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Est-ce vraiment une affaire de goût ?

Envoyé par Jérôme Pérez 
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
mercredi 01 février 2012 23:40:31
DamienH écrivait:
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> Oncle Charly, votre approche ne fait que confirmer
> la mienne, quoique vous en disiez : comme le dit
> Jérôme, qu'est ce qui nous dit que les peintres de
> Lascaux ne disposaient pas d'un statut d'artistes
> déjà à leur époque?

La notion d'auteur (et sans doute aussi d'artiste au sens où on l'entend aujourd'hui) prend racine à la Renaissance et trouve même sa forme, telle qu'on la conçoit maintenant, au XVIIe siècle si mes souvenirs sont bons. Il y a une littérature assez abondante sur le sujet. Je crois que Clément Marot est une figure charnière dans ce changement de paradigme et les romantiques ont contribué à "enrichir" la notion d'artiste. C'est un vaste sujet, passionnant, mais je doute quand même que le statut d'artiste ait pu entrer dans les catégories conceptuelles des peintres de Lascaux. Cela ressemble plutôt à un anachronisme conceptuel.
Cordialement
Frédéric



Modifié 1 fois. Dernière modification le 01/02/12 23:42 par satristim.
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 07:20:51
avatar
Notre civilisation a 4000 ans. L"aire de Du Broca est présente dans le cerveau humain depuis au moins deux millions d'années. Nous ne sommes rien et pensons avoir tout inventé, même l'intelligence et le génie.
Si tu repositionnes une notion sur le plan historique, fais attention que cette position ne soit pas très relative à une autre échelle. Cela me semble très hasardeux.... Avancer que l'acte qui tend à rendre matériel un concept par la procuration d'une émotion n'est pas artistique me semble relever aussi de l'improbable.

Jérôme Pérez
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 07:44:08
Je ne peux bien sûr (et ne veux, d'ailleurs), empêcher personne de penser ce qu'il veut du travail du vigneron. En ce qui me concerne, sacraliser le vigneron n'est pas un service à lui rendre, l'obliger à adopter une "posture" sociale ou culturelle qui n'est pas la sienne, non plus. Pardon à Damien si j'ai mal interprété sa vision.

La petite Sibérie est ce que chacun veut mettre dans l'acte de l'ouverture d'une bouteille. Une œuvre d'art ? Je ne pense pas. Une vraiment bonne bouteille entre pote, comme un client m'a appelé hier pour me dire que tout le monde planait ? Ca me suffit.

Dans tous les cas, JE ne fait RIEN de plus sur cette parcelle que sur les autres. La vigne n'est pas mieux traité. Aucun programme particulier ou personnel particulier ne lui est attribué. Je n'ai aucun matériel qui lui soit dédié, aucune méthode de vinification qui ne lui soit réservé, aucune barrique différentes de celle du clos des fées. La bouteille en verre change mais n'a rien d'exceptionnel. Le bouchon est 100 euros plus cher. On n'en parle pas plus dans l'entreprise, je l'ouvre bien sûr moins parce que je n'en ai pas beaucoup mais elle termine bien souvent une dégustation ici sans qu'on en face un évènement et chacun pense ce qu'il veut. Quand ma belle-mère est là, on en boit un peu plus, parce qu'elle adore ça, mais dans les grandes occasion, on boit surtout des vins d'allleurs, il m'en manque tante à découvrir... Elle n'est pas sacralisé, moi non plus... On l'aime bien, mais ni plus ni moins que nos autres vins. C'est comme les enfants...

Si c'est un acte artistique de ma part, c'est alors tout à fait innocent et inconscient... C'est le cas je pense de, par exemple, bien des vignerons en Bourgogne, qui cultivent avec amour 15 ou 25 crus et en tirent des vins de goût et "grandeur" ou "émotion" différent. Le tout sans pouvoir changer un millésime ou transcender une position géographique sur la Côte. J'aimerai qu'on me dise alors où est l'artiste et ce qu'il fait ? Son boulot, pratique, au quotidien.

90 km de tramontane, -7 donc avec le facteur vent - 12 ressenti, les "artistes" qui vont aller tailler la vigne ce matin (sans moi qui part à Paris faire l'artiste en promotion...) vous transmettent leurs vœux amicaux...
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 08:00:12
Ben moi je vais bruler les sarments, ça me réchaufferasmiling smiley

Thierry
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 08:49:52
avatar
Hervé, je suis tout à fait d'accord avec toi (ça va finir par se savoir, faisons gaffe) : la sacralisation du vigneron est une dérive que ce dernier sait bien souvent très mal gérer. J'ai rencontré quelques gars qui avaient l'air d'être des toupies qui tournaient comme des folles sans plus toucher le sol. C'est un problème pour eux car il m'a semblé évident que ce déracinement ne leur réussit pas, et c'en est un pour moi, car en général ce genre de vigneron est en croisade, et ses tarifs s'en ressentent... sans obligatoirement un lien avec la qualité.

