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Domaine Laroche, Chablis Saint-Martin 2005
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Le domaine Laroche a été créé en 1850 par Jean Victor Laroche. Cinq générations plus tard, Michel Laroche, l'actuel propriétaire, se trouve à la tête d'un domaine de plus de 100 hectares répartis sur les quatre appellations de Chablis, dont 5.99 classés en Grand Cru.
Le siège du Domaine se trouve en plein cœur de la ville de Chablis, dans l'ancienne Obédiencerie, là même où les moines abritèrent les reliques de Saint-Martin entre 877 et 887, ce qui explique le nom de cette bouteille.
Si 100 hectares, dans le contexte chablisien, c'est énorme, le domaine Laroche produit, donc beaucoup et surtout, du très bon vin. Michel Laroche est un visionnaire entreprenant qui d'ailleurs a développé son entreprise ailleurs : ailleurs, en France et ailleurs dans le monde. (Mas La Chevalière en Languedoc, Vina Punto Alto au Chili et L'Avenir en Afrique du Sud). Une récente acquisition dans la vallée de Casablanca au Chili vient encore agrandir cette entreprise planétaire.
L'importante taille du domaine n'exclue en rien une viticulture de qualité et de ce point de vue, un grand soin est apporté à la culture comme aux vinifications. Technicité et respect du terroir, le domaine Laroche est à la fois moderniste et respectueux des traditions comme du terroir. |
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Je ne vais pas revenir sur la particularité de ce terroir chablisien et des micro terroirs qui le composent, de cette spécificité du kimméridgien, mais je lisais dernièrement un intéressant document dans lequel il était précisé que si cette appellation était bien rattachée à la Bourgogne, elle n'en était pas moins très proche de la Champagne (50 kilomètres) et que par expression et structure, le chardonnay d'ici ressemblait beaucoup à son voisin champenois avant la prise de mousse. Une remarque digne d'intérêt et qui peut permettre de comprendre cette spécificité chablisienne en Bourgogne… |
Dans une interview de Michel Laroche trouvée sur Internet, ce dernier critiquait la généralisation de l'élevage en barriques ; j'ai eu plaisir à lire ces lignes d'autant plus que pour moi, sans doute à tort, les vins du domaine Laroche avait ce caractère boisé qui m'avait surpris sur quelques Chablis par le passé : et ce vin que j'ai dégusté a fini de me réconcilier et m'a permis de constater que les propos que j'avais lus étaient parfaitement en accord avec ce que je découvrais dans cette bouteille .
Cette bouteille qui surprend dès l'ouverture, mais il faudra sans doute s'y habituer : une capsule pour tout bouchon, une capsule à vis, ça fait un peu curieux au début, mais on s'y habitue fort rapidement. |
Commentaires de dégustation:
La robe est or pâle avec des reflets verts de jeunesse, une belle brillance signe cet examen visuel.
Le nez est très juvénil avec un beau fruit en avant : poire et agrume. Des notes minérales crayeuses sont bien présentes et de bon aloi, rappelant l'origine de ce vin.
En bouche, le vin se montre vif et droit, emprunt d'une belle pureté. Des saveurs de fruits blancs relayées dès le milieu de bouche par des saveurs plus citronnées.
La finale est marquée par une bonne fraîcheur support d'une minéralité dominante. |
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Ce vin très bien fait, surprenant qualitativement pour un générique, possède une grande typicité. Un cas d'école, joli compromis entre le fruité et la rectitude chablisienne.
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Jérôme Pérez |
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