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La signature du Moulin des Dames est une maturité parfaite sur un terroir unique qui se révèlera à ceux qui sauront l’attendre.
Moulin des Dames 1999 :
Sémillon 40%, Sauvignon 30% et Muscadelle 30%.
La robe est dorée, profonde et éclatante avec un superbe nez très expressif d'agrumes, de fruits secs et confits avec des notes d'épices venant de la muscadelle qui fait tout le charme de ce Moulin. La bouche ample, pleine de gras, est puissante amplifiant la complexité aromatique de cette superbe bouteille. Une longueur à l'avenant donne la note finale pour cette bouteille qui ne fait pas de vent.
Moulin des Dames 2000 :
Sémillon 40%, Sauvignon 50% et Muscadelle 10%.
Robe Jaune pâle à reflets dorés. Le nez s'exprime sur des arômes de fruits de pêche, coing et florales. En bouche on trouve une vivacité apportée par un coté minérale donnant élégance et équilibre à cette grande Dame. La longueur encore une fois est impressionnante.
Attention les deux bouteilles précédentes étaient ouvertes depuis quelques temps avant notre dégustation. Le domaine recommande d’ailleurs de carafer ces vins avant dégustation pour une température de service ‘environ 14°C.
Après ces 3 blancs du domaine de l’appellation Bergerac Sec, nous passons à l’appellation Côtes de Bergerac. Celle-ci, qui est composée des cépages Cabernet-Sauvignon, Cabernet-Franc, Merlot Noir ou Côt / Malbec, a des critères d’agrément plus stricts que l’appellation Bergerac.
Les vins de Bergerac (AOC) représentent 12 000 hectares et comportent les appellations Bergerac, Monbazillac, Côtes de Bergerac, Montravel, Pécharmant, Saussignac, Rosette
Héritier d'un passé prestigieux et de 2 000 ans de tradition viticole, c'est, selon toute vraisemblance, les Romains qui plantèrent la première vigne en terre de Bergerac.
Bon assez d’histoire, revenons à nos moutons ! Nous attaquons la cuvée Gloire de mon Père 99. Cette cuvée est issue de sols identiques aux blancs donc argilo-calcaire.
Les vendanges toujours manuelles et par tries sont suivies par une vinification qui commence de même par un égrappage total et pigeage. La fermentation longue de 30 jours est effectuée avec de la micro-oxygénation sous marc. Après les fermentations malo-lactique en barrique, suit un élevage en barriques neuves à 50%. Les 50% sont élevés en barriques ayant reçues un vin. Le vin est conservé sur lies avec bâtonnage.
Comme les blancs, le vin de sera ni coller ni filtre, nous sommes à l’époque du ni – ni, non ?
Dégustation :
Gloire de Mon Père 99 : Merlot 50%, Cabernet Sauvignon 50%.
La robe est rouge foncé et intense. Le nez est déjà assez bien développé avec des arômes de fruits noirs et d'épices ainsi qu'un boisé léger. La bouche d'une structure équilibrée présente une belle souplesse et des tanins agréables. Belle bouteille d'un bon rapport qualité prix qu'il faut aérer avant dégustation.
Maintenant nous attaquons les Moulins des Dames rouges !
Il y a peut de différence dans le procéder de vendanges et vinification. La macération est légèrement plus longue et passe à 40 jours et l’élevage est de 15 mois en barriques dans les mêmes proportions barriques neuves, usagées, que la cuvée précédente.
Nous commençons donc par le 99 qui est composé de 60% Cabernet Sauvignon, 30% Merlot et 10% de Malbec. La robe est pourpre soutenue et profonde tirant vers le noir. Le nez développe des arômes de torréfactions avec un boisé vanillé suivis de fruits rouges et noirs.
La bouche a une attaque tout en souplesse malgré la présence de tanins importants. L’ensemble est équilibré et élégant avec un léger creux en milieu de bouche. Une bouteille de garde.
Enfin nous terminons par le 2000, lorsque l’on nous sert cette bouteille la couleur encore plus dense que le 99 est flagrante, on se dit donc que la matière sera encore plus importante (un préjugé déjà). La robe est encre presque noire. Le nez est plus fermé que la bouteille précédente, mais on devine le boisé et les fruits bien mures cachés mais qui se dévoilent légèrement. Une partie de cache-cache qui ne se finira pas car il aurait fallu une aération bien plus longue, la bouteille ayant été ouverte devant nous. En bouche, on sent une densité et amplitude superbe avec des tanins très prononcés mais non agressifs. Le fruit est là, bien mure ce qui donne à l’ensemble beaucoup d’élégance et d‘équilibre. Une belle bouteille je pense dans 10 ans.
J’avoue que j’avais un peu peur car Luc de Conti ayant décidé de faire une cuvée Anthologia en rouge cette année, je pensais que la matière pouvait faire défaut et faire un vin plus dilué. Après cette dégustation, nous sommes rassurés. Cette cuvée Anthologia risque d’être grandiose mais à quel prix !!!!! 40 euros + apparemment, au niveau des grands crus Bordelais. Est ce bien raisonnable ?
Et bien après l’achat de quelques flacons, nous partons pour Bergerac afin de se restaurer, nous en avons grand besoin avant d’attaquer notre dernière visite, les Verdots de David Fourtout.
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