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Mas Foulaquier, Le Rollier 2005

 

 
     

De l’utilité, s’il fallait encore le rappeler, de déguster les vins sur la durée et de se garder d’émettre un jugement trop rapide.

   
 
 
 
 

Devant le paysage sauvage et majestueux du Pic Saint Loup, Pierre JEQUIER, architecte de métier ne résiste pas. En 1998, aidé par trois associés, il s'installe à FOULAQUIER et vit sa deuxième passion : le vin. Plus tard, en 2003, Blandine CHAUCHAT quitte ses vignes de la Loire pour le rejoindre. Aujourd'hui, ils exploitent ensemble le Mas FOULAQUIER et ses deux terroirs distincts : FOULAQUIER et les TONILLIERES.

"FOULAQUIER", lieu-dit très ancien, abrite un vieux mas et un clos de 8 ha de syrah et grenache plantés en 1990. Le sol d'éboulis calcaire, très profond, exposé plein sud, offre des vins épicés, minéraux et marqués pas les fruits noirs.

Dès le début, Pierre JEQUIER s'est senti responsable de ce terroir et de cet environnement exceptionnels. Aucun produit chimique de synthèse, ni pesticide, ni désherbant, ne viennent polluer le site.

Cultivées en agriculture biologique et biodynamique (les 2 certifications ECOCERT et DEMETER sont en cours), les vignes sont labourées, les vendanges sont manuelles.

A la cave, construite par l'architecte vigneron avec les pierres des vignes, les vins sont élaborés dans le plus grand respect du raisin et de son terroir, avec les seules levures naturelles présentes sur les baies, sans apport de produits œnologiques.

Commentaires de dégustation:

Le Rollier 2006 : 60% grenache, 40% syrah. 18 mois d’élevage en cuve béton.

Une robe sombre aux reflets violines, très dense et profonde.

 
   

Nez simple à l’ouverture, peu expressif, fruit noir.

La bouche est simple elle aussi, sans fard, sapide, et saine. Bon fruit, peut-être un peu de chaleur en finale.

Pas de quoi fouetter un chat ou tout autre animal me direz-vous, pas de quoi en faire un article pour cette rubrique.

Et puis la nuit porte conseil … Je suis quand même déçu, je pensais vraiment trouver autre chose dans ce Pic Saint Loup. Le lendemain Midi, je me sers un verre sans conviction : surprise, c’est bien mieux qu’hier, c’est plus profond au nez, plus suave, plus attirant : fruit noir, certes, mais aussi des notes de garrigue bienvenues. La bouche a pris du poids, mais c’est sans embonpoint, gorgée d’un fruit très pur et une certaine minéralité en finale. Vivement ce soir !

Effectivement, je pleure les dernière goûtes de ce vin : le fond de la bouteille est excellent : un vin dense et charnu avec encore cette impression de liquide gorgé de saveurs mais en sachant rester élégant : quel beau vin de plaisir : il est parfait, mais j’aurais très bien pu passer à côté en étant un homme trop pressé ou trop définitif.

Je me suis alors demandé quelle note un dégustateur prétentieux aurait pu mettre à ce vin à peine la bouteille ouverte, pressé de passer à autre chose. Si on aime le vin, on se doit de le respecter : le savoir en vie, c’est aussi en avoir envie.

Jérôme Pérez

     
 

 

 
 

 

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