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Stéphane Tissot (Domaine André et Mireille Tissot)

Envoyé par olif 
Utilisateur anonyme
Re: En Barberon pinot noir 2001
mercredi 28 décembre 2005 21:27:36
dire que j'ai bu des pinots noirs alsaciens de 25 ans et qui tiennent encore la route (pas beaucoup certes... winking smiley )

et à des prix bien plus raisonnables. En tout état de cause un PN avec un tant soit peu d'ambitions qui ne survit pas à 4 années ... c'est inquiétant. Imaginons qu'il s'agit d'un cas isolé.

Mes Bourgoggnes génériques 1996 du domaine Roumier à (prix actualisé) 6 euros la bouteille ne montrent pas d'usure.
Re: En Barberon pinot noir 2001
jeudi 29 décembre 2005 08:45:43
avatar
Vincent, tu penses bien que le theme du BSS (Bio sans soufre) m'a passe par le tete, mais n'ayant aucune idee sur ce qui a cause que ce vin passe la main a gauche si rapidement, je vais en rester sur une deception pure et simple ... en ttandant d'en re-ouvrir une bouteille d'un millesime plus recent (car plus de 2001 en cave ... je crois).



Anthony
Re: En Barberon pinot noir 2001
jeudi 29 décembre 2005 09:15:32
avatar
Il doit m'en rester, je dois vérifier cela...


Luc
Re: En Barberon pinot noir 2001
jeudi 29 décembre 2005 11:32:54
Bonjour,

Il faut savoir que le millésime 2001 pour les vins du Jura a était, on va dire "trés difficile"...
Manque de maturité, de la pluie au mois de septembre et des foyers de pourriture un peu partout, bref pas sympa a travailler.
Je ne suis pas un adepte des rouges de Stef, mais il faut quand même parler du millésime.
Par ailleur, je ne suis pas convaincu que les autres millésimes de Stef tiennent facilement plus de 10 ans.
On verra...
Pour rejoindre vin100, le prix est conséquentet (pas mal de TRAVAILLE sur le vin) et c'est bien dommage qu'il n'est pas tenu plus longtemps. Je ne pense pas qu'il faille jouer sur l'extraction et l'élevage avec les cépages et les terroirs jurassiens, la magie vient autrement, car j'ai dégusté des rouges de plus de 30/40 ans qui étaient remarquable. Donc c'est possible.
Je crois plus aux Pinots de Jacques Puffeney qui sont pour moi sans égale dans la région. Et que dire des ces Trousseaux.

Saint-Vernier
Re: En Barberon pinot noir 2001
jeudi 29 décembre 2005 16:52:59
avatar
Merci pour les renseignements. Ayant bu le 2000 en 2004 et comme il etait encore en phase ingrate, je me suis dis que ce 2001 pouvait au moin stenir jusqu'en 2005 ou 2006. J'ai oublie de mentionner que le bouchon etait parfait. Pas de coulure ou de teinture et une bonne etancheite.



Anthony
Re: En Barberon pinot noir 2001
jeudi 29 décembre 2005 17:50:35
Saint-Vernier a écrit:
-------------------------------------------------------
> Bonjour,
>
> Il faut savoir que le millésime 2001 pour les vins
> du Jura a était, on va dire "trés difficile"...
> Manque de maturité, de la pluie au mois de
> septembre et des foyers de pourriture un peu
> partout, bref pas sympa a travailler.
> >
>
C' est le même problème en Savoie ....une " cata "pour la Mondeuse ...même notre ami Trosset n'a rien sorti de bon !
Utilisateur anonyme
Re: En Barberon pinot noir 2001
jeudi 29 décembre 2005 18:02:03
"Jacques Puffeney qui sont pour moi sans égale dans la région. Et que dire des ces Trousseaux. "

que du bien !!!!!

et j'adhère totalement à cette idée : les rouges jurassiens n'ont que faire de l'extraction. Leur charme est ailleurs.


et je ne pense pas que ça ait àvoir avec le BSS

toujours un souvenir aussi désagréable du PN 2003 chez ce vigneron. On dirait un Madiran accouplé à un rhône sud. Tout en dentelles... winking smiley

Et un régal avec Bruyères 2000 ou 2001 i forgot
En Barberon rouge 2001
samedi 31 décembre 2005 11:13:52
Anthony,

Je ne pense pas que l'on puisse incriminer le "BSS" dans l'usure prématurée de ce vin parce qu'il ne s'agit pas d'une cuvée sans soufre proprement dite. Première vinification en cuves troncs coniques, par contre. Et depuis 2003 il me semble, pour moitié vendange entière sans soufre, l'autre moitié étant égrappée et légèrement soufrée (pour ne pas avoir d'arômes cuits ou oxydatifs sur le Pinot). Le vin est ensuite soufré à la mise.

