéric Dard. Avant que ne soit révélée l'étiquette, l'avis est unanime : on est en présence d'un grand blanc (ce ne sont pas les quelques squales présents ce soir là qui me contrediront ..). Tactilement, c'est superbe : quel toucher de bouche. On est sur de la soie, de la craie fine, qui caresse à chaque gorgée nos palais. L'accord avec le pot au feu de foie gras est magnifique.


Daniel.

Je me méfie toujours de la surenchère à l' épithète dont je ne suis pas avare, mais les regards échangés en silence, les expressions des visages, indiquaient bien que ce vin ne jouait pas dans la même cour que le vin précédent, déjà superbe ( le Plantier du Haut-Brion 2007). A nouveau, à l' instar de ce dernier, je pourrais dire de l' Y d' Yquem que "son nez est superbe de complexité, de finesse, d' harmonie", mais je ne rendrais pas grâce à son surcroit de précision toute diamantine, à sa délicatesse presque diaphane, comme à sa subtilité quasi angélique, toutes qualités réunies dessinant un tableau aromatique de maitre où chaque arôme élève son archétype en quintessence.
Si le nez vous fait monter au ciel, c' est en bouche que le ciel prend corps en faisant descendre ses anges. Grain d' une finesse superlative, tout en subtilités, mais résolument incarné ; équilibre souverain d' une synthèse d' harmonies croisées ; tension d' une légèreté incomparable ; longueur au goût d' éternité. Que dire de plus, sinon merci.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 16/11/12 18:10 par daniel popp.
Château d'Yquem 1982
mercredi 21 novembre 2012 20:46:04
Château d'Yquem 1982

Première dégustation d'Yquem. La bouteille est bue en dessert avec un gâteau vanille/mangue.

La robe est ambrée. J'extrais le bouchon qui s'avère intact, à peine imbibé. Au nez le breuvage est calme, sur le sucre, le miel et quelques pointes d'agrumes. En bouche le sucre domine d'abord puis le miel apparaît suivi par les agrumes et enfin, en fin de bouche, des notes épicées. Très belle longueur en bouche qui séduit tous les convives. J'adore.
jpm
Re: Château d'Yquem 1982
mercredi 21 novembre 2012 23:31:01
avatar
"J'adore".

Bienvenu au club !

Benoît.
Re: Château d'Yquem Sauternes 1997
samedi 24 novembre 2012 21:44:28
avatar
tomy63 écrivait:
-------------------------------------------------------
> Château d'Yquem Sauternes 1997
>
> Mon premier Yquem, goûté au salon RVF 2012 :
>
> Un grand Sauternes, très liquoreux, très sucré. Au
> nez on trouve des fruits jaunes, pâtes de coin et
> fruits secs qui commencent à arriver, un peu
> d'exotisme également. Il peut attendre longtemps
> encore, il fait assez jeune. Seul léger bémol, on
> aurait pu attendre un peu plus d'acidité et de
> fraîcheur encore, même s'il n'y avait rien
> d'écoeurant loin de là. Un grand vin mais un
> rapport qualité/prix pas terrible, la différence
> avec les Coutet, Doisy Daëne, Haut Peyraguey,
> Guiraud, Suduiraut... n'est pas si énorme que ça,
> en tout cas pour un novice comme moi.

Justement j'ai acquis une bouteille sur millésima.com... à 27 euros de mémoire. Je pense l'ouvrir prochainement car je ne bois presque JAMAIS de liquoreux, non pas parce que j'aime pas, mais parce que je ne trouve jamais l'occasion et on a aussi de très bon liquoreux en Suisse grinning smiley...qui ont peut-être besoin de moins de temps pour s'exprimer.

Faut-il ouvrir la bouteille longtemps à l'avance et 13°C est-ce la bonne température de service ? Ou est-ce qu'il est encore trop tôt pour l'ouvrir... (On sait jamais avec ces liquoreux)
Re: Château d'Yquem Sauternes 1997
samedi 24 novembre 2012 21:58:32
avatar
Justement j'ai acquis une bouteille sur millésima.com... à 27 euros de mémoire.

27 € pour Yquem 97 ??? Millésima n'est pourtant pas connu pour avoir des prix doux confused smiley

Eric

Mon blog
jpm
Re: Château d'Yquem Sauternes 1997
samedi 24 novembre 2012 22:00:45
avatar
il s'agit de Guiraud je pense, cf autre post?

Benoît.
Re: Château d'Yquem Sauternes 1997
samedi 24 novembre 2012 22:06:35
avatar
Je viens d'aller voir sur le site : il est à 275 € (soit 10 fois le prix que tu annonces...). Erreur de virgule ?

Eric

Mon blog
Re: Yquem
samedi 24 novembre 2012 22:57:39
avatar
Citation
Erreur de virgule ?
sur le taux d'alcoolémie ? grinning smiley

frédéric Gautier, passionné
membre de poids de LPV haute-normandie ...
fgsuperfred.canalblog.com
Re: Yquem
dimanche 25 novembre 2012 00:46:35
avatar
Et on se demande pourquoi les suisses font monter les prix quand ils passent en France !

Benoît L. - LPV Lyon 2
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