Oncle Charly : artiste pyrotechnique va!

Frédéric, tout n'est question de paradigme, en effet. mais je penche du coté de Jérôme, car appliquer des bouts de paradigme issus de la renaissance et du XVIIe à notre monde moderne ne mènera à rien... surtout quand la notion que tu évoques est celle d'auteur (fort intéressante) et celle débattue ici d'art et d'artiste. Certes, l'auteur était central au XVe à cette notion d'artiste, puisqu'elle s'étayait sur son savoir faire, sur "les règles de l'art". Aujourd'hui, avec l'art conceptuel et de manière générale, l'art moderne, le dénominateur commun est l'émotion du "spectateur" ou du "participant" (happenings) à quelque chose ayant comme origine l'humain. Quoique, cette dernière limite semble bouger, puisque des machines ou des chimpanzés à pinceaux sont parois qualifiés d'artistes... monde étrange.

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"Damien pour ce soir, va nous chercher une bouteille de précision à la cave."

Ma grand mère, 89 ans.
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 12:10:20
avatar
Hervé, je suis paysagiste.
Moi aussi je me gèle l' hiver, mes mains ressemblant à des ballons de foot.
Ce n' est pas mon cas mais certains paysagistes créent des jardins, parcs, vraiment magnifique, touchant enfin mets y ce que tu veux.
Ils sont très rares et la magie n' opèrent pas toujours mais quand elle opère, perso, je me trouve vraiment devant une oeuvre, d' art(isant).

La petite sibérie ne doit pas faire planer systématiquement, comme un picasso sur un mur. Son proprio n' en a pas les larmes à chaque fois
qu' il passe devant. Mais si les conditions sont réunis, les sens en éveil des "consommateurs", qu' elle est la différence à s' émouvoir face à ton vin
ou face à picasso?

Amicalement,
Paulo le Normand
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 12:21:42
avatar
Ton dernier point ne me convainc pas vraiment non plus:
"Si c'est un acte artistique de ma part, c'est alors tout à fait innocent et inconscient... C'est le cas je pense de, par exemple, bien des vignerons en Bourgogne, qui cultivent avec amour 15 ou 25 crus et en tirent des vins de goût et "grandeur" ou "émotion" différent. Le tout sans pouvoir changer un millésime ou transcender une position géographique sur la Côte. J'aimerai qu'on me dise alors où est l'artiste et ce qu'il fait ? Son boulot, pratique, au quotidien."

Ma mère est plasticienne et elle est assez pauvre. Elle n' a pas les matériaux voulus, les toiles ou les cadres coutant la peau du cul. Elle
se débrouille avec ce qu' elle a, comme un vigneron avec un village (pour répondre à ton analyse). Un artiste pouvant transcender, transformer. Pour citer un simple village qui m' a ému:
un morey de dujac d' une dizaine d' année.
Désolé si je m' exprime mal, je pense que c' est comprenable! après je me trompe peut-être.

Amicalement,
Paulo le Normand



Modifié 1 fois. Dernière modification le 02/02/12 12:24 par oenopol.
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 12:27:06
avatar
L' idée que le vin puisse être une oeuvre d' art est une notion que je ne partage qu' à moitié. En fait je n' en suis pas sur, mais comme damien
je trouve celà dommage de fermer les portes.

Amicalement,
Paulo le Normand
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 14:41:44
Dans tous les cas, JE ne fait RIEN de plus sur cette parcelle que sur les autres. La vigne n'est pas mieux traité. Aucun programme particulier ou personnel particulier ne lui est attribué. Je n'ai aucun matériel qui lui soit dédié, aucune méthode de vinification qui ne lui soit réservé, aucune barrique différentes de celle du clos des fées

On m'aurait menti?
C'est dingue que les "grands" cru (qu'on plane, qu'on kiffe entre pote, qu'on savoure à l’extrême, comme on veut mais pour moi c'est un grand cru) soient aussi attaché à de "grands" micro terroirs. Le terroir de la petite Sibérie c'est un peu "la Turque" chez Guigal, à part l'endroit rien de spécial et pourtant ça devient un vin très spécial.

90 km de tramontane, -7 donc avec le facteur vent - 12 ressenti, les "artistes" qui vont aller tailler la vigne ce matin (sans moi qui part à Paris faire l'artiste en promotion...) vous transmettent leurs vœux amicaux...