Ce 2001 se goûtait plutôt bien dans sa jeunesse mais je n'ai pas pu vérifier par moi-même actuellement, car je me suis rendu compte que je n'en avais pas en cave de ce millésime! Par contre, du coup, j'ai réouvert un 2000, qui m'avait enchanté il y a quelques mois sur table au restaurant, et je persiste à trouver que c'est plutôt bon, bien abordable et avec du potentiel.

Quant au 2003, Vin 100, c'est un vin qui divise! Même moi, un coup je le trouve bon, un coup je le trouve pas bon!

Olif
PMG Tissot
samedi 23 avril 2005 12:48:53
avatar
Bonjour,

J'ai goûté y a 2 semaines la gamme Stéphane Tissot,
très beaux vins, bien faits, droits, en dentelle, ... etc..;
cependant un truc exceptionnel le PMG m'a cloué...
450 g. de sucre résiduel dans les 5 % d'alcool,
beaucoup de fruits, complexité d'arômes, grande concentration portée sur un joli équilibre de fraîcheur sans lourdeur.

Alors vous savez pas où on peut trouver ce vin ?
pacq sur Reims, mon caviste favori, il fait pas.

J'ai été trop long à réagir, fallait pas attendre qu'ils aient rangé
leur *stand* et qu'ils aient quitté le salon.
sad smiley

Mea culpa, maxima mea culpa.

On trouve ce vin chez quel caviste alternatif ?
ou autre par ici, en région septentrionale.

Pacq j'ai pas trouvé de site web, et pas d'infos sur les distributeurs cavistes.

Merci de vos lumières,

Bien amicalement,

Francis
amateur de liquoreux exceptionnels de Patrick Baudouin ( Maria Juby, Après-minuit,...) Francis Poirel, Lescaret, Jean Thevenet ( son Botrutisé c'est quand m^me qq chose) ... etc...
Re: PMG Tissot
samedi 23 avril 2005 15:00:54
avatar
Cf discussion sur "En Barberon" 8 sujets plus bas pour les dernieres nouvelles. Vas falloir te depecher !

Sinon, PMG a ete commente ci et la sur le forum. Ma seule rencontre avec ce vin s'est passee lors du torride ete de 2003, en compagnie de la meilleure clique possible, et il m'a beaucoup plu.



Anthony
Tissot, savagnin 1998
samedi 02 novembre 2002 13:33:00
avatar
Autant le dire tout de suite, je me suis régalé.
Ce vin provient de 2 pacelles, élevé en fûts sur lies pendant 3 ans, sans ouillage. Une sorte de demi vin jaune.
Robe or soutenue.
Nez très Jura savagnin: curry, gingembre, et noix tout y est.
La bouche est superbe d'équilibre et de puissance sur l'alcool de poire avec une belle finale sur la noix bien mûre (vu que c'est la saisson, on n'est pas dépaysé). Bien long.
Ce vin ne fatigue pas, au contraire.
Parfait sur le vacherin du Mont d'or.
Re: Tissot, savagnin 1998
dimanche 03 novembre 2002 18:23:35
Juste une petite correction, Jérôme; ce vin est bâtonné et ouillé la première année puis l'élevage se termine sans ouillage dans des fûts de 2-3 ans ayant contenu du chardonnay. Ce sont donc des raisins sélectionnés spécialement pour cette cuvée et non un fût destiné au vin jaune que l'on aurait stoppé en cours de route.

Je trouve également que c'est une belle expression du savagnin pur qui possède beaucoup de finesse, ce que tu caractérises fort bien: il ne fatigue pas contrairement à  bon nombre de cuvées de savagnin pur un peu lourdes.

