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L'Oustal Blanc, La Livinière 2005
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Après avoir oeuvré en Côtes du Ventoux, Monsieur Fonquerle est venu s'installer en Minervois sur le domaine nommé l'Oustal Blanc. Il y est associé à Philippe Cambie.
Tout de suite les vins ont frappé par ce qu'ils avaient de différent ; un concept novateur, aiment à dire les vignerons de ce domaine. De ce concept nous allons reparler : un travail hallucinant de soin et de précision qu'il n'est pas vain de comparer à de la haute couture.
Le domaine fait 11ha 70 dont 1 ha20 en Saint Chinian, le reste de la propriété est sur les terroirs du Minervois et du Minervois la Livinière.
Messieurs Fonquerle et Cambie utilisent des modes culturaux en total respect du sol et de l'environnement (labours croisés de toutes les vignes en gobelets (85% du vignoble), absence totale de désherbants ; traitements au cuivre et au soufre très limités, appliqués avec un quad pour ne pas tasser la terre.); vieux cépages méridionaux, carignans de 100 ans ; grenaches noir et gris de 1957, les parcelles sont plantées au carré en vieux gobelets. |
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Les raisins sont ramassés en caisses de 12 kg ; réfrigérés en chambre froide 24 h ; le raisin est trié deux fois : avant et après l'errafloir . Les raisins sont triés grain par grain.
Les grenaches rouges sont vinifiés dans des cuves de 6 hl en bois, les fermentations alcooliques et malolactiques s'effectuent sous marc (en règle générale).
Les macérations s'étirent de 35 à 60 jours en fonction des dégustations.
Si le rendement moyen de l'exploitation se situe entre 20 et 25 hectolitres à l'hectare, pour cette cuvée MINERVOIS LA LIVINIERE rouge, il est de 15 hl/ha pour une production de 2100 bouteilles en 2005. Ce vin est issu en majorité de vieux grenaches de 75 ans plantés au carré et vinifiés en petites cuves de bois de 500 litres puis élevés en fûts de 600 litres pendant 14 mois associés avec 5 % de très vieux carignans qui sont centenaires.
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Commentaires de dégustation:
La robe est dans les mêmes tonalités que les cuvées précédemment goûtées, sombre avec une dominante grenat, violacée, bien jeune sans aucune évolution, sans opacité.
Le nez est dominé par un fruit très en avant, fruit rouge bien marqué, mais les épices sont présentes accompagnées de notes cacaotées et fumées très légères.
La bouche montre une matière très souple, ronde et suave au fruit très marqué, framboise, mûre, les épices apparaissent au milieu de bouche. La trame est serrée, aucune mollesse même si la dominante est au greanche, l'équilibre est au rendez-vous de ce vin sérieux, de grande envergure qui se termine dans une longue finale où une touche minérale parachève de signer la beauté et la profondeur de ce cru.
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Travail de haute volée, haute pécision : du cousu main : bien peu de vins produits aujourd'hui font l'objet d'autant d'attention. Ils ne ressemblent à aucun autre et privilégient assurément le fruit : mais ils n'en sont pas des bombes faciles pour autant. Le terroir y est magnifié, parce que le raisin y est plus qu'ailleurs respecté. Pour moi, une très belle découverte.
Jérôme Pérez |
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