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    Soirée de rêve à Montréal

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    Raisin breton a créé le sujet : Soirée de rêve à Montréal

    Décembre 2017

    Comme chaque année, mon groupe de dégustation finit la saison avec une session de luxe et de rêve, de celles ou le RQP est complètement mis de côté pour une fois. Un des membres connaît les apports et nous prépare de toujours succulents plats faits pour mettre en valeur les liquides ; les autres sont à l’aveugle.

    Chanceux que nous sommes, ce qui a commencé il y a 4 ans déjà comme une réunion de passionnés s’est vite transformé en bande de copains. Alors, peut-être manquons-nous de discipline et de concentration, et nous buvons sûrement trop de vins. Mais le plaisir de partager de bons moments entre amis, s’il nous pousse à quelques excès, nous permet d’apprécier doublement les belles bouteilles !


    Apéritif improvisé

    Bouchard (Domaine), Meursault Perrières 2014
    Nez intense, sur les coquillages, la pomme verte, la pêche, le beurre et une touche de caramel. Frais, riche et très joli. En bouche, l’attaque est tendue, avant que le milieu de bouche ne dévoile un gros volume. C’est ample et crémeux. La finale est longue, acidulée, encore un peu marquée par l’élevage. Très belle bouteille.

    Sur des huîtres crues, même si l’élevage peut poser un peu problème, la tension et la salinité du vin le tirent finalement bien d’affaire.


    Les Blancs

    Ou plutôt le blanc, car malheureusement, le duo de Zind-Humbrecht 2001 a vu un de ses membres sévèrement bouchonné…

    Zind-Humbrecht, Clos St-Urbain Pinot Gris, Alsace Grand Cru Rangen de Thann 2001
    Nez assez intense, d’abord sur le miel et les fleurs. Puis viennent les fruits : litchi, poire cuite, figue. En bouche, après une attaque assez vive, le vin s’élargit sur un milieu de bouche moelleux. La finale est large, fruitée et fleurie, mais la longueur moyenne au mieux.

    Seul, je lui trouve un aspect un peu massif. Mais l’accord avec figue/bacon/gorgonzola lui offre un supplément de longueur et de tension qui donne un équilibre réussi.


    Les Champagne

    Egly-Ouriet, Champagne Blanc de Noirs Grand Cru (66 mois sur lattes, dégorgement 2017)
    Nez intense sur la prune, le crumble, avec une pointe de rancio. La bouche offre une grosse tension, avec de la densité de texture. Attaque vive, milieu sur le fruit confit, finale jouissive, acidulée, salivante et très longue.

    Selosse, Champagne Initial
    Dégorgement 2016.
    Nez complexe, nettement sur l’oxydatif (fruits secs, curry), pâte d’amande, pomme, pain grillé. En bouche, attaque fine et douce, bulle d’une finesse superlative, milieu compact, finale fraîche, saline et sur l’amande, belle longueur. Avec du Serrano, l’aspect oxydatif s’équilibre, le vin réagit au sel, bel accord.

    Champagne Pol Roger, Cuvée Winston Churchill 1998
    J’y trouve un TCA fourbe qui fait partir le vin sur les champignons. D’autres sont moins gênés, mais personne ne le trouve génial. ED

    Selosse, Champagne Substance
    Dégorgement 2016 également, de mémoire.
    Probablement le meilleur Champagne jamais bu. Nez intense et d’une grande complexité. Citron confit, olive, poire, brioche, mie de pain, céréales. En bouche, attaque vive, milieu tendu comme un arc, beaux amers avant une finale crayeuse, longue et effilée avec des étages successifs d’amande, de beurre frais, de sel aromatisé.

    Bilan : Substance au top, Egly-Ouriet juste derrière et Initial légèrement en retrait, même s’il se replace grâce à l’accord.


    Les rouges

    Ghislaine Barthod, Chambolle Musigny 1er cru Les Baudes 2000
    Nez intense, sur les fruits noirs, la fumée, le poivre et un trait végétal. L’attaque est douce, le milieu crémeux. La finale, quoique longue, me plaît un peu moins avec une grosse amertume (olive noire) et un trait vert un peu marqué. Très beau vin néanmoins.

    Guigal, Château d’Ampuis, Côte-Rôtie 2004
    Nez superbe même si encore jeune et vanillé, sur la framboise, le poivre et la violette. Attaque fruitée au toucher caressant, milieu puissant et dense sur poivre et vanille, finale suave et longue, aux parfums de viande fumée, d’olive et de framboise. Superbe.

    Falletto di Bruno Giacosa, Asili, Barbaresco 2003
    Soyons francs, je n’ai ni compris ni aimé ce vin. J’y ai vu un nez timide sur la prune allié à une bouche sèche et amère. Grosse déception, même si le contexte joue. J’ose imaginer que dégusté seul, je lui aurais trouvé quelque qualité.

    Camille Giroud, Charmes-Chambertin Grand Cru 2011
    Nez très joli et parfumé de mûre et de cannelle. Bouche en demi-corps, attaque fine sur le fruit rouge, milieu fin et épicé. Longue finale ferreuse accompagnée de fruit rouge. Finesse, structure et parfum, belle bouteille.


    Le jaune

    Jacques Puffeney, Vin Jaune Arbois 1999
    Nez intense sur la noix, l’abricot, la pomme, les agrumes confits. En se réchauffant, de charmantes effluves de morille, de curry et de café s’y ajoutent. La bouche est à la fois violente dans son intensité et moelleuse dans sa texture, avec une très longue finale sur l’orange confite. J’ai beaucoup aimé mais cela n’a tout de même pas la finesse d’un Château-Chalon de Macle.


    Le liquoreux

    Domaine Cauhapé, Quintessance du Petit Manseng, Jurançon 2000
    Nez sur la meringue, les fruits confits, la pêche dans le sirop. En bouche, après une attaque fraîche, le milieu est ample et sirupeux avec des fruits rôtis. Finale longue et puissante. Belle expérience.


    Le Porto

    Croft Vintage 1977
    Après un Fonseca 1992 qui m’avait un peu agressé les narines lors de notre dernière dégustation par son nez très alcooleux, celui-ci montre plus d’évolution et de douceur. Prune, chocolat, café. Bouche veloutée mais tonique, encore pas mal de fruit, avec une finale fumée et torréfiée de bel effet. À réserver aux amateurs ou à des accords spécifiques mais c’est très très bon.


    L’after…

    Plus de notes, seulement des souvenirs lointains…

    Domaine de La Grange des Pères, Vin de Pays de l’Hérault 1997
    Je l’ai bien mieux goûté que lors de ma première expérience avec ce domaine. Tout est en place, puissance maîtrisée, très bon.

    Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet rouge 2014
    Un peu jeune mais ça se boit très bien. Fumée, fruits rouges, épices. De la fermeté sans être austère.

    Domaine Ramonet, 1er cru Clos St-Jean, Chassagne-Montrachet rouge 2014
    Celui-là était vraiment trop jeune mais mon jeune fond de cave et ma maigre expérience m’obligent à quelques sacrifices « pour la science » afin de savoir si j’ai envie d’encaver ce genre de bouteille. Par rapport au village, c’est plus concentré, puissant, long, mais on sent aussi un élevage qui aura besoin de se fondre.

    Château Cantemerle, Haut-Médoc 2005
    Dernier vin de la soirée, on peut dire que mon attention était limitée… En gros, un Bordeaux encore adolescent, qui demandera encore un bon moment pour offrir un profil civilisé. Il y a du vin néanmoins.


    Vivement la Saison 5 !

    JB
    "Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ? - Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons !" Raymond Devos
    #1
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