Olif
Re: Tissot, savagnin 1998
dimanche 03 novembre 2002 18:56:16
avatar
Dans mon esprit demi vin jaune n'avait rien de péjoratif. Je notais juste que cela correspondait à  la moitié ou presque du temps habituel d'élevage.

Amicalement.

Jérôme
Re: Tissot, savagnin 1998
vendredi 19 septembre 2003 08:01:20
Remontage pour Jacques.
Le 99, actuellement à  la vente, n'a rien a envier à  ce 98. Il est peut-être même encore plus grand!

Olif
jt
Re: Tissot, savagnin 1998
vendredi 19 septembre 2003 19:30:13
Merci Olif.
Et j'espère que le domaine aura toujours du 99 pour le salon du vigneron-indépendant à  Strasbourg en mars prochain.

Jacques.
Tissot, savagnin 1998
mardi 28 décembre 2004 23:04:24
Pour accompagner la petite fondue de saison, dans un paysage hivernal somptueux, ce savagnin 98 a fait merveille!

Certainement pas monolithique, comme j'ai lu quelque part récemment à  propos du 1999 (traverse-t'il une phase ingrate?), mais riche et puissant, avec une perception alcooleuse qui n'est pas sans rappeler le jaune, mais surtout une progression en bouche qui explose au travers de la finale. Il en a encore énormément dans le ventre, et pour de longues années!

Olif

Re: Tissot, savagnin 1998
mardi 04 janvier 2005 14:21:47
avatar
Pas forcément aussi convaincu que toi, Olif, sur le 98. Ouvert sur un turbot aux morilles, cette bouteille m'a laissé un peu perplexe. Monolithique est sans doute inapproprié mais je n'ai pas retrouvé la complexité et surtout la finesse du 99 dégusté il y a 8 mois.
Mes impressions sont proches des tiennes mais mon bilan est plus nuancé. Grosse puissance et alcool un peu trop perceptible sur le 98 masque un peu la multiplicité des arômes et surtout la grande minéralité (notes argileuses) trouvées sur le 99. Impératif de le servir à  une température idéale. Lors du service, légèrement trop frais pour tenir le repas, le vin est castré, enroué et en fin de repas, trop chaud, il en devenait fatiguant. En revanche, au bon moment, des notes de noix fraiches, de pommes cuites et surtout de curry explosent en bouche.
Je ne pourrai pas le confirmer étant donné que c'était ma seule bouteille mais j'ai aussi l'impression qu'il vaudrait mieux laisser dormir ce flacon encore quelques temps...



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Olivier
Re: Tissot, savagnin 1998
mardi 04 janvier 2005 16:48:53
Oliv,

Comme tu le fais remarquer, il n'est pas exclu que le vin ait été trop puissant pour le plat. Sur un turbot aux morilles, je verrais plutôt bien la dentelle d'un beau Côtes du Jura 2001 de Macle, par exemple, ou en savagnin, une cuvée Delphine 1997 de Puffeney.

Ce Savagnin 98, je le perçois en fait actuellement comme un vin coup de poing, sur la puissance, et la fondue au Comté lui est allé à  merveille.

Olif

Re: Tissot, savagnin 1998
mardi 04 janvier 2005 17:51:01
avatar
Le savagnin 2000 de Puffeney dégusté chez St Vernier me semble bien correspondre à  cette sensation de dentelles dont tu parles.



Message edité (05-01-2005 09:34)

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Olivier
La Mailloche 2000
dimanche 06 mai 2007 18:30:38
avatar
Domaine A & Mireille Tissot La Mailloche 2000