Faut bien que la cuvée mérite son nom!

Simon, né en cuisine, élevé à la cave
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 15:27:47
"En vérité l'art est enfermé dans la nature, celui qui peut l'en extraire, celui-là est un maître."

Albrecht Durer

Il est temps Hervé, que vous passiez à la postérité ! smoking smiley

Cordialement,

André-Pierre

"liberté-équilibre-fraternité"
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 16:02:56
Les gouts et les couleurs
Je prends ce fil de travers. J'aime bien les propos d'Herve a propos de sa soi-disant oeuvre d'artiste eye popping smiley
S'effacer derrière la bouteille, la partager et la faire partager. Voila la vraie raison d’être d'un artisan

Claude
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 16:37:40
avatar
"je confère à des vins le statut d’œuvre d'art, car c'est mon choix, sans donner au vigneron le statut d'artiste."

Cette phrase de François est assez emblématique de la situation.
Chacun décide de ce qui est ou non de l'art, de ce qu'est ou non un artiste, en partant du principe que l'art n'a aucune existence propre, n'admet aucune définition acceptable, sinon dans l'imaginaire collectif et ses représentations individuelles.
Comme je l'ai déjà dit, on peut faire du vin, de la cuisine, de la course automobile, des bijoux ou n'importe quoi d'autre, mais on ne peut pas faire de l'art, pour la bonne et simple raison qu'on ne sait pas ce que c'est, ignorance fondatrice et conceptuelle qui autorise tous les amalgames et les débordements.
Ce qui fait la différence entre un artiste et quelqu'un qui ne l'est pas, c'est précisément l'état d'esprit nécessaire pour passer le plus clair de son temps à produire des choses qui n'ont aucune existence officielle, aucune finalité établie, aucune raison d'être ni aucun intérêt particulier.
On peut trouver un vin sublime, grandiose ou bouleversant, ça n'a aucun rapport avec l'art qui, contrairement à ce que certains semblent croire, n'a pas pour vocation d'être sublime, grandiose ou bouleversant, toutes choses qui sont à la portée de tout et n'importe quoi, l'art y compris il va sans dire et pourquoi pas.
En conclusion, au-delà des histoires de goût et d'appréciations personnelles, ce n'est pas parce que c'est beau et bon que c'est de l'art.
Hervé, dans son exposé sur les motivations et conditions inhérentes à l'exercice de son activité, l'a finalement assez bien exprimé.

Quand à Dali, c'est méconnaître l'homme de croire qu'il se foutait de la gueule du monde.
A ceux qui le pensent, je recommande la lecture d'au moins 2 de ses livres: le Journal d'un génie et La vie secrète de Salvador Dali.
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 17:01:54
ça n'a aucun rapport avec l'art qui, contrairement à ce que certains semblent croire, n'a pas pour vocation d'être sublime, grandiose ou bouleversant, toutes choses qui sont à la portée de tout et n'importe quoi, l'art y compris il va sans dire et pourquoi pas.

Effectivement nous n'avons pas tous la même notion d'art. Je suis d'accord pour dire qu'une œuvre ne doit pas forcément être "belle" mais elle doit quand même tenter d'être au moins un de ces trois qualificatif "sublime, grandiose ou bouleversant", pas forcément les trois en même temps et peut être hermétique à beaucoup de personnes mais ce n'est pas totalement intellectuel ou réservé aux dieux.

Simon, né en cuisine, élevé à la cave
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 17:45:14
avatar
Hannibal, je comprends que tu es artiste et sensible au sujet. Mais ne trouves tu pas amusant qu'au moment ou tout le monde s'apaise un peu et parvient à admettre que si nos visions du monde, et de l'art, et du vin sont différentes, elle ne méritent pas de s'affronter, qu'a ce moment précis, quelqu'un débarque et dit : c'est bien joli tout ça, mais vous vous gourez tous. Et vous le faites au seul motif que j'ai raison. Bon, tu ne nous laisse pas totalement dans le noir de notre bêtise, daignat nous éclairer sur notre i"ignorance fondatrice et conceptuelle" qui nous empêche dès le départ de savoir ce qu'est l'art. Je voulais te remercier d'avoir pris cette peine, ça n'a pas dû être facile venant d'un gnostique.
Pour faire un peu moins dans le comique troupier, ton intervention illustre bien une chose : l'art touche nécessairement aux émotions, et même aux émotions primales et fondatrices, de celles qui nous font vibrer et être qui nous sommes. Les postures exacerbées ne sont qu'autant de tentatives d'être ou pas, de ce monde artistique, des postures existentielles. J'ai un oncle meteur en scène, qui à fait ça et que ça pendant plus de 50 ans, et qui te cracherait à la gueule en public si tu le disait artiste. Mais parce qu'il y a consacré sa vie, tu sembles savoir mieux que lui. de même, mon meilleur ami, Eric, est peintre et nourrit ses 7 enfants avec son talent et sa dé@#$%&. Il vit paumé dans la nature et ne fait "que ça". Suite à cet échange, j'ai causé avec lui de ce débat d'idées, et sa vision était proche de la mienne. Lui aussi a donc tort? Ma grand mère peint aussi, et elle sculptait jusqu'à il y a peu. Ces occupations doivent bien lui prendre 10% de son temps. Ses copine la trouvent totalement artiste, et moi aussi, d'autant qu'elle est douée (même si je n'aime pas tout ce qu'elle fait). Elle a même exposé avec d'autres membres d'une association... faut-il tous les exclure de la définition d'artistes, et vite dire à la bonne centaine d'anciens du club de 3ème age qui les admirent qu'ils se trompent?

