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Pendant mes vacances (En Août dernier) dans le Périgord, pays de mes ancêtres, je ne pus m’empêcher de faire un tour dans le vignoble de Bergerac à la recherche de perles rares ou trésors cachés.
Je choisis donc de rendre visite comme tous les ans au Château Tour des Gendres de Luc de Conti et plutôt que d’aller faire un tour au Château de Tiregand (Mon Pécharmant préféré), je décide de m’arrêter au Château de Tirecul La Gravière domaine de Monbazillac d’une renommée dépassant nos frontières. Enfin, ayant lu beaucoup de bien sur David Fourtout, le Vignoble des Verdots pour finir cette tournée « bachique » s’impose. Je pense avoir réuni ainsi 3 viticulteurs majeurs de ce vignoble, voir les plus grands. Journée parfaite pour la dégustation du vin car juste après les grandes chaleurs de la fin Juillet le temps passe au mauvais avec un ciel gris et couvert.
Premier arrêt :Château Tirecul La Gravière
Le Vignoble se situe au Sud de Bergerac après avoir traversé la Dordogne un peu à l’écart du Village de Monbazillac et de son Château légendaire servant de vitrine à l’appellation. Nous sommes au beau milieu du Périgord Pourpre. Enfin, ici on devrait dire dorée car en appellation Monbazillac ;-). Certainement le plus grand Monbazillac, Bob le compare à Yquem ! Une belle référence.
(Texte suivant source de la propriété, je ne suis pas si connaisseur)
Des vins de Passion !
Au centre de l’appellation, la propriété s’étend sur 10,5 ha dont 9.2 en production dans la fameuse « Côte Nord » de Monbazillac. Classé parmi les Premiers Crus de Monbazillac du siècle dernier et réputée à partir du XVII ème siècle, Bruno Bilancini et sa femme l’exploite depuis mi-1992. Ils essayent d’atteindre le meilleur possible dans l’alliance de la pureté, de la complexité et de l’expression d’un très grand terroir.
S’étageant entre 60 et 100m d’altitude, les vignes sont orientées au nord et à l’est, cela permet une maturation lente conservant la complexité et la finesse aromatique. Le sol est argilo-calcaire avec par endroits des sables et des gravières. Le coteau pentu permet un bon drainage et l’exposition favorise le maintien des brouillards automnaux indispensable au développement du fameux Botrytis cinerea.
Cette propriété fidèle à la typicité historique de Monbazillac, comporte une forte proportion de muscadelle (50%) complétée par du sémillon (45%) et du sauvignon (5%). Si le sémillon est facteur d’opulence, de gras et de rondeur, la muscadelle nous offre sa grande palette aromatique et sa fraîcheur. L’âge moyen du vignoble est d’environ 40 ans, certaines parcelles ont plus de 90 ans. Les cépages sont en mélange dans les parcelles et souvent même dans les rangs, vieilles vignes obligent! Il est actuellement mené un programme de complantation, donc sans arrachage de ces vieilles vignes, pour ramener la densité à l’hectare à plus de 5500 pieds. Les plants sont issus de multiplication de ces vieilles vignes.
Chaque année, ils s’appliquent à ne ramasser que des raisins touchés et concentrés par le Botrytis. Cela implique, bien entendu, une vendange manuelle par tries successives. Elles s’étalent en général sur 6 semaines, de mi-Octobre à fin Novembre. Les rendements varient entre 7 et 12 hl/ha. C’est évidemment le moment crucial de l’année.
Ici la vendange de pourriture noble est respectée au maximum : récolte en baste, pas de manipulation mécanique des raisins, pressurage lent (5h) et écoulement du jus par gravité. Celui-ci est ensuite très légèrement débourbé une nuit en cuve avant d’être entonné en barriques de chêne français. La fermentation se déclenche alors, elle peut durer jusqu’en Juin pour le lot le plus riche d’un millésime.
L’élevage a lieu en barrique pouvant aller jusqu’à 20 mois. Tous les soutirages, les aérations ainsi que les collages sont décidés par la dégustation.
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