J’avais conservé cette dernière bouteille afin de juger du potentiel de cette cuvée au vieillissement et c’est peu de dire que je n’ai pas été déçu.
Mais l’aventure commence la veille avec un gentil forage de tête pour savoir qui sera digne d’accompagner Mademoiselle (qui s’avérera d’ailleurs être un monsieur après une enquête poussée dont la décence m’oblige à taire les détails sur un forum public).
J’épluche mon livre de cave et rien ne m’apparaît évident pour accompagner la mignonne. Muscadet de chez Bossard, bien mais 2004 et 2005, je voudrais les garder encore un peu, Riesling 2002 de chez Blanck, chouette mais un clignotant mémoriel me laisse à penser que la pointe de rondeur perçue lors de son achat risque de détoner sur la chair de l’araignée, Vouvray 2001 de Foreau, à boire, pas à boire… Arrgh, zut, quoi, c’est quand même un comble de ne pas être fichu de trouver son accord parfait lorsqu’on a tout de même un peu de choix. Bon, on est samedi, j’ai encore le temps de la réflexion. Et voilà que mon regard effleure la clayette réservée au Jura.
Tiens ma dernière Mailloche 2000, qu’est ce que ça pourrait bien donner, cette petite affaire ? Je ne sais pas pour vous mais moi, j’adore ce moment là (et il démarre souvent dans la semaine) où je choisis le menu, les vins et où l’ensemble doit former l’accord le plus harmonieux possible. Un joli travail intellectuel avant le plaisir charnel. Tout se mérite quoi !!
Bon revenons à notre Mailloche : le choix est entendu, la bouteille est au frais pour le lendemain et la couleur de notre araignée nous annonce qu’elle est prête à tenter l’aventure…



Dimanche matin.
L’araignée ne s’est pas glissée par le trou de la serrure cette nuit ?! Non, elle est toujours là, attendant patiemment son sort.

Reste à s’occuper du service de notre Mailloche.

A l’époque, Stéphane cirait encore ses bouteilles, ce qui leur donnait une sacrée dégaine mais semblait déstabiliser pas mal de clients. Suite à de nombreuses remarques sur la difficulté de débouchage des bouteilles cirées, il semble que le domaine soit revenu aux collerettes. Me revient en mémoire le débouchage de ma première Mailloche avec tentative de grattage de la cire avant retrait du bouchon, un vrai morceau de bravoure qui s’est conclu par une myriade de petits éclats jaunes sur la table du salon, dans la bouteille et dans les verres.
Changement de tactique depuis cette catastrophe : c’est beaucoup plus rapide, simple et propre et avec un peu d’attention, aucun risque d’éborgner la belle mère avec un éclat de cire.
Il suffit de planter la lame du tire bouchon au travers de la cire,



de le dégager légèrement en retirant les premiers éclats de cire




et de précautionneusement l’extraire en nettoyant le goulot de toute scorie éventuelle.





Le bouchon est correct, légèrement imbibé.



A peine ouverte se dégagent de la bouteille des arômes puissants. Ca s’amplifie avec le service d’un fond de verre pour première évaluation.
La robe est dorée, des notes de vieil or, quasi de bronze, parfaitement limpide.






Confirmation du premier nez perçu, de superbes notes minérales transparaissent avant même l’aération du verre. L’ensemble est d’une grande puissance, sur un compromis qu’on retrouvera en bouche entre l’argile, le grillé et la fumée. La lecture de vos commentaires ci-dessus est très intéressante car sur le moment (et après le Tradition de Berthet Bondet de la semaine passée), je commence à penser : notes oxydatives ou pas ?? Après réflexion, non. La minéralité (intéressante commentaire sur les levures) s’exprime sur ce registre argileux mais aucune trace d’oxydation n’apparait en bouche.
Concernant l’accord avec l’araignée, j’avais un doute sur le niveau d’acidité de ce vin et sur sa capacité à ne pas se laisser écraser par la puissance de l’araignée. Et bien, non, il tient la route. L’attaque est parfaitement droite, sur une acidité tendue mais aucunement tranchante et les arômes en bouche sont d’une étonnante complexité. On retrouve les notes argileuses et légèrement fumées du nez, une pointe de noisette grillée et plus surprenant car jamais perçu sur mes précédentes bouteilles, un goût miellé (mille fleurs) qui apporte une grande noblesse et un équilibre gras fondant en bouche. A l’aveugle, aucun doute que mon esprit se serait porté vers la Montagne de Corton.
La finale longue sans être interminable laisse la bouche parfaitement fraiche. Un vrai délice.
Je pense que cette cuvée a encore de belles années devant elle étant donné l’équilibre manifesté aujourd’hui.

Ah oui, l’accord avec l’araignée ? Et bien, il n’en y a pas vraiment eu à la réflexion. Le repas a plutôt consisté en un rebond entre mets et vin : araignée, poêlée de légumes de printemps et Mailloche.



Les 3 étaient excellents mais chacun a plutôt joué sa partition en solo dans son coin qu’un concerto harmonieux.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 06/05/07 18:31 par oliv.
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