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Scamandre, pourquoi ce nom ? Dieu fleuve dans la mythologie grecque, fleuve côtier de Troade, il prend sa source sur le mont Ida et descend dans la plaine de Troie. Le nom actuel du Scamandre est Küçük Menderes.
Mais c’est aussi le nom d’un lieu dit de la petite Camargue, près de Vauvert. Une histoire d’eau encore puisqu’un étang porte aussi ce nom. Site protégé qui peut se découvrir à cheval, le domaine en est le centre, entre manades de taureaux et élevages de chevaux.
Deux chirurgiens dentistes de renom, un artiste peintre et un œnologue : Scamandre est avant tout une association, une association d'idées …
Nadine et Franck Renouard, Pierre Marie Brisson et l'œnologue Stéphane Beuret ont, depuis 5 ans que ce domaine a été constitué, l'ambition de produire de grands vins en Costières de Nîmes. |
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3 noms pour un pour un domaine, mais jusqu’à il y a encore peu de temps, seuls deux des ces noms désignaient des cuvées : Renouard et Brisson. Le hiatus est aujourd’hui comblé avec une nouvelle cuvée, naturellement nommée Beuret et, surprise, il s’agit d’un vin doux. Une rareté autant qu’une petite merveille.
Blanc déclaré en vin de table, c’est un liquoreux de vendanges tardives issu à parité de chardonnay et de muscat à petits grains. Il n’en existe hélas que 600 demi-bouteilles.
Robe vieil or, ambrée. La richesse est évidente.
Le nez évoque immédiatement le muscat avec ces notes caractéristiques de raisin frais et de rose, mais rien d’entêtant à l’olfaction. La complexité apparaît avec de beaux arômes d’orange confite et de moka.
En bouche le volume est imposant, la liqueur, riche. Des saveurs d’abricot, d’orange se développent en tapissant le palais de l’onctuosité de ce vin.
Magnifique finale sur le citron confit avec une très élégante fraîcheur. Un liquoreux de haut niveau d’une gourmandise esquisse et d’une belle complexité. Une rareté, certes, mais qui mérité d’être goûtée. |
Si j’ai goûté le Renouard 2005, Costières de Nîmes structuré, avec beaucoup d’allonge et de sève, j’ai préféré la cuvée Brisson, Vin de pays d’Oc composé de syrah (40%) et de merlot (60%), élevé en barriques de chêne neuf à hauteur de 40%. Ce millésime 2004 a été mis en bouteilles en juin 2007. Il est lui aussi assez rare, puisqu’il n’en existe que 1200 bouteilles
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Commentaires de dégustation:
Robe très sombre et dense aux reflets grenat. Grande profondeur.
Il faut du temps à ce nez pour qu’il se débarrasse de sa dominante boisée pour exprimer des arômes de fruit noir, des épices et une touche florale.
En bouche, c’est un vin sérieux à la trame très serrée. La densité se retrouve tactilement par une impression de volume très confortable et réconfortant, le soyeux attestant d’une concentration sans rudesse. Les saveurs toastées (cacao et café moka) se fondent avec le temps à celle d’un fruité pur.
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La finale de ce vin puissant et séveux en diable est longue et fraîche et conclue un très beau moment de dégustation plaisir.
Jérôme Pérez |
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