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CDomaine de la Rectorie Cuvée Léon Parcé Banyuls rimage 2006
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Le nom de Parcé est immanquablement et définitivement associé à celui de Banyuls à travers deux domaines : le Mas Blanc et celui-ci, le domaine de la Rectorie. Si le premier représente la tradition, illustre la légende des grands vins de grenache, le second, image très bien le renouveau. Non seulement celui de Banyuls, mais aussi celui du Roussillon tout entier : ils ont été au cœur et acteur de la révolution qui s’est jouée ici, non encore achevée du reste et qui a fait reconnaître les vins catalans pour leur très grande qualité, que ce soit en sec ou en doux mutés, reconnaître de nouveaux terroirs comme celui de Maury par la participation à la Préceptorie de Centernach.
Le domaine de la Rectorie est reconnu pour ses vins rouges d’appellation Collioure mais aussi pour ses rimages d’appellation Banyuls. Si les premiers ne m’ont guère séduit jusque-là, j’avoue un faible pour les seconds et en particulier pour cette très belle cuvée Léon Parcé, fleuron de la gamme produite. |
Le rimage est en quelque sorte l’équivalent du vintage de Porto. Dans la vinification et l’élevage, le vin est préservé de toute oxydation à l’inverse des rancios qui sont la grande spécialité de la région. Les meilleurs rimages peuvent rivaliser avec les grands vins portugais et nous sommes en droit de nous demander quels seraient ces vins si les producteurs étaient autorisés à muter avec de l’alcool de raisin de qualité autre que cet alcool vinique neutre à 96 %.
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Coté cuisine : Température de service : 10 à 12°C. Le mariage avec le chocolat noir est un grand classique, sur des fromages de chèvres frais, un machego et sa confiture de griottes, un dessert aux fruits rouges. Pour les gourmets, ce vin doux peut être servi avec un magret de canard aux cerises.
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Terroir : Schistes bruns de Banyuls.
Cépages : Grenache noir 100%. Très vieilles vignes.
Mode de Culture : Gobelet traditionnel.
Rendement : 20 hectolitres par hectare.
Vinification : Vendange récoltée à maturité. Après une macération, on stoppe la fermentation avec de l’alcool que l’on ajoute sur le chapeau de marc pour extraire couleur et arômes. Pour cela, la vendange doit être parfaitement saine. On laisse macérer 2 à 3 semaines.
Elevage : Mise en barrique pendant quelques mois pour lui apporter de la structure. Ouillages réguliers afin d’éviter l’oxydation
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Commentaires de dégustation:
La robe est sombre, dense, mais sans opacité excessive. On note quelques reflets violines.
Le nez est très beau sur les épices (cannelle, girofle, muscade) et la framboise.
La bouche se montre très raffinée, où la framboise domine. Les sucres sont parfaitement intégrés. Quelques petits tannins en finale demandent encore à se fondre, mais marquent aussi le corps de ce vin.
La longueur est très importante, essentiellement sur des notes de fruit, de pain d'épice et de cacao.
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Ce vin comme à l'accoutumée de cette cuvée est plus élégant que puissant, c'est un vin très raffiné. Il est un parfait exemple de ce que l'élevage peut apporter à ce type de vin : de la structure pour affronter le temps. si il peut être bu dès maintenant, il serait dommage de ne pas l'observer évoluer.
Jérôme Pérez |
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