Quand à Dali, je sais ses déchirements interieurs, son génie, sa vie chaotique et pétrie d'une dramaturgie d'une rare intensité. J'admire son oeuvre, quasiment en bloc. Tout ceci n'empêche pas qu'il savait aussi se foutre de la gueule du monde, et royalement en plus. C'est tout ce que j'ai dit, au moment ou nous discutions pour savoir si justement le foutage de gueule pouvait exclure l'artiste de son rang, pour manque de probité. Mon évocation de Dali illustrait le fait que non. Ca devrait te rassurer personnellement.

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"Damien pour ce soir, va nous chercher une bouteille de précision à la cave."

Ma grand mère, 89 ans.
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 18:22:00
avatar
Mais ne trouves tu pas amusant qu'au moment ou tout le monde s'apaise un peu et parvient à admettre que si nos visions du monde, et de l'art, et du vin sont différentes, elle ne méritent pas de s'affronter, qu'a ce moment précis, quelqu'un débarque et dit : c'est bien joli tout ça, mais vous vous gourez tous.

Si.

Elle a même exposé avec d'autres membres d'une association... faut-il tous les exclure de la définition d'artistes, et vite dire à la bonne centaine d'anciens du club de 3ème age qui les admirent qu'ils se trompent?

Oui.

Moi je veux bien qu'on mette l'art à toutes les sauces, si ça peut faire plaisir, mais je pose la question suivante: à quoi bon ?
Parler d'artiste du vin, du football ou de la saucisse de Toulouse, pourquoi pas.
Mais grands dieux, pourquoi faire !
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 18:27:54
avatar
quelqu'un débarque et dit : c'est bien joli tout ça, mais vous vous gourez tous

Damien c'est toi qui a commencé le premier à faire ça smiling smiley


Personnellement je trouve la vision d'Hannibal interessante, qui place l'homme et ses desseins à l'origine de l'art.
Peu importe les goûts du public dans l'art non?
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 18:32:06
Mais grands dieux, pourquoi faire !...

...pour rrrien, c'est pourrr faire avancer le schmililiblik, comme l'art, personne ne l'attend, ca sert a rien, socialement orpheline jusqu'à ce que l'oeuvre apparait et prenne une place qui n'existait pas.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 02/02/12 18:32 par El Bingo.
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 18:49:01
Ce qui fait la différence entre un artiste et quelqu'un qui ne l'est pas, c'est précisément l'état d'esprit nécessaire pour passer le plus clair de son temps à produire des choses qui n'ont aucune existence officielle, aucune finalité établie, aucune raison d'être ni aucun intérêt particulier.


Dans la grotte de Lascaux, un seul passait son temps à graver sur les murs quand les autres étaient à la chasse.


Thierry
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 21:02:41
avatar
pareil que JB, la vision d'hannibal remet les choses à leur place....enfin. il doit savoir un peu de quoi il parle...
Re: Est-ce vraiment une affaire de goût ?
jeudi 02 février 2012 21:12:12
avatar
oncle charly écrivait:
-------------------------------------------------------
> Ce qui fait la différence entre un artiste et
> quelqu'un qui ne l'est pas, c'est précisément
> l'état d'esprit nécessaire pour passer le plus
> clair de son temps à produire des choses qui n'ont
> aucune existence officielle, aucune finalité
> établie, aucune raison d'être ni aucun intérêt
> particulier.

>
>
> Dans la grotte de Lascaux, un seul passait son
> temps à graver sur les murs quand les autres
> étaient à la chasse.
>
>
> Thierry

comment affirmer un truc pareil ? Il y a déjà pas mal de temps que la préhistoire n'est plus entre les mains des pères abbés ...

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