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    CR: Repas du 31/12 : Ganevat, Leroy, du Cotat, de la Savoie, du Cornas, etc ...

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    H. Seldon a créé le sujet : CR: Repas du 31/12 : Ganevat, Leroy, du Cotat, de la Savoie, du Cornas, etc ...

    Repas du 31/12 avec du Ganevat, du Leroy, du Cotat, du Prieuré, du Voge, du Dr. Tanisch etc …

    On commence sur du foie gras avec un Brut tradition du domaine de la taille aux loups, en cave depuis plusieurs années (aucune idée de l'année d'achat) : si les bulles disparaissent rapidement, il subsiste cependant une certaine vinosité, une franche expression de coing confit et de frangipane. Pas une longueur extraordinaire mais c’est plutôt bon dans l’ensemble.
    Bien en l’état


    Sur un ceviche de bar aux agrumes, et après quelques changements de dernière minute, deux vins, servis à 10/12°, épaulé 1h : Domaine Ganevat, Côtes du Jura « Les Grands Teppes » 2012 : je l’avais très bien goûté il y a deux ans, il s’est complexifié depuis et franchement joue dans la cour des grands : nez très ouvert sur le floral blanc, le beurré, les agrumes, tout ça repris en bouche avec une dimension supplémentaire apportée par une acidité parfaitement mesurée. Le duo beurré/agrumes est très bon. Très gros volume, finale salivante et d’une grande longueur sur les agrumes, c’est excellent.
    Excellent (+)


    Pour l’accompagner, on joue un peu la carte des ignorants et c’est un Domaine Richard Leroy, VDF, Les Rouliers 2015 qui est ouvert (après avoir lu un CR sur l’ouverture de cette bouteille en ce moment) : bon, encore une fois, la bouteille prête à discussion : énorme réduction à l’ouverture, CO2 qui donne un type Orangina, je secoue la bouteille 5 fois par intervalle de 5mn pendant 30mn pour enlever le gaz (j’ai l’appréhension d’une refermentation type 2011), qui finit par partir … et la réduction/allumette ne s’en va pas complètement au nez. Fatigant car elle empêche d’en profiter. La bouche en revanche, bien qu’un peu réduite, est d’une grande classe, d’une très belle tension, ciselée sur le coing, la pomme, les agrumes. Grande longueur pour un vin vertical, et je perçois alors les qualités contenues dans les derniers commentaires laudatifs à son égard. Mais ce nez terriblement réduit ternit l’impression d’ensemble. Et il est bien dessous, même en bouche, du Ganevat.
    Bien +, car la bouche est tout de même vraiment belle.


    La poularde cuite « à la Colette » et ses légumes de saison sont accompagnés par deux vins rouges : le Domaine Alain Voge, Cornas « Les Vieilles Fontaines » 1998, épaulé 3h, est servi en premier et présente un nez d’une très grande élégance, d’une réelle finesse sur la fraise, la groseille, l’orange sanguine puis le tabac froid, le zan, les fruits noirs : à l’aveugle, ce serait déroutant (entre la bourgogne et le bordelais, pour finir en rhône nord). Très ouvert, il laisse entrevoir une bouteille énorme.
    Sensation un peu atténuée par la bouche, très belle aussi sur les mêmes gammes aromatiques mais marquée, selon mon palais (impression non partagée par la tablée), par une acidité un poil haute, surtout en finale. L’ensemble est du coup légèrement déséquilibré et la groseille et l’orange sanguine sont trop soulignées par cette acidité au détriment du reste des arômes, enlevant une certaine gourmandise perçue en attaque et au nez. Mais je deviens décidément trop exigeant et il reste que cette bouteille est d’une très grande complexité, présente un gros volume, des tanins parfaitement civilisés et une finale d’une grande longueur, et que c’est simplement un grand cornas. A trop forcer l’analytique, on perd parfois le sens de la relativisation.
    Excellent (–) en l’état.


    Le deuxième vin est une de mes cuvées préférées : Domaine du Prieuré Saint Christophe, AOP Vin de Savoie, Mondeuse Prestige 2003. Que de belles rencontres par le passé, et celle-ci ne restera pas dans ma mémoire : je trouve le vin dès le nez assez austère, végétal, ronce, voire métallique. Pas gourmand donc. Impression similaire en bouche où les fruits peinent à s’imposer, et où la verdeur, la ronce, un sentiment de vendange entière qui a dérapé, ou d’un millésime trop frais, et encore une fois cet aspect métallique m’empêchent de prendre du plaisir. Tanins un brin astringents en finale, aucune gourmandise. Pas de défaut réel, mais je ne l’avais jamais aussi mal goûté. A noter que la tablée est beaucoup moins sévère que moi mais Fedor, avec qui j’avais bu la cuvée la dernière fois, reconnaît un fruit en retrait.
    Bien (–) en l’état


    Sur le plateau de fromage, essentiellement un assortiment de chèvres, un Domaine Françoit Cotat, Sancerre « Les Monts Damnés » 2007, carafe 6h, servi à 12/14°. Nez bien ouvert sur les agrumes, l’amande, une note pierreuse. Pas de variétal ressenti. Bouche qui en attaque paraît un peu molle mais qui dès le milieu de bouche présente une grosse densité où les agrumes, le floral et la pierre se mêlent à l’acidité pour faire longtemps saliver. Pour pinailler, quelques amers trop prononcés enlèvent une certaine « joyeuseté » au vin en finale, mais on cherche la petite bête. C’est très bon, rien à dire et ça commence à bien s’ouvrir (long carafage plus que conseillé).
    Excellent (-) en l’état.


    Sur le dessert, des biscuits à la mousse de pomme, un Dr. H.Thanisch « Berncasteler Doctor » Riesling Spätlese 1994, toujours aussi bon, avec un côté pétrolé marqué au nez mais les fruits prennent directement le relais. C’est puissant et complexe sur toute une gamme de fruits jaunes. Bouche marquée encore une fois par un équilibre irréprochable entre la matière fruitée et l’acidité parfaitement intégrée. Au regard des autres rencontres, peut être un volume moins important et une complexité moindre mais c’est encore une fois très très bon.
    Excellent (-).


    Le deuxième vin est un Weingut Moselschild Ürziger Würzgarten Riesling Spätlese 1997 : je reprends mon CR de début décembre car ressenti identique : « Le nez se livre directement sur le pétrole, ce qui déconcerte mes amis, peu habitués aux rieslings en général, et à ceux d'outre-rhin en particulier. Les fruits jaunes, spécialement la pêche, mais aussi l'abricot sont bien là. Pas ultra expressif mais ouvert.
    Bouche très digeste, sur les mêmes arômes, sucres mangés
    ». C’est bon.
    Bien en l’état,


    La vue d'ensemble :


    Bonne année à tous.

    Bien cordialement,

    Seb
    #1
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